mardi 21 janvier 2014

Ne pas aller au lycée si vous avez fumé un joint!

L'enfer est pavé de bonnes intentions (bis répétita)

Eric Ciotti, député UMP, veut mettre en place des contrôles de consommation de cannabis au lycée. Top Actu Santé

Ouahhhhh, comment un homme né en 1965  peut il envisager un seul instant ce genre de mesure? Quand  a t-il  fumé quand son premier joint?  Jamais, bien entendu, mais quand lui a t-on proposé de tirer sur un joint qui passait de copains en copains? Jamais. Ok ce gars n'a pas de copain, ou alors que des copains qui ne savaient même pas ce qu'était le cannabis et surtout n'en consommaient jamais.

Sa bio m'apprend qu'il est marié et a deux enfants, deux filles: Bénédicte et Jeanne Marie.

Deux filles c'est plus facile, à priori, encore que, les demoiselles cachent bien des choses avec bien plus d'habilité à leur entourage. J'ai connu des jeunes, de familles solides fumant régulièrement du cannabis, j'ai connu des jeunes qui buvaient de la vodka avant d'aller en cours, j'ai connu tant de choses...

 En passant devant les portes d'un grand  lycée quelques minutes après huit heures, respirez, cela sent bon remplissez vos poumons, très souvent cette délicieuse odeur est, du cannabis.

Je ne pourrais pas demander la légalisation du cannabis, encore que, j'imagine que cela ferait diminuer le trafic et faciliterait la surveillance de consommation. Mais je suis résolument contre un dépistage des lycéens.

J'ai l'air d'une petite dame très tranquille, mais je fus jeune, et me souviens très bien de ma jeunesse, de mes copains, de nos soirées, de nos erreurs, de nos bêtises parfois. Lorsqu'on regarde derrière soi et que l'on voit ces soirées où tout le monde enfin presque fumait, où tout le monde, enfin presque avait une vie sentimentale, on dirait comment sur Facebook? Compliquée? Où tout le monde, enfin beaucoup, séchait les cours du lundi et du vendredi....  Et jeunesse se passa.

Je fus une des rares à rester avec mon homme, car c'était mon homme et il m'a d'ailleurs retenu à la frontière de bien des conneries, pas toutes, mais beaucoup. L'immense majorité d'entre nous, sommes à présent, on dit comment "en couple"? Pire mariés, la trahison. Ils ont eu, horreur, des enfants. Et sont devenus à présent, parfois, des gorgones pour leurs enfants, ils ont pris tant de risques qu'ils interdisent les menthes à l'eau à leurs gosses, la menthe, c'est un excitant....




                     
                                                 Cannabis infos

Certains parents pistent leurs enfants, avec leur téléphone portable ou ordinateur, n'hésitant pas à mettre des mouchards voire tout simplement à consulter les historiques à la moindre peccadille. Soufflons, respirons, j'ai failli faire tant de bêtises, j'ai pu faire ce que je voulais et aurais pu en faire bien plus,  seule la confiance de mon homme m'a fait tenir debout, la méfiance de mes parents m'aurait poussé à aller bien plus loin, voire, vraiment trop loin.

S'il y avait eu, lorsque j'étais jeune des contrôles de quoi que ce soit à l'entrée de mon lycée ou de ma fac, j'aurais boycotté, je n'y serais pas allée, par solidarité. J'imagine que les jeunes ayant trop peur n'iront plus au lycée, cela accélérera leur déscolarisation pire leur désociabilisation.

Qu'Eric Ciotta ait peur pour ses filles et leurs amis est normal, la flicalisation dessert ses intentions. Seule la lutte contre les réseaux de dealers peut limiter la casse.

L'enfer est pavé de bonnes intentions.

4 commentaires:

Io Froufrou a dit…

Bravo! Non seulement ils vont être poussés à boycotter ou à faire plus de conneries encore par provocation, mais si on va par là, on ne finira jamais de surveiller tout et n'importe quoi, au risque de tomber dans une spirale aussi nauséabonde qu'inquiétante.
Cette foutue manie de tout vouloir contrôler et mettre sous cellophane doit absolument être contrée. Pour notre bien, qu'ils disent...mouai. Pas sûr.

francoise a dit…

de toute façon, ce n'est encore qu'une façon de nous détourner de la réalité
je n'ai jamais fumé de joint, je suis contre un dépistage qui ne peut pas être instauré
où sont les dépisteurs potentiels moins de personnel
fument ils aussi
je fréquente assidûment la fac, j'y vais aujourd'hui, certains jeunes fument dans l'escalier extérieurs,
je ne connais même pas l'odeur
mon fil aîné fumait,...
je pense que des idées de dépistage, sont des grosses erreurs
et l'entendre dire que les parents seront prévenus hier par le médecin scolaire
mais où sont les médecins scolaires, où est le secret médical
et les lycéens majeurs etc etc
Et quid des pauvres bougres
quid des fils de famille ?
J'en ai marre
Lady TU ES GENIALE
BON JE REPETE, je ne pense pas comme toi, mais ton courage et ton analyse m'épate

francoise a dit…

si je pense comme toi,
CONTRE LE DEPISTAGE
qui matériellement ne peut exister

que l'on mette deux instit par classe en primaire...
j'ai plein de mesure pour aider les jeunes

Ladywaterloo a dit…

A une époque devant le lycée BP il y avait des fumeurs au moins au printemps avant 8 heures. Regardes ce que fument les jeunes, si ce sont des cigarettes roulées à ma main, il y a doute, mais attention toutes les cigarettes roulées main ne contiennent pas toutes du cannabis.

Si on arrive à parler avec ses jeunes de cela, on peut savoir où ils en sont, s'ils en ont consommés une fois ou deux par curiosité, ou s'ils ne consomment régulièrement. Il arrive mais c'est rare, enfin je crois, qu'ils y aient jamais touché à 20 ans.

Je n'ai, non plus jamais essayé, mais j'étais parfois la seule dans une soirée.