dimanche 20 octobre 2013

Etes vous raciste?

Suite au Billet de Didier Goux, Madame Taubira le singe et je ne sais quoi  j'ai eu envie d'écrire plus longuement sur le racisme, on sait  Goux,  sale facho, ok mais un homme quand même,  de la même valeur que moi ou que vous, enfin, sincèrement de par sa culture et son talent d'écriture,  bien plus  talentueux que moi, et peut être vous, mais bon^^^^^^





Petit test entre nous êtes vous raciste?

1) Qu'estimez vous plus insultant?

Comparer La Nadine (Morano) de vache à cause de ses yeux proéminents, entre autre?
Surnommer Sarkozy Le NABOLEON?
Déclarer que Christiane Taubira ressemble à un singe?
Ou traiter Hollande de taureau castré?

2)Estimez vous que pour être heureux il vaut mieux vivre

En France
Aux US
Dans son pays s'il n'est pas en guerre
Uniquement, svp, là où ma carte American Express passe partout.

3)Pensez vous que

Il faut être plus gentil avec les noirs et les handicapés car ils en ont besoin?
Tout pauvre, même moche et  con doit être aidé surtout s'il n'est pas français de souche, handicap supplémentaire
Toute personne, de par son travail et sa personnalité peut réussir, où qu'il soit (hors pays en guerre ou scabreux)
Et  pourquoi les noirs en auraient ils plus besoin?


Je pourrais multiplier ce type de questions à l'infini.  Avez vous besoin réellement des réponses?


Question racisme,  je suis aguerrie. Normal,  à trois mois, je fus confiée de temps en temps à des "ordonnances " (des noirs, des vrais!) enfin je n'ai plus le mot, hommes qui m'ont bercé avec tout l'amour de tout homme vis à vis de tout bébé. Plus tard, j'ai vu le mépris avec lequel ils étaient parfois traité et pourtant, bien souvent ils m'ont aidé, séché mes larmes.

A l'école, je fus maltraitée, car seule blanche, bourgeoise dans une classe d'africaines, l'instit était raciste, enfin, anti blanche, pas de bol pour moi.

Heurts et  plus que heurts plus tard, les filles de ma classe me plaignaient, elles n'étaient pas stupides, noires, ne parlant que trois langues alors que je ne parlais que le français, elles savaient que la "bonne âme catho instit" était une couillonne, pire elles voyaient son mépris, j'étais seule blanche, seule à subir toute exigence, les "noires" bidonnaient tant et plus, aussi malignes que moi, mais ostracisées par la connerie "idéologique" de l'instit blanche, mépris terrible.

Je devrais aussi raconter mon adolescence à la Martinique, ou,  bien encore, nettement plus tard Nouméa, où fraichement arrivée,  quatre gendarmes furent découpés en morceaux. J'ai pleuré lorsque les coupables ne furent condamné qu' à des peines symboliques, ces sauvages trop cons, pour se contenir, se rendre compte. La condamnation se voulait  gentille, elle fut méprisante.

Le racisme c'est quoi?

Pas de considérer que les hommes sont différents, ils le sont, par leurs cultures, leurs habitudes....
Pas de considérer que tout homme n'est pas capable,  pire n' a pas envie de vivre comme nous.


Le racisme est de considérer, à l'instar des missionnaires caricaturés d'autrefois que "seul le modèle européen "est bon. Notre façon de vivre n'est pas LE modèle universel, les missionnaires le croyaient autrefois, à présent, l'idéologie ambiante voudrait que tout le monde ait le même niveau de vie, sans  partager la même culture,  portant parfois au pinacle n'importe quoi, des tags aux danses folkloriques approximatives, voire à de la pseudo littérature ou poésie, si écrite par de noires mains. Culture théoriquement admirée  mais de fait profondément méprisée, honnêtement, personne n'est dupe.

Pourquoi ne pas admettre que nous sommes différents, au point de ne pas toujours pouvoir partager, sans problème le même territoire? Pourquoi ne pas admettre que tous les peuples n'ont pas la même culture, ni le même idéal. Que chaque peuple doit tracer son histoire. Toujours différente de la notre, pourquoi resterons nous référence?

Ce billet est trop long, et sans aucun racisme, cet adorable petit singe ressemble plus à Christiane Taubira qu'à Nadine Morano, et perso, je préfèrerais ressembler à ce petit singe plutôt qu'à un veau, mais dire cela est aussi du racisme. Comprenez vous?



10 commentaires:

Michel Desgranges a dit…

Très bien, ce billet.

Mais ceretains ont le droit d'être "plus différents" que les autres êtres humains...

Jacques Étienne a dit…

Je plussoie !

Ladywaterloo a dit…

Merci Jacques Etienne! :)

Ladywaterloo a dit…


Merci! l'instit qui m'a persécuté, pendant une année était une "blanche".

Pire lorsque j'appris à ma rentrée de 8ème (enfin CE2), que, je devais refaire une année avec elle, j'ai fait une vraie grève, faim, école tout. Durant au mois deux jours,.

Mon père plus intrigué qu'ennuyé , m'a finalement questionné, j'ai répondu, peu, comment raconter les ignominies de cette école. mais au minima ce fut assez, je fus basculée, à mon grand soulagement sur l'autre classe (style 4 blanches et 30 noires, mais surtout, une instit, pas raciste!)

Vous pouvez rire, mais je me souviens des regards noirs de cette femme lors des récréations et du nombre de fois où je dus demander un arbitrage, je n'ai jamais su pourquoi elle me haïssait ainsi.

Je crois que je devrais un jour raconter Ma mère e a gardé surement un souvenir cuisant, Penelope est "une faiseuse d'histoire", peut être, pas la vocation d'être une dinde tuer pour la Noël en tout cas.

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corto74 a dit…

On voudrait bien pouvoir répondre à la question mais si je dis que je suis raciste, je vais me faire étriper, et si je dis que je ne le suis pas, je trouverai bien quelqu'un pour me dire que je ne suis pas franc du collier. Dans les 2 cas, c'est de la quasi auto flagellation, non ?

De plus, pour avoir pas mal voyager, je me suis aperçu que la notion de racisme est variable. J'ai rarement vu, par ex, quelqu'un de plus raciste vis à vis du " blanc " qu'un indépendantiste guadeloupéen ou guyanais.

Ladywaterloo a dit…

Le premier vrai racisme qui m'a fait du mal, fut celui de cette institutrice qui me détestait, car j'étais la seule blanche, ultraperformante (enfin pour les trucs d'école, le reste nulle) et que j'avais trois ou quatre ans de moins que les autres.


Toute petite, je fus détestée, non par ce que je faisais ou pensais, mais par ce que j'étais.

Je me souviens qu'au début, dans la classe, je levais la main pour répondre toujours, toujours la première, j'étais petite, cinq ans, et demi, je crois, j'avais deux ans d'avance et personne n'y pouvait rien, je ne savais pas, et mon instit me détestait.

J'ai cessé, assez vite, de lever la main, et de répondre, hélas je fus néanmoins encore plus détestée par cette femme qui croyait je ne sais quoi.

Elle me punissait d'avoir répondu sans lever la main, ou de ne pas avoir répondu. Elle me faisait vivre la terreur d'être laissée la nuit, dans l'école, le car militaire m'attendait toujours, jusqu'au jour où les militaires se sont plaints. Elle a cru que j étais toute petite fille de six ans environ, responsable.

Idiote de prof, cruelle et sadique, qui me laissait seule dans cette classe en me faisant croire que personne ne viendrait me chercher. Jusqu'au jour où un militaire vint jusqu'à la porte, excédé de ces retards, et en parla et en reparla, mon père ne souhaitait pas s'en mêler et de toute façon souvent absent

Cette abominable instit a insisté pour m'avoir en CE2, à la rentrée, j'ai fait alors un vrai refus scolaire, à cette époque c'était rare, ma mère confirma alors son id que j'étais une emmerdeuse, mon père se renseigna, et je suis allée dans une autre classe, où, je ne subissais cette femme que lors de certaines surveillances de récréation. Elle était persuadée que j'étais mauvaise, Dieu merci, ma seconde instit qui m'avait déjà souvent consolée savait qu'il n' en était rien.

Le racisme je sais ce que c'est, la maltraitance à l'école aussi.

Je détestais bien plus cette instit à la con que mes copines noires qui compatissaient même si elles ne me défendaient, elles étaient souvent éberluées par cette conne de "anti raciste" qui m'a fait tant souffrir, témoins sans intervenir.

Honnêtement, je souhaite rarement du malheur aux gens, mais si il y a une seule personne qui a dû souffrir ensuite, j'espère que ce fut cette femme. J'étais toute petite, elle fit pour moi de l'école un enfer, j'espère qu'aucune autre enfant a souffert à cause de cette mauvaise femme.

Alors pour répondre à la question, c'est simple, la couleur de la peau intervient elle beaucoup dans votre jugement? Si oui, pourquoi? id préconçues, mauvaises expériences... Moi, le premier truc raciste que j'ai violemment subi durant un an, fut le méfait une femme BLANCHE... Alors le racisme....

francoise a dit…

je pense ne pas être raciste, ma mère l'était tant, contre tout, elle a essayé de m'élever ainsi, ça n'a pas pris...
enfin je crois, mais il a fallu que j'extirpe tous ses mauvais sentiments qu'elle distribuait généréreusement

elle n'aimait pas les pauvres non plus, ni les familles nombreuses,
alors, je reviens de loin
je ne vois pas pourquoi on traite Mes Taubira et Morano ainsi
combattre les idées, mais pas les gens ?
je suis déjà tellement discriminée, que je ne le fais pas autres...

Martine a dit…

Ma mère était aussi très raciste. Elle détestait les arabes: un jour un arabe m'a renversé avec son vélo car j'avais traversé sans regarder et la bouteille de lait (à l'époque en verre) m'avait coupé la main. Il m'a gentiment ramené à la maison: ma mère m'a fait rentrer rapidement et lui a claqué la porte au nez... Ce jour là, j'ai découvert le racisme: ce monsieur était si gentil! Fréquemment elle disait: "Lave ce fruit les arabes y ont peut-être touchés" Voilà, c'était la génération de la guerre 39/45.
Mais tout comme Françoise, ça n'a pas pris et je ne pense pas être raciste dans l'âme.

Anonyme a dit…

Tres bonne analyse!
Rien à ajouter.
Marie

margo a dit…

Je suis blanche et maman adoptive de quatre enfants noirs originaires d'Ethiopie, qui sont de jeunes adultes maintenant.
Je vis en banlieue parisienne, dans une commune où certains quartiers sont multicolores, d'autres, très bourgeois, sont majoritairement blancs.
Je ne pense pas être raciste bien que je ne supporte plus l'islamisation de ma ville. Je ne peux plus aller sur son marché, pourtant fort intéressant économiquement parlant, car il y a partout des quêteurs barbus à djellabas pour la construction d'une énième mosquée dans le secteur. Cela m'indispose vraiment.
Cette situation ne fait que s'aggraver et est "encouragée" on dirait par la Mairie (socialiste).
Mes enfants n'ont par forcément le même point de vue que le mien mais ils ont eu à souffrir (au moins pour les deux aînés) du racisme de notre police nationale. Extraction manu militari de la voiture pour mon fils sans aucune raison, passage de menottes, tutoiement de rigueur, contrôle "au faciès" pour ma fille dans le métro notamment, généralement par des policières, pour elle et pas pour ses copines blanches. Un jour même une policière dans le métro lui a retourné son sac sur le quai, porte-monnaie et tampax tout sur le sol.
Etrangement un groupe s'est formé autour de "l'attraction", uniquement des noirs qui s'ont venus au secours de ma demoiselle, ébahie. C'était vraiment consternant de la part de cette policière qui n'avait rien à reprocher à ma fille, salariée lambda et tout à fait "insérée", juste le fait d'être noire et possiblement sans papier voire "racaille".
Je trouve aussi pitoyable le fait de vouloir à tout prix "favoriser" les personnes issues de l'immigration au motif qu'elles seraient forcément infériorisées.
Ca aussi c'est du racisme finalement.