vendredi 5 février 2016

Des crimes aux paradis

Les femmes battues des dizaines d'années et qui se révoltent et tuent leur tortionnaire  de mari, non en légitime défense vont être exonérées de prison? Et pourquoi donc elle n'ont pas un cerveau? Ni de jambes?

Après des années de violences conjugales, Bernadette Dimet avait tué son mari, Bernard Bert, 62 ans, le 2 janvier 2012 dans une clairière de Parmilieu (Isère). Elle avait tiré deux cartouches avec un fusil de chasse, dont l'une l'avait touché mortellement. Mariée à 16 ans, mère de deux fils, elle a raconté, la gorge nouée, comment son mari la considérait comme "une bonne à rien, une merde", la tirait par les cheveux pour lui imposer des rapports sexuels, la menaçait avec un fusil et avait essayé de l'écraser alors qu'elle se rendait à son travail en scooter. Décrit comme irascible, Bernard Bert avait violé une soeur de sa compagne et tenté d'en violer une autre, alors qu'elle n'avait que 15 ans. De ce viol est né un enfant, lourd secret de famille qui a "bousillé notre vie", avait lâché un fils de l'accusé jeudi à la barre.

Le Point

 Elles savent conduire, mener une entreprise et  toussa mais devant leur dieu de mari muni d'un pénis elles restent coîtes, chez elles, des dizaines d'années?



Allons réveillez vous, les mecs frappent et les nanas, font la gueule, démolissent leurs gars à force de petites phrases (désolée, pour la nouvelle ortografe, donc, frases) et mènent une guerre sournoise mais autant destructrice, manipulent familles et amis, relations et entourages et se font plaindre plus que de raison, alors que leurs hommes se tairont.

De tout temps les violences ont fait partie des ménages, hélas, mais personne ne me fera croire qu'une nana, normale,  de nos jours, peut rester des dizaines d'années dans son ménage sans se défendre, les femmes se défendent autrement que par la force physique, mais je sais qu'il y a autant de bonhommes maltraités, que de nanas battues, c'est normal, enfin chez nous dans nos sociétés, occidentales.

Les violences ne sont pas que physiques, mais aussi redoutablement psychologiques et les armes s'affutent souvent dans les deux camps.



Des femmes battues, j'en ai connues des fortes et admirables, des intelligentes et affligées et résignées, des peureuses aussi, mais aucune qui n'auraient pu se sauver, certaines l'ont fait,  mais souvent très tard, elles paient alors un prix fort, fric, gosses, menaces. Certaines se tirent dès la moindre de violence, et elles ont raison, on sait souvent comment cela démarre, jamais si cela va s'arreter.

Les gars fuient plus vite, souvent des relations perverses, mais parfois s'enferrent et vivent alors un enfer

Aujourd'hui, j'aimerais juste affirmer à toutes nos filles, qu'aucun amour, aucun enfant, rien ne peut justifier le moindre doute, si leur amour est pervers, elles doivent partir, aucun gars
n'a de pouvoir par son pénis, aucun gars ne peut faire régner la terreur chez lui.


Mais pour cela, il faudrait, aussi, que les nanas, n'attendent pas tout des mecs: situation, protection, logement, et toussa. La pression sur les ménages  me parait aussi forte aujourd'hui qu'hier, alors que les femmes et les hommes devraient être plus à égalité.

Les femmes sont égales des hommes cela leur donne autant de pouvoirs, de droits, que de devoirs, de responsabilités. Et souvent les femmes semblent vouloir se montrer, infantiles, irresponsables, on ne peut jouer sur tous les tableaux, la société ne doit alors leur montrer pas plus de pitié que cela, de nos jours, sauf exception, on peut vivre autrement, et sinon, s'en prendre qu'à soi même.





Mais là, je ne suis pas très Jacqueline Sauvage ni très Bernadette Dimet, Le Point , désolée, ces manipulations pour nous donner le droit d'executer nos mecs chiants d'un coup de fusil dans le dos, ne me paraissent pas être un grand  pas pour l'humanité. ni même un petit pas, et cela sera sans moi.

Pour être honnête j'estime la défense et l'attitude de Bernadette Dimet, très digne.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Je peux comprendre qu'on puisse avoir envie de tuer celui qui vous frappe, vous terrorise, celui qui a violé votre/vos enfant(s).
Je ne peux pas comprendre comment on peut l'accepter 47 ans durant.
Ces 2 options me semblent incompatibles, soit on tue pour se préserver avec ses enfants, soit, après 47 ans, ça ne sert plus à rien.
Les 10 ans étaient tout de même un peu sévères, surtout au regard des peines infligées aux criminels "classiques" CCLM

Roland a dit…

L'inertie de ces femmes durant des décennies reste pour moi également un mystère.

Martine a dit…

Comme toujours, on ne sait pas le fond du problème de cette affaire Sauvage. J'ai eu ouïe dire que la femme n'était pas blanche comme une colombe et quand même condamnée par deux fois en cour d'assise.
Donc impossible de se faire une opinion.