mercredi 6 janvier 2010

Les aimer, sans les comprendre


On peut aimer et ne rien comprendre, le temps ne change rien.

Consommez, je vous dis!


A l’heure des folles soldes, me vient un profond dégoût. La  valeur de l’homme occidental moderne se réduit toujours à celle de  sa carte de crédit. Le monde dont tant de gens rêvait, l’an dernier, pendant la crise financière s’éloigne. Consommez, je vous dis !



ne réfléchissez pas, consommez.... Désolée si vous la trouvez trash, elle l'est...



Je ne ferai pas un billet long aujourd’hui je dois chercher deux ou trois trucs pour habiller mes enfants, Hubert réclame des pyjamas, et les pantalons des siens lui arrivant à peine au-dessus de la cheville, bas déchiquetés pour certains d’entre eux,  tee-shirts faisant un vrai faire valoir pour ses pectoraux, il me semble qu’il a besoin que je lui achète quelques vêtements de  la taille supérieure.

Valentin ne réclame rien, mais la plus-part de ses jeans sont troués, repoussant l’inévitable je lui disais : pendant les soldes. Les soldes, on y est.

Guillaume est plutôt dingue de shopping,  enfin il aime être bien habillé donc  il a fait « l’ouverture » des centres commerciaux, pour les levi’s c’est du loupé, mieux vaut acheter sur internet, sa recherche de sa 48ème et 49ème chemise sera plus aisée . L'argument est  sensé, il est important pour lui de  pouvoir tenir longtemps sans avoir à faire de lessive.  Cependant il  collectionne  les chemises avec passion et je suppose que  son amour irraisonné des chemises vient  des brimades que je lui ai infligé enfant, pas de chemises sauf pour aller voir ses grand-mères et c’est tout.
Repassage de temps passé  n’est point mon adage. Tee-shirts et polos sont tout aussi beaux. Depuis il les collectionne et se débrouille avec le repassage.

Envie de me flageller, je ne veux pas consommer et j’y suis obligée….. 



                                            vrai pub carrouf, vous préférez?




mardi 5 janvier 2010

Gouverner c'est prévoir


"On mesure l'intelligence d'un individu à la quantité d'incertitudes qu'il est capable de supporter."  

                    Emmanuel Kant

Mesure t-on l’intelligence d’une société à la même aulne ? Cette citation et cette question furent le point de départ d’un billet d’un chroniqueur de France Inter.  Roselyne Bachelot   peut-elle  justifier  les achats"en trop"  de dizaines de millions de vaccins par le principe de précaution, politique sanitaire appliqué en  France de puis les multiples scandales.

Les français auraient ils accepté que leurs enfants meurent par milliers faute de vaccin ?  Très sincèrement , j’en doute fort, je vaccine mes enfants contre un tas de maladies qui n’existent plus en France ou qui sont rarissimes, j’aurais été révoltée de savoir que le gouvernement ne suive pas les recommandations de l’OMS, ainsi que beaucoup d’autre pays de l’Europe du Nord (Pays Bas, Suisse, Grande Bretagne..).

Cette magicienne a réussi à résilier d’ailleurs massivement les contrats. Les laboratoires ont bien été obligés d’accepter car mis en concurrence pour un tas de spécialités, ils ne pouvaient pas perdre  le marché exceptionnel qu'est la France  (France consommatrice n°1 de médicaments/habitant…).

Il est exaspérant que les « politiques » de gauche qui auraient sonner l’hallali si la France avait eu à faire face à des milliers d’enfants morts faute de vaccins, à juste titre à ce moment-là, exploitent sans vergogne ce qu’ils présentent comme un défaut de gestion. Certains hommes de droite en profitent également pour se pousser du coude Néron et sa fière chevelure blanche en tête.

« Gouverner c’est prévoir » (Emile de Girardin)

C’est très tendance d’assener plein de citations en ce moment, le must, Camus, mais il faut pouvoir le placer, très tendance et hyper facile, merci gogol !

Prévoir, l’hiver le froid, malgré le réchauffement climatique, l’été la chaleur (la canicule au-dessus de 30°, dramaturgie nécessaire pour capter notre attention.)c'est facile, mais sinon, prévoir c’est quoi?

Le Webbot  du 29 décembre 2009 est assez imprécis, j'adore les scénarii catastastrophes, frissons garantis, en se baladant sur internet c'est la démesure dans les sites de prophéties, démesures qui rentrent dans la potion webbot.... Aussi, je supplie publiquement mon mari  à genoux, pas deux carrés (de potager, surélevés, gagnés lors d’un pari, LHom ne parie plus depuis, ça le fait pas rigoler, je gagne très souvent) quatre !  doublons la mise comme pour les vaccins c’est plus sûr !

En fait, étant donné que le prix du pétrole va continuer inexorablement à monter, le prix des fruits et légumes sera fort élevé pour des produits tout aussi quelconques, Oh Chéri,  dis moi oui...

lundi 4 janvier 2010

Cadeau de rentrée


Quand la ville ne veut pas oublier les vacances, elle vous fait un cadeau, une surprise pour mes deux collégiens. Rentrer est difficile, métro-boulot-dodo, ou l’équivalent attend ces ados qui en plein hiver s’arrachent si difficilement de leurs couettes.

 Dès hier soir, Valentin et Hubert,  assis sur un plan de travail de la cuisine, sous la fenêtre, admiraient la neige qui donnait un air de fête à tout ; lumières scintillantes sous les lampadaires, voitures avançant tout doucement dans la rue, de rares piétons cherchant ou mettre les pieds pour avancer, quelques centimètres de neige et tout est différent, féérique.
Le téléphone de Valentin  signalait SMS sur SMS, un  copain ayant vraiment oublié de faire la synthèse  à rendre ce matin. Le monde est dur, pour nos jeunes aussi.


                                                                 ce matin..... vue de la cuisine


 Ce matin, la neige recouvrait tout, le silence de la ville est inhabituel, un lundi entre parenthèse nous attend, caisson de décompression pour atterrir sans trop de mal dans le quotidien.

  J’avais mis mon réveil à sonner malgré l’assurance de Valentin de régler le sien, mais ses accessoires ne sont pas du lundi matin… Et je suis allée frapper à sa porte, pour éviter la panne de réveil qui nous menace chaque semaine.

Valentin plongé dans ses cours au-dessus de son bol de café tentait de rattraper un peu le temps  perdu des vacances, il est vaguement inquiet, il n’a surement pas accompli tout le travail attendu, mais c’était Noël pour tous. Je ne lui en veux pas, j’ai toujours trouvé exaspérant qu’ils n’aient de septembre à fin juin aucunes vraies vacances. A la Toussaint, les enfants ont refusé de partir ailleurs qu’à la campagne, inquiets de savoir ne pas être aussi disponible sinon pour  écluser leurs agendas.
Un peu plus tard je me suis risquée à ouvrir la porte de chambre d’Hubert, puis suis partie à l’autre bout de la maison, Hubert a horreur de rencontrer quiconque , avant un certain temps après son lever.

Ni l’un ni l’autre ne sont partis en avance, pour jouer avec les copains, à ces petits détails là, on constate l’enfance qui s’éloigne, ils sont partis sans bonnets, ni gants, le ridicule chez les ados tue ; Je suis certaine cependant qu’ils reviendront les mains rougies car il serait très surprenant qu’une vaste bataille  de boules de neige ne s’improvise pas dans la cour de leur lycée. Une manière ludique de reprendre ses marques que tous, professeurs et surveillants regarderaient d’un œil bienveillant.

dimanche 3 janvier 2010

Plier Noël


Sitôt la maison vide, Lhom et moi, savourons la joie d’être chez nous, on adore notre maison et en profitons vraiment finalement assez peu. Lhom ferme volets,  rideaux, radiateurs des chambres inoccupées, remet des draps aux lits non refaits.

Défaut de mon organisation, normalement il y a des draps de rechange dans chaque chambre, en fait, pas tout à fait. Car Lhom a interdiction de disposer dans les chambres les draps de rechange, il confond les draps en 120x185 avec ceux en 140x190, ceux qui sont en 140x190 avec celui en 140x200 et au final les lits en 160x200 se retrouvent avec de touts petits draps….

« Chérie il y a un problème… »

Alice et moi,un été, avions marqué tous les draps sur le bord de leurs mesures,  et je marque toujours au fur et à mesure de mes achats les nouveaux venus. Lhom le découvre avec une surprise sincère chaque fois que je lui montre et oublie aussitôt. De toute façon il ne connait pas non plus la taille des lits. Hier il a ainsi formellement soutenu que le lit de la chambre blanche du bout était en 160, erreur due au fait qu'il est neuf,certes, mais la chambre étant petite nous avons conservé la place d'un lit d'enfant et de deux tables de nuit, je me souviens de ces détails, lui, jamais. Différence de câblage à la fabrication de nos cerveaux.

Il refait les lits et je fais tourner les machines, tourner les machines et tourner les machines, j’adore.. Draps, serviettes,nappes, torchons, tabliers, mains chaudes, rien n’échappera à cette tornade blanche qui me donne bonne conscience pour si  peu d’efforts.

Le seul problème l’hiver est le séchage, Nous possédons un sèche linge, débranché, dans une grange. Lhom y est parfaitement allergique, et va jusqu’à évoquer des problèmes écologiques pour se justifier. L'hiver, parfois, les draps finissent de sécher sur les rampes, donnant un air napolitain inattendu à la maison. 

 Hier, j’ai rangé le décor de Noël, crèche, garnitures de cheminées, meubles  déménagés, couronnes de portes.  Lierre, laurier palme, et épicéas sont virés de la maison. Lhom les met en supplément de protection hivernale sur des plantes fragiles, car le réchauffement climatique, chez nous reste une vue de l'esprit un espoir vain.
Une fois le vide fait, je réorganise mes pièces à vivre et ressort bibelots et lampes fragiles (Pourquoi du cristal maman ? parce que du cristal j’adore,  sur e bay, ce n’est pas cher, et je m’assume !) Chaque année,  les objets dansent, et trouvent un agencement nouveau, inattendu donc flatteur,  l’ennui nait de la monotonie, on ne voit plus rien dans le brouillard quotidien.

Les bacs « Noël »soigneusement rangés, rubans tendrement enroulés, larmes de verre attentivement emballées, je fignole mes préparatifs de départ vers une nouvelle année et repars avec d’autres projets.

Cette après midi, il me faut laisser la maison, j’ai toujours le cœur serré de partir, je n’aime pas vivre en ville et ai l’impression que la maison a besoin de moi, les petites mésanges bleues  et bouvreuils  vont me manquer. 

samedi 2 janvier 2010

Les envahisseurs (suite et fin)



Nous étions le 24 au matin, dès l’aube, si, si, les enfants de nos jours se lèvent aussi tôt que ceux d’autrefois, aucune amélioration n'a été faite à leur programme,  à 9 valides (ceux capable de se faire eux même leurs biberons) et 3 mouflets.
Dès la fin de la matinée, en pleine folie, plus de gaz, comme d’hab le 24 décembre et jours de fiançailles,  mariage ou baptême pour ma plus grande joie à défaut de la surprise totale, débarqua alors Camille, sa dulcinée Amélie et leur ménagerie.
L’arrivée se fit discrète et sans heurts, les animaux confinés aux extérieurs dans la journée, ne regagnaient la « petite » maison, annexe de la « grande »  en cati mini que le soir venu. Ocelot, mon chien, s’obligeait à  une extrême surveillance qui lui faisait délaisser sa corbeille, pour surveiller les conneries que ses cousins  malotrus ne cessaient de faire dans notre jardin, lui seul veillait au grain, à son grand désappointement, nous nous en moquions éperdument.
Le 24 à midi, chez les Waterloo, c’est boudins blancs, pommes marrons, cela ne demande pas vraiment de préparation et année après année est devenu une tradition sans que nous y prenions garde.
 Les petits-enfants dument chapitrés  pour dormir « à la sieste » , firent les 400 coups, malgré la menace d’un père Noël fugueur, je me mordais les lèvres pour ne pas houspiller mes enfants, pour leur idéalisme angélique. J’ai toujours trouvé complètement  décalé de  faire croire à qui que ce soit  qu’un gros tas de lard habillé comme un pingouin rouge passait par les cheminées fumantes le soir venu porter les cadeaux tant attendus. Je ne vois aucune  magie ni merveilleux dans ces menteries.  Pierre avec la sagesse de ses quatre ans,  ne souhaite pas décevoir déjà ses parents et les ménagera un an ou deux encore. Son œil malicieux scintilla lorsque  Camille s’exclama:
« Oh un si gros vélo rouge, passé par la  si petite cheminée, malgré le feu »

Yann, Armelle et leurs trois garçons nous rejoignirent pendant la messe,  office nul, avec son inamovible et pathétique pastorale des bergers qui me donnerait envie de fuir si je n’étais pas obligée de rester. Mais la contemplation (premier miracle de Noël!) de ma tribu, enfançons miraculeusement sages, enfin presque tous, m’occupa sainement quelques temps.  Et la magie de Noël se fit.

De retour, bougies allumées, papiers éparpillés, coupes vidées, cadeaux émerveillés, nous soupons tous ensemble. A la fin du repas l’Hom, me fit remarquer la disposition des tablées. Lors des réunions, nous mettons, deux grandes tables en T, une troisième plus petite, dans un coin de la salle à manger accueille les jeunes enfants. Ma place, seule place attribuée,  est au bout de la  grande table, présidant l’assemblée et me permettant de dégager à toute vitesse si nécessité. Les autres se mettent là ou bon leur semble. Ce soir là, en face de moi, sur la barre du haut du T, mes cinq fils avaient pris place, seuls :

Yann, l’ainé présidait, en face de lui, Camille le second ; au centre de la barre Guillaume, (présidence croisée)  donc assis exactement en face de moi. Hubert, le dernier,  était à coté de Yann et Valentin près de Camille.  Les cadets protégés par les ainés, j’ai adoré et trouvé que la symbolique était extrêmement forte

 Ils justifièrent cet agencement par la proximité d’un plat de charcutaille posé là, au milieu, mais l’abondance des victuailles réparties ici ou là,  démentait cette piètre explication. Lors des repas suivants, ils gardèrent la même place.A ma table, quelques aventureux   échangèrent leurs sièges, dos au feu, ou proximité d’un bébé oblige.

Lorsque Guillaume avait trois ans, un jour à la sortie de la maternelle alors que je l’interrogeais sur ce qu’il avait fait, il réfléchit longuement et me répondit :

« Trop compliqué pour expliquer »

Je crois que je suis comme Guillaume dans l’impossibilité d’expliquer à quoi peut ressembler un raout de Noël, à quelqu’un  de normal. Cela ne ressemble à rien de ce que je connais ailleurs…

Une nuit se passa, puis un jour une autre nuit encore et peu à peu la maison se vida.





                    Ocelot, en phase de récupération (vous manquez le meilleur, l'odeur!)

vendredi 1 janvier 2010

Mourir pour renaître; 1 Janvier 2010




 Je dédie cette vidéo à mes enfants, pour qui ce film est LE film, fétiche et fondateur. Bonne année à tous