Ces jours derniers, l'hiver a reculé laissant poindre le bout du nez du printemps. Je n'ai, hélas, pas vraiment pu en profiter, mais heureusement mon salon est inondé de soleil, je fais ainsi de la luminothérapie sans effort. Hier je me suis réveillée avec un drôle de rêve resté dans ma mémoire.
J'étais dans une maison que j'ai vraiment occupé, il y a plusieurs pages de vie. Camille était avec moi et préparait les enveloppes de ses faire part de naissance. Je sais, ceux qui connaissent Camille savent que c'est Amélie qui va le faire, mais bon , les rêves ne sont pas toujours réalistes....
Camille me demandait de me charger d'en envoyer aux amis de la tribu, presque de la parentèle tribale, lorsque attendant toujours qu'il me donne enfin la liste de ce qu'il avait déjà fait, je décidais de partir arroser, le soir tombait et il avait fait chaud. Il ne me retint pas, ayant hérité du gène "jardinage" de ses deux parents.
Je suis partie à travers mon ancien quartier, ruelles où on ne peut circuler, contournant des jardins dans un lacis rejetant les étrangers. Arrosoir en main, j'arrivais à proximité de la placette où coulait une fontaine, lorsque je rencontrais une amie, Catherine, très "urban chic" pantalon de toile, veste ample, aux tons sables, grand fourre-tout de cuir bordeaux sous le bras, lunettes de soleil accrochées dans les cheveux, clefs de voiture en main.. j'étais en jean et tee shirt, mon gros arrosoir vert, vide au bout du bras.
Elle me dit:
C'est vraiment impossible de se garer, en ce moment! J'ai tourné au moins un quart d'heure et je me suis mise n'importe où, j'espère que je n'aurai pas de contravention.
Puis riant
Tiens, et toi tu jardines encore!
En vrai, rassurez vous, j'arrosais en tirant l'eau benoîtement dans mon jardin, au tuyau..Je sais cela perd de sa magie....
Je me suis réveillée, un air de printemps dans ma tête.
Je jardine, dans ma tête, dans mes rêves, ayant tourné le dos à ma vie citadine.
Hier, j'ai craqué, j'ai passé une commande de rêve au jardin du Pic Vert, en programmant une livraison plus tardive néanmoins, la semaine prochaine il pourrait neiger. 6144 végétaux, et moi, et moi, et moi, je ne savais plus où donner la tête, malgré les moteurs sélectifs de recherche: rusticité (-20°), feuillage persistants, fleurs bleues ou blanches...
Ce site est devenu un de mes favoris de vente en ligne, j'ai compris il y a peu pourquoi, son créateur est informaticien de formation et jardinier de passion. On y trouve toutes les merveilles rares que l'on cherche et qui font perdre leur latin à nos interlocuteurs, persuadés que l'on est devenu des fous de la secte verte, tant nos passions et langages nous mettent un peu "à part".
J'ai découvert, il y a une semaine, un blog qui alimente mon vice "Un petit bout de paradis". Merveille des merveilles, un jardin que je n'aurai jamais, un jardin sans ballon de foot, talentueux et somptueux et si simplement beau, un oeuvre d'art qui remplit de joie béate tous ceux qui ont la chance d'aimer les jardins.
Photo du jardin d'Isabelle, créatrice de ce paradis.
mardi 8 février 2011
lundi 7 février 2011
Jeans et gars!
Mes fils sont nombreux, cinq, mais tous différents. Il y a cependant quelques points communs à tous. Adolescents comme enfants, ils ont horreur de faire du shopping, même si c'est nécessaire et comptent, tous, sur leur mère adorée et efficace, généralement , pour pourvoir à tous leurs besoins, y compris de remplir leur penderie convenablement avec des trucs qui leur plaisent et qui leur vont.
Hier Hubert, me signale qu' un seul jean est à sa taille, donc toujours sur ses fesses. Immédiatement j'opère une descente garde-robe, élimine, les troués, les trop petits et constate qu'il en manque. Laissés à la campagne encore une fois. La procédure immédiate de secours est enclenchée, bien qu'il ne fut pas encore dix heures du matin, je me saisis de la pile de jeans de Valentin pour examiner les strates du dessous. Deux jeans furent sélectionnés, essayés et adoptés par Hubert.
J'en fus soulagée, acheter des pantalons à un gars qui grandit est une opération complexe, surtout sans lui. Le temps d'aller faire les magasins et de revenir avec des trophées fabuleux, vous l'avez quitté des yeux et il a grandi! Il fut un temps où le placard de Guillaume, à l'époque interne, était plein de vêtements neufs qu'il n'avait pu mettre que deux ou trois fois. Sa collection de petits frères susceptibles de porter, voire d'user ces achats inutiles atténuait un peu mon immense culpabilité de m'être encore trompés dans les tailles.
Hier matin, Valentin, pas du matin, m'avait regardé examiner son stocks de pantalons. Il m'avait en effet signalé au début des soldes qu'un Jean ou deux seraient les bienvenus. Il avait aussi décliné mon offre d'aller en acheter lui-même.Ayant repéré que Vente Privée faisait une vente Levis dès demain matin sept heures, j'avais samedi soir, examiné l'étiquette sur ses fesses. 32-32, il m'avait dit à juste raison que ce jean était un peu court, soit 32-34, en me connectant à six heures cinquante cinq sur le site je devais avoir mes chances.
Dimanche en rangeant la pile de jeans, je me suis rendue compte qu'il y en avait de deux "largeurs" différentes dans ses 501 , 32 et 33, Valentin n'avait pas pris de café, les idées comateuses il me soupçonna d'attaque déloyale lorsque je lui demandai:
Ils te vont tous?
S'en suivit un dialogue merveilleux.
Ouais, j'sais pas!
Valentin tu sais quand même si tu peux les porter ou pas!
Les tailles, elles changent tu sais!
Quand même, je veux bien acheter du 32 ou du 33, mais je veux savoir!
Bof, je vais maigrir tu sais!
Valentin, si j'achète mardi des jeans, je veux qu'ils t'aillent tout de suite!
Tu sais les jeans "ça se fait" quand tu les portes....
Je compris alors que les gars question jeans c'est un peu comme les nanas, faut pas les ennuyer avec leurs tailles. LHom intervient:
Pene, c'est pas grave, entre Guillaume, Valentin, bientôt Hubert et les autres cela ira toujours à quelqu'un ces jeans!
Et tout cela pour rien peut être, car ne sachant en avance quelles coupes de pantalons seront mises en vente, ni quel rabais accordé, je n'achèterai peut être rien, mais sachant que les bonnes "pièces "seront arrachées en moins de cinq minutes, mes idées doivent être claires avant l'ouverture de la chasse.
Hier Hubert, me signale qu' un seul jean est à sa taille, donc toujours sur ses fesses. Immédiatement j'opère une descente garde-robe, élimine, les troués, les trop petits et constate qu'il en manque. Laissés à la campagne encore une fois. La procédure immédiate de secours est enclenchée, bien qu'il ne fut pas encore dix heures du matin, je me saisis de la pile de jeans de Valentin pour examiner les strates du dessous. Deux jeans furent sélectionnés, essayés et adoptés par Hubert.
J'en fus soulagée, acheter des pantalons à un gars qui grandit est une opération complexe, surtout sans lui. Le temps d'aller faire les magasins et de revenir avec des trophées fabuleux, vous l'avez quitté des yeux et il a grandi! Il fut un temps où le placard de Guillaume, à l'époque interne, était plein de vêtements neufs qu'il n'avait pu mettre que deux ou trois fois. Sa collection de petits frères susceptibles de porter, voire d'user ces achats inutiles atténuait un peu mon immense culpabilité de m'être encore trompés dans les tailles.
Hier matin, Valentin, pas du matin, m'avait regardé examiner son stocks de pantalons. Il m'avait en effet signalé au début des soldes qu'un Jean ou deux seraient les bienvenus. Il avait aussi décliné mon offre d'aller en acheter lui-même.Ayant repéré que Vente Privée faisait une vente Levis dès demain matin sept heures, j'avais samedi soir, examiné l'étiquette sur ses fesses. 32-32, il m'avait dit à juste raison que ce jean était un peu court, soit 32-34, en me connectant à six heures cinquante cinq sur le site je devais avoir mes chances.
Dimanche en rangeant la pile de jeans, je me suis rendue compte qu'il y en avait de deux "largeurs" différentes dans ses 501 , 32 et 33, Valentin n'avait pas pris de café, les idées comateuses il me soupçonna d'attaque déloyale lorsque je lui demandai:
Ils te vont tous?
S'en suivit un dialogue merveilleux.
Ouais, j'sais pas!
Valentin tu sais quand même si tu peux les porter ou pas!
Les tailles, elles changent tu sais!
Quand même, je veux bien acheter du 32 ou du 33, mais je veux savoir!
Bof, je vais maigrir tu sais!
Valentin, si j'achète mardi des jeans, je veux qu'ils t'aillent tout de suite!
Tu sais les jeans "ça se fait" quand tu les portes....
Je compris alors que les gars question jeans c'est un peu comme les nanas, faut pas les ennuyer avec leurs tailles. LHom intervient:
Pene, c'est pas grave, entre Guillaume, Valentin, bientôt Hubert et les autres cela ira toujours à quelqu'un ces jeans!
Et tout cela pour rien peut être, car ne sachant en avance quelles coupes de pantalons seront mises en vente, ni quel rabais accordé, je n'achèterai peut être rien, mais sachant que les bonnes "pièces "seront arrachées en moins de cinq minutes, mes idées doivent être claires avant l'ouverture de la chasse.
samedi 5 février 2011
vendredi 4 février 2011
Droit de préemption sur les enfants.
Hier matin, je me suis levée, révoltée, il a fallu que quelques clics pour vérifier la vérité de ce qui a provoqué ma colère. Les enfants sont des objets, qui, appartiennent à leurs parents, biologiques tant qu'ils ne sont pas abandonnés.
Cela se passe dans une ferme du Gers, un jeune ménage élève une petite qui leur a été confiée par la DASS à deux mois et demi, il y a cinq ans. Ce jeune ménage au départ souhaitait probablement offrir de l'amour à un enfant tout en leur permettant de boucler un peu mieux leurs fins de mois, l'amour les surprit, l'assistante sociale leur avait même parlé d'adoption. En fin de semaine dernière, Cindy a été arrachée à ses parents de coeur, elle n'a pu emporter ni pyjama ni même son doudou. Cindy a été confiée à une autre famille d 'accueil, qui est priée de ne pas trop l'aimer.
Séverine et François Boyer se sont vus enlevés brutalement Cindy car ils tissaient des liens trop forts avec elle et elle les aimait comme ses parents. Crime capital, ils aiment cette enfant comme la leur, ils ne devraient pas. Ce jeune ménage ne bénéficie d'aucun appui, anonymes, seuls devant la machine infernale de la logique administrative les broyant. Le père bio de Cindy va la voir régulièrement, il ne faut pas que Cindy soit trop heureuse dans une famille d'accueil.
Dans mon Forez adoré, il y eut un cas similaire chez un de mes voisins. Un ménage jeune encore, ayant quatre enfants bios, éleva un enfant dès sa naissance, parents bio désemparés, mère hospitalisée pour de longs mois à cause d'une dépression sévère. Cédric fut élevé une bonne dizaine d'année par Tatie et Jeannot, puis il repartit vivre chez son père bio, brisant le coeur de toute sa famille d'accueil, frères et soeurs, grands parents tous le considéraient comme "le petit dernier". Seuls quelques kilomètres séparaient les deux familles aussi, très vite, Tatie garda le petit garçon le mercredi, ou le week end pour arranger le père bio, élevant courageusement mais avec difficulté son fils. Les liens ne furent jamais rompus, Cédric est aujourd'hui un jeune homme de vingt ans, ayant pu se construire grâce à ses deux familles.
Nous avons tous été émus du drame de Laetitia, enfant confiée à dix ans à une famille d'accueil, parents d'adoption de coeur chez qui Laetitia et sa jumelle Jessica ont souhaité rester lorsqu'elles eurent dix huit ans, en voyant la douleur de cette famille d'accueil nul n'a été outré de leur attachement excessif, débordant du devoir de réserve qui leur était demandé.
Une pétition circule Pour le bonheur de Cindy, je l'ai signé,et aurais aimé signer une pétition pour que cesse l'objetisation des enfants, un enfant n'est pas un bien mobilier, il est"à moi" j'en fais ce que je veux. Je suis souvent stupéfaite du droit régalien des parents biologiques, surtout devrais je dire des mères, droit de vie de mort, d'abandon sans abandon, en France une petite lettre suffit pour conserver des droits sur son enfant.
"Psitt, il est à moi, j'en fais ce que j'en veux, n'y touchez pas, ne l'aimez pas!"
Tout cela tient il compte des droits à l'amour qu'ont les enfants?
Cela se passe dans une ferme du Gers, un jeune ménage élève une petite qui leur a été confiée par la DASS à deux mois et demi, il y a cinq ans. Ce jeune ménage au départ souhaitait probablement offrir de l'amour à un enfant tout en leur permettant de boucler un peu mieux leurs fins de mois, l'amour les surprit, l'assistante sociale leur avait même parlé d'adoption. En fin de semaine dernière, Cindy a été arrachée à ses parents de coeur, elle n'a pu emporter ni pyjama ni même son doudou. Cindy a été confiée à une autre famille d 'accueil, qui est priée de ne pas trop l'aimer.
Séverine et François Boyer se sont vus enlevés brutalement Cindy car ils tissaient des liens trop forts avec elle et elle les aimait comme ses parents. Crime capital, ils aiment cette enfant comme la leur, ils ne devraient pas. Ce jeune ménage ne bénéficie d'aucun appui, anonymes, seuls devant la machine infernale de la logique administrative les broyant. Le père bio de Cindy va la voir régulièrement, il ne faut pas que Cindy soit trop heureuse dans une famille d'accueil.
Dans mon Forez adoré, il y eut un cas similaire chez un de mes voisins. Un ménage jeune encore, ayant quatre enfants bios, éleva un enfant dès sa naissance, parents bio désemparés, mère hospitalisée pour de longs mois à cause d'une dépression sévère. Cédric fut élevé une bonne dizaine d'année par Tatie et Jeannot, puis il repartit vivre chez son père bio, brisant le coeur de toute sa famille d'accueil, frères et soeurs, grands parents tous le considéraient comme "le petit dernier". Seuls quelques kilomètres séparaient les deux familles aussi, très vite, Tatie garda le petit garçon le mercredi, ou le week end pour arranger le père bio, élevant courageusement mais avec difficulté son fils. Les liens ne furent jamais rompus, Cédric est aujourd'hui un jeune homme de vingt ans, ayant pu se construire grâce à ses deux familles.
Nous avons tous été émus du drame de Laetitia, enfant confiée à dix ans à une famille d'accueil, parents d'adoption de coeur chez qui Laetitia et sa jumelle Jessica ont souhaité rester lorsqu'elles eurent dix huit ans, en voyant la douleur de cette famille d'accueil nul n'a été outré de leur attachement excessif, débordant du devoir de réserve qui leur était demandé.
Une pétition circule Pour le bonheur de Cindy, je l'ai signé,et aurais aimé signer une pétition pour que cesse l'objetisation des enfants, un enfant n'est pas un bien mobilier, il est"à moi" j'en fais ce que je veux. Je suis souvent stupéfaite du droit régalien des parents biologiques, surtout devrais je dire des mères, droit de vie de mort, d'abandon sans abandon, en France une petite lettre suffit pour conserver des droits sur son enfant.
"Psitt, il est à moi, j'en fais ce que j'en veux, n'y touchez pas, ne l'aimez pas!"
Tout cela tient il compte des droits à l'amour qu'ont les enfants?
jeudi 3 février 2011
De la liberté des peuples.
Le monde arabe bouge, et notre monde occidental tremble . Entre espoir que ces peuples puissent enfin connaitre la démocratie et crainte que ce ne soit, comme cela fut en Iran qu'un échange de dictature. Espoir que tout se passe comme pour la révolution du Jasmin et crainte de répression comme à Tian'anmen, chars roulant sur la foule.
Plusieurs fois par jour je ne peux m'empêcher de me connecter sur Al Jazeera, afin de voir ce que cette chaîne arabe du Qatar, donne comme info. Je lis ici ou là des nouvelles qui m'angoissent sur les Frères musulmans , vérité ou désinformation? Nul, aujourd'hui ne peut savoir ce que vont devenir ces nations dont le peuple se révolte.
Faut il accepter que les peuples souverains choisissent d'aliener, selon le point de vue occidental, leurs libertés au profit d'un pouvoir appliquant la Charia?
Je vois défiler dans ma tête tous ces manquements aux libertés qui nous paraissent fondamentales:
Mariage conforme à la Chariaa, au Maroc
Ramadan imposé, emprisonnement en cas de manquement (Algérie)
Femme battue pour attitude immodeste (port du pantalon? au Soudan)
Femme condamnée à mort pour blasphème au Pakistan (femme chrétienne ayant par bravade bu de l'eau dans le verre d'une voisine musulmane)
La liste serait plus longue qu'une litanie si je souhaitais mettre tout ce que ma conscience d'occidentale judéo-chrétienne se souvient, ne serait ce que pour cette année. Mais je sais qu'alors je me comporte comme les vieux colonialistes, impérialistes, en souhaitant imposer ma culture, partout.
Qu'est la liberté? Est ce la même chose pour tous? La démocratie est elle souhaitable partout?
Au risque de mourir, en ce moment des égyptiens place Tahrir , se révoltent, contre la dictature, contre la vie chère, contre la misère. Qui sommes nous pour les soutenir? Qui sommes nous pour juger.
Même si nous savons que hélas vie chère et misère rimeront aussi peut être encore plus avec le destin qu'ils choisiront.
Inch Allah!
Listes des pays appliquant La Charia: l'Iran, la Libye, l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Qatar, l'Oman, le Yémen, le Pakistan, l’Afghanistan . De plus, la charia a été introduite dans la législation de certains pays au cours du XXe siècle : le Soudan, le Nigéria (quelques États du nord) et la Somalie, le Maroc, l'Algérie,le Pakistan. Apparition de 85 tribunaux islamiques, pour les problèmes matrimoniaux, en Angleterre
A propos de la Charia: La Charia incomprise ( Hani Ramadan), Mejliss, un portail de la communauté musulmane
Plusieurs fois par jour je ne peux m'empêcher de me connecter sur Al Jazeera, afin de voir ce que cette chaîne arabe du Qatar, donne comme info. Je lis ici ou là des nouvelles qui m'angoissent sur les Frères musulmans , vérité ou désinformation? Nul, aujourd'hui ne peut savoir ce que vont devenir ces nations dont le peuple se révolte.
Faut il accepter que les peuples souverains choisissent d'aliener, selon le point de vue occidental, leurs libertés au profit d'un pouvoir appliquant la Charia?
Je vois défiler dans ma tête tous ces manquements aux libertés qui nous paraissent fondamentales:
Mariage conforme à la Chariaa, au Maroc
Ramadan imposé, emprisonnement en cas de manquement (Algérie)
Femme battue pour attitude immodeste (port du pantalon? au Soudan)
Femme condamnée à mort pour blasphème au Pakistan (femme chrétienne ayant par bravade bu de l'eau dans le verre d'une voisine musulmane)
La liste serait plus longue qu'une litanie si je souhaitais mettre tout ce que ma conscience d'occidentale judéo-chrétienne se souvient, ne serait ce que pour cette année. Mais je sais qu'alors je me comporte comme les vieux colonialistes, impérialistes, en souhaitant imposer ma culture, partout.
Qu'est la liberté? Est ce la même chose pour tous? La démocratie est elle souhaitable partout?
Au risque de mourir, en ce moment des égyptiens place Tahrir , se révoltent, contre la dictature, contre la vie chère, contre la misère. Qui sommes nous pour les soutenir? Qui sommes nous pour juger.
Même si nous savons que hélas vie chère et misère rimeront aussi peut être encore plus avec le destin qu'ils choisiront.
Inch Allah!
Listes des pays appliquant La Charia: l'Iran, la Libye, l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Qatar, l'Oman, le Yémen, le Pakistan, l’Afghanistan . De plus, la charia a été introduite dans la législation de certains pays au cours du XXe siècle : le Soudan, le Nigéria (quelques États du nord) et la Somalie, le Maroc, l'Algérie,le Pakistan. Apparition de 85 tribunaux islamiques, pour les problèmes matrimoniaux, en Angleterre
A propos de la Charia: La Charia incomprise ( Hani Ramadan), Mejliss, un portail de la communauté musulmane
mercredi 2 février 2011
Les broderies d'Hubert.
Poupées et broderies ne sont habituellement pas les passe temps favori de mes gars, cependant, parfois on a la surprise de voir que nos enfants font fi de toutes conventions sociales, cela nous surprend, nous désarçonne et parfois nous intrigue.
Hubert, est un jeune gars, plutôt assez brute que délicat, intelligent il a la chance folle d'être tant manuel qu'intello, il est celui qui dépèce avec avidité toutes les carcasses d'ordi, remet en marche sans rien dire les trucs en panne, bricole des solutions de son invention depuis son plus jeune âge pour tout ou pas grand chose. Il y a deux ans environ, il me demandait du matériel pour broder. J'ai cru à une plaisanterie ou une tocade, je ris, et rejetai sa futile idée. Acheter tout un matériel pour le voir encombrer un tiroir ne me disait rien. Il insistait. je plaidais: Personne ne pourra t'apprendre, seule Alice sait broder dans la famille et tu sais, moi, je suis vraiment sous douée!
Ce jeune gars est aussi méthodique que déterminé et sa patience générale aurait du me faire comprendre qu'il ne s'agissait pas d'un caprice. Il en parla avec Alice, je suppose qu'il insista et quelques temps plus tard, de passage à la maison, Alice lui donna un peu de matériel . Il s'entraîna tout d'abord sur un bout de toile, puis, lors d'une naissance réclama un bavoir à broder, je lui achetais alors quelques écheveaux de couleurs harmonieuses deux ou trois bavoirs et observais la suite des évènements.
Alice brodait beaucoup, jeune fille, et avait pris l'habitude d'offrir, bavoirs ou couvertures de carnet de santé, sorties de bain ou nappes, brodées de son monde imaginaire. Hubert a pris la relève, dans la famille, les schémas traditionnels sont un peu effacés car je ne brode ni ne repasse, et lLhom ne renâcle pas à m'aider, il n'y voit là, nulle atteinte à la réputation de sa virilité.
Aujourd'hui, Hubert s'est remis à sa broderie, et si ce n'est que j'ai dû le décourager de broder le sigle de l'OM sur le bavoir de Perrine, ses choix de motifs deviennent tant par leur esthétique que par leur exécution tout à fait superbes. Mes garçons m'ont parfois étonné par leurs jeux, tout petit Yann jouait beaucoup à la poupée. Peu après la naissance de Camille, je trouvais un jour Yann jouant avec un poupon sur son lit, Charlotte étant absente, devant mon air ennuyé, il m'assura:
C'est ma poupée
J'essayais de la raisonner, lui expliquant qu'il ne pouvait s'approprier ainsi d'une poupée de sa soeur. Je cherchais encore une solution acceptable par les deux enfants lorsque Charlotte de retour a confirmé lui avoir donné un poupon ainsi que le matériel nécessaire (lit, biberon..). Le poupon avait été baptisé Anne par Yann très heureux de ce nouveau jeu.
J'ai du cacher à mon beau père le "vice" de Yann, il trouvait déjà ce petit garçon trop fin, trop mignon, pour tout dire efféminé! Yann était un superbe petit garçon sensible et un peu timide, je ne l'inscrivis jamais au rugby ainsi que mes beaux parents le souhaitaient et essayais de l'élever en le protégeant tout en l'endurcissant. Quadrature du cercle où je me suis pas mal cassée les dents. Yann ressemble aujourd'hui je dirais, à Eric Cantonna, un gros tendre sous des airs de brute.
Mes petits fils ont tous aujourd'hui des "bébés" , Charlotte trouvant naturel d'acheter des poupons à ses gars comme elle avait trouvé naturel de céder une de ses poupées à Yann. Les fils de Yann possèdent, poupons et cuisinière.... Et voir ma grosse brute d'Hubert copier des modèles d'oursons que je lui ai déniché sur internet ne fait plus sursauter personne, tout juste si ses frères et soeurs, sachant Alice débordée entre bébé et boulot, ne lui passe pas de commande.
Hubert, est un jeune gars, plutôt assez brute que délicat, intelligent il a la chance folle d'être tant manuel qu'intello, il est celui qui dépèce avec avidité toutes les carcasses d'ordi, remet en marche sans rien dire les trucs en panne, bricole des solutions de son invention depuis son plus jeune âge pour tout ou pas grand chose. Il y a deux ans environ, il me demandait du matériel pour broder. J'ai cru à une plaisanterie ou une tocade, je ris, et rejetai sa futile idée. Acheter tout un matériel pour le voir encombrer un tiroir ne me disait rien. Il insistait. je plaidais: Personne ne pourra t'apprendre, seule Alice sait broder dans la famille et tu sais, moi, je suis vraiment sous douée!
Ce jeune gars est aussi méthodique que déterminé et sa patience générale aurait du me faire comprendre qu'il ne s'agissait pas d'un caprice. Il en parla avec Alice, je suppose qu'il insista et quelques temps plus tard, de passage à la maison, Alice lui donna un peu de matériel . Il s'entraîna tout d'abord sur un bout de toile, puis, lors d'une naissance réclama un bavoir à broder, je lui achetais alors quelques écheveaux de couleurs harmonieuses deux ou trois bavoirs et observais la suite des évènements.
Alice brodait beaucoup, jeune fille, et avait pris l'habitude d'offrir, bavoirs ou couvertures de carnet de santé, sorties de bain ou nappes, brodées de son monde imaginaire. Hubert a pris la relève, dans la famille, les schémas traditionnels sont un peu effacés car je ne brode ni ne repasse, et lLhom ne renâcle pas à m'aider, il n'y voit là, nulle atteinte à la réputation de sa virilité.
Aujourd'hui, Hubert s'est remis à sa broderie, et si ce n'est que j'ai dû le décourager de broder le sigle de l'OM sur le bavoir de Perrine, ses choix de motifs deviennent tant par leur esthétique que par leur exécution tout à fait superbes. Mes garçons m'ont parfois étonné par leurs jeux, tout petit Yann jouait beaucoup à la poupée. Peu après la naissance de Camille, je trouvais un jour Yann jouant avec un poupon sur son lit, Charlotte étant absente, devant mon air ennuyé, il m'assura:
C'est ma poupée
J'essayais de la raisonner, lui expliquant qu'il ne pouvait s'approprier ainsi d'une poupée de sa soeur. Je cherchais encore une solution acceptable par les deux enfants lorsque Charlotte de retour a confirmé lui avoir donné un poupon ainsi que le matériel nécessaire (lit, biberon..). Le poupon avait été baptisé Anne par Yann très heureux de ce nouveau jeu.
J'ai du cacher à mon beau père le "vice" de Yann, il trouvait déjà ce petit garçon trop fin, trop mignon, pour tout dire efféminé! Yann était un superbe petit garçon sensible et un peu timide, je ne l'inscrivis jamais au rugby ainsi que mes beaux parents le souhaitaient et essayais de l'élever en le protégeant tout en l'endurcissant. Quadrature du cercle où je me suis pas mal cassée les dents. Yann ressemble aujourd'hui je dirais, à Eric Cantonna, un gros tendre sous des airs de brute.
Mes petits fils ont tous aujourd'hui des "bébés" , Charlotte trouvant naturel d'acheter des poupons à ses gars comme elle avait trouvé naturel de céder une de ses poupées à Yann. Les fils de Yann possèdent, poupons et cuisinière.... Et voir ma grosse brute d'Hubert copier des modèles d'oursons que je lui ai déniché sur internet ne fait plus sursauter personne, tout juste si ses frères et soeurs, sachant Alice débordée entre bébé et boulot, ne lui passe pas de commande.
mardi 1 février 2011
Etes vous esclave de vos ados?
Je suis une mère rebelle, je le sais, on me l'a dit, et l'ai constaté, j'ai fait le test du Figaro,"Etes vous esclave de vos ados?" en voici le résultat.
Vous vous êtes rebellée.
Là, ça va ! Les deux étés précédents ont été un genre d’enfer et vous en avez tiré des leçons. Vous préférez les savoir contents chez des copains plutôt que jouant les boulets dépressifs avec vous. Et vous ne louez plus une immense maison où personne ne vient jamais, mais finalement si, mais finalement non – « enfin… on te dit quand on sait, maman ». Ils se caseront là où il restera de la place, on trouvera bien. Même attitude pour les horaires. Les repas sont servis à une heure connue de tous, et basta. D’ailleurs, il y a souvent de la ratatouille (avec des poivrons dedans, sorry !) au menu. Et si vous avez envie de faire de la gym en musique sur la terrasse à 8 heures, peu vous chaut que certains « comatent » dans les chambres au-dessus... Chambres dans lesquelles ni vous ni la femme de ménage ne mettrez les pieds pendant le séjour de vos chers petits !
Ce que ça cache ? Votre cynisme teinté d’un certain sadisme – vous savez bien que Basile déteste les poivrons ! – n’est pas sans évoquer la déception amoureuse. Vous en faites un peu trop dans le genre mère-plaquée-qui-se venge. Attention de ne pas les pousser dehors alors qu’ils n’en ont même pas envie !
Ce test est à la fois tout faux et tout juste. Mère de sept enfants, belle mère de quatre autres, grands mère de huit ainsi que mère d'adoption de maints squatteurs de passage, mon attitude est parfaitement naturelle. Je ne cherche plus depuis très longtemps à conformer mon attitude sur ce que je pense qu'ils attendent de moi. D'ailleurs ils n'attendent pas du tout tous la même chose de moi. J'ai acheté une grande maison, il viennent tant mieux, ils ne viennent pas tant mieux aussi, le principal est qu'ils se sentent libres et soient heureux, avec ou sans nous.
J'essaie de pousser dehors mes "petits" mais ma méthode bien qu'approuvée par ce test, ne marche pas, car la contre partie de notre liberté, nous parents, est aussi la liberté des enfants. Mis à part l'heure du déjeuner, sonné à la cloche, aucun autre rendez vous obligatoire ne ponctue la journée, si un ado préfère son ordi ou sa X box au dîner, personne ne dira rien si ce n'est qu'il prend le risque de devoir se contenter des restes de la tribu. Je ne pense pas être sadique, mais à partir du moment où l'on évite les poivrons dans la ratatouille, on ne met plus d'ail, ni d'aubergine d'ailleurs, on sert a lors juste des pâtes pour accompagner le barbecue!
Le premier pas de la rébellion est le plus dur à accomplir, ensuite tout s’enchaîne, de mère rebelle d'ado, on devient mère rebelle, belle mère indigne et grand mère en dessous de tout. La perfection s'éloigne et je ne m'échine plus à essayer de l'atteindre, la frontière que je ne souhaite pas franchir est celle de l'égoïsme, mais là encore ce fil est invisible, fluctuant, le repérer pas toujours évident...
Vous vous êtes rebellée.
Là, ça va ! Les deux étés précédents ont été un genre d’enfer et vous en avez tiré des leçons. Vous préférez les savoir contents chez des copains plutôt que jouant les boulets dépressifs avec vous. Et vous ne louez plus une immense maison où personne ne vient jamais, mais finalement si, mais finalement non – « enfin… on te dit quand on sait, maman ». Ils se caseront là où il restera de la place, on trouvera bien. Même attitude pour les horaires. Les repas sont servis à une heure connue de tous, et basta. D’ailleurs, il y a souvent de la ratatouille (avec des poivrons dedans, sorry !) au menu. Et si vous avez envie de faire de la gym en musique sur la terrasse à 8 heures, peu vous chaut que certains « comatent » dans les chambres au-dessus... Chambres dans lesquelles ni vous ni la femme de ménage ne mettrez les pieds pendant le séjour de vos chers petits !
Ce que ça cache ? Votre cynisme teinté d’un certain sadisme – vous savez bien que Basile déteste les poivrons ! – n’est pas sans évoquer la déception amoureuse. Vous en faites un peu trop dans le genre mère-plaquée-qui-se venge. Attention de ne pas les pousser dehors alors qu’ils n’en ont même pas envie !
Ce test est à la fois tout faux et tout juste. Mère de sept enfants, belle mère de quatre autres, grands mère de huit ainsi que mère d'adoption de maints squatteurs de passage, mon attitude est parfaitement naturelle. Je ne cherche plus depuis très longtemps à conformer mon attitude sur ce que je pense qu'ils attendent de moi. D'ailleurs ils n'attendent pas du tout tous la même chose de moi. J'ai acheté une grande maison, il viennent tant mieux, ils ne viennent pas tant mieux aussi, le principal est qu'ils se sentent libres et soient heureux, avec ou sans nous.
Les jeunes savent s'organiser lorsqu'il le faut. Guillaume et Alice savent que Lhom et moi leur prêtons volontiers la maison pour un week end entre copains, mais que les week end à rallonge n'étant pas nombreux, ils doivent poser des options dessus longtemps avant, ils savent aussi que m'occupant que peu ou prou de préparer de fins petits repas, peu me chaut qu'ils arrivent seuls ou à cinq ou six.
Il y a bien longtemps que je mène ma vie, avec mon homme et mes plus jeunes enfants que les jeunes soient là ou non. Il y a quelques années, j'attendais gentiment que mes jeunes ménages aimant vivre l'été à l'heure espagnole soient prêt à dîner pour passer à table, résultat des courses, j'étais affamée, de mauvaise humeur rien qu'à l'idée de devoir finir de ranger la cuisine à 22h , je suis maniaque et ne peux me coucher la cuisine dérangée, un tant soit peu. A présent, je ne demande plus rien à personne et passe à table vers dix neuf heures ou plus, quand mon estomac crie famine, LHom dîne avec moi, les jeunes ados perpétuellement affamés aussi et bien souvent il ne se passe pas un quart d'heure sans que la tablée soit entière ou presque, chacun apportant son couvert et prenant une chaise, voire rapprochant une table afin d’agrandir le cercle.
De même je me lève l'été dès potron minet, et profite seule avec joie du calme et de la beauté de la maison, des brumes du matin, des oiseaux à qui je donne à manger, de mon café bu en écoutant la radio, savourant aussi l'harmonie de toute choses, sans remord à six heures du matin, ayant bien souvent une première journée personnelle dans mon jardin avant une heure socialement avouable.
Le premier pas de la rébellion est le plus dur à accomplir, ensuite tout s’enchaîne, de mère rebelle d'ado, on devient mère rebelle, belle mère indigne et grand mère en dessous de tout. La perfection s'éloigne et je ne m'échine plus à essayer de l'atteindre, la frontière que je ne souhaite pas franchir est celle de l'égoïsme, mais là encore ce fil est invisible, fluctuant, le repérer pas toujours évident...
Inscription à :
Articles (Atom)
