mercredi 7 décembre 2011

Les Habilleuses.

Parfois au détour d'une phrase glanée ça et là sur un autre blog, on se dit, je vais voir. Intriguée par une remarque de SylvieT, je suis allée voir son blog, Les Habilleuses, je soupirais cependant à l'idée de trouver encore un blog de doigts de fées qui créent des trucs plus ou moins jolis qui ont en commun le fait qu'ils ne servent à rien, sinon à distraire l'âme de ceux qui les créent, ce qui n'est déjà pas si mal.

Au lieu de la merveilleuse bougie Dyptique dont la flamme fait miroiter une  délicate tasse de thé en porcelaine blanche, une soucoupe de brownies (c'est plus mode les gâteaux anglais, ça fait plus chic)  disposés nonchalamment sur une dentelle chiffonnée, à l'arrière plan, un cadre fait maison gris et rose pâle, je l'ai fait hier entre cinq heures et cinq heures dix. Tu es épatante, quels sont tes projets pour cinq heures et quart??.. Tout ça ne veut rien dire, c'est juste pour l’ambiance 


J'ai eu, ça:



On change d'ambiance, ce blog est consacré à l'habillement des personnes handicapées, c'est un bb blog, généreux et convivial, leurs réalisations peuvent être pratiques pour des personnes âgées également. Quelques objets  sont en vente.

Certaines de leurs réalisations sont très belles, et je suis simplement réellement admirative devant une telle initiative..



J'ai adoré la petite poupée en chiffon handicapée,  et  apprécié l'ingéniosité  bien utile de certaines  trouvailles. Sans attendre allez voir Sylvie sur son blog Les Habilleuses.

Voici la charte des Habilleuses:

Nous sommes une association créée depuis janvier 2011.

Les Habilleuses ont pour objectifs :

- La recherche et le développement de la création vestimentaire et d’accessoires spécifique aux problématiques rencontrées par les personnes à mobilité réduite.

- La promotion et la diffusion de ses créations en participant ou créant des animations visant le bien-être ou l’inclusion des personnes à mobilité réduite.

- La création de lien social en favorisant rencontre, échange et dialogue autour de la récupération et réutilisation, détournement des textiles.

- Étudier, choisir et mettre en œuvre un type de société adapté à la production et la commercialisation d’une ligne de vêtements afin de favoriser au mieux l’emploi des femmes en difficulté.

L'informatique pour tous?

Midi moins cinq, coup de sonnette impétueux que je reconnus être celui de ma jeune voisine, déduction intuitive  et futée, facilitée, disons le tout net, par les réalités du hameau, à cette heure, le facteur est passé et mon vieux voisin dîne, donc les seuls êtres vivants restants , sont ma voisine et ses deux petites.

Je vais ouvrir la porte, en fait, je  lui demande de la décoincer, vu que sa force physique lui permet de surmonter ce que j'ai du mal à faire, décoincer cette porte gonflée par l'eau, décidément, la pose d'une marquise serait utile pour mes vieux os, certes mais aussi pour les vieux bois.

Léa quatre ans, rigole prête à faire une bêtise elle adore, souvent elle me lance des graviers voire des crottins de brebis séchés,  enfant difficile et pire depuis  toujours rééduquée , orthophoniste, psy et même kiné l'aident, à rattraper un retard étrange, car cette enfant  est tout à fait maligne, mais son développement est indépendant de nos acquis théoriquement universels. je ne me laisse pas faire depuis peu, avant je n'osais pas, sa mère ne dit rien, on lui a expliqué que flanquer des fessées ne sert à rien, parfois quand même, je doute...


Un chou, me fut tendu, le deuxième en deux jours, Lhom me dit philosophe, les choux ont su bien pousser cette année, j'ai deux choux de retard, un blanc bien pommelé et un vert, bien frisé. Les salutations d'usage faites, je lui demande:

Mon mari m'a dit que vous allez bientôt recevoir votre ordinateur?


Oui, Mardi, il vient me l'installer.

Il installe internet, un anti virus, et tout?



Oui, oui, internet aussi, je lui ai dit, que je veux aller sur le "bon coin" et sur "la redoute"


Je suis un peu inquiète et je ne peux le cacher


Si nous sommes là, venez nous chercher, j'essaierai de comprendre ce qu'il a fait afin de pouvoir t'aider, tu as pris quel abonnement internet?


Ah, je ne sais pas, je lui ai demandé de m'installer internet!


Mais, tu sais il y a un engagement financier, il n'a pas pu le prendre pour toi.


Ah, bon? Il ne m'a rien dit, pour moi, c'est du chinois.


Pour moi aussi avant, c'est normal.


Sa grande de neuf ans, piaffe à ses côtés, aussi je fis promettre à ma voisine de venir nous chercher si elle en a besoin, et que sa fille aussi écoutera les explications, Hubert (14 ans) est es-spécialiste ordinateur chez nous depuis ses six ans, j'exagère afin de convaincre.

De toute façon je demanderai un numéro par 9


Là, je ne  vous fais  pas ma tête, mais franchement, je ne comprenais pas tout de suite l'utilité, je lui parlais de "dégroupage". Eclair soudain de ma part.

Ah! Tu as peur d'être ennuyée si tu gardes le même numéro pour tes connections, mais tu sais ton IP est cachée, ton IP est ton adresse comme....


Un quart d'heure plus tard, j'avais arrêté mon frichti à la cuisine, heureusement, le chou monstrueux déposé sur le paillasson après que l'enfant me lançant des graviers eut fait remarqué que le chou mettait de l'eau partout, il fut conclu pas ma jeune voisine


Bon on a attendu si longtemps on pourra attendre encore trois semaines, pour avoir internet!


Je me dis que cela me donnera du temps pour leur faire faire des exercices pour maîtriser la souris, par de petits jeux tels le solitaire ou la dame de pique, cette nécessité ne lui a pas du tout paru évidente. Normal, vous croyez que je pensais quoi lorsqu'elle dit la semaine dernière en réunion (avec son plombier qui ressemble au Mike de Suzanne)


Mon mari est parti aux collets verts!


J'ai attendu que tous soient parti et lui ai demandé

C'est quoi les collets verts?


Stupéfaction de sa part, je plaisantais? Lorsqu'elle comprit enfin que je  ne  savais pas de quoi il s'agissait, elle me l'apprit:


De l'herbe pour les lapins, enfin des sortes de carottes sauvages si j'ai bien compris, je me rattrapais, un peu devant ses questions goguenardes, je connaissais les betteraves blanches et la collais sur les graines de moutarde, mais ses savoirs étant infiniment supérieurs aux miens je lui ai redit

Tu vois, souvent tu  crois ne rien savoir car tu as arrêté l'école tôt, mais nos savoirs sont différents c'est tout!


En attendant cette révolution inouïe d'Internet chez nos voisins, je ne sais pas si je pourrais l'aider assez et lui ai déconseillé de faire ce que je faisais il y a plus de dix ans, frapper la "bête récalcitrante,  mes récits l'ont fait rire, y a t-il un saint pour les apprentis internautes?  J'y mettrai volontiers deux ou trois cierges, appeler tout de suite Rita serait désobligeant, non?


                                        Larcenet, Retour à la terre.










mardi 6 décembre 2011

Noël sans maman.

Normalement seul le soulagement devrait  m'étreindre à cette idée, Noël sans maman  ni belle mère, simplement, quoi que j'en dise et quoi que j'en veuille , ce n'est pas si simple.

Pour maman, bien sûr, elle aurait aimé être avec nous, sa fille (moi), un peu enfant terrible mais ayant épousé un homme charmant,  dotés tous deux de  sept enfants, quatre gendres et brus et neuf petits enfants, une grande et belle maison  bien tenue, traditions et Foi en prime, coutumes presque  respectées et bonne table assurée de surcroît. Malgré tout, venir chez nous donne à tous le sentiment que certaines choses ne sont pas périssables, Mauriac et Balzac tout comme Pagnol et Magnan auraient trouvés chez nous de quoi faire leurs miels.


Je revendique quand à moi depuis si longtemps, les libertés de ne plus devoir supporter les autorités et exigences que je supposais être des aïeules à tort ou a raison. Choquant parfois en le sachant, voire le souhaitant,  leurs sensibilités, ma belle mère par mon gout des fêtes et mon refus de faire riquiqui, quand si peu de choses séparent le trop du pas assez, et ma mère par mon supposé je-m'en-foutisme des repas et des traditions Berezina, non, je ne compte pas les desserts du 24, de même ne cache le petit Jésus jusqu'à minuit, et autres  sacrilèges que je revendique encore aujourd'hui, même si parfois mentalement je me surprend à compter les desserts, machinalement.


Depuis quelques jours je me fais à l'idée, que probablement plus jamais les aïeules ne seront avec nous,  mon mari et moi  avons fait racine aussi  loin des Waterloo que des Berezina, un peu par hasard, un peu par choix, je n'aime pas la vallée de la Loire ni la Bretagne, enfin plus exactement j'adore, mais ne  m'y sens pas chez moi et me glace  dans ces régions, superbes mais pas miennes. De même mon homme a du mal avec le vrai sud, et lorsque je vois ce que devient le Languedoc et les Basses Cévennes, je partage, de toute façon j'ai aussi besoin de terre fertile, d 'eau et surtout de calme.


Et aujourd'hui, je ne suis pas si heureuse de cette page tournée. Même si il me sera plus facile de manager  seulement ma descendance et leurs alliances, la présence des grand mères me compliquant effectivement la tâche, je me retrouvais   'tampon" entre les générations et devant gérer tout, nous avions organisé avec Alice il y a quelques années des permanences 'jeunes" auprès  des grands mères ,afin que je puisse bosser tranquillement sans qu'elles en se sentent abandonnées...


Aujourd'hui, je sais que je n'aurai plus jamais les grands mères à Noël, elles viendront peut être encore l'été à l'occasion de baptêmes, tout au moins je l'espère et le crois sinon, je serai définitivement en première ligne. Devoir tourner les pages n'est rien si on ne le sait pas, mais se rendre compte parfois des aiguilles de l'horloge qui tournent exige de nous  de se sentir prêt, suis je prête?

Cortège des questions familiales insensées, je me moque de ce que je laisserai comme héritage moral personnel à mes enfants, mais serai je à même d'être la simple courroie des familles, leur transmettre la vraie vie. Maman n'aime pas trop passer Noël chez ma soeur, pourtant adorable, et avec qui je ne m'entends pas du tout, mais moi, je ne suis pas adorable. Les coutumes paraissent à Maman chez ma soeur, vidées de leurs sens, pourquoi? Comment? Je ne sais pas. J'espère réussir à garder les flambeaux allumés.




                                   Crèche carbonel, la seule selon les Berezina,  j'ai tout à fait autre chose..

lundi 5 décembre 2011

Brocantes de fin d'année.


Peu de gens le savent peut être, mais faire des brocantes en fin d'année est souvent une vraie aubaine. Samedi  matin,  bien emmitouflés nous avons  arpentés les allées et scrutés les marchandises que les marchands installés proposaient au milieu des tourbillon de feuilles mortes.

Chaque année décembre est un mois des affaires, les brocanteurs doivent  payer leurs taxes de fin d'année et essaient de vendre un maximum afin d'augmenter leurs chiffres d'affaire quitte à  liquider  une partie de leurs stocks en dessous de leurs valeurs.


Ebahie, je vis ainsi un homme proposer 15 euros pour une balance ancienne avec tous ses poids et le commerçant résigné, accepter cette offre si peu alléchante. Nous avons ainsi  chiner quelques bricoles,  sans discuter les prix demandés, heureux déjà de trouver des prix si raisonnables et soucieux de ne pas arnaquer des commerçants déjà  en souffrance à cause de la crise.

 Au moment de repartir Lhom a  repéré sur une remorque divers meubles de jardin dont une très mignonne table ancienne en fer forgé d'enfant, miniature de celle que nous possédons. Le commerçant interrogé  nous en  demandait vingt euros à notre grande stupéfaction, nous avons accepté sans hésiter, l'aubaine est magnifique, rêve de grand mère, peut être restée un peu enfant.



                                       Superbe, enfin, j'imagine une fois la restauration  faite.


Les autres objets chinés sont cachés, car cadeaux de Noël, la caverne d'Ali Baba se remplit, sans petits voleurs pour le moment.





Demain ou après demain j'emballerai mille trésors,  et d'ici la fin de la semaine l'essentiel des préparatifs seront faits, congélateur blindés, armoires pleines de trésors et cartons , un par famille, où seront enfouis les cadeaux...


vendredi 2 décembre 2011

Un week end avec ou sans nos jeunes?

Nous étions, mon homme et moi, à la campagne, conformément à nos promesses nous laissons Valentin vivre sa vie d'étudiant, chez nous, en ville et lui laissons assez souvent l’appartement familial, ainsi que son jeune frère Hubert à cornaquer.  Trois ou quatre jours par semaine, généralement, nos enfants  vivent leurs vies, à leur rythme.

Valentin nous dit souvent que c'est finalement bien plus sympa pour lui de profiter de notre appartement avec Hubert et qu'heureusement il ne se retrouve pas seul dans un studio à l'autre bout de la France, confort matériel, bien sûr, et aussi affectif. Il n'est jamais isolé et aime disposer bien sûr de l'espace chaleureux du foyer familial.

Hier au téléphone, Valentin nous a demandé de rentrer ce soir, en fin d'après midi: nous sommes arrivés il y a moins d'une heure, comprenant aux manteaux dans l'entrée qu'un ami avait rejoint nos enfants. Les présentations  et salutations faites, Valentin nous déclare qu'il allait dîner chez son pote et passer la soirée chez lui ne revenant que dormir à la maison. Son ami, riant nous dit:

On change de squat!


Le studio devient  alors le refuge de liberté de ces deux jeunes apprenant l'autonomie.


Aussitôt  Hubert a repoussé la porte de sa chambre, le casque sur les oreilles il visionne une vidéo sur un ordi. Lhom et moi nous nous retrouvons seuls tous les deux, dans le salon, nos enfants avaient besoin de savoir que nous étions là, mais notre présence rassurante suffit.

De semaine en semaine, nous retrouvons l'appartement toujours calme et rangé, si ce n'est la poubelle qui a une fâcheuse tendance à déborder toute seule et le lave vaisselle éternellement plein sans avoir tourné,  mes ados savent de mieux en mieux entretenir la maison, je ne retrouve que rarement des verres dans le salon et jamais d'assiettes  ou de restes de pique nique dans leurs chambres. Je suis  à vrai dire épatée par l'ordre qui règne et mis à part un  peu de poussière,  rien ne trahit notre absence. Lorsque nous  ne sommes pas là, Hubert arrose les plantes vertes et Valentin se met aux fourneaux.

D'ici quelques heures, Valentin reviendra nous retrouver  et reprendre sa place en nous laissant la notre, de nouveau pour quelques jours.

jeudi 1 décembre 2011

Sophie la girafe, ennemie de nos bébés?

Tout fiche le camp, Sophie la Girafe, celle que l'on met tous dans le berceau de nos bébés serait cancérigène, les nouvelles décidément ne respectent rien, anéantissant toutes nos certitudes, Sophie,  la douce, celle qui nous fait sourire lorsqu'on l'entrevoit, évoquant l'innocence et la douceur serait une horrible ennemie faisant du mal à nos enfants.



Notre monde est sans pitié, après les biberons aux bisphénols, les blédichefs si pratiques poisons,  la girafe mise en cause. Ouf, fausse alerte, l'agence AFP  rectifie, respect strict des normes européennes (le saint du saint, incritiquable par essence). A t-on vraiment les peurs que l'on mérite?


Peu importe, je ne me vois pas donner une girafe en bois aux bébés, pour Sophie, je laisserai mes peurs au placard, après le yucca aux scorpions et le chien-rat, Sophie la tueuse ne m'impressionnera pas!