mardi 30 juillet 2013

Le poids des mots.

Parfois je raconte sans arrières pensées, mais vivement, des choses qui me paraissent anodines et cela fait mouche et touche voire blesse ceux qui lisent ces mots, lorsque je m'en rends compte j'en suis sincèrement désolée, je ne cherche vraiment pas à blesser quiconque en tenant ce blog, j'écris comme je parle, vite et parfois sans trop réfléchir.

Dans la vie de tous les jours, je suis guidée par l'expression du visage ou la tonalité de la voix de mes interlocuteurs, en écrivant je me trouve comme un funambule les yeux bandés marchant au dessus du vide ou pas, mieux comme un lanceur de couteau dont la non-cible est cachée par un rideau et je ne sais pas qui est la non-cible que je n'aimerais surtout pas transformer en cible.

Je me dis aussi qu'ainsi va la vie, si je touche quelqu'un en le faisant réfléchir, c'est bien, mais si je fais mal à quelqu'un de blessé c'est mal, la responsabilité de l'écrit. Je comprends les bloggueurs n'écrivant que peu et surtout sans prise de position enflammée comme je le fais trop souvent ce sont des gens prudents et raisonnables, je ne suis pas assez prudente, j'ai du mal à brider les mots, ma nature profonde est violente je tente de la tempérer mais tempérer un volcan interne reste difficile, car lorsque j'estime mes braises douces elles brûlent encore bien trop de monde.

Lorsque j'ai ouvert ce blog, je cherchais clairement à m'exprimer, à tenir un blog de femme atypique, je ne suis ni modeuse, ni déco, ni cuisine, ni même politique, je me définissais plus en "ni" qu'en tout autre chose, j'avais, vainement cherché des blogs de femmes de mon âge peu ou prou, qui tenaient des blogs "à tout venant". je n'en avais pas trouvé, pas de blogs de jeunes grands mères, généraliste, enfin si on doit définir ce blog peut être ce seraient les mots qu'il faut.

Depuis, j'ai pris l'habitude d'écrire presque tous les jours attention il y aura une interruption, à cause de  (^^^) SFR, je ne sais si ce sera trois jours ou trois semaines, d'expérience extrême, et le blog a changé, il change au gré de mes envies, de mes priorités et aussi, peut être, sûrement,  de ce que vous me dites.

Je sais cependant que lorsque Guillaume sera (enfin) parti aux Indes, le temps que l'ambassade retrouve son dossier et y appose un tampon, je me sentirai plus responsable de lui raconter notre vie, certes Charlotte est loin mais elle a son mari et ses enfants, et surtout moins loin, en Europe, encore que je lui ai fait "un flan" lorsqu'elle est partie en République Tchèque, l'Europe de l'Est me paraissait déjà plus compliquée.


Les sujets que j'aborde peuvent être graves, j'évite de parler trop de ce qui est vraiment pour moi, trop lourd, mais un mot peut faire tilt alors que pour moi, cela sera sans importance, je ne peux savoir quel poids pèsera plus lourd sur les épaules ainsi pour que vous compreniez ma brutalité je vous parlerez du "défunt" lapin de ma belle fille adorée Amélie.

Il y a environ dix ans, un peu plus même, en Juillet nous avions la garde forcée d'un lapin, lapin de la petite amie,  future femme,  de Camille. Prévenue je m'attendais à un lapin nain, ou tout le moins un joli lapin, que nenni ce fut un lapin style garenne, que cela soit clair entre nous je ne mange pas de lapin, sauf lorsqu'on m'en sert, mais je déteste cette idée. La grosse cage du lapin d'Amélie fut rangée dans le garage, nous avions déjà Ocelot, notre épagneul et préférions éviter une confrontation frontale. Un cochon d'Inde fut rapidement donné à des amis peu après l'arrivée de mon chien, le coup des cages à terre, ouvertes et retournées je n'aime pas trop.

Ce lapin était vieux, huit ans, je crois, et passa l’été sans encombre, il ne faisait pas de bruit, et nous ne l’embêtions pas. Quelques semaines plus tard, je le rendis, soulagée, en pleine forme vu son âge respectable,  à Amélie mais peu après en demandant de ses nouvelles à Amélie, elle éclata en sanglots et parla de son lapin "décédé. Je ne sais pas si j'ai pu cacher ma surprise, non de voir cette jeune fille pleurer son lapin, j'ai assez pleuré même la mort de mes canaris pour comprendre. Mais je fus stupéfaite des termes employés par Amélie, ces mot si pudiques pour tenter de cacher une douleur, cette pudeur je ne l'avais pas, enfin pas pour cela.

Les mots n'ont pas le même poids voire pas  la même signification pour tous, si vous me parlez d'une chose qui peut vous paraître anodine, mon imaginaire peut avoir un référentiel bien plus sensible voire douloureux,  l'inverse est vrai, aussi, j'en suis consciente....  On peut sortir d'une salle de cinéma, arrêter un livre, parfois, mais pas toujours à temps pour nous éviter de souffrir.








lundi 29 juillet 2013

Non, mais allô, quoi!

Les problèmes de téléphone à la maison sont récurrents,  je ne sais si quelqu'un chez SFR m'en veut personnellement et me hait au point de me pourrir la vie, mais je sais que pas un mois ne se passe sans qu'on ait des emmerdes avec nos abonnements.

De quatre ou cinq abonnements chez SFR nous n'en avons plus qu'un, mais il est en fin de vie, sursitaire en attendant qu'un autre soit mis en place. Depuis vendredi, je n'avais plus de portable, ayant donné le mien en urgence à Guillaume, qui me le rendra, ou pas, à Noël. Ce matin,  Hubert m'en a retrouvé un qui marche,  il prendra le relais de mon fixe qui  fait des caprices. Nous pouvons passer tous les coups de téléphone que nous voulons, normal c'est nous qui payons, mais lui, fait le tri dans mes appels, apparemment je ne reçois plus les appels venant des portables, est ce normal, non, sûrement pas, est ce juste, non plus.

Mon portable capte, à priori tous les appels, à conditions, à certaines heures et suivant météo, de se placer judicieusement sur la terrasse, non  mais allô quoi, vous croyez qu'en Auvergne on est couvert?

SFR je vous hais! Sachez cependant que si vous travaillez chez SFR je ne vous en veux pas, enfin, pas personnellement, j'estimerais seulement que vous n'avez pas de bol de bosser pour cette entreprise.

Evidemment nous migrons chez Free, mes enfants m'ont promis autant d'ennuis qu'avec SFR, pour le moment tout va bien, je croise les doigts et de toute façon ils sont bien moins chers, tous mes appels vers les portables en France seront inclus dans le même prix et ça, ça fait la différence. Ce mois ci, je paie plus de 25 euros de surfacturation pour appels vers des portables, je fais minable de mendier toujours un rappel à mes interlocuteurs. Il est certain que si nous avions moins d'abonnements pompés sur mon compte, je m'offrirais tous les forfaits luxueux pour mon portable, même et surtout ceux qui permettent même d'avoir Dieu en ligne directe, numéro cristal.

Je ne sais pas si  enfin délivrée de SFR mes problèmes de téléphone cesseront, je n'y crois guère, ayant été déclarée il y a huit ans, bug commercial par je ne sais plus quelle compagnie, une autre époque, une autre vie,  c'est à dire que nous payions, nous n'avions aucun problème technique, eux non plus, mais n’avions pas le service payé.

Trois jours de crises de nerfs,  trois semaines d'attentes, trois mois d'ennuis. Non, mais allô quoi?  Ce soir,   Internet fonctionne encore, je sais que j'aurais une rupture de service, je souhaite garder mon numéro, trois jours de rupture de service  disent ils, trois jours ou trois semaines.? Pas de panique,  je reviendrais un jour et je survivrais à cette étrange aventure, sans internet, j'ai une lampe de poche, du chocolat et des bouquins à lire....







dimanche 28 juillet 2013

Couple solidaire.

La solidarité de nos jours est une valeur, à la mode, mais souvent galvaudée qui se résume à donner de l'argent pour telle ou telle bonne oeuvre, la solidarité, la vraie est bien plus ennuyeuse et exigeante, sans solidarité dans un ménage tous les couples se crashent.

Je n'ai plus d'amoureux et je ne suis pas l'amoureuse de mon mari, je trouve cette appellation "actuelle"  pour désigner son compagnon parfaitement ridicule mais complètement parlante. Ce matin j'écoutais en cuisinant le tajine, vous savez, le dernier plat, genre 6 kg de tajine à congeler lorsque j'entendais Catherine Laborde sur RTL parler de son amoureux comme si elle avait douze ans. L'agacement de sa voix de petite fille mal dans sa peau et refusant la maturité m'a fait réagir, sauter, sursauter, et proférer je le crains, maints jurons

Pourquoi personne ne  lui a dit qu'à   60 ans essayer de paraître juvénile vous donne facile 15 ans de plus et  que le pathétique de la situation  fait plus penser à Alzheimer qu'à tout autre chose. CL me saoulait de "son amoureux" par ci, et "son amoureux" par là, le silence eut été préférable, à 60 ans on a un compagnon ou un ami, mais même si on aime vraiment, l'amour n'a plus la naïveté qu'il avait plus de 40 ans auparavant, ou alors vous êtes débile, à vie.

Catherine Laborde représentant, une foule de femmes qui devraient être matures, et me semble, advitam éternam, coincée dans les limbes de la pré-puberté, ayant des amoureux comme les enfants de grande section de maternelle. Quelqu'un lui a t-il dit que ce refus de maturité peut faire comme dégâts?


Avoir un amoureux est léger, certes et n'engage pas,  re certes,très bien avant l'âge adulte ou après l'âge responsable (Azheimer) pathétique en tant qu'adulte. Je me méfie beaucoup des mots, les mots sont des révélateurs, des petits cafteurs, je n'ai jamais eu d'amoureux depuis mon adolescence, tournant le dos à ce refus d'engagement, je n'ai pas eu de "copain" enfin, si mais de vrais potes, ni de "fiancé" excepté celui qui fut mon fiancé avant de devenir mon mari, à  tout le moins,  j'aurais eu des compagnons, mais pas de prince charmant à mes pieds de vierge effarouchée, ce n'était pas mon genre ni celui je crois de celui de ces vieilles qui collectionnent des amoureux....


Notre société est pathétique dans le refus de la maturité, je n'ai plus d'amoureux, j'ai un compagnon, un amant, un ami qui se trouve être mon mari. Parfois j'arrive à le faire mettre à genoux pour me chanter fleurette, mais c'est rare et ridicule, je préfère son aide et son soutien quotidien à des Saint Valentin ponctuelles cachant un vide abyssal de vrai amour.

Mon ménage est solide, plein d'amour et de solidarité. Sans Lhomme je ne suis rien, et sans moi, je crains qu'il ne soit pas grand chose.

Tant de mots de nos jours ne veulent plus rien dire, dommage pour certaines valeurs, compassion, solidarité et amour, peut être.....

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photo tirée de" Bavardage"


Merci à mon homme d'avoir cuisiné à ma place, aujourd’hui pendant deux heures environ, sans que je ne lui ai rien demandé, ça c'est une belle preuve de solidarité et d'amour dans un couple. Sans que je le sache, il a fait la partie du travail qui me répugne le plus, afin de m'aider, tout simplement, j'ai terminé ensuite. Amour solidaire.

Ajout du 29/07 à 19H 35

Voici le lien de l'émission qui m'a fait bondir, à vous de juger, il est vrai que sans l'avoir écouter on ne peut pas savoir, désolée de ne pas l'avoir mis tout de suite:
Rendez moi mon portable, invitée Catherine Laborde.

samedi 27 juillet 2013

De vrais signes de canicule.

Ce matin il n'était pas huit heures et demi lorsque je suis allée nager, la piscine est si chaude que c'est parfaitement anormal, mon comportement est donc complètement atypique.  Les mouches traînant par là nous incitent à rentrer au plus vite dans l'eau de fait les belles photos coupent toujours les ennuis "auxiliaires", bruits et odeurs de fritures sur les plages, mouches des piscines, aoûtats accompagnant les pique nique idylliques dans l'herbe, sans compter les moustiques en pleine forme cette année...  De quoi me féliciter de l'achat des moustiquaires, chez Ikea, trois francs six sous certes, mais encore faut il en avoir besoin.

Point de guêpes ni d'abeilles chez nous, pas de frelons non plus, seuls les bourdons tournent dans les massifs de fleurs, je ne sais ce qui a signé leurs absences, mais espère voir au moins des abeilles l'année prochaine. En ces temps d'orages muets, seules quelques mouches intrépides se montrent.

Hier soir à 22 heures, le thermomètre affichait encore 27° dans la petite ville proche de chez moi, à la maison , deux kilomètres plus loin de cette bulle chaude, nous avions deux degrés de moins.

Ne supportant pas du tout la chaleur et ce, depuis toute petite, bien que j'ai passé ma petite enfance en Afrique et mon adolescence en Martinique, je me calfeutre dans la maison dans la journée. Ce matin j'ai néanmoins entrepris de cuisiner une méga ratatouille qui ira au congélateur pour le week end prochain. Dans ma cuisine d'été, porte de la cave ouverte, cave à fromage, donc cave humide,  avec une source assurant la fraîcheur été comme hiver, et un mur lépreux  coté maison aussi...


Cela fait un an que je n'ai pas vu les enfants de Charlotte, je n'ai d’ailleurs pas vu non plus Charlotte et son mari Grégoire, mais je suppose qu'ils n'ont ni grandi, ni vraiment changé, les petits si, heureusement j'ai les deux aînés assez souvent au téléphone. J'ai hâte de les voir mais crains d'être comme d'habitude crevée lorsque la maison bruissera de mes enfants, petites gens qui pleurent, crient et même horreur, rient! Grands qui grondent, tonnent, sourient et oublient. On devrait pouvoir faire des réserves de calme et de silence à mettre au congélateur avec les plats, on en sortirait des portions  selon besoin.

J'ai renoncé à remplacer tous les bouquets défraîchis, la canicule ne leur sied pas.





Les tribulations d'un visa.

Il devait partir en Indes aujourd'hui, demande de visa de travail faite dès que le contrat fut signé, mais les méandres du service  de l'ambassade sont parfois très longs, le passeport s'est perdu quelque part, pas loin, la société s'occupe de harceler l'ambassade,et le départ est repoussé de quelques jours.

En attendant Guillaume part travailler, théoriquement une semaine, au siège social de KRDS à Paris, il a un plan fabuleux d'aller squatter chez un copain sur une péniche à Boulogne, joli plan, marchera t-il?

Hier nous sommes allés à Lyon déménager Guillaume et emménager Valentin, excellente journée, idéale pour ce genre d'occupation environ 36° à l'ombre, polluée à mort. Le vrai départ de cette journée me fut très stressant, arrivée dans l'appartement de Guillaume nous découvrions un lieu de vie où un cyclone aurait sévi. Dans la chambre de Guillaume le grand lit disparaissait sous un énorme amas de vêtements, nullement pliés, pas assez de sacs de voyage et rien de prêt.

Guillaume  est arrivé tout ennuyé il avait cassé son smartphone le matin même, jour le plus ennuyeux qui soit, il ne savait pas encore que son départ devrait être reculé. Injoignable,je décrétais cette urgence 1,1, la chambre prit la position 1,2. Mon portable lui fut aussitôt prêté, mais la carte Sim n'était pas de la bonne taille, Hubert la bricola un temps puis l'introduisit dans le téléphone en nous disant

On va voir, normalement, ça marche!

Ça a marché, la situation rentrait sous contrôle..

J'ai pris alors le commandement chambre, on a tout d'abord vaguement plié les vêtements en les plaçant en piles, tee shirt, pantalons, chemises chaudes, que je mettais aussitôt dans uns malle, chemises légères dont il lui fallait en  emporter quelques unes, tas de chaussettes, de caleçons..   Et il lui fut facile alors de choisir les vêtements à emporter. Le reste de ses affaires avaient été préparées, seul le trop d’oripeaux l'avait découragé.

Il avait heureusement demandé à son cadet d'apporter son sac de voyage, sac qu'il aime bien, le lui empruntant fort souvent, en lui disant "j'en aurais peut être besoin". Le sac de Valentin va lui aussi découvrir Madras, Valentin n'est pas matérialiste, il me faudra lui offrir un autre sac de voyage! Les deux gros sacs furent vite remplis et son sac de cabine préparé également.

Guillaume n'est pas hyper ordonné et a bossé comme un fou pour la boîte qu'il a quitté hier soir,  rentrant du boulot à plus de 23 h, parfois cette semaine pour tout boucler avant son départ. Ajoutons à cela une envie de s'amuser, le week end dernier aux Vieilles Charrues, plein d'amis et son coeur pris par une princesse, les journées devraient pouvoir s'allonger de plusieurs heures afin de contenir sa vie.

Mon mari et moi sommes partis laissant Valentin et Hubert à Lyon chez son frère, qui avait prévu de dîner avec des amis dans une crêperie. Ils avaient assisté l'après midi à l'Ogaming Summer Party, une compétition de gamer,  affrontement  entre les meilleurs joueurs.




Finalement je suis contente que Guillaume effectue ce début de stage à Paris, cela sera un sas entre deux tranches de vie qui seront extrêmement différentes sauf peut être dans leur intensité, je vois mal Guillaume rentrer le soir à 18 h de son boulot et enfiler ses pantoufles avant de se vautrer devant la télé.

Je viens de gagner une nouvelle partie dans mon  " O'gaming summer party" personnel, il ne nous reste, à priori que peu d'étapes avant d'être désignés grands vainqueurs.


vendredi 26 juillet 2013

Sympathy





Journée forte, intense et très chaude, j'ai retrouvé avec joie la fraîcheur de ma maison ce soir, et comme je ne réfléchis guère ai eu envie de vous livrer mes émotions en chansons, je ne réfléchis jamais lorsqu'une chanson s'impose, je cherche à comprendre ce que mon cerveau m'envoie comme message.

Cette chanson s'est imposée dans mon esprit, allez savoir pourquoi! j'ai cherché à comprendre, j'avais adoré cette vieille chanson et en pleurais sans comprendre ses paroles, l'intuition du message. Cette chanson est exactement ce que je voulais raconter, aujourd’hui de ma vie, en dehors de mon histoire familiale.

Ressenti d'aujourd'hui où je suis allée dans une belle et grande et merveilleuse ville, cité remplie de choses fantastiques avec son pendant de choses si terribles, d'inhumanité, de gens en déshérence, de pauvres, de pauvres en amour, en esprit, j'en fus effrayée, accablée par la chaleur, je fus écrasée par cette cité sans pitié.


J'ai besoin de mon cocon maison, je ne suis plus vaccinée, immunisée contre cette misère.

Et quand vous vous montez dans votre lit le soir Et quand vous fermez au verrou la porte pense Pensez seulement à ceux dehors dans le froid et l'obscurité (la nuit) Parce qu'il n'y a pas assez d'amour pour que cela tourne rond (aille bien) 

Et la Compassion est ce dont nous avons besoin mes amis 
Et la Compassion est ce dont nous avons besoin 
Et la Compassion est ce dont nous avons besoin mes amis 
Car il n'y a pas assez d'amour pour aller bien. 

Maintenant la moitié du monde 
frappe l'autre moitié 
Et la moitié du monde a toute la nourriture 
Et la moitié du monde se couche tranquillement et affame 

jeudi 25 juillet 2013

Calendrier oracle.

Charlotte m'avait donné ce calendrier l'été dernier, il décore  une fenêtre de mon salon, je n'y prêtais pas trop attention, j'avais tort, la page du mois de juillet m'a fait un clin d’œil hier.



Pire le petit cheval, ancien jouet indien, est à ses pieds depuis quelques mois et à gauche trois clochettes, enfin trois sonnailles et un bougeoir en cuivre.

India disait l'oracle pour juillet, certes mais alors le reste de l'année?   Que du bonheur sûrement!

J'ai jeté un coup d’œil assez distrait, je n'y ai vu que des choses sympathiques, le mois de novembre surement à la maison, mais une grande fête ou alors Venise pour décembre? Cela me laisse perplexe, je ne dois pas être douée pour lire les calendriers, fussent ils oracles.

Les choses insignifiantes de la vie sont généralement ignorées, mais si vous focalisez soudain sur un mot, une chose ou une entité elle apparaîtra partout. Qui n'a pas entendu des anges qui envoient de multiples petits signes quotidiens  pour les angeophiles, mais si on adore les chats on voit des chats partout, si on collectionne des papillons, les papillons envahissent notre univers tant visuel qu'auditif, il en est ainsi pour tout.

Demain, nous allons à Lyon, il régnera  une canicule atroce, juste de quoi me faire apprécier de revenir chez moi, tard, au soir..


Marathon lecture.

Hier je me suis octroyé une journée de pause, pause du corps mais aussi de l'esprit, après avoir effectué le travail que je devais vraiment faire, j'ai pris une série de livres et me suis allongée sur mon lit en lisant des heures entières comme si plus rien d'autre n'existait.

Lire est la seule activité que je connaisse qui m'empêche complètement de penser, enfin, lire des romans faciles, des policiers ou de la SF,  je me laisse volontiers captiver par ces mondes qui ne sont pas les miens, n'auraient pas pu l'être et ne le deviendront jamais, mon implication mentale est minimum, même si hypnotisée par l'intrigue  et attachée aux héros, mes émotions suivent le cours de l'intrigue.

Lorsque je ferme ces livres, je suis détendue et dois me forcer alors à reprendre le cours de mon réel. Mon mari, Valentin et Hubert ont profité de cette pause pour en faire autant, aucune activité plus éprouvante qu'une baignade ne les a occupé, siestes, lectures et jeux ont complété leurs programmes, tout contents que je laisse filer la journée sans vouloir boucler tout ce qu'il faut avant la rentrée.

J'ai terminé la trilogie ce matin après une bonne heure de lecture et ai décidé de fuguer de nouveau dans les livres sans trop attendre. Adolescente je fuyais la vie réelle en me plongeant dans tous les livres qui  passaient à ma portée.

Jeune adulte je m'étais interdite de lecture pendant la journée, j'étais sinon capable de commencer un livre au petit déjeuner et de l'achever en dînant ce qui n'était guère compatible avec mes enfants. J'outrepassais cette règle parfois et tous mes enfants doivent se souvenir de quand je les laissais en pyjama et leur préparais à déjeuner rapidement sans rien leur demander, j'effectuais alors un service minimum leur fichant une paix royale.


L'existence du marque-page me déprime, je déteste lâcher un livre avant de l'avoir terminé,  cela me parait aussi difficile que de regarder un film par "petits bouts".

Hier je n'ai rien fait, pas même de billet pour ce blog,  enfin, j'avais néanmoins préparé un déjeuner afin  que notre tout petit comité se retrouve autour de la table à midi, la maison était aussi sur pause, seul le bruit de la machine à laver qui tourne sans relâche depuis le départ d'Alice donnait un semblant d'activité raisonnable à la maison, draps, serviettes de table, nappe, tabliers, serviettes de toilettes et de piscine, jusqu’aux  housses de coussins du salon, même le rideau de douche à été lavé, du grand art de faire semblant de travailler, je ne repasse rien.

Ce matin quand j'ai refermé ce livre et le temps pause lecture, je suis allée dans le jardin pour y composer un bouquet,  j'ai renoué ainsi avec le quotidien en douceur  et ai réussi à garder mon calme alors que demain nous devons aller à Lyon régler des affaires et déménager Guillaume, mais que Valentin n'a toujours pas contacté sa colocataire, restons zen.

mardi 23 juillet 2013

Cuisine d'été

J'ai toujours trouvé d'un luxe superflu d'avoir une cuisine d'été, même dans le sud où j'ai vécu longtemps, en passant, détail important et probablement déterminant,  tous mes étés le plus loin possible de la fournaise.

Aujourd'hui, j'ai cuisiné, nous serons nombreux au premier week end d’août et je sais que week end préparé en cuisine évite bien des soucis. J'ai donc préparé trois gros plats de farcis de saison et deux plats de gratin dauphinois, hors saison, mais d'une part j'avais des pomme de terre à passer, d'autre part je sais qu'une horde affamée dévore n'importe quoi , même des énormes gratins dauphinois, délicieux, cqfd, vraie recette toute à la crème,  plats qui seront  accompagnés de jambon, de  rôtis ou encore un barbecue mais toujours avec de la salade.

Ces plats plantureux iront dans mon congélateur, mais ont été cuit, en  bas, dans la petite maison, qui est équipée d'une presque cuisine, en tout cas d'une cuisinière dans une salle semi enterrée toujours froide, été comme hiver; sa tendance naturelle serait de se maintenir à 6° l'hiver et à 10, l'été.

Finalement j'ai une cuisine d'été, en Auvergne, un luxe inouï, mais là, très utile, et je comprends l'utilité d'un four ne chauffant pas la maison.

Il me reste encore quelques plats à préparer, mais pas demain. J'ai projeté sottement une ratatouille, légumes de saison, cuisinés à ma façon, tout revenu dans de l'huile, le genre de truc, vous grossissez simplement en le regardant, ou vous pouvez aussi être malade, ou encore, comme moi, ne craignant rien ni personne en mangez des quantités astronomique, finalement plein de vitamines et de trucs très bon pour la santé, ou pas.

Il y a cependant, un petit problème, la ratatouille "au four" est certes pratique vite faite, et avec l’immense bénéfice de se dire que c'est meilleur pour la santé, car moins confit dans l'huile, certes,  mais c'est moins bon, enfin, nettement moins goutû. Donc je la cuisinerai à la flamme dans une pôele puis cocotte.

Je projette alors d'aller cuisiner dans la petite maison si il fait aussi chaud, au moment où je devrais m'y mettre, j'y ai, après tout, confortable cuisinière, évier et tout ce qu'il faut.

Deviendrais je de plus en plus méridionale? Pas sûr, d'ordinaire, lorsqu'il fait chaud, enfin très chaud, je ne cuisine pas enfin très peu. Mais obligation faite, je m'adapte et vive ma cuisine de la "petite maison", elle évite de réchauffer notre maison car même si la pluie d'orage qui enfin nous apporte un peu de fraîcheur  depuis dix neuf heure, je ne sais si  elle durera dix minutes, dix heures ou dix jours!

lundi 22 juillet 2013

Tourner les pages de la vie.

Cette année il aura fallu du temps à laisser toute sa place à l'été, normalement, vendredi, ce sera fait, samedi plutôt.

Guillaume s'envole pour Chennai samedi, vacciné contre la rage, tatoué du numéro de ma carte bleue   :) sur son poignet, on ne sait jamais, et mon numéro de téléphone en puce d'alerte dans son cerveau s'activant automatiquement si quoiquecesoit, Guillaume est adulte, vieux même, il aura 23 ans à la fin de l'année et bêtement mon coeur de mère le considère comme un jeune; en même temps les jeunes relaxés ce soir de leur connerie violente à Trappes, ils ont son âge, et on ne dit pas, adulte, mais bien jeune!

Valentin est un perdreau de l'année, à tout juste 19 ans, il semblerait qu'il intègre finalement une  fac de Lyon en dernière année de licence d'économétrie, ne voulant pas aller dans les écoles qu'il a eu, il préfère ce choix de fac, avec ensuite  des concours passerelle ou une suite en cursus universitaire, à sa guise. Il lui reste tant de choses à apprendre, une superbe colocation, lui est offerte sur un plateau par son frère, un énorme souci de moins. 


Nous nous sommes aussi occupé de Duong, ami de Valentin, et porté garant pour son loyer, ses parents vietnamiens, ne peuvent prouver leur "bancabilité" vis à vis d'un propriétaire lillois, même si de fait, ils sont infiniment plus fortunés que nous. J'imagine depuis toujours l'angoisse de la maman de Duong, laissant partir son poussin de 19 ans, en France chez des sauvages...

Les pages se tournent, et bientôt je pourrais sans arrière pensée laisser place à une pause de l'esprit, la maison est calme, nous serons envahis très vite, le temps de se ressourcer un peu, dans la pisicne, à 28°, en Auvergne l'aubaine est si rare que je m'en vante sans vergogne, le temps aussi de remplir le congélo, peut être, dès demain,  si je me tiens promesse je, si je me tiens promesse je...  Demain est un autre jour..



 La valse de la vie à deux temps, c'est si charmant!
                                         


Victoria est partie en ayant couché toutes les poupées dans la salle de jeux, berceaux nombreux, lit ancien d'enfant servant de dortoir , partout des bébés  se reposent, un petit coussin faisant souvent office de couette, dans quarante ans, j'imagine cette enfant bien préoccupée elle  aussi par ses poussins pour de vrai, juste un peu grandis, des perdreaux du début des années 30.



                                        

dimanche 21 juillet 2013

Ecrasé de chaleur et de famille

Ou ne dites pas à ma fille que je suis heureuse de les voir partir elle sait que ce n'est pas vrai et pourtant.....




Paul, un an tout juste m'a empêché autant que petit gars dynamique peut, d'utiliser mon ordi...

Et Pourtant tant de choses, mais un seul sourire de  Victoria, yeux pleins de larmes lorsque hier au soir je fus dans l'obligation morale de lui donner une tape sur les fesses car elle me désobéissait alors qu'elle savait  quelles en seraient les conséquences.

Certes, j'ai eu mal au coeur, mais lorsqu'on dit à un enfant de se laisser mettre en pyjama sinon elle aurait une tape sur les fesses, il faut aller jusqu'au bout, sinon, la parole de l'adulte ne vaut plus rien. Il y eut des larmes et des explications, j'ai horreur de taper un enfant, ne serait ce que doucement, sans colère, mais cette petite de quatre ans défiait deux autorités, la mienne et celle d sa mère, elle eut deux tapes, la mienne, moyen forte, et celle de sa mère plus énergique mais pas si terrible.


Victoria a du mal à comprendre que Paul bénéficie de plus d'indulgences, je lui dis , ne touche pas à mon ordi, et le range, il est dépité mais pas fessé, il juste un an, il a mis ses doigts sur l'écran, pas effacé, demain j'aurai tout le temps.

Les enfants d'Alice sont précoces, enfin, entendons nous bien, ils sont malins, mais pas pour tout et seront vite rattrapés par beaucoup d'enfants de leur âge, mais je suis toujours surprise d'entendre Paul, un an, m’appeler  Mam'na et me dire 'Moi je veux" ou encore "Ca y est", l'oreille exercée des adultes écoutant sans à priori,  est parfois surprenante nous surprend souvent.

Je me souviendrais toujours de Yann, mon fils aîné, qui avait à peu près neuf mois demandait

A boire

Il dégustait sa première galette crème de marron chantilly, la serveuse sursauta, nous aussi mais on lui donna à boire et s'étant désaltéré, il put continuer à dévorer la crêpe de son père.


Ecouter les bébés sans à priori, leur parler beaucoup , profiter de l'été pour oublier certaines règles, les laisser manger n'importe quoi,  partir en découverte dans un jardin, voire jouer avec de l'eau, des bêtises, qui avec  ce temps paraissent raison, changer de mode de vie, accepter l'à peu près, les bébés touts nus, les enfants dégustant glace ou chips sans heure vraiment, 35° à l'ombre, même avec piscine, demande de l'indulgence pour tous.

Prenons les grains de cet été, ils seront cet hiver souvenirs.

Alice Théo, Victoria et Paul sont partis, ouf enfin tranquilles! Hélas ils ne sont plus là!

jeudi 18 juillet 2013

Ballet de tables et chaises.

 Drôle d'été, je le savais et ne suis pas déçue, enfin ne suis pas surprise, ce soir mon mari est parti livrer une table Louis Philippe et des chaises à Camille, il dort chez eux et repart le lendemain chez sa mère qu'il emmène à Saint Briac, avec une table ancienne et des chaises, un jeu de pousse pousse de tables et chaises en quelque sorte.  Pousse pousse qui va prendre quelques jours, temps nécessaire et souhaitable, un  de plus temps mitant notre été, qui est troué de toute part.




Il y avait eu des tractations, des enfants qui ont avoué tous être attaché à certains objets et d'autres objets qui démodés ou trop typés ne trouvent pas d'adoption.  Peu importe on leur trouvera une petite place dans la maison, et pire encore on gardera des meubles et des objets pour mes derniers fils.

Je n'ai pas eu grand chose  de chez ma Grand Mère, il y a quinze ans,  juste une console, qu'Alice adopte aujourd'hui, j'essaie de raconter à mes enfants les histoires des objets dont ils héritent. La petite maison est encombrée depuis trois semaines de ces meubles qui doivent partir avant la fin de l'été, je l'espère.



Retrouver chez ses enfants une partie de ce qui fut le décor de notre vie est amusant, voir surprenant,  ils sont à la fois les mêmes bien sûr mais aussi tout à fait différents, presque étrangers par certains côtés, car intégrés dans des intérieurs qui ne sont pas notres.

Cette année mon été est mité, troué par ses obligations et le printemps ne nous pas laissé le loisir d'en profiter. La semaine prochaine je serai en vacances chez moi, seule avec mon homme et peut être mes deux plus jeunes enfants, Alice et sa petite famille sera partie, et nous aurons, normalement, une plage  de repos, avant l'arrivée d'Armelle et ses quatre enfants puis le passage de mes deux autres aînés et leurs familles.


Souvent, en ce moment, je rêve d’une escapade en septembre, en fourgon, en Corse.  Je commence à la préparer, ne sachant pas si vraiment nous pourrons nous échapper, cette parenthèse de rêve dans cet été trop sérieux m'est nécessaire en ce moment. Dans dix jours je me trouverai peut être folle d'en rêver,  ou pas!




mercredi 17 juillet 2013

Une nouvelle reine et un violon.

Nous venons juste de rentrer et retrouvons nos enfants, Hubert ayant passé la journée d'hier à Clermont en a rapporté une reine et un violon.

 Etonnant jeune homme!

Le violon est un ancien violon d'une de ses amies, Natacha qui vient d'en recevoir un autre, elle ne voulait pas vendre son premier violon mais le confier à quelqu'un d'amical qui en prendrait soin et l'aimerait même sans en jouer. Je ne sais pas quel sera l'avenir de ce violon dans cette maison bienveillante confié à ce nounours amical qu'est mon jeune dernier, réconfortant tous et toujours.

Hubert a trouvé sa reine sur un trottoir, il a aussitôt acheté un produit à bulles au coin de cette rue, une "Presse ou un truc du genre", m'a t-il raconté,  il  en a vidé le liquide et  rincé abondamment et installé sa reine pour quelques  heures qui se transforment en un peu plus, faute de tube à essai pour lui offrir son premier nid, confiné comme il se doit, humidifié et je ne sais quoi encore.

Sa reine est une fourmi, une de plus, coeur d’artichaut, il avait déjà tenté d'adopté une reine il y a peu, avait contacté son réseau de fourmiphile qui au vu des photos et descriptions lui avaient demandé de relâcher la belle là où elle avait été capturé. De fait, il l'avait trouvé dans la piscine, promise à une noyade, ils l'ont donc relâché près d'un vieux mur, puisque cette espèce vit dans les murs et serait en voie de raréfaction.

Je ne sais pas si la SPA et BB s'occupent des fourmis, trop petites pour se faire entendre, mais leur monde est très diversifié. Hubert sera peut être fondateur ou membre actif d'un groupe luttant pour le respect des fourmis et autres "petites bêtes". Son amour des fourmis a deux racines, la première est son intérêt énorme de la vie sous toutes ses formes et son sens de l'observation depuis tout petit mais le détonateur a été la lecture des livres de Bernard Weber, Les fourmis et leur suite.

Depuis trois ou quatre mois nous avons donc des fourmis domestiques, leur reine est surveillée attentivement, chouchoutée par Hubert et seule jusqu'à présent à régner sur ses étagères.


L'arrivée d'une potentielle rivale se passera bien je l'espère, avec ces fourmis sait on jamais? Nous ne mélangerons pas ces espèces sur un territoire trop petit, la guerre sinon risquerait de poindre.  Le premier terrarium est plein de vie, la reine pond, les premières ouvrières s'occupent des oeufs puis des larves, leur régime est strictement surveillé, Pas de pain, cela ne sert à rien! m'intime Hubert, je leur en glisse en douce, apitoyée par la sévérité de mon fils qui leur fournit graines et mouches fraîches...


Je ne sais pas trop comment je pourrais m'occuper des terrariums en l'absence d'Hubert, il me laissera des consignes, mais j'ai du mal à obéir parfois, gardeuse de violon je sais faire, mais des fourmis cela me parait plus difficile. La dernière espèce ne mange toujours pas de pain, décidément ces andouilles de fourmis qui se coltinent la moindre miette oubliée sur la table de la terrasse sont sûrement différentes, mais elles se régalent de pucerons, insectes qui ne convient pas au premier terrarium qui lui a des mouches inscrites sur leurs cartes...



Je demanderai à Hubert des fiches détaillées comme pour les bébés, menus et horaires. Qu'adviendra t-il des voyages dans le monde d'Hubert? Rapportera t-il des clandestines récupérées dans l'eau de piscines et mises en garde dans un tube d'Euphytose???




                                                     Des fourmis 

lundi 15 juillet 2013

Enfin des vacances!



Il y a des gens, même des rois et des reines qui attendent une naissance, il y a des gens qui attendent des résultats, il y a des gens qui ne savent pas quoi faire, le monde tourbillonne et nous ne sommes pas épargnés, mais il y a aussi des enfants en vacances, chez leurs Pacha et Mamina, avec une Maman, Alice, très cool.

Victoria a malheureusement subi une nouvelle attaque de Haubosse (maladie virale indéterminée,  qui ne dure pas, sans gravité, un truc de gosse quoi...), ce soir, remise elle avait une revendication du haut de ses quatre ans, un pic nic devant un dessin animé. Alice a eu l'idée de les faire dîner sur la terrasse devant Tchoupi, certes, avec l'ordi de l'homme écran petit, mais ce n'est que du bonheur.

Voir ces touts petits être simplement heureux de knakis et chips devant Tchoupi est un morceau de joie donné à tous ceux qui les voient.


Autrefois, lorsque Guillaume, Valentin et Hubert étaient petits, mes après midi en vacances étaient ritualisées, nous avions une piscine, déjà, dans notre précédente maison, une très jolie ferme,  nous étions loin de tout, et de 15 à 18h nous campions près de l'eau, le soir nous rentrions et je leur préparais un pic nic, avec des tomates quand même! devant une vidéo, une K7! Ils étaient fatigués, mais heureux,. Très vite le plateau était vidé, plus de saucisson ou de chips, mais souvent il restait des tomates, je m'en moquais.

Les vacances sont le moment idéal de transgressions, journées pyjama-couette l'hiver, plateau pic nic été comme hiver, mon homme établissait même un "gourbi" à l'aide de couvertures algériennes, très jolies qui suspendues sur des cordes, formaient une tente merveilleuse pour les gars.

Le bonheur est parfois si simple et il reste à jamais gravé dans nos mémoires.

dimanche 14 juillet 2013

Ils avaient parié

Ils avaient parié que je pleurerais à chaude larmes et gros sanglots au départ de Guillaume. Guillaume part dans moins de quinze jours pour les Indes et à priori je ne le reverrai pas avant son départ.

J'avais blindé mon coeur. Je ne savais pas ce pari, et en fus un peu surprise, allons ne savaient ils pas, que j'aimais mes enfants au delà de cette sensiblerie?

Alice remarquait cependant mon air affecté après le départ de la voiture, mais quoi? Allais je sauter de joie? Quand reverrais je mon fils? Avions nous bien fait de l'encourager à prendre ce job aux fins fonds de n'importe quoi?

Mon coeur se serrait et mon esprit s'alarmait, je savais cependant qu'en France les lendemains sont gris, tant de mères ont vécu ce que je vis, et je fais partie de l'infime minorité des mères qui voient leurs fils partir dans des conditions royales, pourquoi pleurer?

J'ai ravalé mes larmes, les yeux rouges, mais ai réfléchi:

Martin est parti aux US, l'an dernier, Amaury en Corée,  Daniel a vécu à Londres et Guillemine en Australie, de l'ancienne bande, au final, tous sont partis, pour étudier ou pour un premier job.

La France de demain, part, assez souvent pour quelques temps, car trop de jeunes aujourd'hui en France  naviguent de CDD en pas grand chose, est ce normal? surement pas Ils cherchent alors à s'en sortir et l'avenir est ailleurs, alors comme tant de mères je pousse mes poussins à chercher fortune tout autour du chemin et au clair de la lune....

J'ai pleuré des larmes froides, cachée, au fond du jardin.

J'ai acheté des vêtements d'été en suffisance afin d'envisager un voyage, je projette de refaire un passeport et ai même sélectionné une Guest House à Madras et des plans shopping à Pondy, je ne laisserai pas filer ma peine ainsi que l'hiver, si mon fils ne vient à moi, prend garde à lui!

J'irai conquérir mes peurs et aller dans ce pays, même si je m'étais juré de ne jamais y aller depuis une escale épouvantable à Calcutta, mais de Calcutta à Chennai,  de cette vision ancienne apocalyptique à cette mégapole, dans le fond est ce pire que Djibouti, où j'ai réussi à survivre.

Partir c'est mourir un peu, ne pas partir c'est renoncer à vivre.






vendredi 12 juillet 2013

Juste pas assez le temps..

A quatre heure ce matin, je me suis retournée et dans une semi conscience je me suis souvenue que Charlotte avait un an de plus, ne pas oublier de lui téléphoner.


A sept heures dans la cuisine, je vois un mot de Valentin

Maman, réveille moi à 7 h 20, j'ai une leçon de conduite à 8 h

Pas de demande de chauffeur, elle était implicite, enfin je l'ai entendu ainsi. Mes premiers bouquets mis en route, j'ai joué au réveil, mari et enfant, et ai enchaîné cafés et boulots; Alice avait joué à l'intendante en distribuant le travail ménager qui prélude tout week end. Nous y gagnons, car n'avons pas le rôle des emmerdeurs et j'adore déléguer, les choses se passent bien mieux.

Alice est une excellente intendante, elle a toujours des idées et sait très bien gérer les troupes, une merveilleuse DRH  de tribu.

Un peu plus tard dans la matinée, bouquets et ma part de ménage faits, je peux joindre mon aînée, très prise elle aussi de son côté.

Qui fait la petite maison, le second, le premier, le rez de chaussée? Les courses? La cuisine????
Et la serpillière? Valentin a préféré d'ailleurs passer la serpillière à la place d'Alice plutôt que garder ses petits afin qu'elle puisse le faire, chacun choisit son truc. Alice et Valentin s'estimaient touts les deux gagnants . Elle est pas belle la vie?

Revenu des courses et de cuisine, un rapide déjeuner sur la terrasse après,  je m'octroie une immense plage de rien, pas piscine, pas jardin, pas, simplement pas. En fin d'après midi, la piscine réunissait la famille présente, cinq adultes et jeunes et les deux petits d'Alice, demain nous serons cinq de plus.

Une amie ayant perdu son mari bien trop jeune, me parlant de moments passés me disait:

Nous ne le savions pas, mais nous étions heureux.

Je le sais, je suis heureuse, mais cela ne m'empêche pas de pester voire de râler... Tout en profitant de la douceur des moments présents, lorsque les soucis s'éloignent un peu de mon esprit.

jeudi 11 juillet 2013

Si j'aime.....

Valentin a eu ses résultats aux concours des écoles.....

Hum, mais il avait oublié de s'inscrire à Sigem, le truc qui trie vos admissibilités.  Un mail arrivé sur sa boite mail après qu'il pensait avoir terminé ses oraux, mail lui expliquant les modalités de désistements des admis au profit des admissibles "en liste d'attente". Un délai dépassé de 72 heures et une vie qui prendra un autre chemin car la voie est fermée.

Pfuttt, beaucoup d'énervements, de ma part et de celle de l'homme, mais une conclusion, lorsqu'un jeune  se tire à ce point des balles dans le pied, c'est que le pied n'est pas prêt à sauter. Il rentrera donc probablement en L3 quelque part et souhaite pour le moment tenter des concours passerelles pour se raccrocher aux branches d'un M1 l'an prochain dans une école, ou alors aura changé d'avis.

Et dire que l'on ne sait toujours pas déjouer tous les pièges tendus, ni les prévenir, et dire que l'on ne peut aider nos jeunes, les forcer à devenir adultes sans qu'ils se prennent parfois des grosses claques dans la figure.


Certains jeunes ont un parcours sans faute, style la vie est un long fleuve tranquille, chez nous, seule l’aînée, Charlotte nous a fait ce cadeau, inestimable, qu'à l'époque je jugeais normal, j'espère beaucoup qu'Hubert  nous épargnera aussi.

Je savais que j'aurai beaucoup de trucs à gérer cet été, je ne suis pas déçue, nous avons beaucoup de stress et de décisions à prendre, de réflexions aussi à mener avec nos enfants et nous doutons souvent, car ne sommes pas sûrs non plus de choisir la bonne solution.


Néanmoins la vie même sans fleuve tranquille continue à couler et la maison se prépare à recevoir ce week end des jeunes, plus tard nous nous raconterons cette histoire en riant, à son mariage il y aura sûrement quelqu'un qui parlera de sa légendaire distraction  il serait peut être souhaitable que la demoiselle ait les pieds sur terre, plus tard encore Valentin aura peut être un enfant qui lui aussi  gardera la tête près des nuages.



                                         La tête dans les nuages, Jim Caignard


mercredi 10 juillet 2013

mardi 9 juillet 2013

La terrasse, témoin de vies.



Hier notre terrasse a été témoin des premiers vrais pas du petit Paul. Paul devient grand Paul, à un an tout juste, Paul marche depuis hier soir,  lassé de se meurtrir les genoux dans notre vieille maison et surtout dans le jardin, toutes les surfaces étant si dures alors que celles de son appartement sont si douces.

Aucune étude n'a été faite, mais je suis persuadée qque les enfants élevés dans une maison avec jardin marchent plus tôt que les bébés d'appartement.


Paul s'applaudissait, marchait quelques pas, s'arrêtait et s'applaudissait encore, sollicitant nos encouragements avant de continuer. La famille réunie admirait les premiers pas touts branlants de ce petit homme. Instants toujours émouvants, la terrasse ressentait peut être aussi ce moment exceptionnel où un bébé se rêve debout comme un grand. J'imagine souvent le nombre de vies de  familles  que notre terrasse a vu passer, les baptêmes et anniversaires,  toutes les fêtes familiales qui lui ont donné cette chaleur extraordinaire, cette terrasse est une pièce vivante de notre maison. Point de ralliement ù l'on passe tant de temps aux beaux jours.

Hier Victoria soutenait son petit frère  qu'elle adore mais se demandait visiblement ce que tout cela allait lui apporter, du bon et du moins bon sûrement. Cette après midi elle nous a déclaré durant un jeu, où Paul avait le rôle du petit singe, que ce "petit singe" devrait avoir une cage, comme ceux du parc  de la Tête d'Or, se reprenant, elle se souvient Il a une cage, à la maison , d'ailleurs c'est un parc. Elle parut un peu décue mais pas trop surprise lorsqu'on lui avoua qu'il n'y avait pas de cage dans la maison de Pacha et Mamina.

Je ne lui ai pas dit qu'expérience de grand mère aidant et force de très grande maison faisant raison, j'envisage d'acheter une très grande cage pour bébés.....





lundi 8 juillet 2013

Jour d'été bleus et roses.

                    
                           Eau de la piscine, jeune clématite, plantée au printemps, et grillage


Le bleu est la couleur des jours heureux, bleu du ciel, bleu des fleurs, bleu de la piscine, bleu et légereté de l'air malgré la chaleur, ou grace à la chaleur, fraîcheur d la maison, temps qui semblerait suspendu si ce n'était les deux enfants d'Alice qui rythme et animent toute la maison.

Valentin et Hubert sont de parfaits baby sitters, l'un en attente de ses résultats qui les méneront ici ou là, l'autre ne sachant toujours pas s'il est pris ou pas dans l'internat de son lycée.


Victoria ajoute une touche de rose princesse à tout ce qu'elle touche, plongeant un seul pied dans la piscine avant de la déclarer glaciale (25°) elle affirmera s'être baignée, je suis d'accord avec elle, je ne me baigne que  lorsque sa température grimpe  27°, dans deux jours peut être, nous avons décidé Victoria et moi de nous baigner ensemble, mais elle a choisi d'ors et déjà les bras de son pacha pour ses premiers bains. Paul, aujourd'hui, n'a pas hésité, à tout juste un an, il adore l'eau, et a été ravi de se baigner avec sa mère.






Les plus jeunes se lèvent avec les plus vieux très tôt, les "jeunes" en fin de matinée, seuls les repas et le bord de la piscine réunissent tous les habitants de la Boissière. Un jour peut-êtren Victoria très vieille racontera à ses enfants et petits enfants, ahuris par tant d'excentricités, ses vancances dans une si vieille maison chez son pacha et sa mamina, peut être aura t-elle oublié, moi, je n'oublie jamais mes étés, jeune enfant, puis jeune, puis jeune mère et encore à présent au bord de l'eau, de préférence.

samedi 6 juillet 2013

Couture sur couture.

Valentin a fini tous ses oraux, il est arrivé hier après midi. En passant dans la véranda,  j'ai aperçu la housse de son costume posé sur la maie, l'ayant suspendue je l'ai ouvert constatant un peu agacée, qu'une fois de plus sa cravate n'était pas défaite et le pantalon pas dans ses plis.

Valentin m'avait rejoint alors que je défaisais son noeud de cravate, il secoua répprobateur la tête me dit:

Heureusement qu'il y a internet, à chaque fois je suis allé regarder comment faire!!

Je lui ai répliqué à quel point il était dommage de froisser une si jolie cravate en soie.

C'était la panique chaque matin, lorsque je dois la nouer mais à force je sais faire sans regarder la vidéo.


Prenant le pantalon, il fut surpris de mon air réprobateur

 Il est plié, regarde comme pour les jeans!

Justement comme pour un jean, un pantalon de costume ne se plie pas comme un jean, mais couture sur couture.

Il se rapprocha attentif pour regarder comment je m'y prenais, une fois que j'avais terminé, il s'en saisit, puis l'ayant secoué il reprit, couture sur couture.

En même temps personne ne me l'avait montré.

Non, personne ne lui avait appris, on n'y avait pas pensé, cela paraissait si naturel. A dix neuf ans, y a t-il beaucoup de jeunes gars qui sache plier un pantalon de costume et faire un noeud de cravate? J'en doute, plus d'un million de vues pour ce tutoriel: Faire un noeud de cravate double, mais il n'y en  a aucune pour l'art du pliage du pantalon....




vendredi 5 juillet 2013

Rendez vous à Madras.

Le téléphone a sonné en debut d'après midi, Guillaume nous a annoncé qu'il signait pour Chennai, deux ans de VIE,  dans une entreprise de?????????????????????????????????????????????????????
pour un poste de chef de projet SENIOR.  On peut avoir 22 ans et faire vieux, ou on peut avoir 22 ans et déjà de l'expérience?

Nous l'avions encouragé à accepter cette opportunité, un poste dans une entreprise dynamique aux antipodes... Logement sur la plage dans quartier sécurisé pour expat fourni.

Nous sommes très fiers du parcours de Guillaume, heureux de le voir capable de décrocheer ce poste et surtout d'avvoir le courage d'accepter cette énorme aventure. Si dans six mois, il n'est pas fait pour ce poste il pourra rentrer il aura vécu six mois très riches, professionnellement et  humainement.

Chennai c'est Madras, depuis peu de temps, enfin 1996,  Chennai est surtout  la porte de Pondichéry, destination onirique depuis si longtemps pour moi.

Voir partir ses enfants est toujours un peu difficile, les voir partir loin un peu plus dur, heureusement, il y a internet et les rendez vous skype possible, heureusement...


                                    Plage près de Chennai

J'ai promis à Valentin et Hubert un aller-retour  pour des vacances chez leur frère. Rendez vous à Madras.



jeudi 4 juillet 2013

Drôles d'enchères...

Ma belle mère a mis en vente son appartement, naturellement elle a confié la vente à des professionnels, trois agences s'occupe de son bien.

Un couple de parisiens est venu, revenu, a pris des mesures et fait venir des artisans, je ne sais combien de visites ont eu lieu, puis une offre d'achat que la négociatrice donna verbalement à ma belle mère.

Le lendemain après avoir consulté tous ses enfants, elle téléphone son acceptation, làs deux jours plus tard l'offre avait baissé de 10 000 euros. Le compromis reçu par ma vieille belle mère ne correspond pas à ce qui avait été entendu.

Il fut question de 5 000 euros en plus ou en moins, les chiffres valsaient et à chaque coup de fil nous ne savions jamais quels ils seraient.

 Incompréhension et pas d'explication de l'agence, il nous a semblé que tout pouvait s'arranger avec de oouvelles négociations, on finit par céder 3 000 euros, l'agence est d'accord, le compromis reste à signer. Lundi, tout le monde avait cru l'affaire conclue..  Hélas, toujours rien d'écrit et nous sommes revenus à la case départ.

Je ne sais pas qui est responsable, mais j'ai le désagréable sentiment d'une tentative d' abus de faiblesse  sur une perosnne presque nonagénaire ou bien il s'agit de négligences graves, terribles de la part de la négociatrice, une offre non écrite n'étant pas valide, tant que ce n'est pas signé, ce n'est pas signé..

La pression serait acceptable si cela n'engendrait pas tant d'inquiétudes chez la mère de mon mari, mais son très grand âge la rend plus vulnérable et cela d'autant plus que l'agent immobilier fait partie d'une famille qu'elle connait, et à qui elle accordait donc sa confiance entière.

Petits désagréments qui retardent son départ pour le bord de mer, petits désagréments  qui voudraient que l'on accepte naturellement l'offre abaissée de 10 000 euros, ce n'est pas si grave, juste la désagréable impression de s'être fait mener en bateau.


Autrefois la parole était tenue, presque toujours, chez nous à la campagne la parole engage vraiment encore, mais ce monde disparait.

mercredi 3 juillet 2013

Allo, maman?

Allo maman, pour la convoc, faut pas t'inquieter comme ça, je suis allé à la fac, avec Martin, maintenant je connais toute l'administration, c'est super sympa.

Ce soir, on dîne avec Guillaume et Martin sur un catamaran chez une copine de Martin, c'est cool!

Cool, peut être, et même surement, mais je suis inquiète. Valentin est parti pour un oral avec son beau costume, ses multiples talents et son merveilleux sourire, oui mais, sans sa convocation.

Je lui avais demandé pourtant la veille au soir de ne pas oublier deux trucs: sa convoc et sa pièce d'identité. En vain, Valentin est et sera à jamais créatif, sans amarres.

Il écoute, mais ce bruit ne l'atteint pas.

Ce matin en trouvant sa convocation sur le bureau, mon coeur s'est arrété. Pourquoi cet enfant, si talentueux, si merveilleux ne peut il JAMAIS partir avec tous les accessoires nécessaires aux épreuves obligatoires?

Déja nous avons du fournir une paire de chaussettes, car ses deux paires sont parties en vacances, avant lui, sans lui, on ne sait où, pendant les dernières épreuves.

Valentin, m'angoisse tellement, qu'au moment d''embarquer pour Lyon, j'ai ouvert la housse de son costume et ai vérifié, costume, chemise, cravate.... en sachant que les chaussures étaient, à part,  dans un sac.

Allo maman, c'est super, je connais tout le monde, les gens de l'administration sont super sympa


Tu m'étonnes avec Martin en guide.

Mais sauf, que, qui sera demain pour vérifier tes chaussettes, tes papiers, y aura t-il toujours  des petites mains, qui apprécieront tes talents de poète et d'humoriste, ta véritable vocation de créatif, et pallier à tes véritables non-talents.Le gars qui ne sait jamais où sont ses godasses, même quand elles sont sous son lit, le gars qui oublie tout, celui que l'on pistera avant son mariage, s'il décide un jour de se marier, car il oubliera, les alliances, son costume, bien sur, mais aussi la date, et il faudra aller le récupérer bronzé et heureux à l'autre bout du monde trois jours avant, il était "large"


J'aime mes fils, enfin j'aime tous mes enfants, certains d'entre eux, sont nés sous les étoiles, la tête dans le ciel et se fichant complètement du monde, ennuyeux.


Mon réconfort? Ils sont tous très doués, pas pareils, mais doués.

Mon autre réconfort?  Hubert, le dernier  n'a pas la tête dans les étoiles, tout petit il trouvait les souliers de son ainé, il est celui qui sait comment,où, il est celui qui n'hésite pas. J'adore la créativité de Valentin et adore le réalisme d'Hubert.

Mes deux derniers éduqués pareil ou presque sont si différents, l'un , très artiste adorable mais si souvent "surpris" décalé, talentueux à crever et l'autre, tout aussi talentueux mais pragmatique, petit dernier.

Hubert, jure moi de ne jamais oublier tes convocations

Je suis persuadée des actes manqués, Valentin peut il s'envoler du nid?

mardi 2 juillet 2013

Les jours heureux.

Quelques photos de Camille

                                               Un dimanche à la campagne









                                     Histoires sans paroles, images de jours d'été.




                                                  petites filles si jolies




                                                       Lumières et couleurs de vie









 choses simples









                                                Simplement un dimanche à la campagne





Bernard Tapie, le Bateleur.



A tort ou  à raison, j'aime bien les bateleurs.



LE BATELEUR
Ses Mot-Clés : Initiative, Créativité, Dynamisme, Potentialité, Démarrage.

Sa symbolique positive : Le Bateleur ouvre les lames majeures du tarot. En ce sens, il symbolise souvent le point de départ de quelque chose. Il est le signe de la naissance d'une idée, d'un projet ou de la solution d'un problème qui se posait. C'est un arcane positif dans la mesure ou présage de l'évolution de la matière et de l'esprit.

Sa symbolique négative : Le Bateleur est un jongleur, un illusionniste .. Dès lors, s'il exprime le mouvement et la créativité positivement, il peut aussi mettre en avant la futilité, la spéculation, voire le mensonge pour parvenir à ses fins. (source image et texte: Onirym)




Hier Bernard Tapie a mis la misère au tout petit Pujadas, David Pujadas plus playmobile que jamais, yeux étonnés, l'air sincère , les arguments sortis des dépêches de l'AFP....  Petit playmo croyait  la bête fabuleuse Tapie, morte sinon blessé après sa garde à vue, il a eu tort, cet homme est dans une autre mesure, fabuleux, illusionniste, bien supérieur à l'immense majorité des hommes.

Mon mari et moi étions fatigués, déménagement oblige, écroulés devant la télé, nous avons été ravis de pouvoir assister à ce spectacle fabuleux, un journaliste "bien sous tout rapports et encartés PS, cqfd,  prenant toutes les banderilles plantées par le toréador isolé, gladiateur  magistral exécutant une parfaite mise à mort journalistique de Pujadas, symbole des nullards médias. Cette séance était tout simplement jubilatoire.









Il est certain que Tapie est un bateleur, il est aussi certain qu'il est resté dans la légalité, ou à peu près, est ce moral pour autant, pas selon mes critères mais peu importe, s'il est resté dans la légalité.

Lorsqu'on sait que des preuves à son encontre ont été bidouillées, dédicace changée, car son grand ami Estoup a vu son nom écrit par Tapie,  Estoupe, on comprend que cette chasse à l'homme n'est ni loyale, ni honnête....

Le site de Laurent Tapie, pour la défense de son père est ouvert: Affaire Bernard Tapie Crédit Lyonnais

Un scandale d'état? Oui, mais pas celui qu'on vous raconte






Si les lois sont mal faites, changeons les, mais ne poursuivons pas un homme qui n'a fait que les utiliser, au mieux....

A tous les médisants qui disent que la vraie cible n'est pas Tapie mais Sarko, allons, croyez vous ce juste gouvernement capable d'une telle vilainie?

lundi 1 juillet 2013

Déménagement et rangements.

Peu à peu la maison est passée du statut "maison de vacances" au statut maison principale, les meubles et objets ont été remplacés, prenant parfois du galon au passage, la maison si grande soit elle est  pleine et nous devons tranché encore, alors que 'on croyait ce travail terminé pour mille et une choses, des petites et des plus grandes, de la énième passoire  à la grosse télé détrônée, Des dicos en trop à la jolie petite table dont on ne sait finalement ce qu'on en fera.

La prudence reste de mise, mon mari recevra aussi quelques meubles  et objets de chez sa maman. On a déjà donné parfois un peu vite à nos aînés  anticipant ces mouvements, et devant boucher les "trous" d'autres fois, on a tout simplement oublié que l'on possédait cette si jolie petite table, qui servait de table de télé dans le grenier  dortoir de la petite maison.


Les déménagements, à la maison c'est nous les déménageurs, l'économie est réelle, 121 euros de location de camion, le prix est hors compétition, un grand week end familial accompagnait donc cet événement. Pluie le samedi et dimanche d'été, certains chanceux ont un peu prolongé, le départ du dimanche soir est difficile lorsqu'il fait si beau.


                         fenestrons envahi de roses et glycine, photo de Camille





Il me semble que l'épreuve la plus difficile est passée, nous avons, en effet, ce matin pris Hubert et Valentin au saut du lit,vers dix heures et avons rangé entièrement leurs chambres avec les inévitables mouvements de meubles, ceux qu'ils aiment, vous prenez un truc dans le bas de la petite maison, montez un étage, traversez des pièces et le remontez au premier de la grande maison,  vous retirez la commode de leur chambre et la portez dans le dortoir des enfants...  Par chance, les prévisions se sont révélées exactes et aucun meuble n'a fait d'aller et retour!Les porteurs m'aurait maudit! Passer des meubles dans ces vieux escaliers  demande un peu d'habitude.

Nous avions très peu fait de cartons, j’utilise toujours les panières achetées en quantité il y a dix ans, je crois, lorsque nous avions emménagé cette maison, et la multitude de cubes, multi fonctions qui nous accompagnent partout.  Les commodes sont déménagées tiroirs plein, lorsqu'elles sont trop lourdes, mon mari enlève les tiroirs et les scotches afin que le contenu ne se renverse pas.

Il reste encore beaucoup de choses à ranger et aussi, malheureusement trier, trier c'est faire des choix et dans ces choix on peut se tromper, mon mari semble pressé que tout soit terminé, moi pas, je sais avoir une quinzaine de jours avant que les pièces de "stockage" soient utilisées.