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samedi 26 novembre 2016

Car il n'y a pas que la politique dans nos vies...




                                                     Roses, feuillage d'érable, branches d'églantiers


Aujourd'hui je viens d'être re-contactée par le premier groupe d'amis qui avait loué la maison en me demandant si je louais toujours, ils sont très tentés de revenir, et moi ça m'arrange bien, bien sûr, ce sont des gens super sympas et m'ayant laissé la maison propre et rangée.. Mais surtout cela veut dire qu'ils ont vraiment apprécié la maison et ça pour moi c'est une satisfaction immense, car louer la maison m'a demandé une énorme implication. Le jour où mes locataires arrivent je me lève dès potron minet et commence ma journée par confectionner 4 bouquets avec des fleurs de nos jardins, puis j'enchaîne avec du ménage jusqu'à ne plus pouvoir apercevoir une éponge ou une serpillière sans remarquer aussitôt ici une petite tâche et là un oubli inacceptable...

Mon fils Camille m'a fait un superbe cadeau, il est passé, un froid matin d'octobre pour refaire toutes les photos de la maison, il n'y avait plus grand chose dans les jardins, les roses ayant été presque toutes été abîmées par des gels précoces, mais faire des bouquets d'automne est aussi séduisant, branchages et fruits ont complété ma maigre moisson.

                                              Sur un lit de feuilles de mahonia, coings et pommes


Camille m'a cependant prévenu, il ne repassera pas chaque fois qu'on change de déco, à tort, c'est de plus en plus beau, à raison, nous avons encore changé depuis qu'il est passé,  notre manie maniaque d'écrémer les salles de vente nous entraînant à compléter nos collections. Certains de nos enfants heureusement partagent nos goûts et nous casons nos surplus dans des granges en attendant que ces bonnes âmes les adoptent.



           Bouquet dans un chauffe plat, roses, branches de buddleias, mauves arbustives.



vendredi 11 novembre 2016

Les déclassés.

Dimanche soir, en rentrant d'une vente aux enchères, une de plus, dans une propriété mise en vente par leurs propriétaires pour cause de trop charges pour une simple maison de vacances (maison bourgeoise, confort années 1960, dans le Morvan, impôts fonciers + taxes d'habitation= 10  000 euros/an) mon mari papotait, enfin il monologuait, je somnolais, crevée par cette vente dans une grange gelée, je sursautais lorsque j'entendis

J'espère que ça ne leur arrivera pas!

A qui?

A nos enfants!

Pourquoi?

Comme ceux de notre génération se retrouver au chômage à moins de 50 ans, sans plus jamais trouver de travail.

J'acquiesçais, à notre génération pourtant si protégée de par leur niveau social d'origine et les études faites, environ 50% se sont retrouvés sur la touche.

                                   
 Rien à voir avec le texte, si ce n'est que la console a été achetée lors de cette vente et que mes enfants, amis, ne connaissent pas ma nouvelle salle à manger

Par chance, nous ne faisons pas partie de ces 50% de familles qui sont déclassées, enfin, nous sommes affectés, mais pas complètement démunis. j'entends ici ou là

Oh, je n'aime pas internet, vraiment je ne sais pas m'en servir!

Et je découvre qu'ils n'ont en fait pas d'abonnement internet, par souci d'économie, ménage de deux ingés, doués et travailleurs.

La moitié de notre famille est réellement déclassée, en dehors plus ou moins des circuits et cela a affecté toute leurs vies, vie sociale, vie privée, études des enfants parfois et pratiquement toujours leur santé, eur espérance de vie. Chienne de vie, seule leur Foi les aide.

 C'est l'avenir? J'espère que non, car je sais que nous faisons partie, pourtant de la bourgeoisie favorisée etque les autres trinquent encore plus. Pourtant, parmi nous,  personne n'a plus les moyens de vivre comme à la génération précédente, pour le meilleur, on vit comme tout le monde et aussi pour le moins bien, on n'a plus d'aide à domicile, plus d'aide pour le jardin, on fait nous même nos travaux, voyageons moins, sortons moins, et donc donnons moins d'emplois à l'extérieur et les autres ne s'en portent, pas mieux, à ce que j'en constate. Et là, reste mon principal souci, peu importe qu'on soit moins aisé si les autres le sont davantage, mais ils ne le sont pas. Echec.



Lors de la dernière vente, le commissaire priseur, nous haranguait

Rendez vous compte! Personne n'achète, vous n'achetez pas, c'est votre patrimoine que vous laissez dévaluer, ainsi!

Il a parfaitement raison, mais les maisons se vident, et les ventes sont l'exact reflet  de la situation de notre France, elle se brade et même ainsi pas grand monde se mobilise pour sauver les meubles

lundi 7 novembre 2016

Carpe diem.

Il y a des moments dans ma vie où je me sens, belle intelligente, drôle et presque cultivée, si, si, et il  y a tous ces autres moments, où je sais que je suis un imposteur, je ne suis ni belle, d'ailleurs ça c'est vrai, ni vraiment intelligente, sinon je me débrouillerai mieux, encore moins drôle, souvent je pleure et chouine sinon je chouine et pleure, et pas vraiment cultivée, juste un vernis un peu disparate, bref, je suis presque toujours,  simplement nulle.

En ce moment je suis dans une période - - - - -, pas de chance, ni pour moi, et encore moins pour mon entourage. Et pourquoi? D'abord car j'ai un égo fragile, car je suis fragile, car je ne suis ni belle, ni intelligente &co, je suis moi, en vrai toute cabossée par la vie.

Il y a  une bonne dizaine d'années, voire une vingtaine, je voyais un psy, très bien, juif, cela me convenait, car à l'époque je devais vraiment déblaterer ma haine contre cette éducation idiote dont je me sentais victime, éducation catho coincée du XIX ème, ma mère avait trouvé génial l'éducation qu'elle avait reçu et elle espérait qu'à mon tour, j'en profiterai pleinement, éducation où l'on apprend aux filles à obéir, à ne pas réfléchir, à accepter tout ce qu'on nous raconte comme vérité première, et aussi accessoirement à coudre et à tricoter. Je n'ai jamais su coudre, ni tricoter, ni compris comment gérer tout le reste, et mon émotivité a pris le pas, me menant le plus souvent dans des contrées de souffrances.

Ce psy m'a suivi une année scolaire et lorsque j'ai compris qu'il ne pouvait pas grand chose pour moi,  je ne suis plus allée le voir, j'en été désolée, car j'espérais, il était navré, il ne pouvait me réparer. Je ne guérirai jamais du suicide de mon frère aîné, ni de celui de mon frère cadet, je ne guérirai jamais de toutes ces blessures et il me faut depuis toujours  tourner la tête lorsque mon passé me rattrape, à tout instant, sans prévenir, des souvenirs.

Ma belle soeur est morte et enterrée,depuis quinze jours,  et je dois faire face à nouveau à  la grande marée soulevant toutes les boues qui me plongent en enfer. Et il me faut aussi faire avec que je n'ai pas pu aller à son enterrement, car j'ai fuis cette marée, ne voulant pas me laisser enliser. Je fuis très souvent quand j'ai peur, je ne suis pas à la hauteur.

J'aimerais reconstruire ma cabane dans ma tête, celle qui laisse loin cette vase qu'elle ne sait gérer, depuis si longtemps la peste la gagne dès qu'elle s'y confronte, et je ne sais faire face qu'à la circonscrire, l'entourer de barbelés, l'enterrer, l'oublier.

Ma vie aurait été très différente si mes parents m'avaient fait aider lors de la mort de mon frère aîné, d'ailleurs s'ils avaient fait aider mon frère cadet, il ne se serait probablement pas suicidé dix ans après, mais on ne peut reconstruire sa vie, ni la vie de personne, on doit faire avec ce qu'on a tout simplement.

Ce billet est très personnel, et peut-être fort difficile à lire, j'en suis désolée, mais je vais mieux puisque je peux mettre des mots sur ce que je vis, et je me dis que sans mes cabosses j'aurais peut-être vécu une vie Ripolin, heureuse, mais sans pouvoir profiter du bonheur véritable, ces moments où on souffre moins, parfois presque pas, voire pas du tout. Ces moments où on profite de bonheurs simples, de bons moments partagés avec son mari, de réunions de famille avec ses enfants et de voir un tout petit faire ces premiers pas, ces bonheurs touts simples.

Ma belle soeur est morte et je n'ai pas su faire face, je n'ai pas su faire le pas qui aurait soutenu son mari, simplement, comme les autres, je suis restée terrorisée comme un lapin aux yeux rouges dans la lignée du fusil qui va tous les dégommer. A qui le tour?

A la vie! Comme dans cette scène d'un film qui hurle si souvent à mes oreilles. Le cercle des poètes disparus.



                                                          Carpe diem

lundi 17 octobre 2016

Quand j'ai mal , je tue.

A défaut de savoir me taire, quand j'ai mal je tue, je ne suis pas scorpion pour rien.

Ce soir, je viens d'apprendre que la soeur aînée de mon mari se meurt, les médecins ne sont pas si muets, deux ou trois jours, pas plus.

Mon homme se tait, il refoule ses sentiments, il me dit "on sait depuis longtemps", certes ma belle-soeur lutte depuis si longtemps contre ses cancers, il me dit tant de choses, et il triche avec ses ses sentiments, pour me protéger ou se protéger, la vie, la mort, c'est normal

Parfois ses yeux me semblent humides, ses mouvements, vides de sens, on rentre juste d'un mariage dans le sud  et plus que jamais il se réfugie dans les rituels, ranger, trier, ranger encore et encore.

Dans ces familles là, on ne pleure pas, surtout quand on est un homme.

Et je sais d'ici trop peu de temps d'aller devoir assister à l'enterrement de ma si terrible et si se sensible belle soeur, de celle, avec qui je n'ai pas su établir de vrais liens, tisser des cordes, j'ignore pourquoi, j'aurais tant aimé l'avoir pour grande soeur, elle ne le saura que, plus tard, demain, dans quelques jours, une fois le pas passé, franchi, à jamais.

Je me retrouve orpheline d'une histoire que je n'ai pas su écrire, mais peut-être n'y avait il pas de cahier, ou même d'ardoise afin de pouvoir simplement dire les choses.

Dans quelques jours j'irais donc enterrer ma belle soeur, et mon seul réconfort reste que je sais qu"elle  ne souffre absolument pas. Je resterai orpheline d'"une histoire vide, creuse, un sentiment de gâchis que vient juste réconforter mon absolue certitude d'une autre chance, paradis, purgatoire, je prends tout, pour simplement comprendre, la comprendre.

D'habitude, quand j'ai mal, je tue, simplement afin de pouvoir respirer, mais, là, j'ai mal et je n'ai pas envie de tuer, ni d'accuser personne, j'ai juste mal.


lundi 10 octobre 2016

La cire.

Aujourd'hui j'ai tout ciré, tout lustré, tout lissé.

Je suis certaine qu'un psy ferait du miel de mes mots, car certes il me fallait traiter mes vieux carreaux de ciment et en profiter pour redonner du lustre à mon béton ciré, mais au delà de ça, mon désir de faire briller, d'effacer toute trace, de jouer à ma vie Ripolin a été pleinement satisfait.

Mon dos hurle, je m'étais réfugiée chez moi, d'abord pour ranger la collection des ronds de serviettes, je m'étais dit aussi qu'il serait bien que je donne une nouvelle place aux serviettes de table, objet inconnu aux bataillon de mes jeunes enfants, puis de fil en aiguilles, j'ai procédé à un immense ménage de ma salle à manger de château,  finissant par la laver et donc cirer ses vieux carreaux, mais une fois un chiffon détrempé de cire, on a toujours intérêt alors à cirer partout, donc à nettoyer, laver puis enfin étaler du brillant partout, mon palais reluit, il ne veut pas garder trace d'une quelconque souillure.

Ce soir, j'ai encore entendu le tracteur gronder, alors je suis allée admirer alors les sols reluisants, reflétant la lumière. C'était très beau, mais je n'ai pas pris de photo, je ne peux pas tout faire, mon ordi est neuf, je sais à peine m'en servir, mon appareil photo est vieux, et il renâcle, j'attends Hubert, pour bientôt, je lui demanderai deux ou trois bricoles sur mon ordi, c'est sûr il en fera un objet de compétition et je m'en mordrai les doigts. j''aimerais que Camille passe afin de prendre en photos mon palais avant qu'il ne soit de glace. Je sais que mes photos sont minables et les siennes superbes, mais si j'ose publier mes horreurs, ses yeux en restent offensés. Et longtemps j'en entends parler...


Mais pourquoi maman ne m'attends tu pas pour prendre des photos?

Peut-être ai-je envie de rester un peu en dépendance de mes enfants, pour eux, pour moi? Soit je n'accorde pas trop d'importance à ces objets là, soit je souhaite avoir besoin de mes fils, les responsabiliser, voire, les culpabiliser?


De toute façon en passant à la maison, mes enfants auront tous un choc, la vieille table de cuisine a réintégré sa place d'origine,  Ikea partira près de la piscine en saison, de jeux de dominos, on change un meuble de place et tout danse la valse. Nous continuerons, obligés, à chiner, il manque encore deux ou trois bricoles, quelques chaises, probablement une grande console  qui prendrait sa place sous la fenêtre de la salle à manger, et toujours ces deux fauteuils, muets, dans ma chambre.

Nous rapporterons peut-être tout autre chose et déménagerons encore la maison. Avec ou sans nouveauté, il est bien rare que ne se passe une année sans que les meubles tournent. Une fois la salle à manger terminée, je ressens, un peu de lassitude dans le salon,

 Les maisons des vieux ne bougent pas, je ne suis guère menacée de cette vieillesse là, nous changeons, ma famille change, ma maison bouge avec nous, reprendre la main sur sa maison est un peu comme affirmer son territoire, le hameau tangue,  mais ne sombrera pas,  la maison restera face à la vieille ferme de l'autre côté du chemin.

jeudi 6 octobre 2016

Le divorce des voisins.

Je ne sais pas vous, mais moi, je suis  une femme, enfin plutôt une nana, une vraie, qui s'intéresse un peu à tout, à pas grand chose et rarement de manière très approfondie, les grands fonds sont souvent obscurs avec des bêtes terrifiantes. Si un psy passe là, il va adorer.

Bref, moi, nanan, une nanan, c'est une nana plus âgée, pas une pauvre vieille, mais plus trop jeune, donc, soyons franc, sans carte "vermeil" mais quand même, plein de rhumatismes, mais, je déteste toujours faire de la confiture, rassurez vous, la vieillesse ne nous emprisonne pas forcement dans des stéréotypes, on est la même personne, juste on a mal partout parfois mais on aime et on déteste toujours les mêmes trucs

Depuis quelques mois, ma jeune voisine, Carole, me fuit, et ça, je n'aime pas, Carole a l'âge de mes aînés et je la connais depuis toute petite, enfin pas si petite, mais quand même son premier bébé avait trois mois, si jolie petite fille. lorsque je les ai vu pour la première fois.

Un enfant plus tard, et une  grosse dizaine d'années plus tard, la jolie petite fille est devenue une biche rétive, inquiète, et sa mère une louve que je ne  peux approcher. Son HOMME, un macho de première bourre, enfin ça veut dire un vrai con, il pisse tous les matins que Dieu fait, et Dieu fait tous les matins, devant chez lui, c'est à dire chez moi.... Et il y a 4 mois, bref je m'égare, mais ce type est un spécimen échappé, un Néanderthal, peut-être?

Et, la ferme au portail toujours fermé,  leurs rêves me semblent s'écrouler, avaient ils les mêmes rêves? Hier, l'assistante sociale est venue une heure leur parler, et toussa, mon angoisse est montée d'un cran,il faut aussi me comprendre, j'habite un hameau où seules trois maisons sont habitées, enfin trois maisons avec la mienne, donc les voisins ça compte.




Leur histoire colle à la mienne, que je le veuille ou non, et ce soir, je suis triste, triste simplement, je déteste les échecs. Bien sur,  ce gars est une vraie brute, une vraie de chez vrai, con de chez con, il n'a pas compris que sa nana peut se tirer, et qu'elle se tire d'ailleurs, je le crains.

Et après? Il ramènera pouffiasse  après pouffiasse pour: ménage, bouffe, linge et baise, bien sûr, c'est un HOMME, avec des couilles, et pas grand chose d'autre, mais à priori les nanas adorent..............
Et après?  Deux petites filles malheureuses, mais, merci Carole, qui ne baiseront plus les pieds (je suis chic, non?) des mecs.

Et quand même, trop de tristesse.

Je vois encore la mère de mon jeune voisin. Après sa mort,  j'avais le sentiment de devoir guider, ses enfants, je me suis plantée, ce n'est peut-être pas ma faute, mais ce soir, je crois que ce jeune (?) ménage divorce, que deux petites filles vont souffrir que leurs parents auront fort peu de chance de reconstruire et je me sens si nulle, je connaissais les cartes et Game Over, mais en fait , dans la vraie vie il n'y a pas de Game Over.

Mon seul souhait,  reste ce soir que JE ME TROMPE, simplement, pourquoi je n'ai pas le droit à un soutien, psychologique, si vous viviez ici, vous comprendriez, un hameau, trois familles, un divorce, l'équilibre fragile s'écroule.

Demain, on ira chercher des cèpes, demain,  le soleil se lèvera et j'espère simplement, que mes jeunes voisins enfin verront la vague qui leur permettra de repartir et auront le courage de l'affronter.

lundi 12 septembre 2016

Cerveau liquéfié.

Le climat change, enfin en Auvergne, cela me parait probable depuis deux ans, car il y a trois ans, le climat changeait tendance froid et mouillé, mais l'an dernier et cette année, je guette les girafes dans mes prés.



Les  Salers, sont de braves bêtes, elles se contentent de cette herbe si sèche et mon homme va vérifier tous les jours qu'elles ont à boire, gérer au plus près  le débit de l'eau, pas trop fort, pas trop faible, ménager la fontaine qui coule presque goutte à goutte...

Sachant qu'il y a des dizaines de milliers d'années, il y avait, chez moi, enfin sur la minuscule petite région que j'habite, une forêt tropicale, me rassure, le pire n'est pas sûr,  j'attends patiemment et me mets à rêver, figuier, amandier, soyons fou, avocatier, cela dépendra aussi de s'il y a beaucoup d'eau ou pas. Et en Sibérie pousseront les blés et vignes que l'on enviera.

De manière plus réaliste je me demande aussi, si, après les premières pluies cèpes et girolles vont pousser et comment la végétation, donc la faune va être affectée par un réchauffement s'il se confirme.  Je l'ignore, nous l'ignorons tous, aurons nous un hiver doux, ou pas, avec beaucoup de neige ou pas? Ici les amplitudes thermiques sont parfois très prononcées, ainsi on a eu il y deux jours, 6° le matin et 31 l'après midi, hélas depuis les nuits sont trop chaudes et dès potron-minet je saute de mon lit pour arroser, mauvaise donne que mon dos n'apprécie guère.

Demain, on aura encore plus chaud, mais il parait qu'un jour il va pleuvoir.

jeudi 8 septembre 2016

Airbnb? De l'oxygène pour mes comptes.

J'airbnbise depuis 4 mois et pour la première fois depuis XXX années, enfin pas tant, mais je crois 7 ou 8 ans, mes comptes vont s'équilibrer.

Je n'ai pas envie d'être riche, mais j'ai encore moins  envie d'être minable, j'aime tout simplement pouvoir payer mes factures, mes impôts, mes courses mirifiques au Carrefour, et mes folies, enfin chez nous les folies sont très, très, limitées, et en vrai je m'en moque, mais j'ai besoin de dormir la nuit, même quand une feuille d'impôt scélérate vient de tomber.





Cette année, pour la première fois depuis très longtemps, j'ai examiné cette facture, sereine, enfin, un peu énervée mais sereine quand même, de ces feuilles d'impôts, peu me chaut, payer plus de 10 euros par passage des éboueurs, peu me chaut que les ********s de l'intercommunalité subventionnent des trucs à la con de théatreux communistes, en vérité je m'en moque un peu, tant que je peux payer. Et là, miracle de mes revenus Airbnb, je peux payer.

Ne croyez pas qu'Airbnb soit de l'argent facile, c'est un vrai job, il faut bosser et nous ne comptons pas nos heures, on s'en fiche car cela nous permet d'équilibrer nos comptes en continuant notre si belle maison de famille.

Cette saison, j'ai loué, pour la première fois et cela se passe de bien à très bien, de très bien à formidable, nous louons à des bandes de jeunes adultes et à des familles, il y a des bébés que je câline à leur sortie de voiture et des islandais qu'on attend jusqu'à point d'heures.





Mon mari aimerait que l'on continue longtemps cette activité qui rend la maison si vivante, je suis assez d'accord avec lui, mais avec très vite de l'aide, car si nous ne comptons pas nos heures, si nous sommes si heureux de faire découvrir cet art de vivre, partager ce trésor de vie, car tant que je le peux, je le veux, je sais ne pas toujours pouvoir fournir ce travail.






Louer Airbnb, demande de l'implication et du travail, sauf, peut-être pour des marchands de sommeil, pour nous,  c'est un vrai challenge, un job qui nous demande d'être disponible, de préparer notre maison au mieux, pour moi, rêves et bouquets font partie de mon contrat perso.




Sans fantaisie, d'ennui je péris,  je ne sais d'où me vient ma devise, mais je crois que la maison me l'a inspirée, maison si sage qui aime les tribus, les rires, les fêtes, maison qui aime la vie, alors qu'elle vit dans un coin reculé, à l'abri, maison qui a vu passer, vivre et virevolter Emmanuel Chabrier Comment, vous ne connaissez pas Emmanuel Chabrier?

La Boissière se loue gentiment comme depuis plus d'un siècle, nous n'inventons rien, nous sommes les passeurs, simplement, et nous aimons pouvoir continuer à vivre et à faire vivre notre maison.



lundi 23 mai 2016

La mauvaise citoyenne.


Une bonne gauche, une gauche qui frappe la droite et qui rend la France plus forte. Elle est solide face aux défis à relever et sincère. Elle dit aux Français la réalité en partant de leurs souffrances pour parvenir à relever le pays. Ma gauche est une gauche de rassemblement : elle ne divise pas, elle n’oppose pas. Je ne veux pas passer d’une présidence brutale à une gauche agressive. Je veux une gauche qui apaise.

François Hollande 15/10/2011


Le Parisien




Je suis une mauvaise citoyenne, vraiment le contre-exemple de ce qu'il ne faut pas faire. Nos deux véhicules ont leurs réservoirs complètement pleins, il est vrai que je n'ai pas de jerrican d'avance,  sauf celui de la débroussailleuse, qui ne compte pas.

Le plein du fourgon est systèmatiquement fait en rentrant de nos virées, ainsi que le ménage, plein d'eau.. Nous aimons l'idée de pouvoir partir à l'impromptu, ce qui nous arrive d'ailleurs parfois.  La semaine dernière alors que le mouvement de blocage des raffineries se profilait, j'ai demandé à mon mari d'anticiper son passage aux pompes d'essence, être bloqué est toujours une situation pénible.

Depuis quelque temps se dessine de moi le portrait d'une réac, mauvaise citoyenne, ne jouant jamais le jeu.

Mes impôts augmentent? Je loue ma maison via Airbnb.
Je profite complètement de mon compte premium chez Amazon pour acheter de tout et de rien, des cordes de guitare aux savonnettes Palmolive qu'on ne trouve plus dans les super marchés chez moi, du réassort de mes verres Roman de chez Luminarc jusqu'à la pelle à poussière en métal à moins de 3 euros.. Tout cela au détriment naturellement des commerces locaux.
Sans aucun remord mes enfants utilisent Blablacar et se détachent de la SNCF dont le seul bureau va fermer inéluctablement.
Sans l'avoir utilisé encore je regarde régulièrement  les annonces de Allo-voisins..

Internet a changé ma vie et j'apprécie ces nouveautés qui mettent la campagne à deux secondes de la ville.


Spontanément je fais exactement l'inverse de ce qu'il faudrait que je fasse, je devrais adorer l'idée du mariage pour tous et du divorce à deux balles pour tous ,devant notaires, je devrais trouver génial les repentances à gogo,  en quelques mots accepter de vivre dans le XXI siècle que diable! Tout en  restant scotchée dans les années 80 dans ma façon de vivre.

Il me parait évident depuis quelques temps que la chienlit risque de s'installer en France, je ne le souhaite pas, je le constate et ai décidé froidement que j'en limiterai au maximum les effets sur ma vie personnelle, je n'ai pas choisi ce gouvernement, j'entends souffrir à minima de son incompétence.




«La réforme, oui! La chienlit, non!»

Charles de Gaulle 19 mai 1968

J'ignore encore si nous aurons la réforme, mais la chienlit semble s'installer.


mercredi 30 mars 2016

Pâques, fiançailles et anniversaire.

 Les grands week end sont souvent un telescopage géant, ce week end pascal nous étions 18 à la maison.

Petits et grands étaient tous ravis de se retrouver,  les enfants étaient heureux et légèrement excités. Le programme de ces trois jours était chargé, la chasse aux oeufs de Pâques  dimanche s'est déroulée dans "nos appartementsé chambre, bureau et dressing, lieu incongru que les enfants connaissent moins bien.  Ils se sont retrouvés sur notre lit à surveiller le panier, le soir il restait encore quelques miettes de chocolat.

Depuis hier le printemps est là et  je me dis qu'il s'en est fallu de peu que les jonquilles abritent ces chocolats...




Dimanche Victoire a eu 7 ans,  Alice l'avait prévenu, pas d'anniversaire à la Boissière, son goûter avait eu lieu huit jours auparavant et la pauvre et naïve petite bichette croyait ce que lui avait dit sa maman. Il est vrai qu'entre les messes, la recherche des oeufs, l'apéro et le déjeuner des enfants, le timing  de dimanche était serré, mais finalement, nous terminions de déjeuner lorsque les petits se réveillaient de leurs siestes pour entendre un "Joyeux anniversaire" entonné à pleines voix dans la salle à manger qu'ils croyaient désertés...

Des gateaux et des cadeaux, Victoire était ravie, d'autant plus que Sacha, le cadet de ma fille aînée, 8ans, qui ne s'en laisse pas conter a affirmé:

Ce n'est pas un vrai anniversaire! Il n'y a pas de bonbons!

Nous sommes  vite allés chercher la boîte magique  de tagadas à gogo, c'était un vrai anniversaire.

La veille Guillaume et  Pauline nous ont annoncé leurs fiançailles, le champagne a coulé un peu tout le week end sans que parfois nous ne savions pourquoi. Les rites tribaux des alliances familiales se mettent en place, conseils, confidences, jeux et escarmouches, pas de doute, c'était un week end clanique. Crevant et sympa, ou alors sympas et crevant, je ne sais pas.

mercredi 2 mars 2016

A Scrabble que veux tu.

Qui dit grippe dit sudokus, bouquins et scrabbles naturellement.

Mais hélas si le scrabble est un jeu merveilleux et plein d'espoirs avant qu'on commence une partie, il devient souvent  très vite ennuyeux avec des tirages  détestables comme G-H-I-M-U-P-R ou E-E-E-D-I-Q-D....



De parties en parties mon bel enthousiasme s'estompait, je maugréais à chaque mauvais tirage et étais de plus en plus encline à trouver qu'il ne sert à rien de jouer si c'est pour s'ennuyer avec des jeux tordus. Mon mari relisant attentivement la règle du jeu a imaginé une variante, inspirée d'une règle possible en duplicata, nous pourrions reprendre autant de fois qu'on le veut un joker joué en le remplaçant par la lettre qu'il remplace.

Règle sitôt imaginée, sitôt essayée et sitôt adoptée, à  la partie suivante,  il joua GOUR?AND, je fus ravie de troquer un M pris sur mon chevalet par son joker qui me permit de faire à mon tour  de réaliser un joli score.


                           Cette liste n'est pas à jour, il faut y rajouter pour le moins web et faq 


Nos parties ont perdu en académique ce qu'elles ont gagné en ludique, et nous ne nous en lassons pas. Le printemps mettra probablement terme à la saison du Scrabble à la maison,  mais les premiers jours de mars ne paraissent guère devoir bousculer nos habitudes hivernales, au moins pour quelques jours encore.

jeudi 25 février 2016

KO par la grippe.

KO par la grippe,  je ne pense plus, ne bouge plus, ne râle même plus.

Et n'écris plus, blog en pause jusqu'à lundi. A bientôt.


mercredi 17 février 2016

Madeleine Project.

 Mon fils Camille et un de mes neveux américain m'ont signalé sur Faceboook,  Madeleine project, rapidement, j'ai des soucis avec ma prise jack et deux petits schtroumpfs à la maison, j'ai cliqué sur la page indiquée, a surgi  des mots entrevus le bonheur de savoir passer quelques bons moments, me plonger dans une vie d'une grand-mère qui n'est pas la mienne grâce au talent de Claire Beaudoux, un patronyme plein de promesses en soi.





Le roman d'une vie à travers les découvertes de Claire Beaudoux, aventure racontée dans Madeleine Project saison1





Le récit de ces découvertes ma rappelle mon arrivée dans cette maison et les mille découvertes, la gestion de celles-ci,  des décorations militaires et armes de la première guerre aux multiples objets dont j'ignorais l'utilité, certains sont restés en déco, d'autres ont été vendus ou donnés, d'autres encore  sédimentent dans une grange.


J'avais la chance d'avoir une correspondance et donc quelques repères pour une certaine époque, mais des blancs substistent, et souvent je me dis que seul mon vieux cèdre dans le jardin pourrait me raconter les joies et les peines des gens qui sont passés avant moi, dans la maison qui m'abrite.



mardi 16 février 2016

Paul et Victoria.

Je ne sais pas si je serai triste quand tu seras mort. 

A dit Paul à mon mari, hier matin. Mon mari lui a répondu

Je ne sais pas, mais tu sais c'est dans très longtemps, et puis je suis vieux, c'est normal que je meure, tu n'auras pas à être triste. 

Il nous a alors parlé de Dieu et de la vie "d'après", toujours aussi désappointé que personne ne puisse lui  décrire précisement à quoi ressemble cette existence ultérieure.

Paul est depuis longtemps dans la période " découverte de la mort", chez cet enfant sensible et intelligent, cette découverte pose d'énormes problèmes et l'obsède un petit peu trop. Nous répondons pourtant à ses questions avec autant de bonhomie possible. L'été dernier aux 90 ans de ma belle-mère, il avait tout juste 3 ans et avec l'audace des touts petits il avait cru devoir informer son aïeule.

Tu sais, tu vas bientôt mourir.

Ma belle mère a  éclaté de rire puis lui a déclaré

Oui, je sais, je pourrais être morte même déjà.


Victoria (6ans1/2)et Paul (3ans 1/2) sont en vacances à la maison, leurs parents travaillent comme beaucoup de parents et nous avons la chance d'avoir pu les "récupérer". Nous les voyons moins souvent depuis qu'ils habitent Nantes, de Lyon ils venaient pour de simples week-end, l'éloignement  a espacé nos rencontres.

Nous avons arrêté la radio, fermé les ordinateurs pour nous mettre au rythme de ces deux petits. Paul joue inlassablement aux chevaliers, la chevalière étant tantôt  Jeanne d'Arc tantôt sa princesse Anne de Bretagne, leur culture reste fortement influencée par le Puy du Fou, où par chance leurs autres grands-parents, habitant juste à côté et munis de passe, les emmènent très souvent à la belle saison.

                                          Sittelle Torchepot sur Oiseaux

Détestant positivemet la culture Wall Disney, stéréotypée, j'avoue  être sous le charme des jeux de ces enfants brodant inlassablement sur la trame des divers spectacles auxquels ils ont assisté au Puy du Fou.

Le ballet des oiseaux venant manger sur la terrasse les enchante, Victoria les admire, mésanges bleues, charbonnières, nonettes, venturons montagnards, chardonnerets, rouge-gorges, hier nous avons eu la visite aussi d'une sittelle torchepot, la tête à l'envers sur le tronc d'un tilleul.


                                                      Venturon

Paul joue ensuite à leur faire peur, persuadé de pouvoir les chasser, mais chasser sans manger n'est pas jouer, seuls les chats s'amusent à cela, en vérité la cruauté s'éduque, peut-être est-cela que l'on oublie trop souvent aujourd'hui dans notre monde rempli d'ondes télé, radio, ordi, , écouter les petits et les guider, tout simplement.

Cette semaine va être une véritable vacance, je l'espère, un temps de pause, un temps où je tenterai d'oublier tous ces noirs nuages qui se sont accumulés au dessus de nos têtes, un temps de carême autrement.

                              Chardonneret.


mardi 19 janvier 2016

Envie de rester dans ma boîte.

Depuis quelques temps, j'ai juste envie de rester dans "ma petite boîte"" pas envie de bouger, pas envie de me mettre en danger, ma vie va bien,  ma tête marche toujours aussi étrangement, mais je n'ai juste plus envie de commenter, ni même de dénoncer et encore moins de croire changer quoi que ce soit.

Alors je suis moins fidèle à mon blog, ma vraie vie est ailleurs et mon esprit aussi.

Désolée, mais il me semble qu'en ce moment le silence m'est nécessaire, je vous ai saoulé, je me suis épuisée, le monde est injuste, terrible et abominable mais il a toujours été ainsi, et rien ne changera, jamais, je le crains.


Je posterai des messages lorsque j'en aurai vraiment envie, je me sens comme une pie rendue muette, un miracle surement, profitez en! Ca durera ce que ça durera, demain, après demain, ou encore le jour d'après je serais peut-être remontée comme une boîte, petite boîte...




samedi 2 janvier 2016

Ranger les cotillons.




Le 1er de l'an passé, nous commençons déjà à ranger, mon dernier fils part à Brest tout à l'heure, et la pluie nous incite à ranger tout ce qui risque de s'abîmer puis de fil en aiguilles tout ce qui gêne notre vie quotidienne, du sapin devenu soudain trop encombrant aux plantes défaîchies du salon...

On tourne la page sans hésiter, pour accueillir 2016 avec confiance, peut-être  même avec un brin d'optimisme.




Dès aujourd'hui la maison prend un nouveau départ, les résolutions du nouvel an  lui donneront un coup de faîcheur, le week end qui s'annonce pluvieux  ne sera pas trop morose, la tête dans les projets et les mains occupées, rien  de tel pour oublier le temps qu'il fait.




dimanche 27 décembre 2015

Les souris dansent.

L'actualité est aussi débile et morose aussi je la snobe très volontiers. Lorsque le gouvernement prendra ses responsabilités, j'en serais ravie, je suis outrée de la publicité faite aux milices musulmanes qui sécurisent les églises, aurait-on admis que des milices catholiques sécurisent les mosquées? Aurait-on trouvé normal que des gens se présentent ainsi, la religion en bannière pour faire de la "sécurité" si nouss vivions dans un monde normal? Non, bien sûr.





  • Robert Ménard, maire FN de Béziers
« Garde Musulmane: que fait l'Etat?» C'est ainsi que le maire FN de Béziers, Robert Ménard a réagi après la participation d'un groupe de musulmans, à la surveillance d'une église lors de la messe de Noël. Une intention « oecuménique » explique notre confrère Le Midi Libre. Mais le maire Front national y voit un abandon de l'Etat, affirmant que "ce groupe de musulmans"  est   "dirigé par deux activistes connus pour leur engagement fondamentaliste et anti-israélien (...) Dans quel pays vit-on ? Où est passée la France ? Que fait, que dit l'Etat ? Le Préfet ?" poursuit le maire dans un post dans lequel le maire FN n'hésite pas à manier les amalgames.

Mettre ainsi en exergue des milices confessionnelles est extrêmement dangereux et contraire aux lois françaises. Notre gouvernement , Hollande, Valls et Cazeneuve ont 2 de QI et zéro pointé pour leur aptitude à maintenir la paix en France; Et dire qu'il nous vendaient une France apaisée... Vous trouvez la France apaisée? Je la trouve de pire en pire, et j'aspire à l'oublier.

Et mes princesses sourient encore et toujours,que peut on opposer d'autre  à la connerie élevée en art d'état?




Aujourd'hui, comme hier à pour toujours, j'élèverai des remparts contre ce qui m'ennuie et les souris danseront, les oiseaux riront encore sur ma terrasse alors que notre France plonge dans une crise sociètale bien plus grave que notre crise économique, les socialistes se bandent les yeux, mais hélas, je crains que plus rien n'arrêtera cette violence, désolée cette France n'est pas ma France et je protégerai mon îlot de paix.

 J'aimerais que vous puissiez tous en faire autant, dressez des barricades de paix, d'art de vivre à la française, sans renoncer à aucune de vos valeurs jamais.




                                                     Histoire de bandits, presque  sans parole, d'un jeu improvisé  (24 au soir). Le Chat et les souris.Les souris dansaient, dansaient.

La seule parole est que j'ai offert des chechs, j'adore cela depuis toujours et m'en étant offert un pour ce long voyage en Guyane, une si longue écharpe en coton pour me protéger la gorge, mes gars me l'empruntant tous, je leur en ai offert, en remplacement de celles qu'ils avaient perdu.


                                                 
 Et  soudain, le chat parut, puis mourut? J'imagine que mon fils a ainsi exprimé cet évènement récen, en toute improvisation, Camille l'a photographié. Désormais une Go Pro épie nos faits et gestes, nous sommes sous surveillance et on en sourit, le visionnage de notre déjeuner  de ce midi en accéléré nous a tous fait sourire, il y a celui qui se gratte les pieds sans que personne ne se rende compte de rien, celui qui se lève sans arrêt pour se resservir, ceux qui font le service et ceux qui en profitent pour s'étirer.. .

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samedi 26 décembre 2015

Les jours chamboulés.

Il y a avant Noël, et la vie de famille, où chacun s'active avec énergie, l'énergie et l'efficacité n'empêche nullement un brin de fantaisie. Fantaisie, beau temps, nuages passagers, légèreté, la météo à la  maison change rapidement au fil ds heures.



Et puis, il y a Noël, les heures d'avant, la messe et au retour de la messe les montagnes de cadeaux. Cette année point de soulier, mon mari avait souhaité deux pyramides et l'on distribua ensuite les cadeaux aux petits puis aux grands.



Les sept enfants comme d'habitude ont eu priorité sur tous les grands, une fois la pression un peu retombée, les douze adultes prirent leur temps pour découvrir leurs présents, bonnes idées, très bonnes idées, idées surprenantes, voire étranges, la météo des cadeaux est passée elle aussi par différents états, puis le baromètre s'est fixé à "beau temps" personne n'a, à ma connaissance, mis à vendre quoi que ce soit sur internet.

En voyant les photos, on peut se dire tout ça, certes tout ça, mais nous sommes 19, cela se comprend mieux.


jeudi 24 décembre 2015

Veille de Noël

La magie de Noël opère,  la famille réunie fignole les préparatifs.  Les moments de jeux alternent avec des moments de "temps calme" chez les adultes comme chez les enfants.


Clarisse semble apprécier de se retrouver entourée  de tant de gens bienveillants, petits et grands. Elle passe de bras en bras souriante et gazouillant avec l'énergie de ses trois mois  1/2.



Mes enfants et petits enfants ont terminé de décorer la maison pour la fête, je leur avais confié le sapin et la crèche, ils ont inventé d'autres compositions de Noël, la maison s'y prète et ils ont  décoré jusqu'à épuiser le stock de décorations disponibles.



Je n'ose espérer que la magie de Noël aille jusqu'à inciter les plus jeunes à faire la sieste sans trop protester, je sais ensuite que le temps semblera s'accélerer jusqu'au départ pour la messe des familles, en famille.


Chacun participe à la vie de la maison, selon ses talents et ses envies, enfin Hubert a passé l'aspirateur ni par envie, ni car c'est son seul talent, mais el partage total des tâche est acquis et le travail divisé par le potentiel de travailleurs est infiniment plus supportable que lorsqu'il repose sur les seules aides spontanées.


Par moment, je m'arrête étourdie, songeant à notre chance infinie, ma chance énorme d'avoir une famille heureuse, où personne n'a de véritables soucis majeurs, de santé ou de travail.  Fabuleux cadeau que la vie m'a donné, des enfants et petits enfants réunis, ce Noël encore, et je pense alors à tous ceux qui pour des raisons diverses passeront un Noël au goût amer, j'espère alors simplement que tous trouveront ici ou là un peu de douceur, qu'un peu d'espoir adoucisse leur soirée, et qu'un peu de lumière apporte de l'espoir à tous.

mardi 22 décembre 2015

La vie d'avant.

Aujourd'hui, nous allons faire un bond dans le passé en famille, sans électricité, Paul et Victoria  attendent avec impatience cette fête programmée, ils sont arrivés à la maison avec un équipement adéquat, duvets, polaires, lampes de poches, ils sont prêts et espèrent profiter longtemps de cette fête incongrue, ils pourront apporter les duvets dans le salon, et aller aux toilettes avec des lampes de poches.

 Heureusement ils savent jouer sans télé et adorent les jeux de société, d'ailleurs ils ne regardent presque jamais la télé, aussi la journée devrait se passer à peu près normalement si nous avons la chance d'avoir assez de lumière.

Ce matin en me levant, j'ai préparé un panneau pour la porte extérieure signalant que notre sonnette ne fonctionnait pas, Amazon doit livrer encore des petits cadeaux retardataires.  Mon mari a poussé le chauffage et mis la radio, pour écouter les "nouvelles" et moi je me suis précipitée ssur mon ordi, pas d'électricité pas de wifi.



Hier soir, nous avons joué à raconter la vie de "quand j'étais petite". Alors que la coquette Victoria dénombrait ses robes sur ses doigts en se plaignant à sa maman de n'en avoir que "8", elle fut médusée d'apprendre qu'enfant je n'avais qu'une seule robe, celle du dimanche, deux jupes d'uniforme, quelques corsages et deux blouses.  Il me semble que  pendant les vacances je terminais les vieilles jupes d'uniforme et possédais encore une juppe  écossaise, j'avais  encore deux chandails en tout et pour tout. Et si l'été je me mettais en short, à la campagne, je n'ai eu mon premier pantalon qu'adolescente.

Notre vie d'autrefois est rarement racontée ainsi, sous le regard de la vie de notre vie d'enfants des années 50 et 60.


Le jeu reprendra ce matin, car les questions de Paul et Victoria fusaient, ils savent qu'il n'y avait pas d'ordinateur ni de téléphone portable lorsque leur maman était petite mais ignorent tout de la vie d'il y a 40 ou 50 ans. J'espère que mon mari participera à la discussion, car il se souvient d'avoir vu l'arrivée du frigo chez lui, ainsi que celle de la machine à laver, étant née quelques années plus tard j'ai toujours connu ce type de confort. Mes parents nomades par obligation louaient cependant des maisons avec un confort très limité, mon mari se souvient d'avoir suivi des plombiers des journées entières lors de l'installation du chauffage central dans leur grande maison familiale.

Cette journée passera peut-être trop vite à leur gré, et je crois que je suis la seule à espérer récuperer l'électricité avant que la nuit tombe cet après midi.. Paul et Victoria étaient presque déçus d'apprendre que nos maisons avaent ce confort depuis que nous sommes nés, nous nous vantons mais nous n'avons pas vraiment connu le moyen-âge

Un autre jour, je leur raconterai ma vie en Afrique, peut-être un  été, un jour de canicule, l'ambiance y sera plus propice.