vendredi 26 février 2010

Un rêve


Un rêve, savoir avoir des rêves, savoir se souvenir de ses rêves, et avoir l’intense bonheur de pouvoir réaliser ses rêves. Se dire pendant tant d’années tu sais, un jour, nous partirons .

Arriver à « ce jour » « et ne pas partir.

Et puis un jour, craquer, bêtement, un coup de folie, un coup de soleil. Un camping car, pire un fourgon aménagé, pas vraiment une coccinelle des années hippies, non un truc, genre surf man, le luxe du nomade.

                                                                           http://www.camping-aventure.ch/vente/?tag=vente-chausson


Demain Lhom et moi achetons ce genre de truc. Woupi !!!!!!! Génial. Du rêve dans la tête, du soleil toujours prêt, notre fourgon dans une grange rangé, je partirai, vois tu, je sais que tu m’attends.

Même les tentes Décathlon me faisaient rêver, Lhom, non. Nous avons souvent fait, par le passé du camping car, un jour fous, sommes partis avec 4 enfants de 7 ans à 2 mois, quinze jours, le soir, posé au pied des balades, baignions Alice au milieu des herbes folles, le matin, premiers à grimper à la recherche du bonheur d’exister. Joie des petits devant leurs coca dans les refuges, regardant goguenards les touristes essoufflés arriver, bonheur un peu plus tard, croquant leurs tartines de Nutella alors que certains louchaient dessus en passant éreintés  près de notre emplacement.

Joie, demain, à l’aube, vois tu je pourrais partir,  avec toi, encore et toujours et amour, chercher le soleil, croquer la vie.

lundi 22 février 2010

Mini escapade, à jeudi

Les deux lycées


Avant d'arriver à Bisounoursville je m’étais renseignée sur quels étaient les « bons » lycées et eus très vite la conviction que mes enfants devaient aller au Lycée La fontaine. Nous habiterions donc dans le secteur du lycée et pour assurer le coup, je suis allée sur le site du rectorat où rue par rue la ville était entièrement découpée en donnant le nom du lycée et collège dont vous dépendiez (double liste)
-rue d’Alembert du n°1 au n°144  collège Dumas
-rue d’Alembert n°146 au 366  collège Tycolle
-impasse des petits pas, collège Descartes




Ainsi de suite, je me suis munie d’un plan de Bisounours, et de stabilo, vert, OK, orange, attention rue découpée en différents secteurs, rouge, pas eu besoin de rouge en  fait… Dommage très joli les stabilo rouges mais on ne peut lire en dessous pas très pratique. J’ai choisi ainsi mon appartement. Je voulais qu’il fût également à moins de dix minutes à pied du lycée. J’allais déjà solliciter la tête de mes gars, je ne pouvais en plus les torturer par des trajets sans fin.

Sur ce grand boulevard, face à face deux immenses lycées. L’ancien lycée de filles, Le Montespan et celui des garçons le La Fontaine. L’ancien lycée des garçons est comme il se doit plus scientifique, et en fait meilleur, même en non scientifique, celui des filles réputé plus faible.  (Olympe  adore, ce sexisme stupide et primaire). Les deux proviseurs s’entendent très bien et se partagent le boulot d’une manière aussi futée qu’étrange.

Pour entrer à La Fontaine, il faut avoir un très bon dossier scolaire et être jeune, de préférence issu d’un autre bon lycée. Guillaume ayant eu des « absences » durant sa première je comptais valider toutes les autres cases en habitant en plus le secteur. Les gars furent pris sans problème, pendant qu’Hubert faisait son CM2 dans une banale école primaire du quartier.

Le lycée s’avéra à la hauteur de mes attentes, un excellent lycée où on fait bosser les jeunes sans prises de têtes inconsidérées. En fin de CM2 d’Hubert je me demandais encore comment La Fontaine virait les maillons faibles en face. Il fut très vite établi qu’à La Fontaine les enfants ont cours tous les samedis de 8h à midi et cela jusqu’en troisième. A Montespan, pas de cours le samedi, de plus à La Fontaine les cours du lundi matin commençaient toujours à 8h. Mauvaise organisation ( ... :) ) rajoutée à une exigence plus grande  des profs cela  élimina d’office au moins un tiers des enfants. Les parents demandant une dispense pour Montespan et  l’obtiennent toujours.

Pour avoir des enfants scolarisés à La Fontaine il faut savoir tirer un trait sur les week end, sacrifier bien des choses aux études des enfants. Si, au fil du temps les jeunes ne bossent pas, la section demandée par les parents ne sera disponible qu’en face. Les listes d’attentes pour ce lycée sont d’une longueur déprimante, bien des parents font des pieds et des mains pour y faire rentrer leurs enfants.

A la sortie des lycées, peu de différences entre les élèves qui ne se  fréquentent absolument pas. A ma connaissance même les clubs de sport sont séparés. Les élèves fontenesque sont un poil plus classiques, les Montespan un chuya plus bohêmes. Les minorités visibles sont invisibles dans un cas comme dans l’autre. Bisounoursville a d’autres lycées loin.

Il y a deux ans Guilaume passait son bac alors que bien des lycéens rêvaient encore de « faire un autre 68, graal jamais atteint ». Le collège Montespan fut orné  de grandes banderoles, des jeunes faisaient de longs conciliabules sur le trottoir avant de monter refaire le monde sur le toit de leur établissement. Au La Fontaine, rien. Rien, les élèves rentraient paisiblement en cours à 8h, les autres au lit ne les en empêchaient pas. Il a du fermer une journée seulement. Des barrages filtrants mis en place par les grévistes échouaient inévitablement.

Ceux de La Fontaine ne se prennent pas la tête avec ceux de Montespan, ces derniers les jugent très puérils politiquement pas murs, un peu demeurés de tant  bosser.

Quelques jeunes franchissaient le rubicond, tracts dans les bras, le gars se pressait, pas facile de courir pour traverser un boulevard avec un baggy aux genoux. La fille habillée d’une salopette confectionnée avec deux grands foulards indien, courait plus librement et était persuadée que son charme rameuterai le lycée d’en face à la manif.
« Hé, tu fais quoi, là ? Tu passes pas ! »
« J’vais voir mon pote, il est interne, on ressort ensemble » Guillaume se saisissait de son téléphone et passait.
Marie Caroline rentrait telle une  furie, en disant, « Je vais juste chez le dentiste ! »
Au regard interloqué, elle expliquait, « J’y vais avec Pétronille, et elle est dedans, tu comprends son père est prof ! »

Oh le handicap ! Pétronille a un père prof, pire prof gréviste à Montespan. Il est obligé de se cacher pour déposer sa fille en catimini au lycée la Fontaine.  Puis lui, file préparer ses prochaines vacances en salle informatique: Orpailleurs dans le Gard, la bouffe et le climat sont meilleurs qu’en Afrique du Sud

Guillaume a eu son bac, tout son lycée a son bac, en face je ne sais pas, je ne sais pas non plus ce que Montespan  fait des jeunes lorsqu’ils les déclassent dans d’autres lycées. Tout cela reste calme bien ordonné. Un ordre établi qui me laisse songeuse, je ne sais pas si les parents ont vraiment conscience de ces arrangements, mais le pragmatisme prime et tout le monde en sort gagnant. Classes plus homogènes, ambiances assorties, pas de violence ni de fortes récriminations.

Bisounoursville est vraiment une ville, à part.

samedi 20 février 2010

I'm calling you

 Bagdad Cafe (Out of Rosenheim) "I'm calling you", interprété  par Jevetta Steele



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Je t'appelle

Une route déserte de Végas à nulle part
Quelques lieux meilleurs que ceux où tu as été
Une machine à caféqui a besoin d'être réparée
Dans un petit café juste au tournant
Je t'appelle
Ne peux tu pas m'entendre ?
Je t'appelle
Un vent chaud et sec souffle à travers moi
Le bébé est en train de pleurer et je ne peux pas dormir
Mais nous deux savons qu'une changement arrive
Arrivant bientôt, douce libération
Je t'appelle
Ne peux tu pas m'entendre ?
Je t'appelle
Je t'appelle
Ne peux tu pas m'entendre ?
Je t'appelle
Une route déserte de Végas à nulle part
Quelques lieux meilleurs que ceux où tu as été
Une machine à café qui a besoin d'être réparée
Dans un petit café juste au tournant
Un vent chaud et sec souffle à travers moi
Le bébé est en train de pleurer et je ne peux pas dormir
Mais nous deux savons qu'une changement arrive
Arrivant bientôt, douce libération

vendredi 19 février 2010

Bisounoursville


J’habite depuis peu une grande ville de province.  Avec deux grands lycées face à face, je voulais raconter ces bahuts mais sans raconter le contexte, c'est-à-dire la ville c’était impossible, aujourd'hui donc, Bisounoursville.
La paix sociale  qui règne  dans cette ville est un rêve pour tous, police, agents municipaux, lycées. Tout fonctionne sans heurts. Depuis environ trente ans les autorités locales ont dessiné leur ville idéale. De grands « pôles » ont été disposés loin en banlieue afin de créer artificiellement des lieux de dynanisme péri-urbain. Complexe sportif avec son stade nautique, palais des congrès, parc des expositions, hôpital 2000, médiathèque géante avec ses espaces de créativité. Tout cela relié au centre de la ville par un tramway, neuf et silencieux. Simplement il n’y a pas eu assez d’argent pour relier  toutes les banlieues, loin de ces pôles et la cité.  Les banlieusards sont de fait  boutés en dehors de la ville, où d’ailleurs ils n’ont rien à faire, sinon éventuellement travailler.


            
                                                  photo prise dans un blog photos

Ces banlieues de ma ville sont de plusieurs sortes, la plupart sont simplement composées de  modestes petits pavillons, parfois quelques quartiers plus huppés se regroupent autour d’un ancien village. Quelques quartiers sensibles sont disséminés un peu plus loin.

Bisounoursville dispose de son vélib, et sur la plus grand place un Carrefour Market ainsi qu’un Picard nous permet de rester entre nous. Galerie Lafayette et Monop ont réussis à survivre et prospèrent de nouveau aux côtés des Fnac, Micromania, Nature et Découverte. Le centre ville dispose de sa palette complète de magasins  ainsi que de cinémas et cafés que les jeunes squattent dans le quartier des antiquaires.

Bisounoursville a des parcs parfaitement peignés deux fois par jour par des agents municipaux en surnombre, le moindre papier sur un trottoir  n’a guère de chance de survivre plus d’une journée à l’efficacité de cette armée de l’ombre.

Des frontières invisibles se sont tissées, par type de loisirs, consommation, lycées, la ville est devenue un ghetto ouvert de riches, expulsant les ménages modestes assommés par les impôts. Bisounoursville  est de gauche, depuis des temps immémoriaux, ainsi que les cantons, la région et j’en oublie surement tout à gauche et depuis longtemps. Les impôts sont aussi de gauche, énormes pour les bourgeois habitant en ville, l’équivalent de quatre mois de loyer (taxes foncières et locatives). Dans la ville habite des vieux, beaucoup, des étudiants énormément et des riches pas mal, qui peuvent payer 30% de taxes en plus de leur crédit logement, pour une  ville où l'immobilier est déjà fort cher, qualité de vie, oblige...

Chaque matin des bus bruyants envahissent Bisounoursville pour y déposer son flots de travailleurs, vivement que les bus soient électriques, la gêne de l’envahissement sera moindre.

Les autorités arrosent trois fois par an, les associations de petits vieux, pot de la rentrée, galette des rois, puis pot de la fin d’année (en Juin) cette année il ont du fêter  mardi gras, en plus. Il y a eu quelques manifestations et réunions pour protester contre les impôts, mais les autorités ont expliqué que c’est la droite au pouvoir qui ne payait plus rien pour la région alors si la droite revenait au pouvoir à Bisounoursville , ils augmenteraient encore plus. En toute vérité de toute façon, il n’y a aucune chance que cela se produise, et même si cela se produisait elle devrait payer les dettes contractées.

C’est la première fois que j’habite une région si à gauche, et c’est la première fois que je constate que la ségrégation par l’argent  se fait par l’impôt. Je n'y resterai pas , ses revues en papier glacés verts décrivent avec justesse qu’avec les meilleures intentions du monde, on arrive au résultat inverse de celui espéré ou avoué?. En attendant j’élève mes gars dans une cité qui ressemble à celles rêvées dans le passé, il n’y a pas d’insécurité, pas de pauvres, et pas de minorité visible autre que les nombreux étudiants étrangers.

jeudi 18 février 2010

Je guéris?

la réponse à ma question est oui. Crise de rire en voyant ce dessin, si je ris, je vis! Merci Falcon.


Petit grain de blé.



Semaine de m, il y a des jours avec et des jours sans, sans tout, cette semaine, j’ai perdu mon chien, me suis disputée avec mon homme et ai choppé une  gastro, doublée d’une bonne pharyngite pour faire bonne mesure. Hyper glamour comme maladie le genre de trucs où l’on a encore espoir dans l’avenir de l’humanité.
Tout va toujours de pair et je ne sais jamais quel est l’élément déclencheur, physique ou moral ?
Me suis réconciliée à peu près avec Lhom   une histoire capitale de cire sur le carrelage de la salle manger, il y a des motivations graves quand même, je voulais cirer et lui estimait cela superflu, mais c’est qui le chef dans la maison ?  Vais à peine mieux, juste l’impression de tanguer avec des vertiges résiduels,  une fatigue énorme, et pas retrouvé le chien.


                                                                           semaine horribilus pour Brian Joubert, aujourd'hui ira t-il mieux?

Quand on ne va pas bien et ce peu importe les raisons de son petit mal être ridicule ou vrai passage à vide. On se fout royalement de ce que pensent les autres de notre vie.  Très difficile à exprimer ce vague sentiment d’écœurement qui me  saisit à la fin de l’hiver, j’avais pourtant dit qu’il me fallait du soleil. Ma belle sœur me somme de comparer ma vie avec celle d’un haïtien.
Mais outre le fait que je ne suis nullement responsable de cette catastrophe, songer à tout cela me déprime encore plus. Je suppose qu’elle voulait que j’applique la théorie du petit grain de blé dans un grenier. Un joli petit grain de blé, tout doré superbe dans un grenier magnifique, il a tout pour être heureux, il le sait et se contemple dans un miroir en étant très satisfait, de lui, de sa vie exemplaire,  ou pas, de tout. Mais lorsque ce petit grain de blé mourra, beau grenier ou pas tout disparaitra.
Une partie de moi se lève, fait le tour de mon autre moi assise sur le siège et m’analyse : « grosse, moche, vieille, bête et laide, cheveux gras, seins qui pendouillent et visage boutonneux ». Depuis que je suis enfant je me suis exercée à pouvoir m’absenter de moi, très utile en classe durant ces heures ou je crus périr, d’ennui.
 Mon autre moi, pouvait simplement aller au fond de la classe se dégourdir les jambes, liberté salvatrice ou se risquer jusqu’à aller dans la cour, humer  les  odeurs du marronnier et de la poussière grillée, joie de sentir l’odeur de la pluie  et même celle du gel sec crissant les narines. J’ai beaucoup voyagé avec les odeurs, simplement. Un " Penelope, vous êtes là ? " m’obligeait à réintégrer la réalité.

La réalité aujourd’hui est que j’aurais  tellement de boulot qu’il va bien falloir que je me bouge, tout a réintégré mon siège et je n’ai aucun bouton sur le visage, tout au plus un petit bleu à l’âme. Besoin de soleil, tout simplement.

Si vous voyez mon chien, ramenez le, pouvez le laver avant, comme il est parti courir la gueuse, il doit être horriblement sale comme d’habitude, s’il revient, à douze ans, il n’est plus tout jeune. Le monde est stone.

mercredi 17 février 2010

Et pourquoi pas?

Aujourd’hui trêve de peinture, enfin petite trêve, je donne des noms à toutes les chambres de la maison. Sauf, MA chambre, qui est la mienne, simplement. Et celle de mes petits "coca cola" en hommage au dieu marketing américain dont on a tapissé les murs avec de superbes pépés.






                                   Un constat, cela fait deux ans, au moins que j’ai essayé d’y coller le forum familial, sans résultat, tout le monde s’en fiche, et même adore porter des valises au second de la grande maison, chambre bleue pour ensuite être expédié dans la petite maison (chambre bleue).

Ayant un esprit d’ordre très développé, j’ai décidé de faire des rimes par couloir. Les trois chambres à gauche au second auront des rimes en U. Foin de la chambre bleue, verte ou rose (de leurs couleurs initiales) On trouvera à présent, la chambre du pendu (celle du moine) la chambre aux soupirs mals entretenus (la bleue) et celle à la cervelle répandue (la rose). Charlotte va adorer ce n’est pas trop gnan gnan, j’ajusterai la déco, si je le sens.

Les deux chambres de la petite maison auront des rimes en A, sympa, comme cela, elles seront plus vite occupées, et moi, plus tranquille. La chambre Corrida, reste corrida (merci les fonds de peinture rouges qui donne un cachet parfait à cette pièce). L’autre chambre sera Lalala, un peu kitch, bleu lilas, je rajouterai de la Provence à en dégouter tout être parfaitement normal. Si certains d’entre vous, avez des sachets de lavande à revendre, j’adore je prends, j’hésite encore cigale, ou pas cigale ?

Le grenier, vous voyez, déjà certains ne suivent pas et disent quel grenier ? Celui de la petite maison se nommera le « Hurlegrand » pourquoi ? Parce que. J’y mettrai un panneau, cela sera plus évident.

En pleine création, je ne doute pas un instant, le second étage à droite ? Des rimes en I, vous dis je. Bon la chambre du bout (quel bout ?) fut un temps chambre blanche, mais je pressens que pour lui donner une identité forte pas de baragouin, "Presse pipi?" en effet souvent elle est choisie, car proche de la salle de douche. Cela manque d’élégance, c’est vrai. La chambre  Harakiri (ya kiri quand même sympa, non?) et celle Riquiqui, elle est petite c'est nickel.

La salle de douche, se nomme la "patinoire" si vous ne savez pourquoi,demandez il vous sera répondu! J'y ai vu des enfants ravissants y patiner dans un grenier qui n'existe pas.


Fin de pétage de câble, lorsque Lhom reviendra je partirai en week end avec lui. Marre de ces vacances pourries. si je ne vis pas maintenant, je vis quand?

mardi 16 février 2010

Esclave es tu là?


Esclave es tu là ?

Cette très belle maxime ornera les portes de la salle à manger (côté salle à manger, justement). Ces portes pas encore repeintes vont me donner du travail, il faut que je trouve une peinture assez flashi pour  qu’elle ressorte sur le bois maronnasse.


Imaginez une double porte, huit ventaux à occuper. Sur un ventail « Esclave » et sur son pendant « es tu là ? » Cette pièce est grande et de toute façon étrange voire bizarre. Cette interrogation lui conviendra  parfaitement, j’hésite encore à laisser juste ces lettres orner la porte ou alors à noyer le message subliminal dans un désordre de lettres où seuls les initiés décrypteront l’appel.

Dans le passé j’avais milité pour enlever le joug de bœufs qui nous sert de suspension, l’assujettissement de cet ornement est une évidence trop déconcertante, très peu de gens le remarquent. Son poids pesant au dessus de la table principale me déplait, aussi j’avais peint à côté de la cheminée  deux vaches et un veau, en fait, une vache, un yack et petit ours brun (le veau) Très dur de peindre des vaches, l’essai était bizarre et est resté des années en place.

 L’inertie de la maison est telle que  quelle que soit ma fantaisie du moment les choses restent là en général fort longtemps. Le côté bucolique de certaines de mes œuvres imprime leur esprit sur mes murs. Charlotte a dit pas gnan gnan, cela ne sera pas gnan gnan, Alice me demande de ne pas casser la maison, elle me prête bien des pouvoirs, je ne puis casser cette maison qui a du voir souffler des tempêtes bien avant que je l’investisse.

Lorsque vous passerez nous voir, je sais que certains d’entre vous chercheront la famille d’escargots que j’ai laissé sous un escalier, dans une autre vie sous le regard amusé du toucan coloré perché tout en haut de la cage.

lundi 15 février 2010

Sans fantaisie.


Sans fantaisie d’ennui je péris.

Jour 1, de vacances, seule à la campagne. Pas drôle, et même franchement déprimant. Afin de tirer profit pleinement de cet intermède forcé, j’ai décidé de customiser ma maison.
Et pourquoi pas ?
Tout d’abord ma chambre, je hais cette cheminée avec son trumeau vaguement menaçant, paysage glauquissime en face de mon lit. A tout seigneur tout honneur j’y ai peint ma devise. : Sans fantaisie d’ennui je péris.



Lhom aimera pas, je sais mais je m’en fiche, chaque jour je mettrai ma touche dans une pièce, il sera obligé d’en tenir compte en revenant.  Peu de risque qu’il l’apprenne avant à moins qu’un de mes lecteurs me cafte, Lhom est privé d’internet une semaine. Il est parti  aider à déménager sa mère très âgée qui vide une grande maison. Je sais déjà  qu’il n’osera me téléphoner qu’en catimini. Je suis donc tranquille pour  œuvrer en paix, je me sens l’âme très artiste, cela tombe bien. Sans fantaisie, d’ennui je péris.

samedi 13 février 2010

Laisse tomber les filles


Laisse tomber les filles (Gainsbourg pour F Gall)

Laisse tomber les filles
Laisse tomber les filles
Un jour c'est toi qu'on laissera
Laisse tomber les filles
Laisse tomber les filles
Un jour c'est toi qui pleureras
Oui j'ai pleuré mais ce jour-là
Non je ne pleurerai pas
Non je ne pleurerai pas
Je dirai c'est bien fait pour toi
Je dirai ça t'apprendra
Je dirai ça t'apprendra
Laisse tomber les filles
Laisse tomber les filles
Ça te jouera un mauvais tour
Laisse tomber les filles
Laisse tomber les filles
Tu le paieras un de ces jours
On ne joue pas impunément
Avec un cœur innocent
Avec un cœur innocent
Tu verras ce que je ressens
Avant qu'il ne soit longtemps
Avant qu'il ne soit longtemps

La chance abandonne
Celui qui ne sait
Que laisser les cœurs blessés
Tu n'auras personne
Pour te consoler
Tu ne l'auras pas volé

Laisse tomber les filles
Laisse tomber les filles
Un jour c'est toi qu'on laissera
Laisse tomber les filles
Laisse tomber les filles
Un jour c'est toi qui pleureras
Non pour te plaindre il n'y aura
Personne d'autre que toi
Personne d'autre que toi
Alors tu te rappelleras
Tout ce que je te dis là
Tout ce que je te dis là


vendredi 12 février 2010

Labels verts


Victoria, petite princesse, est un bébé label vert. Ce n’était pas vraiment prévu, mais c’est comme ça, la maternité a fait de moi une écolo !  Voici donc les secrets du label vert :
-          Allaitement forcément et puis hop, directement au lait entier, avec de la bouillie qui aide à digérer (à choisir selon la composition bien sûr !). Parce que les laits maternisés qui TOUS (bio ou pas, même combat) sont un mélange de lait de vache et d’huiles végétales diverses (souvent palme, une vraie cochonnerie), non merci !  Nous avons grandi au lait entier, pas d’inquiétude ! Il faut juste minimiser l’apport en protéines d’une part (pas de viande tous les jours !), et avoir un régime alimentaire riche en fer et en oméga (3 et 6 il me semble). Pour le fer des purées de lentilles, par exemple, font l’affaire, et pour le reste un peu d’huile d’olive dans les légumes ou féculents.

-          Faites attention à tous les produits que vous utilisez en allaitant : évitez les autobronzants et crèmes amincissantes dont une partie passe dans le sang et donc dans le lait. Choisissez bien la crème à utiliser sur vos seins !

-          Aucun petit pot, yaourt pour gnomes et autre produit pour nains. Bien sûr ils ont une charte qualité très élaborée, mais rien de vaut les purées, compotes et autres petits plats maisons, de préférence bio évidemment, parfois agriculture raisonnée. Pour les yaourts, fromages, biscuits je lis la composition. Mais nos yaourts hard-discount ne contiennent que du lait et du sucre par exemple, ce qui est super. Les biscuits je vérifie toujours qu’ils contiennent en premier lieu de la farine(les composants sont inscrits dans l’ordre des proportions pour ceux qui l’ignorent), qu’il n’y ait pas de graisse trans (je prends des biscuits au beurre sans huile végétale, c’est plus sûr) et puis de toute façon je lui donne très peu de biscuit et préfère le pain. Du bon pain, parce que là encore, les ingrédients varient. Cela dit il m’est impossible de fuir complètement les knackies, pommes dauphines, et nuggets… d’une part ce sont des repas rapides, et d’autre part je n’ai aucun contrôle sur la nounou !


-          Le moins de produits de soin possible.  Certaines vont jusqu’à fabriquer leurs crèmes. J’en suis pas là ! je n’utilise pas de lingettes en revanche, sauf en voyage. Le reste du temps je nettoie le postérieur de Petite Princesse avec du papier toilette si besoin, puis un gant (ou une « mouillette », petit disque ou carré format coton en tissus doublé (ça prend moins de place dans la machine à laver) et de l’eau savonneuse. Et comme ma table à langer n’est pas dans la salle de bain j’ai une astuce pour l’eau savonneuse. Je remplis un flacon à pompe d’eau du bain. Elle est donc légèrement savonneuse et ne nécessite aucun rinçage.  Elle est bien sûr à température ambiante et donc un peu fraîche, mais les laits de toilette aussi !

Je ne mets de la crème que quand s’est indispensable, et laisse les fesses abîmées respirer, en posant mon bébé sur une serviette pliée en 4. C’est évidemment plus simple avec une fille qu’avec un arroseur en puissance. Côté crème là aussi je suis attentive à la composition (comme pour le savon), pas de parabène, parfum, alcool… des produits les plus naturels possibles en fonction du budget et du type de peau. La cosmétique bio est évidemment un must à condition de ne pas prendre n’importe quels produits.  Et l’idéal est de ne pas multiplier les produits. Certaines de mes amies utilisent de l’huile d’olive (première pression à froid) pour les fesses et la peau sèche des bébés. L’huile d’amande douce sent moins la cuisine si vous voulez mon avis. Ca reste cependant difficile de ne pas en mettre partout, à moins d’avoir un bébé super sage qui ne bouge pas.

A la crème solaire préférez un bronzage léger ultra progressif et une mise à l’ombre maximum. L’exposition au soleil remplace avantageusement la vitamine D que les petits ne veulent pas avaler. Et puis question de bon sens, laisser des petits au soleil ou les sortir aux heures les plus chaudes c’est de toute façon pas super pour eux. Fuyez la plage aux heures d’abondance et préférez là le matin avant 10-11h (vous serez les rois du monde, avec la plage pour vous seuls ou à peu près) ou pour des dîner pique-niques.

Les couches lavables sont évidemment préférables aux jetables. Il faut quand même prendre le coup de main, et ça nécessite un peu plus de temps. J’ai 1/2 lessive en plus tous les 3 jours. Inutile de s’équiper à grand prix si vous avez un petit budget. Pas de lessive spéciale, achetez des cristaux de soude et mettez en une cuillère à soupe dans le tambour de la machine. Vous pouvez ainsi laver vos couches avec le linge habituel, et votre lessive habituelle (verte évidemment, sans la surdoser : vérifiez sur le paquet, beaucoup de gens en mettent trop).  Prévoyez une boîte hermétique pour mettre les couches sales, avec si possible un gant sur lequel vous aurez mis quelques gouttes d’huile essentielle (lavande, pin, citron ou tea tree… selon les goûts) pour l’odeur.  Rincer la boîte à l’eau chaude avec un peu de vinaigre blanc pour la nettoyer. Pour le reste tout dépend de la marque de couche que vous adoptez.

Et si vous n’êtes pas prêts pour les couches lavables, sachez que les couches jetables vendues sur les sites écolo, ne le sont pas plus que les autres. Prenez des couches lidle (sous-marque de pampers) si possible, elles contiennent un peu moins de cochonneries que les autres. Changez souvent votre enfant dans la journée pour éviter de retrouver des petites billes d’absorbeur d’humidité (extrêmement toxiques et interdites dans les produits d’hygiène féminine !) sur les fesses de votre bébé, et lavez bien les fesses lorsqu’il y en a. 

Alice




En complément de l’article d’Alice :

J’ai pleinement soutenu Alice dans sa démarche « écolo » pour plusieurs raisons. Mes enfants sont en fait de deux générations différentes. L’aînée a vingt de plus que le dernier. La génération des ainés n’a pas eu la même santé que les derniers. Alice a été la première à être handicapée par ce fléau qu’est l’asthme, pas d’allergies graves chez les ainés (sinon une sensibilité extrême chez Charlotte ainsi qu’une rhino permanente due à des allergies) Les derniers souffrent tous plus ou moins d’asthme et  l’un d’entre eux a développé enfant  différents types d’allergies dont une alimentaire. Mes enfants ont pourtant tous la même hérédité mais notre nourriture a changé ainsi que notre environnement. Un de mes petits fils, a fait une intolérance aux protéines de vache, il a été élevé au soja pendant plus deux ans (pas de petits gâteaux ordinaires, pas de beurre, pas de yaourts,son régime était très contraignant).


Je ne parlerai pas de la nourriture, car je pense que c’est à ce sujet que l’info passe le mieux.


Il y a des poisons partout, on ne peut les  éliminer complètement  mais on peut les diminuer sensiblement.

-Tous les diffuseurs de parfum et autres désodorisants ont des particules poison que l’on respire, les éliminer d’office, ouvrir les fenêtres et utiliser des huiles essentielles.

-Les prises anti-moustiques sont des poisons mortels pour les moustiques, mais pas vraiment les copains de nos poumons (mettre des moustiquaires aux fenêtres est une vieille habitude que l’on devrait reprendre)

-Les produits ménagers, sont à surveiller, ne jamais les utiliser  sans gants, rincer abondamment, en limiter l’usage intempestif. (Vinaigre blanc et alcool à brûler peuvent en remplacer en partie). Aérer

-Lessives, diminuer les doses, ne jamais mettre de produit de rinçage.

-Cosmétiques enfants : éviter tous produits que vous ne rincerez pas cela va du gel pour les cheveux d’enfant aux eaux de toilette. Soyez vigilante en lisant la composition des produits utilisés.

-Cosmétique adulte : idem, réduire, problème si on ne veut pas ressembler à madame Néanderthal, certes, mais les mousses dépilatoires ont la nocivité de leur odeur… Repenser peu à peu chaque geste.  Les décolorations de cheveux, fond de teint, déo sont des cochonneries en limiter le nombre et l’usage raisonnable.


-Médicaments : Choisir attentivement ses toubibs, certains vous transforment en véritable usine chimique au moindre bobo,  j’ai eu la chance d’avoir un excellent homéopathe pour les enfants.

-          A savoir, si vous montez des meubles faites le avant des vacances et aérez au moins trois semaines (Guillaume a eu des crises d’asthme lors de l’installation d’une chambre IKEA, problème de colle dans l’aggloméré). Idem peinture, moquette, plancher flottant....
          
-          -Jardin, utiliser des engrais bio, limiter les traitements d’hiver aux jeunes plantes, et cultivez al bio-diversité, soignez les mésanges l’hiver qui se gaveront de pucerons au printemps.
Je vais mettre en lien quelques blogs, avec des trucs faciles ou pas. Actuellement je n’ai pas modifié du tout au tout notre façon de vivre, mais peu à peu, je change par touche. Bon week end.


blog de Raffa, trucs de grand-mère, maman écolo,Cosméto écolo avec Caly beauty

jeudi 11 février 2010

Parents sans fards.


 Le billet le plus  difficile à écrire surement, car malheureusement parfois être un bon parent induit le fait d’être un mauvais parent d’élève… Nos enfants ne sont pas que des élèves….

En faisant le tour des comportements de certaines de mes amies, je trouve tous les comportements à bannir à l’école, là je sens que je vais garder  mes copines. Et j’éviterai de penser que moi aussi, parfois, euh, souvent, je confirme souvent, je joue perso au lieu du collectif nécessaire pour être un bon parent d’élève.
 Des parents d’élèves abusifs, ceux qui font dans le trop ;  certains prennent rendez vous trois semaines après la rentrée scolaire, avec TOUS les profs de leurs enfants, même sport, même techno afin de leur expliquer combien leur petit est fragile, facilement dissipé mais que l’on a entièrement confiance dans les capacités du prof à gérer ce trésor. Le prof se retrouve avec une patate chaude, la mère est adorable, un peu abusive, mais si gentille, il fera attention de ne pas sacquer l’élève concerné. Je connais une maman qui prend également rendez vous une semaine avant chaque conseil de classe avec le professeur principal pour lui raconter :
-La grippe de Perrine, sa croissance si fatigante, sa perturbation liée au divorce de son parrain adoré, sa grand-mère malade et son chat perdu…. Aucun argument ne sera négligé. Par sympathie ou par crainte de harcèlement en général, ça marche.

Toute la classe doit tourner autour de la santé de Perrine, elle tombe malade, la maman téléphone au prof de math pour lui demander de ne pas commencer un chapitre important, Perrine doit manger bio et sain, cette dame ira jusqu’à demander en réunion de classe, que les goûters soient interdits, surtout les barres chocolatées que Perrine quémande à ses amies. Lorsque cela m’est arrivé, mon sang n’a fait qu’un tour, cette péronnelle n’allait pas tuer mon fils chéri qui serait mort de faim sans son gouter (enfin ses gouters, vous comprenez, sa croissance.. .) Il parait que je ressemble parfois à une tigresse quand je défends mes petits, les gens en général, reculent.
La moindre punition est un drame suscitant rendez vous chez le directeur, la conseillère d’éducation, et le prof concerné qui doit s’excuser d’avoir osé punir Perrine, les punitions collectives ne la concernent nullement puis qu’elle n’est jamais impliquée ni dans  les chahuts, ni même dans les bavardages "Pensez vous, je connais ma fille, elle est très timide et très sage"

Musées, voyages pédagogiques, soutiens scolaires, le surinvestissement des parents  peut être immense et pèse à tout le monde et les résultats ne sont pas obligatoirement au rendez vous.

Mais les profs en seront les coupables, forcément, puisque Perrine avait tout pour réussir, si elle ne réussit pas il est évident que les méthodes pédagogiques du prof ne sont pas à la hauteur, on se demande s’il a vraiment le master nécessaire pour enseigner…. Je connais justement le recteur, je lui en parlerai...

Un  autre style, un vrai mauvais parent d’élève ,  dans la catégorie  de ceux qui font dans le pas-assez, il n’ouvrira pas le cahier de texte de son petit en seconde, ne lui fera pas réciter ses leçons et râlera pour l’aider à apprendre ses verbes irréguliers. De toute manière une méthode simple et efficace pour distinguer un mauvais parent d’élève d’un bon parent d’élève c’est très simple : Le premier râle et conteste, voire se fout complètement de savoir que la classe de leur enfant va visiter l’expo de Chalon sur le développement de l’édition entre 1875 et 1925 en Saône et Loire. Le second est enthousiaste, c'est fabuleux de pouvoir enfin comprendre cet essor fantastique qui changera le cours de l'histoire de la ville, il est volontaire pour accompagner les élèves pour cette sortie pédagogique!

Un très mauvais parent d’élève ira plus loin, il signera le matin avant d’avoir bu un café et retrouver ses lunettes tous les mots d’excuse que son enfant lui présente, sans les lire :« Vite, là c’est bon, maman, je suis en retard ! »

Un très mauvais parent d’élève ne s’étonnera pas de ne recevoir aucun bulletin de notes et sera surpris au coup de téléphone du bureau des élèves lui enjoignant de rencontrer de toute urgence le professeur principal de leur fils (Il est en quelle classe déjà ? Ah en 4 ème 6…)

Au moment de remplir les désidératas pour la classe supérieure, il sera dans l’obligation d’appeler son enfant pour lui aire préciser, " Dis moi, tu fais bien anglais première langue, hum c’est bon, mais tu es dans quelle section ?"

De petits abandons en manques d’implications parfois il oublie de vérifier que Cyprien va bien  en classe un beau matin de mai et le retrouve dans son lit à dix heures du matin. Un petit mot d’excuse sera fait:
 "  Madame, je vous prie de bien vouloir excuser l’absence de Cyprien, ce matin 10 Mai 2010, en effet, il a eu une énorme crise d’asthme cette nuit, probablement due au pollen et ai préféré le garder ce matin afin qu’il puisse se reposer, en vous priant de croire en ma réelle considération.
  Penelope Waterloo"
Inutile de vous dire que jamais on ne visite de château ou expos liés au programme scolaire , que l’on refuse toujours d’acheter le matériel scolaire adéquat,  et l'idée de dépenser un petit euro pour sa scolarité nous fait blêmir de rage…  L’enfant comprend, la scolarité c’est ennuyeux, obligatoire certes mais pas intéressant;  les parents n’ont ni temps, ni argent à lui consacrer. Les résultats scolaires seront là le plus souvent  à la mesure de l’investissement.


En y réfléchissant je ne suis pas une excellente  mère d’élève, je vire parfois à la très mauvaise mère d’élève avec Hubert qui mène sa petite vie tranquille, si j’oublie de le harponner et de le scotcher devant son bureau en le menaçant de regarder son agenda….

Matin d'hiver

mercredi 10 février 2010

Y a t-il un prof dans la salle?

Pour enseigner avec efficacité et brio il faut, bien posséder la matière que l’on dispense  et aimer partager faire découvrir, en un mot enseigner. Fin du billet, comment doit être un enseignant.

 
En fait il faut considérer de façon particulière deux types de compétences qui sont nécessaires.
  Celles évidentes de la matière enseignée, il faut non seulement maitriser les acquis mais aussi raviver sa mémoire,  se tenir au courant de ce qui se passe dans cette matière.  Cela parait banal, mais je vous assure que certains profs ne dépoussièrent jamais leurs cours, et après 40 usages, mots tournures de phrases, exercices…Tout est désuet. Je me demande parfois s‘ils s’écoutent parler, ou s’ils démarrent la mécanique bien rodée de leurs cours puis la laissent défiler  en se réfugiant dans des pensées plus personnelles je suis capable de lire des livres d’enfants, en y mettant le ton, mais lorsque l’enfant m’interrompt, je dois vite regarder où j’en suis car je n’en ai aucune idée
 L’envie d’enseigner, mais celui-ci est intimement lié à l’amour des enfants, il est non seulement nécessaire d’aimer la jeunesse mais aussi indispensable de chercher à la comprendre. Savoir user d’empathie pour saisir l’humeur du jour. Les élèves ne sont pas un bloc-élève, indissoluble, mais un ensemble de jeunes, vivants, ayant des amitiés et des inimitiés, ayant une vie à l’extérieur… Autant un adulte n’aura pas trop de mal de laisser sa peau de femme-mère-ménagère-consommatrice.. à la porte de la classe autant un jeune ne sait pas encore vraiment maitriser la séparation  apprenant-reste de la personne. Aussi que ce soit le match de foot de la veille, la dispute avec des amis à la porte du lycée ou le dernier jeu fifa qui sort demain,  bien des choses viendront parasiter son cerveau. L’enseignant ne peut pas, bien entendu, rentrer dans les200  vies de jeunes qu’il accompagne chaque année mais il doit tenir compte de leur immaturité psychique, ainsi que de leur sensibilité….

Un peu de pédo-psychologie  devrait faire partie des concours des enseignants.  Cela les aiderait vraiment en début de carrière quand ils n’ont aucune expérience d’enseignement. Contrairement à leurs revendications, les enseignants font  partie des éducateurs de l’enfant, qu’ils le veuillent ou non, ils ont la charge d’assumer cette fonction  en l’absence des parents. Les jeunes peuvent avoir des comportements très différents en classe et chez eux. Se tenir à carreau chez eux et être odieux à l’école ainsi que l’inverse aussi.




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                                                                        Séverus Rogue                                                                                                                                                           
 Etre prof cela veut dire être responsable de l’accomplissement du programme scolaire de l’année. Terminer les programmes n’est pas une option mais une obligation (avis aux profs d’hist-géo, de langues…) L’excuse du manque de temps est en général une défausse liée aux nombreux cours non assurés ou une très mauvaise organisation du travail. 
 La feuille de route parait chargée  ais en vérité pas mal de profs sont d’assez bons voire de très bons profs. Et je connais même des  profs extraordinaires que les jeunes ont plaisir à retrouver en cours. Guillaume a eu ainsi un prof de philo qui a été noté par ces élèves vous savez ce site de notes en lignes qui a fait parler vde lui, il y a deux ans. Ce prof a obtenu 19,5/20 de moyenne. Les élèves ont une réelle reconnaissance du travail accompli pour eux, lorsqu’il est cohérent et en adéquation avec l’attente qu’ils en ont. Ça c’est de la phrase pompeuse qui ne veut pas dire grand-chose…..