samedi 31 décembre 2011

Réveillon de Djeunes limités!

Les jeunes même les plus sympathiques, intelligents, cultivés et tout, sont à la base, ne l'oublions pas: des jeunes.


Guillaume Charles de Batz-Castelmore, comte d'Artagnan est parti avec ses compères: Athos, Porthos et Aramis fêter la fin de l'année, à Rome.

A Rome, en prière dans la basilique, que nenni, à Rome, je ne sais où dans la basse ville dans des gargotes  que seule la pénombre sauve du glauquissime. Tout ça pour dire: Au réveillon? Nous étions à Rome.

Ils sont partis vendredi, et rentreront dimanche, après avoir vaguement cuvé dans quelque hôtel, s'ils arrivent à le retrouver et sans trop avoir dormi. En stricte réalité, je sais que les trois mousquetaires accompagnant mon gentil gascon, sont sérieux, mais je sais également qu'ils manqueront de toute façon de sommeil et seront loin d'être touts seuls sur l'autoroute du retour.

20 heures de voitures, au bas mot,  sur trois jours, pour rien, il faut être "jeune et limité" ils sont jeunes donc....

Ma colère est à la mesure de mon angoisse,  je serai tranquille demain soir lors d'un coup de fil que j'attends déjà

Allo Moman! C'est moi, c'est juste pour te dire qu'on est bien rentré!


Depuis quelques années, je ne fête plus la nouvelle année mais la fin de celle écoulée. Cela me parait définitivement plus prudent, vous allez penser  qu'à ce train, bientôt, je fêterai les enterrements et point les naissances, je ne suis tout de même pas si excessive. Mais l'année qui vient me parait être délicate, et sans être madame Irma,  il est probable que le monde soit secoué de soubresauts pas trop sympathiques, et que finalement vivement 2013, on aura sauté une page nous réservant probablement pas grand chose de bien,  collectivement s'entend.


Aujourd'hui, j'ai commencé à disposer les serviettes de bains dans les chambres, les lits sont presque tous refaits, j'hésite à refaire celui du couffin, peut être puis je attendre, de savoir si l'enfançon tiendra encore dans cette corbeille à son prochain passage. J'ai préparé un réveillon comme aime mon mari et mes plus jeunes garçons.  Tout est calme, reposé, entend t'on les clochettes tintinnabuler?











vendredi 30 décembre 2011

Enfin seuls !

Nous sommes NORMAUX

Enfin je le crois, je suis ravie de voir ma tribu m’envahir et suis ravie de les voir repartir.

Ce matin Charlotte, Greg et leurs trois loulous, y compris l'adorable de six semaines, très mignon, malin, dormant lorsqu'il le peut c'est à dire lorsqu'il

-N'a pas faim
-Pas mal au ventre (régurgitation ou diarrhée, à c't'âge..)
-Pas réveillé de façon brutale par
*Les bisous des grands, qui adorent le réveiller ainsi
*Maman qui va lui donner son bain (rapport aux disponibilités des salles de bain)
*Papa, ou Valentin ou Camille ou plein d'autres gens, Mamina et Pacha, aussi, qui ont un tas de trucs bruyants à faire juste à côté de mon berceau (pas de bol pour maman, d'ailleurs..)

Bref, croyez moi, ces enfants là, sont strictement adorables, mais Lhom et moi sommes ravis de les voir  partir, enfin de pouvoir vivre sans petits monstres de moins de sept ans, les gnocchis c'est plus de notre âge.......


Valentin et Hubert savourent sans modération la nouvelle tranquillité retrouvée, Lhom et moi  aussi, la machine à laver ronronne doucement, elle ne sait pas avoir encore dix ou douze machines en attente, Lhom a repassé les nappes blanches qui seront ressorties pour un baptême prochain ou plus lointain (l'une d'entre elle si joliment damassée donnée par ma belle mère, a besoin de passer au blanco, j'ai sursité, dans six mois, la vie de la maison peut se donner des espaces temps largo)


 Nous sommes tous ravis de voir les nôtres nous envahir et enchantés de les voir repartir, sans aucune  mauvaise pensée, je les sais et les vois, ravis d'arriver et ravis de repartir!

Au déjeuner, Valentin et Hubert devisaient calmement, débriefing des vacances, ils ont "adoré" et sont ravis d'avoir trois jours de tranquillité avant de reprendre le cours de leurs vies d'étudiant et de collégien.

Nous sommes des gens heureux, les machines ronronnent, les congélateurs se vident, la maison soupire d'aise, nous avons été comblés par la présence de ceux que l'on aime, et soulagés du calme présent, nous rassurons la maison, la prochaine fois sera dans pas si longtemps.

Mais là, y penser me fatigue et je profite du calme retrouvé, des coupes de chocolats disposées sur le coffre dans le salon,  des restes qui nous fourniront des repas jusqu'à notre départ. Simplement, être heureux des souvenirs et du présent et aussi du futur que l'on sait riche, mais qui pour le moment parait lointain et un peu épuisant.....






Nous sommes tous un peu pareil non?
A demain!

mercredi 28 décembre 2011

Histoire (presque) sans parole.


Nous étions nombreux,il y avait  des grands et des petits.






Les grands retrouvaient parfois des yeux d'enfants.






Il y a eu des matins.






Et aussi des soirs.



Peu à peu la maison retrouve son calme, ce soir nous sommes dix,d'ici deux ou trois jours  les doudous seront rangés et attendront sagement que la maison se réveille et que  ses murs raisonnent les rires des petits enfants.






mardi 27 décembre 2011

Hubert est devenu très philosophe au fil des naissances de ses neveux et nièces,  il sait que l'instinct parental en général et maternel en particulier est extrêmement puissant, il ne comprends absolument pas pourquoi sinon, les gens ont des bébés. Il a remarqué que la règle des trois est assez souvent de mise, il y a souvent trois ans entre deux naissances dans une même famille.

Gaetan a maintenant cinq semaines et il se comporte comme tous les bébés de cinq semaines, heureux dans les bras de sa maman et estimant que plus d'un quart d'heure sans le réconfort des bras alors qu'il est réveillé est un exploit personnel. Il est souvent réveillé. Les bébés de notre famille sont rarement de gros dormeurs. Perrine du haut de ses onze mois le snobe un peu, mais occupe aussi son petit monde, en tentant des numéros d'acrobatie risqués, je me mets debout, en appui sur un cube pas trop stable je lâche une main, maman me  rattrape, me relâche alors je file à quatre pattes et  monte une marche, maman me rattrape....

Hubert, Valentin et même Guillaume se réfugient derrière des écrans, télés et consoles ou ordis, voire ils fuient dans les livres  ces petits qu'ils jugent envahissants au possible.

La cuisine avec deux ou trois bébés à la maison prend vite des allures de nursery, biberons, lait, eaux minérales, bouillies et mille choses encore encombrent par moment tout l'espace, je renonce à mettre au sale toutes les bavoirs dès qu'ils sont sales, l'intendance ne suit pas, lavage, séchage, à raison d'une serviette par enfant et par repas, goûters compris... Dans la salle de bain, tous les soirs, je remets les jouets de bain des petits sous la table à langer, voire range baignoire de bébé et  pot à sa place, les serviettes d'enfants brodées d'ours ou de girafe sèchent sagement et j'imagine ce qu'est le monde sans les petits, sage, calme et un peu terne, mais si paisible quand même.

Je me réfugie quand à moi dans la solitude fraîche de ma chambre, surtout au moment des repas. Et j'écoute alors le brouhaha, conversations des grands, pleurs des petits, sifflements dans le jardin d'un de mes fils qui appelle ses chiens,  pas dans l'escalier, calmes et posés ou rapides , je devine parfois qui fait quoi.

Dans une heure ou deux le calme se fera peu à peu, les jeunes alors réinvestiront le salon,  la forêt d'ordinateurs se redéploiera, j'essaie de les limiter en journée, en vain, il y a souvent quatre ou cinq portables ici ou là.  Les piles des BD lues ou à lire se déplacent, je n'y touche guère,  d'ici deux ou trois jours, alors que le calme reviendra, je reprendrai possession des lieux, les rangerai  puis prendrai le temps de paresser.

lundi 26 décembre 2011

Le train de la vie.



Nous avançons tous dans un chemin, que l'on veuille ou non, le temps s'égrène à la même cadence, notre tribu a beaucoup de wagons, pleins de passagers et  recèle bien des trésors, à l'image de ce train de Noël, entièrement réalisé par Alice pour le bonheur des petits.




Les enfants l'avaient repéré, caché en haut du buffet de la cuisine,  ce Noël Alice a fait un superbe cadeau a ses petits jeunes frères et ses neveux et nièces. Il y a peut être douze ans, Alice avait réalisé le gâteau des rêves d'un de mes fils pour un goûter d'anniversaire, il était resté mythique dans la famille. Elle a pris un énorme risque car ce gâteau-là risque aussi de devenir mythique et les enfants lui en parler des années encore.

Cette année, le déjeuner de Noël fut conçu sur mesure pour tous, les enfants furent ravis de déjeuner  avant les adultes, de frites, jambon et saucisson puis de conclure avec ce dessert, le soir ils ont tous avalé du potage de légumes sans grimace, la promesse de pouvoir de nouveau piocher dans ce trésor de gourmandises leur a suffi.

Les adultes ont succombé aux madeleine de leurs jeunesse, oeufs en gelée, mon mari adore cette madeleine et j'en fait depuis toujours pour lui, l'héritage est passé, terrine d'avocat, aspic d'asperge et milles trésors des fêtes de famille depuis quelques années étaient au rendez vous.



Ce Noël est la dernière étape familiale, l'année prochaine sera riche en évènements heureux, nous en connaissons certains, baptême de Gaetan,  mariage de deux  de mes nièces, naissance annoncée chez un de mes enfants  pour la fin juin, et sûrement d'autres choses encore.... Il y aura peut être des épreuves aussi, je les souhaite pas trop dures, je ne suis pas courageuse, le train est long, les wagons chargés les rails solides.










samedi 24 décembre 2011

Miserere, Venere (Emma Shapplin)



En vous souhaitant à tous et toutes une douce et sainte nuit.

vendredi 23 décembre 2011

Le bonheur?

A Noël comme pour toutes les fêtes se cristallise l'idée du droit au bonheur, le fantasme du bonheur absolu, le droit au bonheur.

Il y a peu, j'étais chez une amie qui vient de faire superbement restaurer une vieille maison,  en six mois de temps d'une presque ruine elle a fait une très jolie maison. J'ai tout arpenté avec elle et admiré maintes choses, petites briques anciennes  retapissant le foyer de cette si vieille cheminée découverte lors de la restauration, escalier de la tour du XVI siècle si joliment  jointoyé, et pavement complété avec des retrouvailles du jardin, mais plusieurs  travaux m'ont paru superflu, tout au moins,  pour mon bonheur.

Après le déjeuner, elle  m'a proposé de visiter sa chambre et salle de bain (je sais on dit suite parentale, mais je trouve cela inutilement pompeux), la salle de bain réalisait, en principe le rêve de toutes les nanas,  baignoire en pose libre et immense douche à l'italienne sol en galets, m'exposant le robinet thermostatique, ou autre nom, j'ai du lui paraître brutale car je lui ai dit

Tu sais, ce genre de chose, je ne sais pas m'en servir,  à chaque fois je maudis les inventeurs de ces trucs aux commandes sophistiquées, c'est compliqué et sincèrement un simple mitigeur, fait mon bonheur!


Et, j'ai vu dans son regard, quelque chose de doux et un peu triste, elle sait que ma maison, si belle, aussi , est infiniment plus simple, que les choses coûteuses y sont rares, je ne suis pas consommatrice dans l'âme, pire j'aspire à le devenir encore moins. Mon homme est naturellement frugal, ascète, il aime le beau, le vrai, mais se fiche des modes et encore plus du luxe inutile. Je deviens au fil du temps plus indifférente au marquage social des vêtements, objets et modes de consommation. Nous avons dans l'idée et l'esprit la décroissance ancrée, nous vivrons sereinement dans un jardin qui ne sera pas l'Eden, mais où gagner son pain sera plus difficile.

Notre société a convaincu les hommes que consommer rend heureux, et une course insensée aux consommations diverses et variées se multipliant plus vite que nos moyens s'installe parfois, si nous n'y prenons garde. Je ne lis plus les grands prix littéraires, je n'ai plus les moyens de payer 18 ou 20 euros pour un livre, je vais  à la bibliothèque, je ne vais presque jamais au cinéma, bien que j'adore cela,  et ne me suis jamais offert le luxe d'un restaurant étoilé. C'est un choix, j'ai une immense famille,  et dois encore élever mes  derniers enfants, penser à leurs études voire à  pouvoir leur offrir des mariages "de rêve", ils sont jeunes et se démarquer  du courant sociétal demande de la maturité. J'ai de la chance, j'ai le choix, un peu, et surtout l'immense bonheur de pouvoir offrir des études à mes enfants, bien des gens se saignant aux quatre veines, n'y arrivent pas, je ne l'oublie jamais.

Ce soir, alors que mon dos m'envoie des signes d'alerte,  je me suis allongée, le travail terminé,  très fatiguée, je sais cependant avoir choisi la vraie part du roi, celle de rester indifférente  aux sirènes tentatrices du plus et du mieux,  en ce moment surtout, Noël est devenu le grand temple de la consommation, nous nous sommes éloignés des néons des cités et les oublions.

Pour Noël, nous serons à la maison, cette année, nombreux, il y aura tant de cadeaux bien sûr pour les petits, parfois pour des grands, mais personne ne se sentira nul d'offrir de touts petits cadeaux, modestes et sans prétention, nous partagerons simplement, après avoir assisté à la messe de la nativité, la joie de se faire des surprises choisies avec amour, avant de partager un repas de fête entièrement élaboré à la maison.

Au fil du temps, nous réapprenons, les choses simples  qui furent oubliées par la génération de nos parents, et renouons avec des valeurs que les trente années glorieuses avaient voulues enterrer, et si le vrai bonheur parfois n'est pas de rechercher, le mieux, le plus beau, le plus cher, si on nous avait menti?



Il est surement plus simple de penser que tout peut s'acheter, mais combien de fois nous sentons confusément  que nous nous perdons dans cette recherche, sans savoir comment faire autrement, du vide qui recouvre le bruit des centres commerciaux; du pauvre, alors que nous dépensons des fortunes qui paraissent dérisoires n'assouvissant plus notre besoin de bonheur.

Le bonheur parfois c'est simplement de pouvoir être en paix, de pardonner mais surtout de commencer par se  pardonner à soi même,  jamais on a tant oublié le commandement si important

Aime ton prochain comme toi-même. C'est la règle d'or de Jésus, qui ramène les dix commandements de Moïse à un seul : l'amour du prochain. Est-ce donc là l'essentiel?


Pour aimer son prochain comme soi même, il faut d'abord s'aimer soi même, ne l'oublions pas, prendre soin de soi, recevoir pour ensuite donner, en ces jours de Noël, cela m'a paru important de m'en souvenir, Marthe doit parfois s'effacer devant Marie.

jeudi 22 décembre 2011

Chantez ensemble, si vous osez le faire!

J'avais pris le récit de la Nativité de Marc. Donc centré sur l'ange et les bergers. Et d'autres années, c'est Luc, l'étoile et les mages. J'ai depuis quelques années décidé que deux pauvres moutons, ça ne ressemble pas à un troupeau, surtout avec trois ou quatre bergers pour les garder ! donc, je suis à la tête d'une soixantaine de moutons, et c'est superbe ! enfin, ça me plaît beaucoup.
> > Faire la crêche est un plaisir : rassembler de beaux cailloux, pommes de pin, mousse, branches pour installer le décor. Par contre, le rangement est fastidieux, mais c'est comme ça pour bien d'autres choses.
> > Depuis plusieurs jours, je cuisine, je pâtisse, des bredele alsaciens. En écoutant de la belle musique ou la radio que j'aime. J'avais mis un message suite à celui que tu as déposé chez Martine, mais mon ordinateur a brutalement cessé de fonctionner .... grand stress : personne ici ne peut me dépanner. mon frère D***, au téléphone m'a fait faire plein de manipulations (il est informaticien). je m'en suis bien sortie, je trouve. Mais le verdict est tombé : carte graphique morte, ordinateur irréparable, au vu du coût de la réparation. Je suis sur un tout petit ordi, minuscule, sur lequel je ne vois quasiment rien ...
> > Ici, à **** il y a un marché de Noêl, que tous trouvent magnifique, allant jusqu'à dire qu'il est plus beau que celui de Strasbourg. Je suis toujours surprise de si peu d'objectivité. Reconnaître les qualités des autres ne retire rien à soi ! il me semble ... Ce marché, ici, est pour moi, d'une épouvantable tristesse. Des stands toujours les mêmes, des objets hors de prix, et totalement inutiles, pas même beaux. Les gens se précipitent sur les stands de nourritures, la musique ressemble à celles des fêtes foraines, les animations me feraient pleurer. J'ai envie alors de crier :" Braves gens, amis, inconnus. Rentrez chez vous, décorez le sapin avec vos enfants, allumez des bougies, préparez du chocolat fumant, allez chercher vos voisins. Parlez-leur, partagez les recettes
> >  de vos meilleurs plats. Prenez soin les uns des autres, chantez ensemble si vous osez le faire. Réjouissez-vous, enfin. Fuyez ces artifices qui vous feront rentrer dans une maison froide et sans âme.  Venez chez moi".
> > Bien évidemment, tu t'en doutes, aucun son ne sort de ma bouche, je rentre chez moi, je salue l'ange accroché à la porte, et je pose des bougies sur la balustrade du balcon. Ca ne me rend pas plus heureuse, mais j'espère un jour en finir avec le besoin de me justifier de ce peu d'attrait qu'exercent sur moi ces agitations, et ces foules. On ne peut guère y échapper : là où nous habitons, nous traversons obligatoirement le marché ...


Anne**


Anne écrit ainsi simplement, je trouve toujours ses mots justes et je lui ai demandé la permission, qu'elle m'a accordé, de publier ce récit, ainsi que la photo qui accompagnait son message. Merci à elle, un jour peut être, elle aura un blog, ou pas, la recevoir ici ou là est un grand plaisir, je sais que Jacques et Zénondelle et d'autres aussi sont ravis de la lire, toujours.


Je ne sais pourquoi ma messagerie a mangé la jolie photo de sa crèche, simple et épurée, allant à l'essentiel, le Livre  et peu de sujets, disposés avec grâce.  C'est ainsi, je la retrouverai peut être et la rajouterai alors.


Ce soir, notre maison  va raisonner de rires et de conversations animées, beaucoup d’exclamation aussi de ravissement devant le tout petit Gaetan,  sept  jeunes enfants  animeront ces vieux murs qui les attendent, des papillotes sont dans l'immense coupe à bonbons, une grosse boite s'est remplie de sablés, et d'autres trésors sortent peu à peu de leurs cachettes. Une montagne de croque-monsieur attendent d'être cuits dans le brouhaha de la cuisine lorsque nous sommes si nombreux.




Demain après midi, après le départ des amis de Charlotte et Greg, Guillaume, Amélie, Camille et la petite Perrine arriveront à leur tour. Noël est tout proche à présent.







mercredi 21 décembre 2011

Le devoir accompli.



Un jour je fus vraiment inquiète de ce qui était attendu de moi, je ne savais pas si je réussirai à relever  ce défi, organiser des fiançailles, celles de ma fille aînée, Charlotte. Il était décidé que les fiançailles se feraient dans notre maison de campagne, précédente maison, ferme, plus petite et mal équipée, isolée de surcroît. Je devais  organiser une journée merveilleuse alors que j'habitais à 500 km de là et arrivais la veille ou l'avant veille seulement (coffre rempli de lys destinés à orner les poutres et autres bagatelles pas vraiment plus faciles à réaliser).

Mon gendre  m'avait dit un mois ou deux avant alors que je décidais de l'organisation à prévoir avec ma fille:

Vous savez, Belle Maman (il adorait alors m'appeler ainsi j'ai 17 ans de plus que lui et ne souhaitais pas qu'il m'appelle par mon prénom, depuis j'ai perdu!) Lorsqu'il y a une étape  qui vous parait difficile à franchir il faut se concentrer sur l'épreuve suivante, celle qui arrive vous parait alors plus aisée à franchir. A propos, Charlotte et moi, voulions vous dire que nous souhaitons nous marier l'été prochain!




Je pense souvent à ces paroles pleines de sagesse, mais suis heureuse de ne pas connaitre aujourd'hui quel sera mon prochain challenge. La maison est rangée, tout est prêt même les  deux kilos de truffes au chocolat sont au frigo, Alice et moi avons décidé de surseoir pour les sablés jusqu'à demain matin, les planning sont écrits et tout roule.

Demain soir Charlotte son mari et ses trois enfants arrivent, leurs meilleurs amis, avec leurs trois enfants, les rejoignent dans la nuit, nous les avons déjà reçus , ils ne connaissent pas Gaetan, et ce seul point de ralliement était possible, je suis ravie de recevoir ce jeune ménage adorable, quelques heures.

Les travaux sont finis, le ménage fait, la déco finie et replacée, rien de tout cela n'aurait été possible sans l'aide de mon mari, ma fille et mes derniers fils, tous se sont mis au ménage , cela m'a rappelé ces moments de pré-fêtes qui ont tant marqués ma mémoire, du mariage d'Alice à la maison (enfin une autre maison, dans le sud) au repas du lendemain où nous étions je ne sais combien, rangements et  ménage intense entre deux, au  précédent mariage, celui de Camille dont la réception fut certes dans une propriété mais où le retour à la maison alors que nous étions encore dans les gros travaux trois jours auparavant, le prêtre ami annonçant à la fin de la cérémonie célébrer la  messe dominicale , à la maison sous le préau le lendemain à dix heures, autel et bancs, nappe blanche et autres détails   préparés en vitesse  le dimanche aux aurores....

La vie d'une tribu est rarement un long fleuve tranquille, alors ce soir, si je n'ai heureusement pas d'autres défis en vue, je suis rassérénée à l'idée qu'à priori les travaux sont finis et que jusque là, tout va bien!

On peut alterner aussi avec:

On a rien sans rien!
Pour vivre heureux vivons caché (chez nous c'est loupé)

Je crois que seul un optimisme chevillé au corps  doublé d'un boulot énorme nous a permis jusqu'à présent  de réaliser nos rêves.





                                                              Bienvenue à la Boissière!

mardi 20 décembre 2011

Avant Noël!

Nous avions demandé que les fenêtres soient changées, avant Noël, en oubliant de préciser avant les vacances de Noël. Erreur fatale, depuis hier matin et  pour au moins 24 heures encore, la maison revit les instants magiques des travaux en étant habitée, portes ouvertes à la neige et au froid, allers retours, pieds dans la gadoue, mais joie de voir que tout va vite et que bientôt nous profiterons des agréments de larges ouvertures bien étanches  rendant les pièces plus lumineuses et plus confortables.




 Selon le coin où se porte nos regards, il y a côté travaux et côté déco! Nous avons accepté que ces travaux soient faits dans l'urgence, notre vieil adage étant " Une chose faite, n'est plus à faire!" Autrement dit lorsque nous pouvons faire avancer nos projets nous ne remettons pas.

Les enfants se sont réfugiés ce matin dans la salle télé, Victoria n'a jamais vu "Les  Aristochats", sa maman estimait que c'était une excellente occasion de lui faire découvrir ce dessin animé qu'elle adorait enfant. Les jeunes oncles ont trouvé également un prétexte pour se replonger  dans ce qu'ils aimaient tant touts petits, un excellent cocooning en pyjama, l'hiver devant un film tout public, je ne suis pas montée voir la tribu, mais je ne serais pas surprise de trouver ça et là des tas de couettes et d'oreillers d'où dépassent des têtes ébouriffées. Mes enfants ont donné un nom à ce jeu, qui cache à peine une régression réconfortante, ils jouent à " Il fait froid, c'est l'hiver!" Cette locution est prononcée deux ou trois fois au cours de l'hiver et  induit systématiquement ce camping devant la télé, autrefois les plus jeunes avaient des biberons, et parfois des ados se préparaient sous les yeux médusés des petits des grands biberons de Nesquick.

Lorsque le salon sera remis en ordre, je crois que j'estimerai les travaux "finis"! Il reste en fait du crépi et la peinture des volets qui sont programmés au printemps. Je n'ai pour le moment aucun autre projet de travaux et allons profiter simplement de ce qui a été accompli.


Dans quarante huit heures la smala sera là, certains trouveront la vue magique, d'autres râleront car, pour une fois nous n'avons pas respecté l'authenticité des lieux, impossible de changer les huisseries sans perdre le caractère si on voulait  trouver de la lumière! Il eut fallu agrandir les ouvertures ce qui aurait aussi nuit à l'équilibre de la façade. Les portes anciennes seront conservées dans la grange "aux matériaux" , si plus tard, quelqu'un souhaite les remettre en place il pourra le faire.


"Tu te rends compte  Bastila, ils avaient enlevé ces superbes portes pour mettre leurs horreurs! Ils ne respectaient vraiment rien autrefois!"


lundi 19 décembre 2011

Débords de grand mère...



Emploi du temps bousculé, entre enfants et petits,   Victoria découvre la neige la maison se pare de guirlandes, des artisans à "la bourre" changent nos fenêtres et je n'ai plus le temps, de ne rien faire, paralysée par tout ce remue ménage qui en dépend plus uniquement de mon initiative.

                                                 Victoria (niveau du risque  reconnaissance assez faible)

samedi 17 décembre 2011

vendredi 16 décembre 2011

Le calme avant les fêtes.

Jour entre deux,  tout est prêt pour Noël, et surtout la réunion familiale qui durera quelques jours, enfin tout ce qui devait l'être, j'ai terminé le  papier cadeau hier en emballant l'avant dernier paquet qu'il me fallait faire, il me restait juste  à emballer le petit présent de Valentin pour Diane, sa filleule d'un an. J'ai joué très pro, un morceau de papier cellophane et un gros ruban en raphia rose  ont fait l'affaire, les cadeaux sont rangés, un carton par famille ou jeune, dans le grenier-dortoir de la petite maison,  je ne sais plus s'il doit être occupé avant le jour J, nous aviserons, et organiserons s'il le faut un grand déménagement, discret, naturellement.

Tout ce que je pouvais être fait d'avance l'a été, les congélateurs regorgent de plats préparés, du potage aux desserts, des confits d'oignons aux pâtés lorrains, une liste sur la porte me servira d'aide mémoire. Extérieurement rien n'a bougé, la déco reste entièrement à faire, crèche et couronnes Alice m'a demandé de l'attendre, elle arrive ce soir.

 Demain nous entrerons réellement dans les festivités de noël,  les décos,  et dernières friandises. L'idée de les préparer avec ma fille cadette me réjouit. Alice adolescente se chargeait toujours de déguiser la maison de la cave au grenier, rien ne l'effrayait. Avant elle, Charlotte se chargeait de cette mission délicate, aussi lorsque je dus  reprendre les rênes, après leur départ, je fus attristée voire désarçonnée, chaque année, je refaisais  alors le deuil de l'adolescence de mes deux filles, seule, en tête à tête avec mes deux bacs et le carton.





Chaque année ou presque je rachète une bricole ou deux, et dois hélas en jeter aussi un peu,  les souvenirs qui se rattachent à ces babioles sont très présents, et si un jour, une catastrophe engloutit ces vieilles merveilles, même si je remplaçais tout aussitôt, il manquerait toujours à l'appel, la petite boite des rubans, celle des anges dorés, les guirlandes soigneusement rangées afin qu'elles ne se mélangent pas dans une vieille boite à chaussures, les chaussures n'existent plus depuis longtemps, la boite en carton  sera encore là,  je suppose dans bien des années.

Je compte sur Alice pour m'aider à  confectionner les truffes au chocolat, il faut en faire des quantités phénoménales, et  nous souhaitons les préparer sans l'aide de nos jeunes, Alice se souvient encore  lorsqu'il y a deux ans, j'avais préparé une quantité énorme de pâte et nous avions sollicité l'aide des garçons pour les préparer, la quantité finale des truffes survivantes était infiniment  plus raisonnable que ce que nous imaginions. Guillaume est normalement préposé aux sablés, tâche dont il s'acquitte fort bien, mais cette année il travaillera jusqu'au dernier moment, le flambeau passera peut être aux cadets.

Dans quelques jours, à chaque arrivée le rituel sera respecté, rapides embrassades et en aparté, et ce , même si l'arrivée a lieu le 24 en fin d'après midi.

Maman, tu as du papier cadeau? Tu comprends nous n'avons pas eu le temps, je m'installe où? dans ta chambre ou dans la salle à manger? Où Papa a t-il planqué cette année les cadeaux?  


jeudi 15 décembre 2011

Un dessert si cruel, vous êtes ronde? Passez votre tour!

Femmes obèses ou rondes? Horribles erreurs de la nature!

Je fus mince, par chance, malgré aucune hygiène diététique, que ces choses là sont pudiquement dites, sept enfants et une pré ménopause avancée, je suis ronde, voie très ronde, mais pas obèse, pire je ne me sens pas moche, et sais, qu'avant la grande vieillesse, une minceur chez moi serait parfaitement artificielle.


Là, péné, le tableau est dressé, t'as pas peur? Tu vois genre image de la femme idéale?  En fait je m'en fiche, je suis une femme, je suis moi, avec ma vie, mes rondeurs, alors...




Alors?  Quand on voit ces septuagénaires, maigres et retendues de partout, style la nana Fonda, ça peut faire envie ou pas, moi c'est pas! je suis moi, je fus jeune, jolie et mince, j'ai aimé, j'ai vécu, j'ai eu beaucoup d'enfants, mon corps change et évolue, et c'est normal. Si j'étais une femme politiquement correcte, je maigrirai, je sais faire et me priverai, à vie, ça, ça me gave et ne ferai pas!


Mon mari dit toujours que je suis une vraie rebelle, malgré une vie très classique, je ne fais jamais que ce qui me parait juste et tiens bon, contre modes et marées, pas de cheveux teints, ma couleur naturelle est ravissante (si, si...)  mes cheveux blancs adoucissent  mon brun, un peu dur de loin, à présent, on croirait que je suis plus douce.... Pas de crème pour les rides, enfin contre, j'ai d'ailleurs fort peu de rides, mais n'utilise jamais non plus de fond de teint, ma peau respire et vit, naturellement, comme les paysannes, bien nourries.

En ces périodes de fêtes je pense toujours à ces femmes que la société martyrise, parfois à raison, d'autres fois à tort. Toute femme ou homme rond sont suspects. Trop ronds, trop faibles, trop gourmands, voire avides, un problème de leur oralité peut être  cqfd...


Il y a vingt ans, je crois, je fus effarée de la cruauté ordinaire faite aux trop ronds.

Mon  frère a épousé une femme ravissante, avec de magnifiques yeux d'émeraudes, elle ressemblerait un peu  à Simone Signoret, jolie jeune femme avec des os lourds et une hérédité qui veut qu'elle soit ronde voire très ronde et cela quoi qu'elle fasse.


Ma belle soeur, naquit dans une famille où ni la mère ni le mère n'avaient des problèmes de poids, sa première hospitalisation eut lieu alors qu'elle avait seize ans. Sa mère pensait bien faire, elle cuisinait bien, sa fille si jolie était trop ronde.


De régime en privations, sa vie est un long combat, je ne m'y intéressais pas. J'étais mince et luttais contre deux ou trois perpétuels kilos, pas de quoi fouetter un chat, mon opinion était faite, ma belle soeur, que diable devait se prendre en charge!


 Maman, est  ronde  surtout par gourmandise exacerbée,  elle n'a jamais pu déguster un yaourt sinon que très sucré et considère qu'un potage sans une grosse noisette de beurre est péché, jamais maman ne se priva de quoi que ce soit, les repas sont sacrés, il y a en quatre, du  petit déjeuner avec tartines de beurre et confitures au goûter, qui prélude le dîner. Les rondeurs de maman ne seraient pas remarquables si elle ne criait pas à l'injustice, elle  ne prend rien entre les repas. Sauf parfois, et ses principes,  prendre de tous les plats à un buffet familial, pour goûter, et surtout de tous les desserts. Maman est simplement une vraie gourmande.


Et il y a des femmes plus rondes, nettement. Ma belle soeur fait partie des femmes rondes, son corps s'est trompé d'époque il eut fait le bonheur de Rubens, elle le martyrise pour le contenir.

Un Noël, il y a vingt ans, j'assistais médusée  à une cruauté ordinaire faite aux ronds.

Repas de Noël, excès du début à la fin gâteaux aux chocolats, merveilleux.

Nous nous sommes tous servis une première fois, modestement, à peu près.

Les assiettes vidées, maman fait repasser les plats. Ma belle soeur
prête à se resservir une petite part se vit  arrêter par une phrase qui tue, maman lui dit

Enfin, Brigitte, ce n'est pas  très raisonnable, vous ne devriez pas reprendre du gâteau,  vous n'en avez  vraiment pas besoin!


Je venais de me resservir d'un bon morceau de délice chocolaté  et franchement je n'en avais pas, non plus, du tout,  besoin, non plus, je vis ma belle soeur rougir, et  fus instantanément outrée par cette injustice.

Je vins au secours de ma belle soeur, nous avions tous fait des excès, les ronds devraient ils payer à vie? Condamnés, jugés coupables, quoi qu'ils fassent, à vie, on les surveillera aux repas, les considérera d'un oeil suspect à la moindre gourmandise débusquée,  je crie au racisme, racisme doctrinaire,  le pire celui qui est préconisé par la faculté de médecine et de toutes les intelligences tolérantes, par ailleurs.




Alors, aujourd'hui, je pense à toutes celles qui souffrent de cet ostracisme, vous êtes rondes? Est ce vraiment  un problème pour votre santé?  Ou juste un problème de votre image pour la société? Dans tous les cas,  essayez de ne pas culpabiliser,  n'oubliez jamais vous avez le droit de vivre, d'être heureuses et votre santé commencera peut être par cela, votre reconnaissance à vous même, ni plus méprisables, ni plus faibles, ni plus moches, ni rien, juste vous auriez du naître au temps où les disettes furent... On peut espérer qu'elles reviennent, et les rondes regarderont enfin avec dédain les maigres, vous chantiez et bien alors, dansez à présent!














mercredi 14 décembre 2011

Le Brownie auvergnat.

A la maison seuls deux gâteaux au chocolat sont de mise, classiquement  soit un briacin, gâteau au chocolat à la farine de blé noir, ou  alors un brownie, dit auvergnat, car je ne sais ce qu'il a de brownie ne connaissant nullement ce type de gâteau, mais d'auvergnat il est, sa recette nécessite des noix, et il est préparé dans ma cuisine plus auvergnate qu'anglaise, assurément.

La recette initiale est tirée du blog Csecretsgourmands, adaptation familiale et  réinterprétation libre. Je le nomme cependant brownie, avec l'accent moitié auvergnat moitié provençal avec des restes d'ailleurs, je ne sais si un anglais me comprendrait, car entre dire "gâteau au chocolat amandes et noix" ou "brownie" le choix est vite fait, nous savons à la maison ce que ce vocable cache, nulle entourloupe possible.


Avant de donner LA recette qui va vous faire encore plus adorer de tous les gourmands, voici ses points forts et faibles.

En plus
-Très rapide d’exécution, pas de blancs en neige à monter. 10 minutes max de préparation  fait de vous l'idole des enfants et des grands...
- Ratage vraiment quasi impossible, un enfant saurait le faire si vous le lui appreniez. Ce que je vous déconseille, car après c'est quand même vous qui nettoierez la cuisine sans retirer les honneurs de cette merveille.
- Se congèle et décongèle sans bouger d'une molécule.
-Je ne connais personne qui ne l'aime pas.
-Il éponge une partie de la production phénoménale de nos noyers.

En moins
-Tout le monde l'adore, il fond  mystérieusement entre les repas, on retrouve le plat vide.
-Plus cher qu'un gâteau classique au chocolat à cause de la poudre d'amande. (je suis une homo économicus irréductible!)

La recette de C secret gourmand est:



Ingrédients:
100g de chocolat noir
80g de beurre
80g de sucre roux
2 œufs
40g de poudre d'amande
40g de noix (ou amandes ou noisettes)

Préchauffez le four à 200°C (th.7)
Faites fondre le chocolat au bain marie ou micro-ondes puis ajoutez le beurre.
Mélangez bien pour que la préparation soit lisse.
Incorporez le sucre, la poudre d'amandes puis les œufs légèrement battus.
Ajoutez les noix concassées.
Remplissez vos moules (silicone forme mini cake mais vous pouvez opter pour d'autres formes)
Enfournez pour 12 minutes environ (surveillez en fonction de la taille de vos moules)
Démoulez tiède.
Simple, rapide, pas besoin de beaucoup d'ustensiles. Moins denses que les brownies traditionnels. Sans gluten !




La mienne? Je double les quantités pour un moule à manqué (moule rond classique), je ne mets pas de sucre roux j'abuse de noix (plutôt 160gr aussi), parfois je mets cinq oeufs.

Je reprends donc à zéro.

Allumer le four (200°, ou un peu moins)

Prendre une tablette de chocolat noir de 200gr (j'utilise Nestlé dessert, j'adore surtout son papier d’emballage, argument très sérieux, je sais), la mettre telle quel avec son emballage dans un sac en plastique et  marteler avec votre plan de travail, quatre ou cinq coups auront raison de tous les carreaux  de chocolat, sinon votre plan de travail est de très mauvaise qualité! Ne pas oublier  de changer de sens votre prise, afin de tout casser. Cette mise en bouche est à faire en dehors de la présence de tout petit qui hurle de terreur au bruit, mais perso, cela me défoule.  Ouvrir le sac en  plastique au dessus d'un saladier qui passe au micro onde afin de récupérer les brisures de chocolat.

Faire fondre en deux ou trois minutes le chocolat au micro onde avec un peu de lait (pas d'eau, si vous avez du lait entier c'est mieux)

Ajouter les 160 gr de beurre, en petits morceaux  en mixant avec le batteur, je n'ai jamais réduit la quantité à à 125gr, plus pratique, mais essaierai. Incorporer ensuite sucre et amande, afin de ne pas devoir peser à chaque fois, j'utilise toujours le même bol à petit déjeuner et ai repéré à l'oeil , après avoir pesé deux ou trois fois, le niveau nécessaire au sucre et aux amandes ainsi qu'aux noix qui suivront.

Rajouter ensuite les oeufs, quatre gros ou cinq moyen puis les noix, je mets le double de noix étant donné l'état conséquent de mon stock.


Le gâteau est mis à cuire, le moule étant  tapissé de papier sulfurisé avant d'y verser la pâte; soit alors je pense à l’arrêter au bout d'un quart d'heure et le laisse finir de cuire, soit je l'oublie et me précipite , c'est toujours bon!



                                           Chocolat, dans la boite verte, mais plus d"amandes en poudre! Démo  annulée!











mardi 13 décembre 2011

Quand le chat part...

Valentin est rentré déjeuner vers treize heures quinze, après sa première colle de la journée, décontracté il pense avoir percuté et amélioré ses notes d’écrit en anglais , il vient d'obtenir 4.5 à son dernier devoir, légèrement inquiète je lui demande

Rassure moi, c'est sur cinq ou sur dix?

Non, non, c'est sur vingt, mais c'est une bonne note! dit -il en rigolant

Ah bon, pourquoi?

Oh, il y en a plein qui ont 0.5 ou 1.5,  4.5, c'est cool, déjà!

Tu plaisantes?

Non pas du tout!  il y a des 8 quand même... Mais bon, je me rattrape avec les colles, à l'oral je suis bien meilleur je recase plein de vocabulaire du cours.

Heureusement, Valentin aime les challenges et ne se laisse pas désarçonné par si peu! Il déjeune rapidement, afin de pouvoir  bosser un quart d'heure  avant de repartir et nous demande l'air de ne pas y toucher si nous serions encore là à son retour. 

Mes potes aimeraient  venir bosser à la maison. 

Oh, pas de problème, nous serons partis, dès seize heures, on doit régler des trucs avant.

OK, je ne vous chasse pas quand même!

Non pas du tout, on a rendez vous avec  un artisan ce soir pour la maison.

Les jeunes investiront l'appartement dès que nous serons partis, Hubert râle un peu et soupire surtout à l'idée de partager les croissants et pains au chocolat, mais convint avec nous que vivre avec une bande de jeunes est bien plus amusant que vivre seul, et que cela implique certaines contraintes, comme celle de  ne pas cacher ses Kinder Bueno.


J'apprends beaucoup par Hubert, il me raconte les potes de Valentin,  Le copain qui déjà  se porte volontaire pour les week end de printemps chez nous à la campagne, le jeune vietnamien qui vient du lycée français d’Hanoï et a promis de leur faire des nems, la jeune malgache, première en math  mais victime de son éducation qui sert tous ces gars...  Bien des jeunes venant de tous horizons qui  s'enrichissent mutuellement de leurs différences et pour qui je préparerai bientôt des brownies au chocolat, vieille recette auvergnate qu'ils se doivent de connaitre.

Il est trop tôt pour que je téléphone sans passer pour une mère sinon abusive un peu trop présente, d'ici deux heures j'irai aux nouvelles et mes gars me diront

Non, non, rien de nouveau, tout va bien, ne t'inquiète pas, maman!

A moi d'imaginer entre les mots, ce que je manquerai pas de faire.









lundi 12 décembre 2011

Vie expresso de prépa.

Valentin travaillait encore  hier soir vers vingt trois heures lorsque avant d'aller me coucher, je suis passée lui dire bonsoir et l'exhorter à ne pas trop rogner sur ses heures de sommeil. Ce matin à 7h 12 en entrant dans la cuisine, prendre un café, je le trouvais en train  de déjeuner rapidement, café, banane et quadro ( gaufrettes au chocolat, hyper énergétiques) le temps d'échanger deux ou trois banalités, de me dire qu'il s’était couché hier soir vers 23h30, il filait travailler dans sa chambre .

Cette après midi il est rentré à dix sept heures cinq, nous sommes à deux pas du lycée, il s'est arrêté pour papoter avec nous, raconter la colle ratée de son pote qui a trop stressé et travaille comme un fou,  Valentin détendu,  soutient qu'il faut vraiment se ramasser une bonne fois, pour ensuite apprendre à gérer avec plus de philosophie les résultats, performances ou contres performances qui jalonnent toute vie de prépa.

La première colle de Valentin fut mémorable, il tremblait comme une feuille, bafouillait et n'arrivait pas à aligner deux mots, un magistral 3/20 couronna cet échec, veste que le prof  a pris le soin de banaliser et analyser tout de suite avec lui. Depuis Valentin prend le rythme, et gère son boulot. Cette semaine, dernière ligne droite avant les vacances, trois colles l'attendent.

Au bout de quelques moments, après avoir un peu ri, Valentin me demanda


Il est quelle heure là?




17h 18!


Oups je n'ai plus que douze minutes pour m'amuser là (comprendre sur son ordi) Je vais dans ma chambre!




Hubert compatit alors gentiment à la vie de travail de son frère

Douze minutes pour s'amuser, ce n'est pas beaucoup!


Mon mari lui rétorqua

Il est certains que face aux douze minutes de travail que tu fais, c'est exactement l'inverse!


Hubert est en troisième, peu de travail à fournir à la maison, et il  travaille généralement par tranche d'un quart d'heure, dosant méthodiquement ses efforts, la croissance, fatigue!

Les vacances de Valentin devront être habilement managée, il nous a déjà annoncé qu'il ne bosserait pas le samedi, mais s'y mettrait dès le dimanche. Dès le jeudi ou vendredi suivant,  la maison transformée en ruche en fête  il lui sera difficile de trouver le courage de s'isoler afin de travailler. Mon mari et moi, l'exempteront de toute participation aux tâches ménagères, et essaierons de limiter les pressions dans un sens comme dans l'autre.



                                              dessin tiré du blog "Il y a une vie après le bac"



 En guise de conclusion de ce trimestre, il y aura  le bal du vendredi soir, soirée des prépas  et j'espère qu'il me racontera.

Moins vite! (Benabar)












samedi 10 décembre 2011

Ces merveilleuses bd que j'offrirais!

 Si je ne les avais déjà offertes, chaque année à la même période j'écume les listes de  bandes dessinées que j'adore et qu'adore mon homme et qui, disons le tout net, plaisent à tout le monde, chez nous.  Coup de coeur dans le rayon bd de notre librairie  devant la star Blacksad, mon détective privé préféré. Las nous  possédons déjà les quatre tomes existants et il nous faudra patienter encore quelques mois avant d'avoir l'immense joie de pouvoir plonger de nouveau dans ce monde de polar noir se déroulant dans les années 50 à New York.



  Nulle nouveauté non plus dans la série de "Cape et de Crocs", série également anthropomorphe dont on pourrait croire si on n'y jette qu'un coup d'oeil rapide qu'elle est destinée à de jeunes enfants,  héros ne s'exprimant qu'en vers, références littéraires à foison, rires et plaisanteries, du grand théâtre qui  nous fait vite oublier cette première impression, le paradoxe y étant élevé au rang d'art. Fantasy de cape et d'épée avec quelque chose de la commedia dell' arte ados et adultes à la maison  attendent avec impatience la suite de ce "délire".


Armand de Maupertuis : Vois ton idole aux cieux froncer son œil blafard !
Ôte-toi du passage et jette au loin ton dard !
Veux-tu qu'en bloc de sel je te métamorphose ?
Sabado : Cessez donc d'agiter sous mon nez cette chose.
Précisez-moi plutôt le pourquoi le comment de cette mascarade et de ce boniment
Armand de Maupertuis : Mais !
Don Lope : Il parle...
Bombastus : En alexandrins !
Sabado : Peu couramment, hélas ! Aussi je vous propose,
Si cela vous convient, de converser en prose.
  • Le Mystère de l'Île étrange, Alain Ayroles/Jean-Luc Masboux, éd. Delcourt, coll. Terres de Légendes, 2000, p. 4







 Mille et une oeuvres qui allient la magie des mots à celle des images.  Les nouveautés se bousculent et je soupire encore de constater que cet art est considéré comme mineur, alors qu'il est probablement un des plus exigent.

                                                           Cécile héroïne du Sursis de Gibrat

vendredi 9 décembre 2011

Fantasme de pêche Melba

On a les fantasmes que l'on peut, et surtout dans tant et tant de domaines, de l'avouable à l'inavouable.  Aujourd'hui je vais avouer le strictement inavouable  que mes proches connaissent sans jamais savoir ce que cette plaisanterie recouvre exactement. Depuis toujours je réclame et insiste pour que l'on me serve en dessert une pêche Melba, une vraie. De restaurants en auberges, famille et amis assistent à ce qu'ils considèrent être une simple fantaisie, voire de la pure provocation,  que nenni. Je sais depuis toujours à quoi exactement se doit ressembler une pêche Melba. Une équilibre précaire de saveurs et parfums qui ne dure qu'un instant. Magique, feu d'artifice des sens, impression de soleil naissant.

                                     Lady reading, Monet.


De cette mémoire des sens, qui sublime croyant avoir oublié, hérédité ou rêve éveillé, voilà l'objet de mon désir.

Prenez des pêches fraîches, et après les avoir ébouillantées afin de les peler,  pocher les oreillons dans un sirop  préparé avec un peu d'eau, du citron, sucre et cannelle, un peu de poivre voire un clou de girofle, le sirop sera  un peu épais, sans excès. Cinq minutes suffisent, les pêches frémissantes,  moins de dix minutes dans tous les cas surement,
réserver les fruits,  réduire ensuite  le sirop  en y donnant une touche de couleur, mûres, framboises ou même sirop de grenadine, si vous le souhaitez.

Dressez enfin vos coupes,  glace à la vanille tendre et moelleuse, mousseuse si vous le pouvez, pêches découpées en morceaux pas trop gros, napper de sirop tiède et saupoudrer d'un concassé grossier d'amandes fraîches.

Bonheur assuré, souvenirs d'outre temps, d'outre tombe, j'ai depuis toujours le goût exact de ce dessert sans jamais  n'en avoir dégusté.

Cette recette ne peut être faite que lors de ces jours magiques où  pêches et amandes abondent dans les vergers, en septembre j'ai profité des dernières pêches sanguines et mutilant mes souvenirs, ai servi ce dessert sans amandes, trop sèches de toute façon en cette fin d'été. J'avais naïvement rajouté de la chantilly afin de magnifier ce dessert, écharpe de mousseline, artifice probablement en trop, la prochaine fois la chantilly maison sera servie dans une jatte, à part, ainsi que les sablés. Le trop est parfois l'ennemi du sublime.

Ce fantasme perdurera encore en ces mois d'hiver, l'année prochaine en juillet, je  préparerai des pêches Melba des vraies! Alors si un jour vous prenez un bloc de glace vanille rajoutez dessus des pêches au sirop industrielles les noyant dans  de la confiture aux fruit rouges de je ne sais quoi puis bombez un vieux coup l'ensemble de chantilly-toc, sachez le, c'est un crime, bénin contre l'humanité, grave contre la véritable gourmandise et le souvenir des choses et des gens qui les ont inventées.

Et hier soir alors qu'avec mon mari nous dînions d'une recette juste réinventée, je lui parlais de mon arrière grand  mère, cuisinière dans une grande maison, qui mourut d'un accident de voiture avec son mari, chauffeur de maître, juste avant la grand guerre de 14, ma grand mère, alors  âgée de treize ans, aînée  de trois enfants, travailla plus tard quelques années comme cuisinière, je n'ai jamais su si c'était pour la même famille, mais je me demande si parfois malgré mes mauvaises dispositions de femme d'intérieur, car trop rebelle, mes gênes  ne m'impriment pas ces savoirs magiques qui font, au delà des morts et des guerres, d'un dessert d'été, un souvenir éternel.

jeudi 8 décembre 2011

Ya plus de saison!

                                             Cèpes, hydnes des montagnes , girolles et girelles grises.


Lhom est rentré hier après midi heureux de sa balade en forêt,  panier plein, alors que dans nos montagnes depuis longtemps les gelées auraient dues interrompre les poussées. Changement climatique. Normalement j'aime beaucoup contester, tout et avec juste raison, naturellement, euro et Europe, pays du Maghreb sont en ce moment sources de raleries qui me font boycotter les désinformations nationales des vingt heures. Le changement climatique, lui, me ravit, simplement.

Ce matin une mésange indignée me réclamait de quoi se sustenter, mon mari m'a demandé de ne rien donner, baies et vermisseaux sont encore à son menu sans trop de difficultés, la mésange avait dû consulter son calendrier, à midi, alors que je débarrassais le couvert, elle était là sur le muret, manifestant son indignation et j'ai craqué, en plus des miettes, lui ai donné une boule émiettée, peut être sait-elle qu'il va quand même faire froid.


Et moi je feins de l'ignorer l''idée de trouver des champignons à Noël me plait, les framboisiers ont encore des fruits et quelques roses osent défier le calendrier.





                                            photos de ce matin,  je pourrais presque faire des bouquets.


Mes rhodos se trompent et fleurissent légèrement depuis la Toussaint,  je ne sais pas si leurs cousins  agissent de même  dans leur Himalaya d'origine.  







Je suis ravie simplement de pouvoir flâner encore dans mon jardin, au bassin les poissons  badinent alors qu'ils devraient être au fond de l'eau endormis jusqu'au printemps. On nous rabâche  des futurs  méfaits du changement climatique, pays manquant d'eau, réfugiés climatiques  et autres désastres, ours blancs qui se noient et igloos qui fondent, mais chez moi il y aura peut être des figuiers et des amandiers, alors tout sera t-il aussi horrible?


Les terres froides deviendront fertiles, du blé poussera peut être en Sibérie, le Canada discrètement se prépare à un changement qui  lui demandera de s'adapter  mais aura aussi bien des avantages.

Nos terres de blés tendres donneront du blé dur, certaines régions seront plus hostiles à l'homme d'autres plus accueillantes. Les variations climatiques nous feront peut être connaitre un autre optimum, et la douceur de vivre tant chantée du moyen âge pourrait revenir en notre douce France.


Pour l'euro, l’Europe, les sarrasins ainsi que le climat, nous ne pouvons rien, mais peut être devrons nous composer avec et  accepter simplement que les choses ne soient pas pérennes, demain nous aurons un nouveau franc ou un écu, l'Europe ne sera plus cette utopie imposée et les sarrasins vivront le destin qui  leur permettra de devenir je l'espère, une autre civilisation avec des valeurs et des habitudes très loin des nôtres, ou pas. L'optimum climatique nous permettra d'adorer se baigner à Calais et Strasbourg sera notre Venise française.

Ma tortue, Keno hésite encore à hiberner, pourtant, l'hiver viendra et peut être sera t-il glacial moquant ces  mots d'espoir, mes petits enfants seront déçus si pour Noël il n'y a pas de neige.