Les nouvelles se suivent et me font souvent frémir, écoutez celle ci, un mini incident:
Révélée par son avocat sur Twitter, l'histoire fait déjà polémique. Ahmed, un écolier niçois âgé de 8 ans, a été entendu ce mercredi après-midi dans un commissariat de la ville pour "apologie de terrorisme". "Le 9 janvier à l'école, on lui a demandé 'Est-ce que tu es Charlie ?' Il a répondu 'Non, je suis avec les terroristes !' Le directeur de l'établissement l'a convoqué" confie son avocat, joint par metronews à l'issue de l'audition.
Métro News
Le Parisien
Classe d'enfant de CE2, dans le Berry, rien à voir avec Ahmed, c'est juste pour montrer à ceux qui en voient pas, à quoi on ressemble à 8 ans, ça remet les idées en place, des petits enfants.
Plusieurs choses me choquent dans cette histoire, que des propos de cours de récréation d'un gamin de huit ans, arrivent commissariat de police, alors qu'il ne s'agissait ni de maltraitance de gosses, ni de violences quelconque mais juste d'opinion politique, enfin si on peut dire qu'un gamin de huit ans a une opinion politique, j'ai des petits fils de cet âge là, ils parient sur le Barça ou le Réal, au gré de leurs envies, et leurs avis suivent le gré du vent, celui du copain, l'envie d'ennuyer un autre et si on leur demande
Tu es pour le Barça ou le Réal?
Ils peuvent basculer, d'un seul coup, mes petits fils Pierre et Sacha ont 9 et 7 ans, pile poil l'âge du gosse, Ahmed convoqué au commissariat de police.
Le pire de cette histoire à mon avis suit.
Contactée, la mairie de Nice avoue ne pas être au courant de ce cas particulier, mais indique que "malheureusement, des enfants de 8 ans tiennent ou ont tenu des propos faisant l’apologie du terrorisme. S’ils tiennent ces propos, c’est qu’ils les ont entendu dans leur famille, donc nous faisons remonter l’information". Le dossier serait désormais entre les mains du parquet.
Alors ainsi, on est dans un système policier où les gosses dénoncent leurs parents, même de façon involontaire.........................................................................................................................
Mon dégout de telles procédures ne peut même pas être exprimé, cette mairie est UMP, Estrosi, admet une telle abomination.
Ainsi demain je dirais
Merde aux juifs, y font chier ils sont milliardaires, possèdent toutes les banques et tous les médias.
Et après-demain, mon petit fils rapportant ces propos de colère (que je ne tiens pas, rassurez vous, j'ai dépassé ce stade) pourrait être interrogé par des policiers, me dénoncer et tout ça????
Est ce bien normal tout ça dans une démocratie? Peut on utiliser les enfants comme délateurs?
Je pense que de nos jours, au lieu de jouer aux gendarmes et au voleurs les enfants jouent toujours au méchant et au gentil, mais ceux ci n'ont plus les mêmes noms, et si dans un jeu verbal un enfant s'affirme Charlie, son challenger sans sourciller dira qu'il est terroriste. Cela ne devrait avoir aucune importance aux yeux d'adultes, pas plus que celui de s'affirmer Le Che sur un tshirt, simple petite rebellion enfantine.
Que cet incident ait mené un enfant au commissariat de police, puis que la mairie s'exprime ensuite ainsi est inquiétant.
Je ne veux pas de cette France là, je ne veux pas de délation politique.
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mercredi 28 janvier 2015
dimanche 23 novembre 2014
Born to code( or not)
Hubert mon dernier fils est en terminale, la rentrée scolaire à peine passée, il a pris son destin en main, et a tenté en solo,, discrètement avec l'aval de son CPE les tests de l'école 42, 4 heures d'immersion dans son monde étrange mais bien structuré, le résultat lui a presque aussitôt été communiqué, Hubert est sélectionné pour la piscine de l'école 42.
L'école 42? Un projet du milliardaire fou et génial, Xavier Niel, une école de 4242 m2 à Paris, sans aucune condition d'entrée si ce n'est de réussir de passer la barrière des tests puis de survivre à la piscine.
Le piscine de l'école 42 est un Koh Lanta de l'informatique, un mois de plongée dans un monde peuplé uniquement d'ordinateurs et de fous qui parlent le langage C et bien d'autres langues étranges, au sortir de la piscine 1/3 des candidats seront retenus, les plus doués mais aussi ceux pour qui le peer to peer, le partage et l'aide en informatique, est une seconde nature. Hubert est il né pour coder?
Mon mari et moi le pensons, l'école de Xavier Niel seraient les études idéales pour ce jeune qui a déjà surmonté tant d'épreuves à cause de sa très forte dyslexie, une école où certes il faut être un fou d'informatique, passionné au point de trouver amusant de travailler plus de 70 heures par semaine à l'école. En France, nous manquons d'informatitiens, dans un tas de branches nouvelles, métiers qui portent des noms étranges architecte organique, développeur...
Xavier Niel a ouvert cette école, gratuite, à tous les jeunes, même sans bac, ayant le potentiel et la volonté d'être formé dans ces nouveaux métiers. Ecole 42
Nous tentons de comprendre le monde de notre dernier fils, en général lorsque je discute avec lui, je comprends seulement les premiers mots de ses phrases, il n'adore que les techniques et presque toutes les sciences de l'astronomie à la biologie, de la robotique à la médecine, sa dyslexie a réduit ses possibles mais n'interdit nullement ses rêves.
Je commence à préparer mentalement son camping d'un mois au sein de l'école, Hubert a choisi de rester 24h/24 dans l'école, une vaste salle est mise à leur disposition, néons allumés afin qu'ils puissent dormir, douches et toilettes, cafet et lavomatic complètent les équipements. Je prévois de lui acheter un matelas gonflable, des boules quies, vérifier qu'il ait du linge pour tenir au moins quinze jours sans faire de lessive et qu'il l'emporte..
Et à Dieu va. Paralellement Hubert s'inscrit à des écoles plus classiques Epitech et l'Insa, encore faut il qu'il réussisse son bac et qu'il soit pris.
Ce matin, en parcourant rapidement la presse numérique, j'ai découvert une nouvelle police d'écriture qui aiderait les dyslexiques, il faudra que je la lui montre, le téléchargement est gratuit, cela l'aidera peut être un peu pour les noms propres qu'il a tant de mal à déchiffrer parfois et à retenir toujours.
Slate
L'été d'Hubert sera de toute façon radieux plongé tout le mois d'aout dans la piscine, à Paris, une partie de son rêve comblée.
L'école 42? Un projet du milliardaire fou et génial, Xavier Niel, une école de 4242 m2 à Paris, sans aucune condition d'entrée si ce n'est de réussir de passer la barrière des tests puis de survivre à la piscine.
Le piscine de l'école 42 est un Koh Lanta de l'informatique, un mois de plongée dans un monde peuplé uniquement d'ordinateurs et de fous qui parlent le langage C et bien d'autres langues étranges, au sortir de la piscine 1/3 des candidats seront retenus, les plus doués mais aussi ceux pour qui le peer to peer, le partage et l'aide en informatique, est une seconde nature. Hubert est il né pour coder?
Mon mari et moi le pensons, l'école de Xavier Niel seraient les études idéales pour ce jeune qui a déjà surmonté tant d'épreuves à cause de sa très forte dyslexie, une école où certes il faut être un fou d'informatique, passionné au point de trouver amusant de travailler plus de 70 heures par semaine à l'école. En France, nous manquons d'informatitiens, dans un tas de branches nouvelles, métiers qui portent des noms étranges architecte organique, développeur...
Xavier Niel a ouvert cette école, gratuite, à tous les jeunes, même sans bac, ayant le potentiel et la volonté d'être formé dans ces nouveaux métiers. Ecole 42
Nous tentons de comprendre le monde de notre dernier fils, en général lorsque je discute avec lui, je comprends seulement les premiers mots de ses phrases, il n'adore que les techniques et presque toutes les sciences de l'astronomie à la biologie, de la robotique à la médecine, sa dyslexie a réduit ses possibles mais n'interdit nullement ses rêves.
Je commence à préparer mentalement son camping d'un mois au sein de l'école, Hubert a choisi de rester 24h/24 dans l'école, une vaste salle est mise à leur disposition, néons allumés afin qu'ils puissent dormir, douches et toilettes, cafet et lavomatic complètent les équipements. Je prévois de lui acheter un matelas gonflable, des boules quies, vérifier qu'il ait du linge pour tenir au moins quinze jours sans faire de lessive et qu'il l'emporte..
Et à Dieu va. Paralellement Hubert s'inscrit à des écoles plus classiques Epitech et l'Insa, encore faut il qu'il réussisse son bac et qu'il soit pris.
Ce matin, en parcourant rapidement la presse numérique, j'ai découvert une nouvelle police d'écriture qui aiderait les dyslexiques, il faudra que je la lui montre, le téléchargement est gratuit, cela l'aidera peut être un peu pour les noms propres qu'il a tant de mal à déchiffrer parfois et à retenir toujours.
Slate
L'été d'Hubert sera de toute façon radieux plongé tout le mois d'aout dans la piscine, à Paris, une partie de son rêve comblée.
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Education? vous avez dit éducation?
lundi 30 juin 2014
Epilogue.
Hubert a passé son oral de français ce matin et chance, l'examinatrice lui a donné à décortiquer l'épilogue de La Peste de Camus.
Ce texte avait fait partie des trois textes que j'avais imposé à mon fils dans nos oraux blancs de bac français. C'était celui avec lequel il m'avait semblé le plus à l'aise, l'écriture chirurgicale de Camus ne heurtait pas sa pudeur.
27 textes présentés, trois oraux blancs, j'avais choisi, une poésie, un extrait de roman et quelques vers d'une pièce de théâtre, il y avait une chance sur neuf qu'Hubert présente un texte que nous avions travaillé ensemble dans les conditions de l'examen.
La liste des textes était très variée elle englobait un sonnet de du Bellay, un extrait des Les Liaisons Dangereuses de Laclos, du Cocteau avec La Machine Infernale, des textes qui lui paraissaient plus raisonnables de Diderot, Pascal ou Montaigne, et des textes qui le mettaient franchement mal à l'aise piochés chez Sophocle Oedipe Roi auquel répondait L'Oedipe de Corneille.
Par chance il a présenté un texte qu'il aimait bien, par chance ce n'était pas celui de L'Encyclopédie de Diderot, il n'était pas certain que l'examinatrice partage l'enthousiasme de mon fils, les grands esprits se rencontrent toujours, au delà des siècles, mais Wales et Sanger sont probablement de parfaits anonymes pour l'immense majorité des profs de français alors que Diderot aurait probablement été enthousiasmé par leur projet.
Si mon fils a moins de 8/20 en français je serais déçue, déçue surtout car il a fourni un travail considérable, entre 8 et 10, je serais soulagée, il n'aura pas perdu trop de points pour son bac dans cette matière qui lui est si difficile, à 10, ce sera tout simplement le bonheur.
Mais même si, Hubert a moins de 8/ 20, il n'aura pas été démoli pendant ces épreuves et rien que celà, déjà c'est une vraie victoire, un réel soulagement. Commencer son bac en étant écorché aurait été de mauvais pronostic pour la suite des évènements.
Et maintenant, en attendant les résultats il n'y a plus aucune épreuve cette année, l'été peut vraiment commencer.
Camus, philosophe de l'avenir
Ebola ne sera pas la peste de l'Europe, puisse t-elle ne pas être celle de l'Afrique
Ce texte avait fait partie des trois textes que j'avais imposé à mon fils dans nos oraux blancs de bac français. C'était celui avec lequel il m'avait semblé le plus à l'aise, l'écriture chirurgicale de Camus ne heurtait pas sa pudeur.
27 textes présentés, trois oraux blancs, j'avais choisi, une poésie, un extrait de roman et quelques vers d'une pièce de théâtre, il y avait une chance sur neuf qu'Hubert présente un texte que nous avions travaillé ensemble dans les conditions de l'examen.
La liste des textes était très variée elle englobait un sonnet de du Bellay, un extrait des Les Liaisons Dangereuses de Laclos, du Cocteau avec La Machine Infernale, des textes qui lui paraissaient plus raisonnables de Diderot, Pascal ou Montaigne, et des textes qui le mettaient franchement mal à l'aise piochés chez Sophocle Oedipe Roi auquel répondait L'Oedipe de Corneille.
Par chance il a présenté un texte qu'il aimait bien, par chance ce n'était pas celui de L'Encyclopédie de Diderot, il n'était pas certain que l'examinatrice partage l'enthousiasme de mon fils, les grands esprits se rencontrent toujours, au delà des siècles, mais Wales et Sanger sont probablement de parfaits anonymes pour l'immense majorité des profs de français alors que Diderot aurait probablement été enthousiasmé par leur projet.
Si mon fils a moins de 8/20 en français je serais déçue, déçue surtout car il a fourni un travail considérable, entre 8 et 10, je serais soulagée, il n'aura pas perdu trop de points pour son bac dans cette matière qui lui est si difficile, à 10, ce sera tout simplement le bonheur.
Mais même si, Hubert a moins de 8/ 20, il n'aura pas été démoli pendant ces épreuves et rien que celà, déjà c'est une vraie victoire, un réel soulagement. Commencer son bac en étant écorché aurait été de mauvais pronostic pour la suite des évènements.
Et maintenant, en attendant les résultats il n'y a plus aucune épreuve cette année, l'été peut vraiment commencer.
Camus, philosophe de l'avenir
Ebola ne sera pas la peste de l'Europe, puisse t-elle ne pas être celle de l'Afrique
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mardi 17 juin 2014
Levée d'écrou
Mon mari et Hubert viennent de partir, Hubert dort à Clermont afin de passer son bac français, demain matin, cette épreuve ne se passe pas dans son lycée, pas de chance.
Nous avons diné très tôt, je savais devoir leur servir des pâtes, il parait que c'est le menu du sportif la veille d'une compétition. J'avais suggéré pâtes à la carbo, il m'a répondu Pâtes au saumon? Chance nous en avions dans le frigo. Le poisson c'est bon pour le cerveau.
Dans la véranda j'ai vérifié le sac de mon fils, alors que j'avais déjà regardé avec lui, il a changé à ma demande les cartouches d'encre des trois stylos, son petit plastique de grignottage est plein à craquer, 5h20 d'épreuves ça creuse.
Je me suis battue avec lui sur l'heure du départ pour son épreuve demain matin, je voulais laisser la place à la pas de chance, il riait, moi pas, mon homme horrible, a dit
Et imagines, il part très tôt, et ce bus là, écrase un cycliste
Parfois je déteste mon mari.
Dans la véranda, très entraînée j'ai enchainé
Clefs de ta chambre?
Téléphone? Chargé?
Porte feuilles? Ta CI?
Convocations? Et papier du médecin?
Trousse, montres moi, si les stylos ne se sont pas sauvés?
Honnêtement, ils riaient, mon fils se pliant volontiers à cette vérification.
En leur disant au revoir, je leur ai dit Celà fait un peu levée d'écrou? Ils ont ri.
Je m'en fiche, je les ai regardé partir et ai souhaitébonne chance, enfin ce qu'il faut, à mon fils en chuchotant et lui ai dit que je l'aimais, il était un peu ému. C'est sa première épreuve du bac, une vraie épreuve.
Ils sont partis, très vite. J'ai oublié de reparler des horaires de bus, peut être mon mari le fera t-il?
Oui, je suis stressée, oui, autant, et même bien plus encore pour mon septième enfant, je ne sais pas si c'est normal et je m'en fiche.
Ce matin, je me suis dit, que lorsque notre septième enfant sera plus ou moins indépendant mon mari aura environ 70 ans, si Dieu lui prête vie jusque là. A aucun moment je pourrais admettre que mes derniers enfants n'aient pas eu la même attention que les aînés. De fait, on s'en occupe bien plus que les aînés, mais nous étions jeunes et nous ne savions pas.
Demain matin, à 8 heures 05 je regarderai quels sujets sont tombés, je parierais pour du théatre classique....
Nous avons diné très tôt, je savais devoir leur servir des pâtes, il parait que c'est le menu du sportif la veille d'une compétition. J'avais suggéré pâtes à la carbo, il m'a répondu Pâtes au saumon? Chance nous en avions dans le frigo. Le poisson c'est bon pour le cerveau.
Dans la véranda j'ai vérifié le sac de mon fils, alors que j'avais déjà regardé avec lui, il a changé à ma demande les cartouches d'encre des trois stylos, son petit plastique de grignottage est plein à craquer, 5h20 d'épreuves ça creuse.
Je me suis battue avec lui sur l'heure du départ pour son épreuve demain matin, je voulais laisser la place à la pas de chance, il riait, moi pas, mon homme horrible, a dit
Et imagines, il part très tôt, et ce bus là, écrase un cycliste
Parfois je déteste mon mari.
Dans la véranda, très entraînée j'ai enchainé
Clefs de ta chambre?
Téléphone? Chargé?
Porte feuilles? Ta CI?
Convocations? Et papier du médecin?
Trousse, montres moi, si les stylos ne se sont pas sauvés?
Honnêtement, ils riaient, mon fils se pliant volontiers à cette vérification.
En leur disant au revoir, je leur ai dit Celà fait un peu levée d'écrou? Ils ont ri.
Je m'en fiche, je les ai regardé partir et ai souhaité
Ils sont partis, très vite. J'ai oublié de reparler des horaires de bus, peut être mon mari le fera t-il?
Oui, je suis stressée, oui, autant, et même bien plus encore pour mon septième enfant, je ne sais pas si c'est normal et je m'en fiche.
Ce matin, je me suis dit, que lorsque notre septième enfant sera plus ou moins indépendant mon mari aura environ 70 ans, si Dieu lui prête vie jusque là. A aucun moment je pourrais admettre que mes derniers enfants n'aient pas eu la même attention que les aînés. De fait, on s'en occupe bien plus que les aînés, mais nous étions jeunes et nous ne savions pas.
Demain matin, à 8 heures 05 je regarderai quels sujets sont tombés, je parierais pour du théatre classique....
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vendredi 13 juin 2014
Cours Forrest, cours!
Hubert vient de s'atteler à son premier bac blanc français en situation d'épreuve. Lors des dernières vacances je lui avais déjà fait passer deux fois cette épreuve, en deux temps, lecture et question corpus dans le premier temps, rédaction du "gros morceau" en un second temps, gérer 5h 20 d'examen est toujours difficile, à 17 ans, c'est encore un peu plus compliqué.
Hubert passe le bac français, avec le statut handicapé, dû à sa très grande dyslexie, j'ai reçu ce matin son dernier bulletin, il passe en terminale S, option SI avec les encouragements. Le chemin est long encore pour lui, on franchit étape après étape en espérant ne pas trébucher, si je laisse tomber, il tombe aussi.
Cette après midi, il n'avait pas envie d'être torturé 5h20, il s'y est mis pourtant, avec courage et sans trop maugréer. Je l'ai vu retenir ses larmes cette année, anéanti par son handicap qui le fait paraitre, à l'écrit parfois presque idiot ou inculte alors qu'il est intelligent et formidablement courageux.
Hubert a le soutien sans aucune réserve de l'équipe pédagogique, nous avons beaucoup été aidé durant toutes ces années, cependant je voue une haine féroce à son instit de dernière année de maternelle, un Eric, auquel j'écrirai, vengeresse, lorsque Hubert aura son bac, car ce bac il l'aura eu malgré lui, cet instit incapable de dépister une dyslexie aussi massive, je revois les mots écrits négligement par cette ordure sur le dernier bulletin de maternelle de mon fils;
Hubert ne s'interesse pas à l'écrit, refuse de travailler, il aura probablement du mal à suivre un CP, son redoublement sera alors à envisager.
Ce type négligeant, imbu de sa belle gueule, draguant les mamans isolées, aura fait perdre un an de rééducation à mon fils. Un nullard d'instit, si je pouvais me venger, croyez moi sur parole, je le ferai. Je me contenterai d'envoyer une photocopie du bac de Hubert, s'il l'obtient, avec des mots que j'aurais dû lui dire, il y a dix ans, enfin onze aujourd'hui. Par chance ses institutrices furent des femmes adorables et admirables qui nous ont toutes efficacement aidé et soutenu.
Lorsque je lis des articles sur les instit hommes, le nirvana, l'instituteur homme en maternelle, on lit bien des choses, vocation, amour profond des enfants... Le seul instituteur homme que mes enfants ont eu en maternelle était un gars qui adorait sortir les gosses, mais n'aimait pas tant que cela les faire travailler et encore moins bosser lui même.
Sans faire de généralités, mes enfants ont eu plusieurs instituteurs hommes, dont un alcolo, un idéologue.. un seul d'entre eux fut merveilleux, un gars qui en six mois à appris à lire à toute sa classe de CP, dans la joie et la bonne humeur, cet homme avait une vraie vocation, je ne sais pas de quel genre était la vocation des autres. L'instit alcolo était malheureux, j'étais jeune, au début de l'année alors qu'il commençait à maltraiter Yann je suis allée le voir et lui ai dit
Je vous préviens, vous frappez une seule fois mon fils, je porte plainte à la gendarmerie
Il fut terriblement gêné et a rougi, moi, je m'en moquais, je ne voulais pas qu'il frappe mon fils qu'il avait pris en grippe, la même histoire que souvent, beau petit garçon, très gentil, trop bien élevé, fils de bourge, une tare qu'il voulait lui faire payer.
Cet instit frappait les gamins, il n'a pas frappé Yann, le village avait pitié de cet enseignant, moi, pas trop mais un peu, à refaire, je dénoncerai.
En CP de cette école rouge, sévissait une communiste qui racontait aux gosses que les militaires, en France tuaient les enfants (drame de Malik Oussékine), Charlotte en était terrorisée. De toute façon tous les gosses bourges payaient le prix fort, normal, ils zavaient qu'à pas naitre bourges, non?
L'idéologue était parisien, instit, parisien, écolo dans les beaux quartiers, il avait réussi à persuader les gosses d'apporter des fruits secs au goûter, il leur demandait de prendre un petit déjeuner avec de la viande ou des oeufs, du jus de fruit frais.. Il leur maboulait le cerveau de tous les côtés, ce fut le premier instituteur procédant à un vrai formatage de cerveaux chez les enfants. A la maison, les correctifs étaient immédiats et rudes.
Tu récites ta leçon débile comme le veut monsieur Chesseray mais tu sais que c'est faux, quel aristo serait assez idiot pour détruire pour s'amuser les récotes de ses paysans, car, justement ce sont ses paysans et sans eux, lui et toute sa famille crèveraient de faim!
Dimanche Hubert passera un oral de bac français avec moi, puis lundi il planchera en situation 5h 20 sur d'autres annales de bac français, cette fois ci l'épreuve débutera à 8h, la vie est dure, même pour les braves. Mercredi matin, le bac sera pour de vrai, j'ai toujours une pensée pour les jeunes qui n'ont pas toute l'aide possible, heureusement beaucoup s'épanouissent dans des boulots sans trop d'études
Dans un monde merveilleux, idéal, tous les enfants devraient pouvoir être aidé du mieux possible sans que les parents interviennent. Dans l'idéologie de la "gauche" on tente de rendre impossible cette aide, dans celle de droite on laisse les familles se débrouiller. Face à des instits très idéologiquement marqués, j'ai recopié des dizaines de pages de leçons, des poésies complètes pour les faire apprendre au rythme qui nous convenait, je pouvais le faire, le wek end, lorsqu'on nous rendait les cahiers pour signatures, j'ai aussi acheté des doubles de livres, afin d'en disposer à la maison, afin de pouvoir aider mes enfants.
Aujourd'hui, encore, comme dans Forrest Gump, dès que les enfants sortent un peu des cases, seules les familles peuvent les aider. Notre monde est loin d'être parfait, notre système éducatif est nul, et ce n'est pas tant dans les histoires de rythmes scolaires mais dans son incapacité à dépister les difficultés les plus courantes, comme la dyslexie et à les gérer. Dommage pour les gosses qui n'ont pas de mère comme celle de Forrest.
Hubert passe le bac français, avec le statut handicapé, dû à sa très grande dyslexie, j'ai reçu ce matin son dernier bulletin, il passe en terminale S, option SI avec les encouragements. Le chemin est long encore pour lui, on franchit étape après étape en espérant ne pas trébucher, si je laisse tomber, il tombe aussi.
Cette après midi, il n'avait pas envie d'être torturé 5h20, il s'y est mis pourtant, avec courage et sans trop maugréer. Je l'ai vu retenir ses larmes cette année, anéanti par son handicap qui le fait paraitre, à l'écrit parfois presque idiot ou inculte alors qu'il est intelligent et formidablement courageux.
Hubert a le soutien sans aucune réserve de l'équipe pédagogique, nous avons beaucoup été aidé durant toutes ces années, cependant je voue une haine féroce à son instit de dernière année de maternelle, un Eric, auquel j'écrirai, vengeresse, lorsque Hubert aura son bac, car ce bac il l'aura eu malgré lui, cet instit incapable de dépister une dyslexie aussi massive, je revois les mots écrits négligement par cette ordure sur le dernier bulletin de maternelle de mon fils;
Hubert ne s'interesse pas à l'écrit, refuse de travailler, il aura probablement du mal à suivre un CP, son redoublement sera alors à envisager.
Ce type négligeant, imbu de sa belle gueule, draguant les mamans isolées, aura fait perdre un an de rééducation à mon fils. Un nullard d'instit, si je pouvais me venger, croyez moi sur parole, je le ferai. Je me contenterai d'envoyer une photocopie du bac de Hubert, s'il l'obtient, avec des mots que j'aurais dû lui dire, il y a dix ans, enfin onze aujourd'hui. Par chance ses institutrices furent des femmes adorables et admirables qui nous ont toutes efficacement aidé et soutenu.
Lorsque je lis des articles sur les instit hommes, le nirvana, l'instituteur homme en maternelle, on lit bien des choses, vocation, amour profond des enfants... Le seul instituteur homme que mes enfants ont eu en maternelle était un gars qui adorait sortir les gosses, mais n'aimait pas tant que cela les faire travailler et encore moins bosser lui même.
Sans faire de généralités, mes enfants ont eu plusieurs instituteurs hommes, dont un alcolo, un idéologue.. un seul d'entre eux fut merveilleux, un gars qui en six mois à appris à lire à toute sa classe de CP, dans la joie et la bonne humeur, cet homme avait une vraie vocation, je ne sais pas de quel genre était la vocation des autres. L'instit alcolo était malheureux, j'étais jeune, au début de l'année alors qu'il commençait à maltraiter Yann je suis allée le voir et lui ai dit
Je vous préviens, vous frappez une seule fois mon fils, je porte plainte à la gendarmerie
Il fut terriblement gêné et a rougi, moi, je m'en moquais, je ne voulais pas qu'il frappe mon fils qu'il avait pris en grippe, la même histoire que souvent, beau petit garçon, très gentil, trop bien élevé, fils de bourge, une tare qu'il voulait lui faire payer.
Cet instit frappait les gamins, il n'a pas frappé Yann, le village avait pitié de cet enseignant, moi, pas trop mais un peu, à refaire, je dénoncerai.
En CP de cette école rouge, sévissait une communiste qui racontait aux gosses que les militaires, en France tuaient les enfants (drame de Malik Oussékine), Charlotte en était terrorisée. De toute façon tous les gosses bourges payaient le prix fort, normal, ils zavaient qu'à pas naitre bourges, non?
L'idéologue était parisien, instit, parisien, écolo dans les beaux quartiers, il avait réussi à persuader les gosses d'apporter des fruits secs au goûter, il leur demandait de prendre un petit déjeuner avec de la viande ou des oeufs, du jus de fruit frais.. Il leur maboulait le cerveau de tous les côtés, ce fut le premier instituteur procédant à un vrai formatage de cerveaux chez les enfants. A la maison, les correctifs étaient immédiats et rudes.
Tu récites ta leçon débile comme le veut monsieur Chesseray mais tu sais que c'est faux, quel aristo serait assez idiot pour détruire pour s'amuser les récotes de ses paysans, car, justement ce sont ses paysans et sans eux, lui et toute sa famille crèveraient de faim!
Dimanche Hubert passera un oral de bac français avec moi, puis lundi il planchera en situation 5h 20 sur d'autres annales de bac français, cette fois ci l'épreuve débutera à 8h, la vie est dure, même pour les braves. Mercredi matin, le bac sera pour de vrai, j'ai toujours une pensée pour les jeunes qui n'ont pas toute l'aide possible, heureusement beaucoup s'épanouissent dans des boulots sans trop d'études
Dans un monde merveilleux, idéal, tous les enfants devraient pouvoir être aidé du mieux possible sans que les parents interviennent. Dans l'idéologie de la "gauche" on tente de rendre impossible cette aide, dans celle de droite on laisse les familles se débrouiller. Face à des instits très idéologiquement marqués, j'ai recopié des dizaines de pages de leçons, des poésies complètes pour les faire apprendre au rythme qui nous convenait, je pouvais le faire, le wek end, lorsqu'on nous rendait les cahiers pour signatures, j'ai aussi acheté des doubles de livres, afin d'en disposer à la maison, afin de pouvoir aider mes enfants.
Aujourd'hui, encore, comme dans Forrest Gump, dès que les enfants sortent un peu des cases, seules les familles peuvent les aider. Notre monde est loin d'être parfait, notre système éducatif est nul, et ce n'est pas tant dans les histoires de rythmes scolaires mais dans son incapacité à dépister les difficultés les plus courantes, comme la dyslexie et à les gérer. Dommage pour les gosses qui n'ont pas de mère comme celle de Forrest.
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côté privé,
Dyslexie,
Education? vous avez dit éducation?
lundi 28 avril 2014
5h 20 d'épreuves.
5 heures 20 d'épreuves, le temps d'un accouchement, de la venue d'une nouvelle vie au monde, ou encore le temps qu'Hubert aura pour passer son épreuve de français.
Je n'avais pas envisagé d'aider mon fils à s'y préparer, beaucoup d'enfants nuisent à ce courage là, enfin tout au moins pour moi. Il y a quelques semaines, Valentin, rigolard avait prévenu son frère cadet
Attention, tu crois que les vacances de Pâques seront des vacances, mais maman va te faire une prépa de ton bac français!
Devant l'air interloqué, mi figue, mi raisin d'Hubert il rajouta
Mais c'est génial, tu verras c'est un peu dur, mais ça aide vraiment, l'éclate c'est quand elle te fait passer l'oral!
Valentin n'avait pas pensé que je ne m'étais pas projeté jusque là. Heureusement, car depuis, j'ai réfléchi, comment préparer un enfant bénéficiant du tiers temps à une épreuve de français, écrite puis aussi à l'oral.
Je serais heureuse quand tous mes enfants auront trouvé leur place dans la vie active et que j'aurais aidé chacun d'entre eux au mieux de mes forces. Honnêtement, c'est plus facile pour les derniers, j'étais moins aguerrie pour les aînés et ne voyais pas forcèment l'utilité.
J'avais donné rendez vous à mon fils, ce lundi 10h, on a bossé, aujourd'hui le programme était de maitriser la gestion du temps lors d'une épreuve. Hubert a suivi un stage français organisé par la Peep, stage sur un week end, basé sur la méthodologie, les grandes lignes transversales et je ne sais trop quoi. Dans le temps, Yann avait déjà suivi un stage pour le bac philo et en était revenu enchanté, on leur donnait des clefs, simplement des clefs, pour comprendre rapidement, avec un tout autre angle de vue du paysage philo.
En cherchant je n'ai trouvé aucune donnée pour m'aider dans ce nouveau challenge, aider un enfant dyslexique pour son bac français, gérer 5h 20 avec les difficultés spécifiques des dysexiques. Ce matin, j'y suis allée de façon spontanée, tu as 5h 20 d'épreuve, il te faut gérer ton temps encore plus rigoureusement pour ne pas t'essouffler, prévoir des pauses, des relectures, du temps de copie. Hubert est obligé de tout écrire au brouillon car il se corrige mieux en recopiant. Son cerveau a établi des méthodes de travail singulières, il m'a ainsi appris qu'il pensait, images, mots liens, fonctions, enfin je n'ai pas tout compris, mais j'entrevoyais. Personne n'est capable de relire les notes mon fils, sinon lui même, il établit le shéma de sa pensée par écrit avant de la retranscrire en français.
Si vous avez un enfant très dyslexqiue, je pourrais vous donner sur simple demande, comment nous avons structuré le temps de cette épreuve, en tenant compte des spécificités de cet handicap.
Cette semaine nous avons programmé une épreuve de question de Corpus (1h30) et une épreuve de dissert ou commentaire de texte (3h20), de fait il faut que l'on ajoute à ces épreuves les 30mn maximum de lecture des textes. La semaine prochaine, Hubert réitérera cet exercice en deux temps. En juin, il passera deux bacs blancs français de 5h 20 à la maison. Mes enfants travaillent dans ces cas là, en situation d'examen, peu ou prou, seul, table dégagée, silence. Je les surveille du coin de l'oeil et ne leur permet guère de fantaisie.
Lors des temps de révisions, en juin, je programmerai aussi trois oraux, Hubert bénéficiera du tiers temps de préparation et je compte bien l'aider à présenter ses textes au mieux. Je préparerai les textes de mon fils grâce à internet, et me ferai des fiches, Valentin avait trouvé cela "éclatant", mais redoutablement efficace.
Valentin m'avait dit à quel point cet entrainement l'avait aidé l'année suivante tant pour la philo que l'éco, l'histoire géo... Au lycée, ils n'ont généralement que deux bacs blancs, sans conseils personnalisés. Je connais mes enfants et sais bien souvent où ils auront des difficultés, tant dans la gestion du temps, du stress ou de la concentration. Je ne corrigerai pas les travaux d'Hubert, pas plus que je ne l'avais fait avec Valentin, une lecture à deux de leurs proses et des encouragements, en général, sauf si quelque chose me parait vraiment bancal Je n'ai aucune qualification pour juger le travail de mes enfants.
Dasn quelques années, le souci des études de mes enfants sera terminé, il y aura eu de grands succès, des échecs, des surprises aussi. Et un jour ma mission sera terminée.
Méthode Davis
Je n'avais pas envisagé d'aider mon fils à s'y préparer, beaucoup d'enfants nuisent à ce courage là, enfin tout au moins pour moi. Il y a quelques semaines, Valentin, rigolard avait prévenu son frère cadet
Attention, tu crois que les vacances de Pâques seront des vacances, mais maman va te faire une prépa de ton bac français!
Devant l'air interloqué, mi figue, mi raisin d'Hubert il rajouta
Mais c'est génial, tu verras c'est un peu dur, mais ça aide vraiment, l'éclate c'est quand elle te fait passer l'oral!
Valentin n'avait pas pensé que je ne m'étais pas projeté jusque là. Heureusement, car depuis, j'ai réfléchi, comment préparer un enfant bénéficiant du tiers temps à une épreuve de français, écrite puis aussi à l'oral.
Je serais heureuse quand tous mes enfants auront trouvé leur place dans la vie active et que j'aurais aidé chacun d'entre eux au mieux de mes forces. Honnêtement, c'est plus facile pour les derniers, j'étais moins aguerrie pour les aînés et ne voyais pas forcèment l'utilité.
J'avais donné rendez vous à mon fils, ce lundi 10h, on a bossé, aujourd'hui le programme était de maitriser la gestion du temps lors d'une épreuve. Hubert a suivi un stage français organisé par la Peep, stage sur un week end, basé sur la méthodologie, les grandes lignes transversales et je ne sais trop quoi. Dans le temps, Yann avait déjà suivi un stage pour le bac philo et en était revenu enchanté, on leur donnait des clefs, simplement des clefs, pour comprendre rapidement, avec un tout autre angle de vue du paysage philo.
En cherchant je n'ai trouvé aucune donnée pour m'aider dans ce nouveau challenge, aider un enfant dyslexique pour son bac français, gérer 5h 20 avec les difficultés spécifiques des dysexiques. Ce matin, j'y suis allée de façon spontanée, tu as 5h 20 d'épreuve, il te faut gérer ton temps encore plus rigoureusement pour ne pas t'essouffler, prévoir des pauses, des relectures, du temps de copie. Hubert est obligé de tout écrire au brouillon car il se corrige mieux en recopiant. Son cerveau a établi des méthodes de travail singulières, il m'a ainsi appris qu'il pensait, images, mots liens, fonctions, enfin je n'ai pas tout compris, mais j'entrevoyais. Personne n'est capable de relire les notes mon fils, sinon lui même, il établit le shéma de sa pensée par écrit avant de la retranscrire en français.
Si vous avez un enfant très dyslexqiue, je pourrais vous donner sur simple demande, comment nous avons structuré le temps de cette épreuve, en tenant compte des spécificités de cet handicap.
Cette semaine nous avons programmé une épreuve de question de Corpus (1h30) et une épreuve de dissert ou commentaire de texte (3h20), de fait il faut que l'on ajoute à ces épreuves les 30mn maximum de lecture des textes. La semaine prochaine, Hubert réitérera cet exercice en deux temps. En juin, il passera deux bacs blancs français de 5h 20 à la maison. Mes enfants travaillent dans ces cas là, en situation d'examen, peu ou prou, seul, table dégagée, silence. Je les surveille du coin de l'oeil et ne leur permet guère de fantaisie.
Lors des temps de révisions, en juin, je programmerai aussi trois oraux, Hubert bénéficiera du tiers temps de préparation et je compte bien l'aider à présenter ses textes au mieux. Je préparerai les textes de mon fils grâce à internet, et me ferai des fiches, Valentin avait trouvé cela "éclatant", mais redoutablement efficace.
Valentin m'avait dit à quel point cet entrainement l'avait aidé l'année suivante tant pour la philo que l'éco, l'histoire géo... Au lycée, ils n'ont généralement que deux bacs blancs, sans conseils personnalisés. Je connais mes enfants et sais bien souvent où ils auront des difficultés, tant dans la gestion du temps, du stress ou de la concentration. Je ne corrigerai pas les travaux d'Hubert, pas plus que je ne l'avais fait avec Valentin, une lecture à deux de leurs proses et des encouragements, en général, sauf si quelque chose me parait vraiment bancal Je n'ai aucune qualification pour juger le travail de mes enfants.
Dasn quelques années, le souci des études de mes enfants sera terminé, il y aura eu de grands succès, des échecs, des surprises aussi. Et un jour ma mission sera terminée.
Méthode Davis
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Education? vous avez dit éducation?
mercredi 9 avril 2014
Apprendre les mangas.
Hubert sera comme tous mes enfants, novateur et ayant plein d'idées originales.
C'est peut être la chose la plus surprenante lorsqu'on élève ses enfants, croire savoir à peu près ce qu'ils pourront faire comme conneries et être toujours surpris, les ados en trouvent toujours des nouvelles, penser connaitre leurs loisirs et centres d'intérêts et se tromper, en oublier souvent.
Samedi la factrice n'a sonné, qu'une fois, j'ai hurlé du bout de la maison
J'arrive! J'arrive! ....Attendez, j'arrive!
Une fois porte ouverte, la factrice rigolarde, m'a dit,
J'aime bien quand vous criez cela m'évite de resonner!
Je n'entends pas la sonnette de toute la maison loin de là et j'attendais des colis. Parmi les colis, un paquet de la FNAC, je lui avouais ne pas avoir fait de commande et elle, toujours amusée, m'a dit
Attention c'est normal, c'est pour votre fils Hubert
La vie de nos jours ne ressemble en rien à celle d'y il a vingt ans, Hubert seize ans, a une carte de crédit et commande sur internet, naturellement, il n'y a aucun souci, ainsi il ya deux mois il nous expliquait que les composants electroniques commandés aux US étaient, un jour J, sur les îles Caïmans (?) . Nous avons abandonné quelque peu de suivre, comprendre, gérer..
Depuis quelques temps, Hubert visionne des mangas, en japonais, sous titrés japonais, très souvent, parfois en anglais. Il ne veut pas écouter dans une autre langue, la sonorité japonaise seule lui convient, nous en convenons aussi avec lui et sourions discrètement. Il faut bien que jeunesse se passe.
Samedi en lui portant le colis dans sa chambre, je lui demandais ce qu'il avait acheté
Oh, un dictionnaire d'idéogrammes!
Il se lança alors dans une explication où avec un minimum de 2000 sanjis vous pouvez lire du japonais courant, qui recouvrait environ 6000 mots, il tenta de m'expliquer quelques trucs, pas de conjugaison ni les mêmes structures des phrases... J'ai alors fermé doucement la porte et me suis demandée si la dyslexie n'existait pas au Japon... Je ne sais pas. Mais Hubert passe son bac S, avec un statut handicapé à cause de sa dysorthographie massive, consécutive à une dyslexie épouvantable.
Le métier de parents est toujours très surprenant.
Il y a des mauvais jours et heureusement il y en a des marrants.
C'est peut être la chose la plus surprenante lorsqu'on élève ses enfants, croire savoir à peu près ce qu'ils pourront faire comme conneries et être toujours surpris, les ados en trouvent toujours des nouvelles, penser connaitre leurs loisirs et centres d'intérêts et se tromper, en oublier souvent.
Samedi la factrice n'a sonné, qu'une fois, j'ai hurlé du bout de la maison
J'arrive! J'arrive! ....Attendez, j'arrive!
Une fois porte ouverte, la factrice rigolarde, m'a dit,
J'aime bien quand vous criez cela m'évite de resonner!
Je n'entends pas la sonnette de toute la maison loin de là et j'attendais des colis. Parmi les colis, un paquet de la FNAC, je lui avouais ne pas avoir fait de commande et elle, toujours amusée, m'a dit
Attention c'est normal, c'est pour votre fils Hubert
La vie de nos jours ne ressemble en rien à celle d'y il a vingt ans, Hubert seize ans, a une carte de crédit et commande sur internet, naturellement, il n'y a aucun souci, ainsi il ya deux mois il nous expliquait que les composants electroniques commandés aux US étaient, un jour J, sur les îles Caïmans (?) . Nous avons abandonné quelque peu de suivre, comprendre, gérer..
Depuis quelques temps, Hubert visionne des mangas, en japonais, sous titrés japonais, très souvent, parfois en anglais. Il ne veut pas écouter dans une autre langue, la sonorité japonaise seule lui convient, nous en convenons aussi avec lui et sourions discrètement. Il faut bien que jeunesse se passe.
Samedi en lui portant le colis dans sa chambre, je lui demandais ce qu'il avait acheté
Oh, un dictionnaire d'idéogrammes!
Il se lança alors dans une explication où avec un minimum de 2000 sanjis vous pouvez lire du japonais courant, qui recouvrait environ 6000 mots, il tenta de m'expliquer quelques trucs, pas de conjugaison ni les mêmes structures des phrases... J'ai alors fermé doucement la porte et me suis demandée si la dyslexie n'existait pas au Japon... Je ne sais pas. Mais Hubert passe son bac S, avec un statut handicapé à cause de sa dysorthographie massive, consécutive à une dyslexie épouvantable.
Le métier de parents est toujours très surprenant.
Il y a des mauvais jours et heureusement il y en a des marrants.
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dimanche 15 décembre 2013
Dernière semaine avant les vacances.
Hubert était seul avec nous ce week-end, la semaine dernière il était allé chez son frère pour la fête des lumières de Lyon, ce soir, mon mari le raccompagne à son internat pour la dernière fois avant les vacances.
Nous avions été inquiets ces derniers temps, Hubert était fatigué, démoralisé, sans entrain et surtout pas serein, je commençais à envisager un échec de son adaptation à l'internat quand lundi dernier, au soir, Hubert m'a téléphoné. Surprise pour ne pas dire encore plus inquiète je le laissais parler.
Il me raconta alors que "son" conseil de classe venait de se terminer et qu'il n'y avait eu aucune remarque désobligeante sur lui, à sa grande surprise.
Je me suis souvenue alors de toutes ces années où mon fils a tremblé du couperet des conseils de classe, lui laissera t-on accéder aux études dont il rêve? Pourra t-il y arriver? Depuis le CP, année après année, les marches sont difficile, nous avons eu de la chance, nous avons été très bien aidé, et grâce à sa forte motivation et aussi d'ailleurs à la mienne, on a rien lâché, jamais. Nous avons eu de la chance, et cette année, en première il aborde une finale.
Année terrible que celle de l'année du bac français pour un grand dyslexique. L'an prochain ce sera la philo et aussi bien d'autres matières, histoire géo, anglais, même les matières scientifiques pour lesquelles il faut rédiger.
Pour son bac, il bénéficiera heureusement du tiers temps, enfin pour les épreuves écrites, pas pour celles qui se passent à l'oral, alors que même pour celles là, il devra rédiger un brouillon, mais à son usage personnel et il se relit très bien. J'avais été très étonnée lors de sa dernière évaluation par une orthophoniste que celle ci remarque tout de suite, dès la lecture d'un simple texte, qu'Hubert est dyslexique. Hubert lit très bien, très vite. Pire il est devenu un grand lecteur, il m'a dit samedi que sa prof de français serait surprise de savoir qu'il est dans sa classe de scientifiques, celui qui lit le plus.
Mon gendre l’aîné, m'avait raconté une anecdote de son boulot, alors qu'il était en relation internet avec un pool de jeunes ingénieurs, un jour il rencontra l'un d'eux "pour de vrai" et sympathisèrent, à la fin de la réunion.
Greg lui dit
Ah au fait, tes mails tu pourrais faire un minimum quand même en orthographe, à moins que tu ne sois dyslexique!
Ce jeune ingé lui répondit, en piquant un fard
Je suis dyslexique
Mon gendre ne le laissa pas continuer, il l'interrompit
Oh, ne t'inquiètes pas, mon jeune beauf est aussi terriblement dyslexique, je sais ce que c'est.
On est dyslexique à vie, on peut juste compenser, c'est tout, et l'ère d'internet où tant de choses passent par l'écrit celui ci a une dimension différente dans les vies, mais si importante, essentielle, même.
Vendredi ce sont les vacances, mais le trimestre prochain, il ne faudra pas que j'oublie le mal être qui saisit mon dernier fils, depuis qu'il est tout petit avant chaque conseil de classe.
Nous avions été inquiets ces derniers temps, Hubert était fatigué, démoralisé, sans entrain et surtout pas serein, je commençais à envisager un échec de son adaptation à l'internat quand lundi dernier, au soir, Hubert m'a téléphoné. Surprise pour ne pas dire encore plus inquiète je le laissais parler.
Il me raconta alors que "son" conseil de classe venait de se terminer et qu'il n'y avait eu aucune remarque désobligeante sur lui, à sa grande surprise.
Je me suis souvenue alors de toutes ces années où mon fils a tremblé du couperet des conseils de classe, lui laissera t-on accéder aux études dont il rêve? Pourra t-il y arriver? Depuis le CP, année après année, les marches sont difficile, nous avons eu de la chance, nous avons été très bien aidé, et grâce à sa forte motivation et aussi d'ailleurs à la mienne, on a rien lâché, jamais. Nous avons eu de la chance, et cette année, en première il aborde une finale.
Année terrible que celle de l'année du bac français pour un grand dyslexique. L'an prochain ce sera la philo et aussi bien d'autres matières, histoire géo, anglais, même les matières scientifiques pour lesquelles il faut rédiger.
Pour son bac, il bénéficiera heureusement du tiers temps, enfin pour les épreuves écrites, pas pour celles qui se passent à l'oral, alors que même pour celles là, il devra rédiger un brouillon, mais à son usage personnel et il se relit très bien. J'avais été très étonnée lors de sa dernière évaluation par une orthophoniste que celle ci remarque tout de suite, dès la lecture d'un simple texte, qu'Hubert est dyslexique. Hubert lit très bien, très vite. Pire il est devenu un grand lecteur, il m'a dit samedi que sa prof de français serait surprise de savoir qu'il est dans sa classe de scientifiques, celui qui lit le plus.
Mon gendre l’aîné, m'avait raconté une anecdote de son boulot, alors qu'il était en relation internet avec un pool de jeunes ingénieurs, un jour il rencontra l'un d'eux "pour de vrai" et sympathisèrent, à la fin de la réunion.
Greg lui dit
Ah au fait, tes mails tu pourrais faire un minimum quand même en orthographe, à moins que tu ne sois dyslexique!
Ce jeune ingé lui répondit, en piquant un fard
Je suis dyslexique
Mon gendre ne le laissa pas continuer, il l'interrompit
Oh, ne t'inquiètes pas, mon jeune beauf est aussi terriblement dyslexique, je sais ce que c'est.
On est dyslexique à vie, on peut juste compenser, c'est tout, et l'ère d'internet où tant de choses passent par l'écrit celui ci a une dimension différente dans les vies, mais si importante, essentielle, même.
Vendredi ce sont les vacances, mais le trimestre prochain, il ne faudra pas que j'oublie le mal être qui saisit mon dernier fils, depuis qu'il est tout petit avant chaque conseil de classe.
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vendredi 31 mai 2013
Les petit cochons.
Cette année encore mon petit garçon n'a pas été mangé par les petits cochons, avec un peu de chance il arrivera à réaliser ses rêves.
Hier soir à 22 heures, le téléphone a sonné, mon coeur s'est serré, je savais que le conseil de classe d'Hubert avait eu lieu en fin d'après midi. Hubert passe en 1ère S, avec en option le fameux SI (sciences de l'ingénieur), il aura six heures de cours par semaine en première dans cette matière et sept en terminale. Peu de jeunes non motivés la choisissent, il faut être à la fois motivé et doué pour ce genre d'enseignement.
Hubert est manifestement fait pour ce type de métier, il est le seul de mes enfants qui a ouvert et réparé un jeu de Game Boy car celui ci n'avait plus de mémoire. Hubert en avait assez de devoir reprendre la partie à zéro à chaque arrêt. Aujourd'hui le jeu fonctionne parfaitement, on voit vaguement un petit bout de fil de fer sortir du jeu, je crois qu'il suffisait de changer la pile de la mémoire qui y était incluse, encore fallait il penser que cela se réparait et le faire. Un de ses passe temps préféré est d'acheter des jeux ayant des buggs afin de les réparer.
Chaque enfant a des points forts et le travail très délicat et difficile des parents afin de guider, au mieux leur enfant, est de voir sans à priori ce qu'aime leur enfant, sans se projeter, et ce pour quoi il est fait, dans leurs talents très divers, ils ont des aptitudes qui pourront les mener à un métier où on trouve du travail.
Présentation de cette matière sur ce site.
Cette option SI vient juste d'être mise en place, avec la réforme des lycées, elle répond d'une part aux besoins du marché on manque d'ingénieurs, d'autre part aux aptitudes et appétences de certains jeunes pour ce genre d'enseignement. Les formations évoluent sans arrêt, nous devons pour chaque enfant nous renseigner, le bac qu'a passé Guillaume il y a cinq ans n'existe plus exactement sous cette forme.
Guillaume a suivi des études qui n'existaient pas du temps de Charlotte et qui l'emmènent à peu près au même point, ou tout au moins auraient pu l'y emmener. Guillaume se spécialise dans le e marketing, enfin c'est ce que j'ai pu comprendre, à l'époque des études de Charlotte je ne crois pas que cela existait déjà.
Valentin est en fin de classes préparatoires, il ne sait pas exactement quelle voie il va choisir au sein de son école, s'il en intègre une.
Pour chacun de mes derniers fils, la tribu aide au choix des voies à suivre et au rejet de ce qui leur parait selon eux, des impasses. L'aide de mes jeunes adultes qui sont dans le marché du travail est un atout précieux, leurs parcours différents et les expériences de chacun enrichissent notre réflexion commune.
Hubert n'a pas été broyé par l'Education Nationale et j'en suis reconnaissante, je ne sais pas si beaucoup de grands dyslexiques auront sa chance mais je l'espère. L'an prochain, l'épreuve de français sera vraiment une épreuve, on demandera peut être encore, si les professeurs nous le conseillent un statut d'handicapé, afin qu'il dispose de plus de temps pour rédiger et surtout se relire.
Hier soir à 22 heures, le téléphone a sonné, mon coeur s'est serré, je savais que le conseil de classe d'Hubert avait eu lieu en fin d'après midi. Hubert passe en 1ère S, avec en option le fameux SI (sciences de l'ingénieur), il aura six heures de cours par semaine en première dans cette matière et sept en terminale. Peu de jeunes non motivés la choisissent, il faut être à la fois motivé et doué pour ce genre d'enseignement.
Hubert est manifestement fait pour ce type de métier, il est le seul de mes enfants qui a ouvert et réparé un jeu de Game Boy car celui ci n'avait plus de mémoire. Hubert en avait assez de devoir reprendre la partie à zéro à chaque arrêt. Aujourd'hui le jeu fonctionne parfaitement, on voit vaguement un petit bout de fil de fer sortir du jeu, je crois qu'il suffisait de changer la pile de la mémoire qui y était incluse, encore fallait il penser que cela se réparait et le faire. Un de ses passe temps préféré est d'acheter des jeux ayant des buggs afin de les réparer.
Chaque enfant a des points forts et le travail très délicat et difficile des parents afin de guider, au mieux leur enfant, est de voir sans à priori ce qu'aime leur enfant, sans se projeter, et ce pour quoi il est fait, dans leurs talents très divers, ils ont des aptitudes qui pourront les mener à un métier où on trouve du travail.
Présentation de cette matière sur ce site.
Cette option SI vient juste d'être mise en place, avec la réforme des lycées, elle répond d'une part aux besoins du marché on manque d'ingénieurs, d'autre part aux aptitudes et appétences de certains jeunes pour ce genre d'enseignement. Les formations évoluent sans arrêt, nous devons pour chaque enfant nous renseigner, le bac qu'a passé Guillaume il y a cinq ans n'existe plus exactement sous cette forme.
Guillaume a suivi des études qui n'existaient pas du temps de Charlotte et qui l'emmènent à peu près au même point, ou tout au moins auraient pu l'y emmener. Guillaume se spécialise dans le e marketing, enfin c'est ce que j'ai pu comprendre, à l'époque des études de Charlotte je ne crois pas que cela existait déjà.
Valentin est en fin de classes préparatoires, il ne sait pas exactement quelle voie il va choisir au sein de son école, s'il en intègre une.
Pour chacun de mes derniers fils, la tribu aide au choix des voies à suivre et au rejet de ce qui leur parait selon eux, des impasses. L'aide de mes jeunes adultes qui sont dans le marché du travail est un atout précieux, leurs parcours différents et les expériences de chacun enrichissent notre réflexion commune.
Hubert n'a pas été broyé par l'Education Nationale et j'en suis reconnaissante, je ne sais pas si beaucoup de grands dyslexiques auront sa chance mais je l'espère. L'an prochain, l'épreuve de français sera vraiment une épreuve, on demandera peut être encore, si les professeurs nous le conseillent un statut d'handicapé, afin qu'il dispose de plus de temps pour rédiger et surtout se relire.
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mardi 28 mai 2013
Se battre pour ses enfants.
Une vie un peu trop remplie, des morceaux de puzzle de vies différents qui se détachent ou se rattachent mère, fille, belle fille, grand mère et moi, épouse, amie, camarade, femme, et même blogueuse, parfois si perdue dans cette nébuleuse dont je suis la source, sans toujours avoir imaginé les conséquences.
Hubert est en seconde, à priori tout va bien, malgré sa grande dyslexie, il est en seconde alors qu'il vient d'avoir 16 ans, ses profs ont accepté il y a deux mois, notre demande pour une 1 ère, S SI, et ce soir à quelques jours du conseil de classe du troisième trimestre je retrouve Hubert angoissé.
Et si, il était recalé, jusqu'à ce soir je n'acceptais pas cette défaite, enfin je ne le disais à personne, du CP à ce passage de vie, la première, jamais je n'aurais avoué avoir perdu avant que les dès aient affichés cet échec, échec et mat. Pari sur pari, son instit de grande section de maternelle avait écrit qu'il redoublerait son CP. Quel âne. D'institutrices nous aidant, d'orthophonistes s'impliquant, jamais je ne baissais la garde, sans nier l'handicap dont souffre notre fils, nous le savons capable comme tous mes autres enfants, de belles choses, mais l'écrit lui sera à jamais difficile, par chance, scientifique, doué, il a réussi à convaincre ses profs de sa capacité de surmonter ses difficultés (?) par ses talents.
Et ce soir Hubert a peur, comme chaque année me dit-il, et ce poids qui l’accable, l'écrase alors, et je lui redis que je l'aime, que je l'aiderai, que je ferai des miracles. Je lui ai parlé des passerelles qui existent heureusement aujourd'hui. Je lui ai rappelé à quel point je suis inventive et persuasive pour mes enfants, depuis que j'ai compris comment marche cette machine à broyer nos enfants, l'EN, machine qui échappe parfois à l'humanité, à l'insu des gens qui en font partie, et qui eux sont souvent très humains.
Tout le monde rit et peu de gens comprennent que si j'adore Forrest Gump, Desperates Houses Wives, c'est que je m'identifie aux mères qui en sont les héroïnes, prête à donner ma tunique, voire à vendre mon âme pour aider un des mes enfants, sans compromettre l'avenir des autres . Pour Hubert il n'y en a plus d'autres après, je peux vraiment risquer ma chemise.
Et ce soir, j'ai redis à mon fils tout l'amour inconditionnel que je lui porte.
Je crois que c'est le seul argument, il sait que c'est vrai, et, il a raison.
Dans quelques jours je saurais à quelle sauce est mangé mon enfant et s'il le faut, je trouverai le passage merveilleux, passerelle qui l'aidera à poursuivre les études dont il rêve et pour lesquelles il est destiné.
Hubert est en seconde, à priori tout va bien, malgré sa grande dyslexie, il est en seconde alors qu'il vient d'avoir 16 ans, ses profs ont accepté il y a deux mois, notre demande pour une 1 ère, S SI, et ce soir à quelques jours du conseil de classe du troisième trimestre je retrouve Hubert angoissé.
Et si, il était recalé, jusqu'à ce soir je n'acceptais pas cette défaite, enfin je ne le disais à personne, du CP à ce passage de vie, la première, jamais je n'aurais avoué avoir perdu avant que les dès aient affichés cet échec, échec et mat. Pari sur pari, son instit de grande section de maternelle avait écrit qu'il redoublerait son CP. Quel âne. D'institutrices nous aidant, d'orthophonistes s'impliquant, jamais je ne baissais la garde, sans nier l'handicap dont souffre notre fils, nous le savons capable comme tous mes autres enfants, de belles choses, mais l'écrit lui sera à jamais difficile, par chance, scientifique, doué, il a réussi à convaincre ses profs de sa capacité de surmonter ses difficultés (?) par ses talents.
Et ce soir Hubert a peur, comme chaque année me dit-il, et ce poids qui l’accable, l'écrase alors, et je lui redis que je l'aime, que je l'aiderai, que je ferai des miracles. Je lui ai parlé des passerelles qui existent heureusement aujourd'hui. Je lui ai rappelé à quel point je suis inventive et persuasive pour mes enfants, depuis que j'ai compris comment marche cette machine à broyer nos enfants, l'EN, machine qui échappe parfois à l'humanité, à l'insu des gens qui en font partie, et qui eux sont souvent très humains.
Tout le monde rit et peu de gens comprennent que si j'adore Forrest Gump, Desperates Houses Wives, c'est que je m'identifie aux mères qui en sont les héroïnes, prête à donner ma tunique, voire à vendre mon âme pour aider un des mes enfants, sans compromettre l'avenir des autres . Pour Hubert il n'y en a plus d'autres après, je peux vraiment risquer ma chemise.
Et ce soir, j'ai redis à mon fils tout l'amour inconditionnel que je lui porte.
Je crois que c'est le seul argument, il sait que c'est vrai, et, il a raison.
Dans quelques jours je saurais à quelle sauce est mangé mon enfant et s'il le faut, je trouverai le passage merveilleux, passerelle qui l'aidera à poursuivre les études dont il rêve et pour lesquelles il est destiné.
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mercredi 10 octobre 2012
Plaidoyer pour les devoirs à la maison
Et pourtant, je me suis coltiné des heures et des heures de pensum, des prises de têtes et de bec avec mes enfants, et pourtant, souvent j'en aurais pleuré de ne réussir à leur faire apprendre tables de multiplication et poésies, et je me suis entêtée jusqu'à me comparer parfois à la petite chèvre de Mr Seguin, luttant jusqu'au bout de ses forces....
Dessin tiré du blog d'Olivero
Avec mes deux filles, faire les devoirs à la maison était une simple formalité, elles "adoraient" travailler, connaissaient leurs poésies avant de les rapporter à la maison ou quasiment, et travaillaient bien ou très bien sans que cela nous donne la moindre difficulté.
Avec mes cinq gars, ce fut une autre paire de manches et j'ai du retrousser mes manches plutôt deux fois qu'une...
Hubert mit trois ans à apprendre à lire (forte dyslexie) et qui sans notre implication maximale serait aujourd'hui non pas en échec scolaire mais déjà "orienté" à tout juste quinze ans, ne maîtrisant probablement pas la lecture. Si Hubert avait été mon premier fils, je ne sais pas si j'aurais réussi à trouver la patience, l'énergie, la volonté et le temps nécessaire à lui consacrer. Il était mon septième enfant, l’aînée avait 20ans à sa naissance, je connaissais exactement les enjeux. Je pense que si il ne m'avait pas rapporté les livres et fiches de lecture à la maison, la mise en place de ce soutien sans faille eut été de toute façon reportée voire jamais mise en place, mon degré d'implication aurait été moindre.
Valentin, enfant qui a de grandes facilités a haï l'école primaire, détesté le collège, supporté le lycée et adore ^^^^ à présent, sa prépa, serait il arrivé jusque là si son degré de travail naturel n'avait pas été fortement stimulé par son horrible mère qui exigeait qu'il apprenne par coeur ses leçons, même nulles, même trop longues?
Guillaume était champion, surtout en foot, d'un naturel adorable enfant il avait d'excellentes relations avec tous les enseignants sans en faire une rame, ses résultats furent souvent un peu décevants, là encore, j'essayais de rattraper à la maison ce qu'il avait omis d'écouter, comprendre, apprendre à l'école...
Camille super actif super doué, n'était pas fait pour l'école, voile pudique! Yann hyper flegmatique était toujours "fatigué" à l'école, les maîtresses s'inquiétaient de cet enfant à la santé si fragile!
J'ai imaginé sans peine mes gars à l'étude, Hubert dormant, Valentin rêvant, Guillaume jouant aux billes, Camille faisant des acrobaties sur sa chaise envoyé, pour changer, dans le couloir se calmer, Yann se reposant.
J'ai imaginé sans peine mes deux filles à l'étude. Charlotte ayant déjà tout fait, aurait enluminé tous ses cahiers de dessins, ouvert son petit carnet de blagues pour y écrire celle lue à la récré sur le papier de son goûter, Alice aurait,elle, aidé ses copines, leur proposant même d'écrire à leur place afin de pouvoir aller jouer toutes ensemble au plus vite.
Il m'a paru toujours important surtout de connaitre les contenus des "leçons" que mes enfants devaient apprendre. Ainsi je me souviendrai à vie de mon hoquet de stupeur lorsque je lus sur une fiche de CE2, en histoire:
"Les seigneurs chassaient pour s'amuser et détruisaient souvent les champs des pauvres paysans"
Explications de ma part à l'enfant, les cultures étaient la survie de tous les seigneurs étaient c..s pour certains mais quand même! Ils n'auraient pas détruit une source de revenus pour eux, la dîme! La chasse étant elle nécessaire: viande, destruction de gibier surnuméraire et de nuisibles...
Cet exemple est flagrant, mais très souvent, les savoirs trop succincts, résumés que l'on fait apprendre à nos enfants méritent des explications de notre part.
L'exigence que l'on a de leçons sues, travail bien fait est un apprentissage nécessaire dès la petite enfance du travail personnel qui sera de plus en plus crucial au fur et à mesure de leurs avancées dans les études. Le sens de l'effort s'acquiert plus facilement tout enfant, apprendre, même les trucs qui ne nous intéresse pas, faire des exercices même longs et ennuyeux, ce goût de l'effort, cette conscience du travail bien fait seront des qualités indispensables pour mener à bien la plus part du temps des études qui ouvriront la porte à un métier intéressant et qui plaira au jeune.
Je terminerai cette plaidoirie en soulignant que si nous nous investissons dans le travail scolaire de nos enfants, autant que faire se peut, nous démontrons ainsi à nos enfants par nos actes et non par nos paroles que leur scolarité est importante, voire cruciale.
Les parents qui travaillent ont double voire triple journée, la durée de l'attention portée à la scolarité de leurs enfants est forcément plus réduite, à eux de mettre les priorités en place, peut être faut il supprimer ou réduire au maximum des corvées ménagères (repassage au mini, cuisine rapide et super marché sur le net) afin de conserver un temps suffisant à l'école de nos enfants, parfois aussi il faut supprimer des activités para-scolaires ou loisirs, le temps du travail et du repos étant prioritaires.
J'espère que ce temps d'étude en primaire restera optionnel pour les familles, les familles ayant besoin de cette aide pourraient pouvoir toujours y avoir recours, les autres s'en passer, l'Education Nationale ne peut empiéter sans arrêt sur les prérogatives d'éducation des parents.
Mes arrières grands parents, élèves de l'école de Jules Ferry, se penchèrent sur mon épaule à cet instant et me soufflèrent: Ça c'est ben vrai! Réac! Enfin chacun selon ses opinions, son passé, sa vie!
Dessin tiré du blog d'Olivero
Avec mes deux filles, faire les devoirs à la maison était une simple formalité, elles "adoraient" travailler, connaissaient leurs poésies avant de les rapporter à la maison ou quasiment, et travaillaient bien ou très bien sans que cela nous donne la moindre difficulté.
Avec mes cinq gars, ce fut une autre paire de manches et j'ai du retrousser mes manches plutôt deux fois qu'une...
Hubert mit trois ans à apprendre à lire (forte dyslexie) et qui sans notre implication maximale serait aujourd'hui non pas en échec scolaire mais déjà "orienté" à tout juste quinze ans, ne maîtrisant probablement pas la lecture. Si Hubert avait été mon premier fils, je ne sais pas si j'aurais réussi à trouver la patience, l'énergie, la volonté et le temps nécessaire à lui consacrer. Il était mon septième enfant, l’aînée avait 20ans à sa naissance, je connaissais exactement les enjeux. Je pense que si il ne m'avait pas rapporté les livres et fiches de lecture à la maison, la mise en place de ce soutien sans faille eut été de toute façon reportée voire jamais mise en place, mon degré d'implication aurait été moindre.
Valentin, enfant qui a de grandes facilités a haï l'école primaire, détesté le collège, supporté le lycée et adore ^^^^ à présent, sa prépa, serait il arrivé jusque là si son degré de travail naturel n'avait pas été fortement stimulé par son horrible mère qui exigeait qu'il apprenne par coeur ses leçons, même nulles, même trop longues?
Guillaume était champion, surtout en foot, d'un naturel adorable enfant il avait d'excellentes relations avec tous les enseignants sans en faire une rame, ses résultats furent souvent un peu décevants, là encore, j'essayais de rattraper à la maison ce qu'il avait omis d'écouter, comprendre, apprendre à l'école...
Camille super actif super doué, n'était pas fait pour l'école, voile pudique! Yann hyper flegmatique était toujours "fatigué" à l'école, les maîtresses s'inquiétaient de cet enfant à la santé si fragile!
J'ai imaginé sans peine mes gars à l'étude, Hubert dormant, Valentin rêvant, Guillaume jouant aux billes, Camille faisant des acrobaties sur sa chaise envoyé, pour changer, dans le couloir se calmer, Yann se reposant.
J'ai imaginé sans peine mes deux filles à l'étude. Charlotte ayant déjà tout fait, aurait enluminé tous ses cahiers de dessins, ouvert son petit carnet de blagues pour y écrire celle lue à la récré sur le papier de son goûter, Alice aurait,elle, aidé ses copines, leur proposant même d'écrire à leur place afin de pouvoir aller jouer toutes ensemble au plus vite.
Il m'a paru toujours important surtout de connaitre les contenus des "leçons" que mes enfants devaient apprendre. Ainsi je me souviendrai à vie de mon hoquet de stupeur lorsque je lus sur une fiche de CE2, en histoire:
"Les seigneurs chassaient pour s'amuser et détruisaient souvent les champs des pauvres paysans"
Explications de ma part à l'enfant, les cultures étaient la survie de tous les seigneurs étaient c..s pour certains mais quand même! Ils n'auraient pas détruit une source de revenus pour eux, la dîme! La chasse étant elle nécessaire: viande, destruction de gibier surnuméraire et de nuisibles...
Cet exemple est flagrant, mais très souvent, les savoirs trop succincts, résumés que l'on fait apprendre à nos enfants méritent des explications de notre part.
L'exigence que l'on a de leçons sues, travail bien fait est un apprentissage nécessaire dès la petite enfance du travail personnel qui sera de plus en plus crucial au fur et à mesure de leurs avancées dans les études. Le sens de l'effort s'acquiert plus facilement tout enfant, apprendre, même les trucs qui ne nous intéresse pas, faire des exercices même longs et ennuyeux, ce goût de l'effort, cette conscience du travail bien fait seront des qualités indispensables pour mener à bien la plus part du temps des études qui ouvriront la porte à un métier intéressant et qui plaira au jeune.
Je terminerai cette plaidoirie en soulignant que si nous nous investissons dans le travail scolaire de nos enfants, autant que faire se peut, nous démontrons ainsi à nos enfants par nos actes et non par nos paroles que leur scolarité est importante, voire cruciale.
Les parents qui travaillent ont double voire triple journée, la durée de l'attention portée à la scolarité de leurs enfants est forcément plus réduite, à eux de mettre les priorités en place, peut être faut il supprimer ou réduire au maximum des corvées ménagères (repassage au mini, cuisine rapide et super marché sur le net) afin de conserver un temps suffisant à l'école de nos enfants, parfois aussi il faut supprimer des activités para-scolaires ou loisirs, le temps du travail et du repos étant prioritaires.
J'espère que ce temps d'étude en primaire restera optionnel pour les familles, les familles ayant besoin de cette aide pourraient pouvoir toujours y avoir recours, les autres s'en passer, l'Education Nationale ne peut empiéter sans arrêt sur les prérogatives d'éducation des parents.
Mes arrières grands parents, élèves de l'école de Jules Ferry, se penchèrent sur mon épaule à cet instant et me soufflèrent: Ça c'est ben vrai! Réac! Enfin chacun selon ses opinions, son passé, sa vie!
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Dyslexie,
Education? vous avez dit éducation?
jeudi 28 juin 2012
Il panique!
Il a paniqué, mal dormi, chaleur et stress devant ces mots qui sont trop gros, trop lourds pour lui.
Ce matin, il s'est levé après moi, je n'ai guère dormi, elle panique, aussi, et il n'avait pas faim, envie de rien. A sept heures et demi lorsqu'il m'a dit qu'il voulait réviser les "prépositions", j'ai enfin admis la vérité, il est inquiet.
Ce matin il passait son épreuve de français pour le brevet.
Enfant qui, depuis la maternelle est voué aux échecs (pas le jeu, auquel il joue fort bien d’ailleurs), angoissé aussi par les remarques de certains instits, pas tous, heureusement, inquiet par ses résultats épouvantables depuis qu'il a quatre ans, en moyenne section, il y a des évaluations. Je ne critiquerai pas ce système, il m'a obligé de réaliser au plus tôt l'handicap de Hubert, son cerveau ayant des connections étranges, chose fréquente dans la famille, mais rarement poussé à ce point fort élevé.
Je ne crois pas que j'aurais mis toute la machine de guerre en place si je n'avais pas eu ces alertes si tôt, Hubert est mon septième enfant et il est à la fois difficile d'admettre que son enfant a un sérieux problème et de prendre les décisions qui demandent tant d'efforts de la part de tous, enfant, instits, éducateurs et nous parents, afin d'y faire face.
Hubert a bénéficié du tiers temps handicapé, on dit tiers temps, on ne stigmatise pas.
Le grand lycée qui a abrité son collège le prend au lycée, le tiers temps ne l'a pas mis sur le sable. Hubert est très scientifique bien que très dyslexique, il nous faudra louvoyer encore quelques années afin qu'il trouve son chemin.
Ce matin, quand Hubert à sept heures et demi, cherchait le chapitre traitant des "prépositions" , j'ai su son désarroi, ses yeux brillaient, je l'ai réconforté, il a bien plus travaillé qu'aucun de mes autres enfants, bien plus que mon aînée, ayant eu son brevet à moins de quatorze ans, Charlotte a eu d'autres obstacles dans sa vie, mais pas celui ci.
Hubert, relit, à présent, les formules de math, cet après midi, il devrait cartonner, sauf s'il panique!
Ah, au fait, mon fils passe un tiers temps, enfin un tiers temps handicapé et le mot handicapé n'est pas une insulte, pas plus que, nana, noir, belge, paysan vieux, sourd ou aveugle
et je ne sais quoi, il recouvre des réalités différentes, Hubert n'est handicapé que de l'écrit, on a de la chance, mais en aucun cas ces mots mettent les gens dans des cases, cases spéciales, ou pas, , on a tous nos différences, et on est tous dans des cases différentes qui peuvent nous engluer, j'en suis persuadée, et tous nos richesses aussi!
Mes cases? Nana fragile de famille de suicidés, intelligente mais border line, toujours à jouer à l'équilibriste sur le fil, tiendra t-elle, aurait elle dû avoir tant d'enfants? Sont ils des béquilles à ce manque inhérent à sa personnalité? Que cherche t-elle à combler, que veut elle prouver? Je pourrais continuer des pages, est ce important? Est ce
enrichissant?
Ce matin, il s'est levé après moi, je n'ai guère dormi, elle panique, aussi, et il n'avait pas faim, envie de rien. A sept heures et demi lorsqu'il m'a dit qu'il voulait réviser les "prépositions", j'ai enfin admis la vérité, il est inquiet.
Ce matin il passait son épreuve de français pour le brevet.
Enfant qui, depuis la maternelle est voué aux échecs (pas le jeu, auquel il joue fort bien d’ailleurs), angoissé aussi par les remarques de certains instits, pas tous, heureusement, inquiet par ses résultats épouvantables depuis qu'il a quatre ans, en moyenne section, il y a des évaluations. Je ne critiquerai pas ce système, il m'a obligé de réaliser au plus tôt l'handicap de Hubert, son cerveau ayant des connections étranges, chose fréquente dans la famille, mais rarement poussé à ce point fort élevé.
Je ne crois pas que j'aurais mis toute la machine de guerre en place si je n'avais pas eu ces alertes si tôt, Hubert est mon septième enfant et il est à la fois difficile d'admettre que son enfant a un sérieux problème et de prendre les décisions qui demandent tant d'efforts de la part de tous, enfant, instits, éducateurs et nous parents, afin d'y faire face.
Hubert a bénéficié du tiers temps handicapé, on dit tiers temps, on ne stigmatise pas.
Le grand lycée qui a abrité son collège le prend au lycée, le tiers temps ne l'a pas mis sur le sable. Hubert est très scientifique bien que très dyslexique, il nous faudra louvoyer encore quelques années afin qu'il trouve son chemin.
Ce matin, quand Hubert à sept heures et demi, cherchait le chapitre traitant des "prépositions" , j'ai su son désarroi, ses yeux brillaient, je l'ai réconforté, il a bien plus travaillé qu'aucun de mes autres enfants, bien plus que mon aînée, ayant eu son brevet à moins de quatorze ans, Charlotte a eu d'autres obstacles dans sa vie, mais pas celui ci.
Hubert, relit, à présent, les formules de math, cet après midi, il devrait cartonner, sauf s'il panique!
Ah, au fait, mon fils passe un tiers temps, enfin un tiers temps handicapé et le mot handicapé n'est pas une insulte, pas plus que, nana, noir, belge, paysan vieux, sourd ou aveugle
et je ne sais quoi, il recouvre des réalités différentes, Hubert n'est handicapé que de l'écrit, on a de la chance, mais en aucun cas ces mots mettent les gens dans des cases, cases spéciales, ou pas, , on a tous nos différences, et on est tous dans des cases différentes qui peuvent nous engluer, j'en suis persuadée, et tous nos richesses aussi!
Mes cases? Nana fragile de famille de suicidés, intelligente mais border line, toujours à jouer à l'équilibriste sur le fil, tiendra t-elle, aurait elle dû avoir tant d'enfants? Sont ils des béquilles à ce manque inhérent à sa personnalité? Que cherche t-elle à combler, que veut elle prouver? Je pourrais continuer des pages, est ce important? Est ce
enrichissant?
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Dyslexie,
Education? vous avez dit éducation?
mardi 19 juin 2012
Ils ont le Bac? Et après?
Préface, ce message est une suite au précédent, je ne sais comment faire un retour d'expérience pour aider sans paraître pontifiante et je vous en demande pardon. J'avais une amie, que j'aimais mais que je sentais toujours sur la réserve avec moi, elle avait tout, médecin travaillant, mari adorable, de beaux enfants, une magnifique maison, et un jour en pleurs elle me dit: "Tu ne t'es jamais rendu compte, pénélope que tes gosses réussissent tous!" Je lui arguais alors Camille,, mais même Camille s'en sortait, finalement, pas tous les siens. Ses enfants sont beaux, intelligents, bien élevés, des jeunes vraiment super, tous ont été malmenés par le système éducatif (école+collège+lycée+études supérieures).
Sur mes sept enfants, six sont soit adultes soit étudiants, vous constaterez que je ne parle pas ici de majorité qui tombe sur des enfants franchement bien avant la maturité. Le bac en poche, (ou après l'abandon de leur scolarité), mes jeunes marcottes ont du faire racines, loin de la famille, berceau rassurant. Ils ont tous survécu, bien entendu, mais je crois qu'ils ont tous laissé des plumes, ne serait ce qu'une ou deux dans la difficulté de vivre seul.
L'année dernière, Valentin a eu son bac, j'avais très peur qu'il parte vivre au loin, je ne le sentais pas assez fort pour affronter la vie dans un petit studio.Nos jeunes étudiants doivent faire face, en partant étudier en fac ( prépas, écoles..) à plusieurs types de difficultés.
La première à laquelle les parents pensent reste de l'ordre matériel, ménage-course-cuisine-lessives, c'est effectivement une grosse difficulté pour eux et en tout état de cause une perte en confort de vie énorme. Un jeune étudiant mangera moins bien que chez lui, aura un cadre de vie plus spartiate dont l'entretien quotidien lui pèsera, je ne connais personne qui adore faire du ménage. Le manque de lave linge, lave-vaisselle... contribue à une perte de qualité de vie qu'ils ressentiront parfois crument le matin devant leur évier débordant de vaisselle sale et ne trouvant même plus un bol pour le café réconfortant.
La seconde grosse difficulté réside dans l'isolement qu'ils ressentiront, même si parler à leurs parents, frères et soeurs, voisines indiscrètes n'est pas toujours très réconfortant, l'isolement complet est terrible à un âge où parler à un voisin ou à une caissière, une inconnue, leur parait une honte extrême. La perte simultanée de leurs bons copains, est ressentie parfois comme un deuil, si votre enfant part avec un bon copain en colocation dès la première année la séparation se fera bien plus facilement.
L'environnement est aussi très important, un jeune habitué à vivre dans une grande maison haïra de devoir loger dans 14m2 dans un immense immeuble noyé dans d'autres immenses immeubles, lui permettre de s'entourer de meubles et objets qu'il aime peut l'aider à compenser ce stress.
Deux mauvaises idées des parents, que je tente à tous les coups (N'est ce pas Guillaume?)
- Pas de télé, pas de connexion internet, tu pourras mieux travailler, sors dans un bar pour voir les matchs.
Sans réseau social les jeunes sont encore plus paumés, mettez les en prison tant qu'à faire. Ils ne peuvent, en général pas se passer ni de leur téléphone portable ni de connexion internet.
- Tu devrais travailler quelques heures pour nous aider à boucler le budget.
Entre la fac, le boulot perso et le job, ce seront des zombies, ils laissent en général tomber un truc, voire tout. Patienter un an avant qu'ils puissent participer à ces dépenses monstrueuses est nécessaire, sauf cas rare.
-Mets toi en coloc, même avec des inconnus, si ça ne marche pas, tu partiras!
Gérer les colocations est compliqué, les jeunes se mettent en coloc lorsqu'ils connaissent bien les copains, avant le risque est grand que les parents se retrouvent avec des jeunes soit à la rue soit à devoir payer, seuls, un loyer énorme.
-Prends plein d'activités, profites en, tennis, danse, escrime, théâtre, .. Tu te feras plus vite des copains.
Un peu ça va, beaucoup, les jeunes risquent quand même de ne trouver plus de temps pour travailler.
L'équilibre travail-loisir dépendra uniquement de votre jeune, et il lui sera extrêmement difficile en perdant le cadre parental de savoir doser, certains travailleront beaucoup trop mais risqueront de craquer aussi nerveusement d'autres, plus souvent, sous doseront les efforts à fournir.
On ne peut pas tout donner à nos enfants, même si on aimerait les meilleures conditions possibles, il faut rester réaliste et privilégier toujours ce qui est le plus important pour eux, Guillaume sans connexion internet aurait fait une déprime grave, un autre sans télé ne peut vivre...
Certains parents acceptent que leurs jeunes de 18ans se mettent en cohabitation avec leur amoureux(se), cela réduit grandement le budget et offre, à priori un confort moral, à deux ils ne se sentiront pas seuls, personnellement je trouve que le risque est grand en cas de rupture de le voir s'effondrer complètement. Il devra affronter, alors que leur égo vient de souffrir toutes les difficultés de l'apprentissage de la vie en solo.
Lorsque la fac n'est pas trop loin, il peut être préférable que le jeune fasse l'aller-retour tous les jours de cours, le temps passé dans les transports sera parfois moins pénible à supporter que l'exode dans une vie qu'ils ne sont pas prêts à affronter. En prenant le bus un jour pour aller à la campagne, j'ai vu que bien des étudiants bossaient dans le car, ces jeunes avaient trois heures d'aller-retours, chaque jour de cours, un covoiturage régulier peut de plus en plus souvent se trouver, où se créer pour les jeunes possédant permis et voiture.
Parler avec ses enfants, essayer de déminer les problèmes, les envisager avec eux, tenter de trouver une solution ou avouer qu'il n'y en a pas dans l'immédiat, le fait simplement d'engager un vrai dialogue avec eux leur permet de sentir que nous savons les difficultés.
Il n'y a aucun remède miracle, mais si vos enfants sont jeunes, vous pouvez les préparer, même si, instits et profs vous le reprochent, Une ancienne voisine, m'a dit, un jour, "Je croyais que tu étais trop exigeante avec tes gosses, que tu les faisais trop bosser si, j'avais su, j'aurais fait comme toi! " Mère et instit, elle avait choisi le concept éducation nationale, j'ai choisi de m'adapter au concept, mais de devancer pour dépiéger les demandes futures. Foin de méthode de "Sainte Anne" ou autre méthode suisse, oublier aussi le trop plein d' activités qui privent nos enfants de rêves et de temps à ne rien faire, style: piano, tennis, latin grec! Il faut vraiment faire des choix, le dessin ok, mais le dessin+ le théâtre +la natation+ le piano, pas possible, il faut simplement un vrai retour au simple bon sens, laisser du temps aux enfants pour souffler, tous les jours, développer la mémoire et anticiper les exigences, sans oublier ce qui faisait défaut autrefois: dialogue, amour, compréhension et accompagnement. Au final on gagne du temps, de l'argent, des cheveux blancs, et on a l'immense satisfaction d'avoir au mieux aider nos petits, d'avoir réussi notre mission sans trop avoir ramé et pouvoir contempler nos poussins devenus des adultes bien dans leur peau et dans leur vie.
Tout cela est extrémément pontifiant, j'en suis désolée, il se trouve que j'ai pu déjouer des pièges de l'EN grâce à mon histoire perso, éducation qui ne m'a pas permis de maîtriser l'écrit autant que je l'aurais dû, pas d'études au delà du bac car mes parents ne connaissaient pas le système et ne comprenaient pas l'importance de s'y adapter et en fait, s'en moquaient... Comme quoi, d'un mal peut survenir plein de biens, j'en ai retiré toutes les leçons et pour le moment, ça marche, et j'adorerais que tous nos enfants puissent réussir comme ils le devraient.
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mardi 12 juin 2012
Le lauréat? The Humble Indie Bundle!
Hubert termine sa troisième la conscience tranquille, il a rempli son contrat, il passe en seconde dans le lycée souhaité (sauf accident grave de brevet) et termine premier en math, et à quelques dixièmes de point d'un de ses meilleurs pote en SVT et physique chimie. Mon soulagement est énorme, j'ai toujours eu peur pour mes enfants et spécialement pour ce petit canard, fort intelligent, carrément scientifique mais terriblement dyslexique.
Hubert a beaucoup travaillé, je l'ai houspillé lorsqu'il a fait une horrible contre performance en math en n'ayant que 11 1/2 à un contrôle de math, il en a eu beaucoup de peine, mais si il ne peut rattraper son handicap en français et anglais il doit exploiter au maximum ses points forts, je n'ai en tant qu'éducatrice pas le choix, et j'ai aussi pleuré silencieusement ces jours là.
La forte dyslexie de mon fils a entraîné une sévérité accrue de ma part, un enfant qui a de graves difficultés doit fournir plus d'efforts, c'est injuste mais la vie n'est pas juste, et je lui veux une bonne vie, c'est à dire qu'il puisse réaliser une partie de ses rêves et ne pas se retrouver coincé dans une situation d'échec.
Par chance Hubert est très scientifique, héritage mystérieux, mon esprit scientifique est en période de glaciation profonde et celui de mon mari, nettement plus développé quand même, cela n'est pas trop dur, reste cependant à prouver. Mon homme est profondément littéraire, bien plus que moi, même si cela n'est pas, non plus, trop dur.
Hubert m'avait parlé de jeux à acheter à un prix que vous fixez vous même afin de pouvoir les télécharger, cela m'avait paru abracadabrant, et devant son insistance j'avais remis l'affaire "après ton conseil de classe". Hier il m'a présenté sa fiche d'orientation, son bulletin élogieux , il est aussi premier en vie de classe, car enfant fédérateur, rassembleur et pacificateur , s'il avait pu être polyglotte il eut pu faire le diplomate!
Je le félicitais sincèrement et signais, il me dit alors
Maman, tu te souviens des jeux à acheter afin de les télécharger, si on le faisait maintenant il reste peu de temps.
Ok!
Et je suis tombée sur ça.
Il avait refusé que son père s'en charge, et je le compris, un truc de djeun's, on ne pirate pas, on achète mais on fixe soi même le prix, elle est pas belle la vie? Je souscris pleinement à ce type de consommation, ils vendent énormément et donc rentabilisent, d'autant plus certains mécènes paient jusqu'à 1500$ les jeux.
J'ai participé à la hauteur de ce que je pensais honnête, c'est à dire que je me suis basée sur la moyenne des dons et ai payé dix dollars huit jeux, si j'avais versé davantage Hubert aurait téléchargé plus de jeux, moins, peu importe, il aurait eu tous les jeux, il n'y a aucun montant de prix fixé.
The Indie Bundle est un truc nouveau, une conception moderne des jeux de la vie et de la consommation, j'ai adoré, payé mon écu, et ai fait un plaisir immense à mon fils qui ne dispose pas de carte de crédit.
Hubert n'est plus joignable, quelques temps, no stress, il savoure les lauriers qu'il a amplement mérité.
Hubert a beaucoup travaillé, je l'ai houspillé lorsqu'il a fait une horrible contre performance en math en n'ayant que 11 1/2 à un contrôle de math, il en a eu beaucoup de peine, mais si il ne peut rattraper son handicap en français et anglais il doit exploiter au maximum ses points forts, je n'ai en tant qu'éducatrice pas le choix, et j'ai aussi pleuré silencieusement ces jours là.
La forte dyslexie de mon fils a entraîné une sévérité accrue de ma part, un enfant qui a de graves difficultés doit fournir plus d'efforts, c'est injuste mais la vie n'est pas juste, et je lui veux une bonne vie, c'est à dire qu'il puisse réaliser une partie de ses rêves et ne pas se retrouver coincé dans une situation d'échec.
Par chance Hubert est très scientifique, héritage mystérieux, mon esprit scientifique est en période de glaciation profonde et celui de mon mari, nettement plus développé quand même, cela n'est pas trop dur, reste cependant à prouver. Mon homme est profondément littéraire, bien plus que moi, même si cela n'est pas, non plus, trop dur.
Hubert m'avait parlé de jeux à acheter à un prix que vous fixez vous même afin de pouvoir les télécharger, cela m'avait paru abracadabrant, et devant son insistance j'avais remis l'affaire "après ton conseil de classe". Hier il m'a présenté sa fiche d'orientation, son bulletin élogieux , il est aussi premier en vie de classe, car enfant fédérateur, rassembleur et pacificateur , s'il avait pu être polyglotte il eut pu faire le diplomate!
Je le félicitais sincèrement et signais, il me dit alors
Maman, tu te souviens des jeux à acheter afin de les télécharger, si on le faisait maintenant il reste peu de temps.
Ok!
Et je suis tombée sur ça.
Il avait refusé que son père s'en charge, et je le compris, un truc de djeun's, on ne pirate pas, on achète mais on fixe soi même le prix, elle est pas belle la vie? Je souscris pleinement à ce type de consommation, ils vendent énormément et donc rentabilisent, d'autant plus certains mécènes paient jusqu'à 1500$ les jeux.
J'ai participé à la hauteur de ce que je pensais honnête, c'est à dire que je me suis basée sur la moyenne des dons et ai payé dix dollars huit jeux, si j'avais versé davantage Hubert aurait téléchargé plus de jeux, moins, peu importe, il aurait eu tous les jeux, il n'y a aucun montant de prix fixé.
The Indie Bundle est un truc nouveau, une conception moderne des jeux de la vie et de la consommation, j'ai adoré, payé mon écu, et ai fait un plaisir immense à mon fils qui ne dispose pas de carte de crédit.
Hubert n'est plus joignable, quelques temps, no stress, il savoure les lauriers qu'il a amplement mérité.
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mardi 7 février 2012
Les années charnières.
Hubert est en troisième, dernière année du collège avant d'aborder le lycée, et déjà j'élabore des plans afin de savoir quels choix faire afin que ses études se passent au mieux en connaissant ses talents et aussi ses faiblesses, dues aux restes de sa grande dyslexie.
La réforme des lycées est passée par là, réforme intelligente où chaque enfant aura obligatoirement deux heures de soutien, en petit groupe, dans les matières où il est plus faible. La réforme a aussi pour objectif ambitieux de faciliter les passerelles entre les différentes filières et d'éviter la spécialisation et surtout la professionnalisation trop tôt pour les adolescents.
J'étudie depuis hier les différentes "matières d'exploration" proposées dans le lycée et essaie d'évaluer dans quel type d'études mon fils aura le plus de chance de s'épanouir, plus tard, afin de choisir quelque chose qui lui permettra de faire valoir ses talents sciences de l'ingénieur me parait très attrayant pour lui .
Depuis les années lycée de Charlotte bien des choses ont changé, le bac S, successeur du bac C n'est pas la seule voie de réussite, de même que bien des facs ont mis en place des filières d'excellence ( Guillaume est entré en seconde année d'école de commerce après une licence, mais pas n'importe laquelle, obtenue en fac), les lycées évoluent, prépas ex HEC ouvertes aux littéraires, prépas scientifiques s'ouvrant peu à peu aux filières technologiques boostées par la réforme.
Le plus difficile reste à convaincre Hubert de travailler, il est dans cette période géniale de l'adolescence, où fatigué par le collège il ne revit que devant un ordi ou une console de jeux, après vingt minutes passées derrière son bureau il est au bord du malaise! J'espère que cette étape ne sera qu'une étape et qu'il ne s'y attardera pas trop, il vaut mieux d’ailleurs que cela se passe cette année que plus tard au lycée. Certains enfants font un véritable "burn-out" suite une overdose de travail personnel entraînant une léthargie complète doublée d'une allergie profonde, je doute fort que le temps de travail de mon fils puisse avoir de telles conséquences, le week end est sacré et le soir il est fatigué!
Cette période charnière de l'adolescence est très délicate, les parents savent les enjeux, les jeunes veulent vivre et s'amuser, en travaillant le moins possible. La seule chose qui me console quand j'y pense est de savoir qu'Hubert est mon dernier enfant et que dans trois ou quatre ans, je pourrai le considérer comme assez responsable de lui même pour ne pas le traîner par le col devant son bureau, ni exercer sur lui aucune pression morale ni même tenter de l'acheter.
Vivement plus tard!
La réforme des lycées est passée par là, réforme intelligente où chaque enfant aura obligatoirement deux heures de soutien, en petit groupe, dans les matières où il est plus faible. La réforme a aussi pour objectif ambitieux de faciliter les passerelles entre les différentes filières et d'éviter la spécialisation et surtout la professionnalisation trop tôt pour les adolescents.
J'étudie depuis hier les différentes "matières d'exploration" proposées dans le lycée et essaie d'évaluer dans quel type d'études mon fils aura le plus de chance de s'épanouir, plus tard, afin de choisir quelque chose qui lui permettra de faire valoir ses talents sciences de l'ingénieur me parait très attrayant pour lui .
Depuis les années lycée de Charlotte bien des choses ont changé, le bac S, successeur du bac C n'est pas la seule voie de réussite, de même que bien des facs ont mis en place des filières d'excellence ( Guillaume est entré en seconde année d'école de commerce après une licence, mais pas n'importe laquelle, obtenue en fac), les lycées évoluent, prépas ex HEC ouvertes aux littéraires, prépas scientifiques s'ouvrant peu à peu aux filières technologiques boostées par la réforme.
Le plus difficile reste à convaincre Hubert de travailler, il est dans cette période géniale de l'adolescence, où fatigué par le collège il ne revit que devant un ordi ou une console de jeux, après vingt minutes passées derrière son bureau il est au bord du malaise! J'espère que cette étape ne sera qu'une étape et qu'il ne s'y attardera pas trop, il vaut mieux d’ailleurs que cela se passe cette année que plus tard au lycée. Certains enfants font un véritable "burn-out" suite une overdose de travail personnel entraînant une léthargie complète doublée d'une allergie profonde, je doute fort que le temps de travail de mon fils puisse avoir de telles conséquences, le week end est sacré et le soir il est fatigué!
Cette période charnière de l'adolescence est très délicate, les parents savent les enjeux, les jeunes veulent vivre et s'amuser, en travaillant le moins possible. La seule chose qui me console quand j'y pense est de savoir qu'Hubert est mon dernier enfant et que dans trois ou quatre ans, je pourrai le considérer comme assez responsable de lui même pour ne pas le traîner par le col devant son bureau, ni exercer sur lui aucune pression morale ni même tenter de l'acheter.
Vivement plus tard!
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Dyslexie,
Education? vous avez dit éducation?
mardi 27 décembre 2011
Hubert est devenu très philosophe au fil des naissances de ses neveux et nièces, il sait que l'instinct parental en général et maternel en particulier est extrêmement puissant, il ne comprends absolument pas pourquoi sinon, les gens ont des bébés. Il a remarqué que la règle des trois est assez souvent de mise, il y a souvent trois ans entre deux naissances dans une même famille.
Gaetan a maintenant cinq semaines et il se comporte comme tous les bébés de cinq semaines, heureux dans les bras de sa maman et estimant que plus d'un quart d'heure sans le réconfort des bras alors qu'il est réveillé est un exploit personnel. Il est souvent réveillé. Les bébés de notre famille sont rarement de gros dormeurs. Perrine du haut de ses onze mois le snobe un peu, mais occupe aussi son petit monde, en tentant des numéros d'acrobatie risqués, je me mets debout, en appui sur un cube pas trop stable je lâche une main, maman me rattrape, me relâche alors je file à quatre pattes et monte une marche, maman me rattrape....
Hubert, Valentin et même Guillaume se réfugient derrière des écrans, télés et consoles ou ordis, voire ils fuient dans les livres ces petits qu'ils jugent envahissants au possible.
La cuisine avec deux ou trois bébés à la maison prend vite des allures de nursery, biberons, lait, eaux minérales, bouillies et mille choses encore encombrent par moment tout l'espace, je renonce à mettre au sale toutes les bavoirs dès qu'ils sont sales, l'intendance ne suit pas, lavage, séchage, à raison d'une serviette par enfant et par repas, goûters compris... Dans la salle de bain, tous les soirs, je remets les jouets de bain des petits sous la table à langer, voire range baignoire de bébé et pot à sa place, les serviettes d'enfants brodées d'ours ou de girafe sèchent sagement et j'imagine ce qu'est le monde sans les petits, sage, calme et un peu terne, mais si paisible quand même.
Je me réfugie quand à moi dans la solitude fraîche de ma chambre, surtout au moment des repas. Et j'écoute alors le brouhaha, conversations des grands, pleurs des petits, sifflements dans le jardin d'un de mes fils qui appelle ses chiens, pas dans l'escalier, calmes et posés ou rapides , je devine parfois qui fait quoi.
Dans une heure ou deux le calme se fera peu à peu, les jeunes alors réinvestiront le salon, la forêt d'ordinateurs se redéploiera, j'essaie de les limiter en journée, en vain, il y a souvent quatre ou cinq portables ici ou là. Les piles des BD lues ou à lire se déplacent, je n'y touche guère, d'ici deux ou trois jours, alors que le calme reviendra, je reprendrai possession des lieux, les rangerai puis prendrai le temps de paresser.
Gaetan a maintenant cinq semaines et il se comporte comme tous les bébés de cinq semaines, heureux dans les bras de sa maman et estimant que plus d'un quart d'heure sans le réconfort des bras alors qu'il est réveillé est un exploit personnel. Il est souvent réveillé. Les bébés de notre famille sont rarement de gros dormeurs. Perrine du haut de ses onze mois le snobe un peu, mais occupe aussi son petit monde, en tentant des numéros d'acrobatie risqués, je me mets debout, en appui sur un cube pas trop stable je lâche une main, maman me rattrape, me relâche alors je file à quatre pattes et monte une marche, maman me rattrape....
Hubert, Valentin et même Guillaume se réfugient derrière des écrans, télés et consoles ou ordis, voire ils fuient dans les livres ces petits qu'ils jugent envahissants au possible.
La cuisine avec deux ou trois bébés à la maison prend vite des allures de nursery, biberons, lait, eaux minérales, bouillies et mille choses encore encombrent par moment tout l'espace, je renonce à mettre au sale toutes les bavoirs dès qu'ils sont sales, l'intendance ne suit pas, lavage, séchage, à raison d'une serviette par enfant et par repas, goûters compris... Dans la salle de bain, tous les soirs, je remets les jouets de bain des petits sous la table à langer, voire range baignoire de bébé et pot à sa place, les serviettes d'enfants brodées d'ours ou de girafe sèchent sagement et j'imagine ce qu'est le monde sans les petits, sage, calme et un peu terne, mais si paisible quand même.
Je me réfugie quand à moi dans la solitude fraîche de ma chambre, surtout au moment des repas. Et j'écoute alors le brouhaha, conversations des grands, pleurs des petits, sifflements dans le jardin d'un de mes fils qui appelle ses chiens, pas dans l'escalier, calmes et posés ou rapides , je devine parfois qui fait quoi.
Dans une heure ou deux le calme se fera peu à peu, les jeunes alors réinvestiront le salon, la forêt d'ordinateurs se redéploiera, j'essaie de les limiter en journée, en vain, il y a souvent quatre ou cinq portables ici ou là. Les piles des BD lues ou à lire se déplacent, je n'y touche guère, d'ici deux ou trois jours, alors que le calme reviendra, je reprendrai possession des lieux, les rangerai puis prendrai le temps de paresser.
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Côté tribu,
Dyslexie,
Education? vous avez dit éducation?
mardi 8 novembre 2011
Le tiers temps des examens.
Hubert est dyslexique, j'aimerais pouvoir conjuguer, ici, ce verbe à l'imparfait, hélas, si vous naissez dyslexique vous resterez dyslexique, les apprentissages sont plus longs, plus difficiles non seulement en lecture, mais cela entraîne aussi ne dysorthographie très longue à corriger.
La rééducation d'un dyslexique permet juste de donner au cerveau des méthodes afin qu'il mette en place des automatismes corrigeant ses déficiences.
Hubert a énormément de mal à apprendre ainsi les langues vivantes, anglais et espagnol sont venus allonger sa liste noire de difficultés. Il a des notes médiocres à l'écrit et superbes à l'oral. Les professeurs sont tous attentifs à ses difficultés, tant en histoire géographie qu’en anglais ou espagnol où ils vérifient plus souvent que pour un autre élève que ses leçons sont sues, à l'oral, sans qu'il soit cependant exempté des épreuves écrites.
Heureusement Hubert est scientifique, math, biologie, technologie et physique sont ses points forts, il arrivera à faire son bonhomme de chemin à l'école quelle qu'en soit la filière empruntée grâce à ces matières qui lui permettront d'acquérir une formation conforme à ses goûts et possibilités.
En troisième, l'épreuve du brevet est aujourd'hui nécessaire pour passer en seconde. Un zéro en dictée serait assez difficile à compenser, le professeur principal lui a proposé un tiers temps en plus, nous avons été consulté. Au début nous étions plus que réservé, plutôt opposé, enfermer Hubert dans cette case a plusieurs inconvénients, dont celui peut être de lui donner un "sauf conduit" lui évitant tout effort supplémentaire. Mais un échec au brevet n'est pas à écarter et lui fermerait les portes de la seconde.
Hier Hubert a passé son premier test d'orthophonie, lecture impeccable, dictée non relue révélant un vrai dyslexique... Différents tests et papiers seront réunis et Hubert aura probablement le sésame lui permettant de passer plus facilement cette épreuve qui risque de s’avérer trop difficile sinon.
Au programme, pas de dictée, mais dictée à trous destinée à vérifier que les acquisitions grammaticales sont bien acquises et allongement du temps donné pour les autres épreuves afin qu'il puisse rédiger plus correctement, bientôt je saurai si l'Education Nationale daigne ou pas reconnaître son handicap, selon la formulation usitée, je dirai particularité, mais bon, les mots ne me font pas peur.
Je n'ai pas rencontré cette année son équipe pédagogique, ils ne me l'ont pas demandé, le dossier suit mon fils et ces professionnels sont attentifs aux enfants et proposent les aides possibles. Je ne connaissais pas cette possibilité proposée et en l'aurais donc pas demandé. Le dialogue s'installe davantage entre Hubert (14ans) et ses profs, le sérieux et la sagesse de mon fils en font un élève apprécié, apprécié aussi de ses copains et camarades il a été élu délégué de sa classe, ce qui renforce encore son assurance.
Année après année, il passe les obstacles, et nous l'accompagnons, à présent que de loin, obligés de lui faire
confiance à défaut de pouvoir travailler pour lui.
La rééducation d'un dyslexique permet juste de donner au cerveau des méthodes afin qu'il mette en place des automatismes corrigeant ses déficiences.
Hubert a énormément de mal à apprendre ainsi les langues vivantes, anglais et espagnol sont venus allonger sa liste noire de difficultés. Il a des notes médiocres à l'écrit et superbes à l'oral. Les professeurs sont tous attentifs à ses difficultés, tant en histoire géographie qu’en anglais ou espagnol où ils vérifient plus souvent que pour un autre élève que ses leçons sont sues, à l'oral, sans qu'il soit cependant exempté des épreuves écrites.
Heureusement Hubert est scientifique, math, biologie, technologie et physique sont ses points forts, il arrivera à faire son bonhomme de chemin à l'école quelle qu'en soit la filière empruntée grâce à ces matières qui lui permettront d'acquérir une formation conforme à ses goûts et possibilités.
En troisième, l'épreuve du brevet est aujourd'hui nécessaire pour passer en seconde. Un zéro en dictée serait assez difficile à compenser, le professeur principal lui a proposé un tiers temps en plus, nous avons été consulté. Au début nous étions plus que réservé, plutôt opposé, enfermer Hubert dans cette case a plusieurs inconvénients, dont celui peut être de lui donner un "sauf conduit" lui évitant tout effort supplémentaire. Mais un échec au brevet n'est pas à écarter et lui fermerait les portes de la seconde.
Hier Hubert a passé son premier test d'orthophonie, lecture impeccable, dictée non relue révélant un vrai dyslexique... Différents tests et papiers seront réunis et Hubert aura probablement le sésame lui permettant de passer plus facilement cette épreuve qui risque de s’avérer trop difficile sinon.
Au programme, pas de dictée, mais dictée à trous destinée à vérifier que les acquisitions grammaticales sont bien acquises et allongement du temps donné pour les autres épreuves afin qu'il puisse rédiger plus correctement, bientôt je saurai si l'Education Nationale daigne ou pas reconnaître son handicap, selon la formulation usitée, je dirai particularité, mais bon, les mots ne me font pas peur.
Je n'ai pas rencontré cette année son équipe pédagogique, ils ne me l'ont pas demandé, le dossier suit mon fils et ces professionnels sont attentifs aux enfants et proposent les aides possibles. Je ne connaissais pas cette possibilité proposée et en l'aurais donc pas demandé. Le dialogue s'installe davantage entre Hubert (14ans) et ses profs, le sérieux et la sagesse de mon fils en font un élève apprécié, apprécié aussi de ses copains et camarades il a été élu délégué de sa classe, ce qui renforce encore son assurance.
Année après année, il passe les obstacles, et nous l'accompagnons, à présent que de loin, obligés de lui faire
confiance à défaut de pouvoir travailler pour lui.
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