lundi 1 février 2016

L'amour à la vie à la mort.

Hollande a ainsi gracié, partiellement la mère douleur, Jacqueline Sauvage, et pour une fois, je trouve que notre bon roi, Hollande, n'a pas tort, ni vraiment raison, mais il a bien fait. l'emballement médiatique était tel que l'on se serait senti monstrueux de ne pas faire un geste, le fait que deux jurys indépendants aient condamné cette femme à 10 ans de prison cependant me posait question.





De braves gens, comme vous et moi, auraient ils condamné ainsi une pauvre femme victime depuis 47 ans?  Ou alors l'histoire était elle plus nuancée, non un bourreau et une victime, mais deux bourreaux, deux victimes. Je reste intiment persuadée que cette femme est aussi actrice dans cette tragédie que simple victime. En mémoire "J'avais cet homme dans la peau" en guise d'excuse et lui aurait il hurlé "Cette femme me tenait, je l'avais dans la peau?" Allez savoir. L'Express

Certes, les 3 filles vivantes soutiennent leur mère, mais n'étaient elles pas victimes du syndrôme de Stockholm, le mauvais étant leur père, le bon geolier, leur mère, je ne serais pas surprise que d'autres évenements suite à cette grâce, bousculent cette famille, le saura t-on? Probablement pas.

J'ai lu des choses et d'autres, le secret de l'instruction se refermera sur cette affaire, Jacqueline Sauvage s'est fait justice, ayant acheté des balles quelques jours avant d'abattre son mari, et hélas, la grâce présidentielle laissera l'impression que si on est victime on peut devenir bourreau, sans être poursuivie.

Les émotions ayant remplacées la réflexion, la Justice perd bien du terrain. Depuis le  début de cette agitation médiatique, j'ai entrevu une femme de tête, froide et déterminée, luttant contre son homme violent et primaire, les coups pleuvaient, la mère restait, le garage tournait, les affaires allaient. jacquelien Sauvage faisait partie d'un club de chasse dont elle aurait été exclue en même temps que son mari et leur fils, uniquement à cause de la violence du mari? Allons donc, à qui ferait on croire cela, une pauvre femme battue, faisant partie d'un club de chasse, dont elle est exclue à cause de son mari? Vous y croyez? Moi, pas.

Dans le document ci dessous, on apprend que Christophe Marot se serait suicidé non à cause  de son père mais aussi à cause de l'emprise de sa mère. L'amour à la vie à la mort.






Le traitement de «l'affaire Sauvage», illustre jusqu'à la caricature ce qu'est devenu le débat public. Approximations, ignorance, inculture juridique, androphobie, hystérie, se marient pour imposer UNE vérité et la mettre au service d'UNE cause.
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L'histoire que l'on nous raconte est effectivement épouvantable. Jacqueline Sauvage, femme sous emprise d'un mari violent, violeur et incestueux, venant d'apprendre le suicide de son fils et après une ultime raclée, se serait rebiffée pour tuer le monstre. Qui ne serait pas ému par ce récit et choqué par la lourdeur de la peine? Et l'on comprend les réactions de ceux qui y voient l'expression de la violence masculine et l'emprise qu'elle fait peser sur les femmes. Avec le viol et l'inceste, devenus aujourd'hui les crimes suprêmes. Tuer le monstre ne serait ainsi que légitime défense.
Le juriste praticien est pourtant immédiatement interpellé par une donnée incontournable: après une instruction criminelle approfondie dont personne n'a contesté la régularité, deux cours d'assises successives n'ont pas retenu ce récit. Elles ont considéré que la légitime défense n'était pas établie, et que la responsabilité de Jacqueline Sauvage était entière dans le meurtre injustifiable de son mari. Sauf à considérer que les 21 citoyens et 6 magistrats constituant les deux jurys ayant statué étaient tous les tenants d'un patriarcat violent, cela constitue un sérieux problème.
(...)
Jacqueline Sauvage est restée mariée 47 ans avec un homme dont elle a eu 4 enfants. Les violences qu'elle aurait subies durant toute cette fort longue période ne sont attestées que par un seul certificat médical récent. Même si des témoignages de voisins et de relations parlent d'un homme manifestement colérique. À cette inertie quasi cinquantenaire, les militants répondent: «emprise». Notion commode et utilisée à tout propos, qui devrait pourtant recouvrir des situations très différentes. Non, les femmes ne sont pas systématiquement victimes de tout et responsables de rien. Et la violence des femmes n'est pas toujours tentative d'échapper à une emprise.

En ce qui concerne le passage à l'acte, il faut rappeler que Jacqueline Sauvage a abattu son mari avec son propre fusil alors qu'il était immobile sur sa terrasse, de trois balles dans le dos. Et qu'elle pratiquait la chasse en tireuse expérimentée. À cela, les militants répondent: «souvenirs post-traumatiques». Si l'on comprend bien, à la suite d'une nouvelle altercation Jacqueline Sauvage aurait brutalement été confrontée aux souvenirs de 47 ans de martyr jusqu'alors refoulés.

Concernant les accusations d'inceste, celles-ci n'ont été formulées que plus de trente ans après les faits allégués, et dans le cadre d'un soutien total des filles à leur mère (aliénation parentale?). Des mensonges ou une construction sur ce genre de faits est-elle possible? C'est toute mon expérience professionnelle qui me le démontre. Oui, on peut mentir sur ces choses-là. Les affaires Séché, Iacono et tant d'autres (ma liste est longue hélas) l'ont démontré.

Le phénomène des souvenirs induits ou mémoire retrouvée commence à être connue de la justice pénale et certains ne se laissent plus leurrer La théorie de la mémoire retrouvée fait partie des fables que l'on retrouve souvent dans les affaires d'allégations d'abus sexuels. C'est alors que l'on entend trop souvent que la preuve de l'abus résidait justement dans le fait de ne pas s'en souvenir. Ah bon? Et qu'un «flash» miraculeux aurait révélé les causes d'un mal être et permis de «commencer à se reconstruire». Quand ce flash est favorisé, parfois même imposé par des thérapeutes auto-proclamés, il y a vraiment de quoi s'inquiéter.
(..).
En dehors de cas cliniques précis, il est difficile d'envisager qu'une femme ait pu oublier pendant 47 ans ce qu'elle aurait supporté.
Il en va de même pour les accusations d'inceste. Oui des enfants peuvent mentir, parfois même très sincèrement tant ils sont convaincus par leur théorie. Les mensonges, les inventions, les manipulations et autres fantasmes existent bel et bien. Que dire quand il s'agit de révélations tardives d'adultes revisitant leur passé pour racheter la faute de leur mère?

Concernant le contexte familial des Sauvage il est intéressant de rappeler que les quatre enfants du couple avaient fait leur vie depuis longtemps, l'aînée ayant déjà 50 ans… Que la présentation d'une fratrie dévastée par le caractère monstrueux du père ne résiste pas à l'examen du dossier.
Autre détail déplaisant, l'épisode du suicide du fils la veille du meurtre est souvent présenté comme étant aussi à l'origine du déclic. Problème: Jacqueline Sauvage ne le savait pas quand elle a abattu son mari. Les débats ont plutôt fait apparaître un fils trouvant dans la mort le moyen d'échapper à l'emprise de la mère.
(..)
Or, lorsqu'on essaye d'enrôler le juge, cela ne peut se faire qu'au détriment à la fois de la vérité, et du respect des libertés publiques. Le juge n'est pas là pour faire triompher une cause, aussi honorable soit-elle. Il est là pour juger des faits de transgression de l'ordre public. Et dans une démocratie, c'est lui qui est légitime à le faire.


2 commentaires:

Martine a dit…

Il est très facile de mobiliser la crédulité des gens et les nombreuses signatures ne valent rien face à deux procès en bonne et dûe forme.
C'est une histoire sordide où, en effet, tout le monde a un peu tort et pas entièrement raison.
Je trouve qu'Hollande a assez bien agi en ne donnant pas la grâce totale.
On n'en saura jamais plus de cette affaire et il ne vaut mieux pas d'ailleurs.

Ladywaterloo a dit…

Hollande a pris une demi-mesure, à mon avis plutôt bienvenue., J Sauvage ne présente pas de danger pour la société J Sauvage n'est pas la victime qu'on encense, j'espère que sa famille se remettra, dans la discrétion.
Mais je reste plus que surprise du battage médiatique qui a entouré ce cas. Jacqueline Sauvage n'est pas une femme battue mais pas que, elle avait, un jour, poursuivi en voiture la maitresse de son mari qui a dû trouver refuge dans la gendarmerie, on est loin de la pauvre femme battue sans défense, je suis certaine que les deux s' agressaient et se défendaient et les enfants étaient au milieu. Pourquoi a t-elle tué son mari, après tant d'années? Mystère.

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/jacqueline-sauvage-une-affaire-exploitee-par-tous-denonce-eric-zemmour-7781660221