jeudi 9 août 2012

Vendre de la brocantaillerie.

Nous ne nous voyons qu'en vacances, autrefois nous habitions la même ville, depuis nous avons l'une et l'autre déménagé mais avons toujours nos maisons de campagne voisines de quelques kilomètres seulement.


Je l'avais rencontré  il y a trois jours sur un vide grenier, ne la sachant pas déjà là, elle est venue se baigner à la maison cette après midi avec sa flopée de jolies filles et nous avons tatassé comme d'habitude, après demain elle tiendra de nouveau un stand dans un vide grenier d'un village voisin, j'ai décidé d'installer un stand à côté du sien, nous passerons ainsi la journée à bavarder tranquillement et viderons un peu nos granges et greniers.

La maison  bien que vidée régulièrement a encore quelques strates de brancantaillerie dont j'aimerais  me débarrasser. parfois les choses me déplaisent, je les avais trouvé dans la maison, d'autres fois certains objets ont perdu à mes yeux tout leur attrait, et puis souvent, il n'y a, à mon sens pas d'endroit pour ces objets, même s'ils ne me déplaisent pas.


Mon mari et moi, avons commencé à faire le tour de la maison, les strates d'affaires qui s'accumulent souvent insidieusement sont  considérables. Dès le salon, j'ai compris cependant que nos points de vue diffèrent, telles choses que j'aime lui paraissent haïssables au point d'être invendables, et il parait tenir à  d'autres qui me déplaisent profondément.

Il est très intéressant pour moi, et sûrement aussi pour lui de regarder avec les yeux de l'autre des objets que l'on ne voit plus.


L'année prochaine, nous devons déménager et quitter notre appartement, il nous faudra tout vider et trouver soit des enfants volontaires et amateurs de nos meubles et objets ou alors faire des choix. Choix qui préfigurent aussi, ceux qui nous attendent plus tard, lorsque nous aurons à accueillir et partager les meubles de nos mères...


Le côté ludique de vendre quelques sous, des choses qui sont, à priori de l'ordre du futile, me plait, puisque j'achète, je vends!

mercredi 8 août 2012

Bataille de territoire.

L'un est né dans ce pays, dans le coin, en est parti , la vie décide de choses étranges parfois. L'autre est arrivé ici alors qu' il ne le souhaitait pas, le destin décide de choses étranges parfois.

Lorsque le premier est revenu chez lui, l'intrus, enfin l'autre qui pensait être chez lui, lui a sauté dessus. Ils se sont ensuite regardé, examiné, ont plaidé leur bonne foi... Chacun des deux estimait être de bon droit, aucun ne voulait partager cette terre.

La bataille fut homérique, l'un des combattant moins habitués à la configuration du terrain, bien que s'estimant chez lui, tomba dans la fontaine,  les deux, crachèrent, jurèrent (mais si, mais si!), les deux griffèrent.

Je dormais. je ne voulais même pas assister à ce que je savais être un fiasco.

 Le chat de la ville se croyant chez lui avait en effet, déjà,   griffé et reculé en apercevant une vache, il ne savait la vache pas chatovore. Le chat de la campagne, bon enfant, est né dans un tas de bois, sous notre préau, il s'estimait, bien que déporté, légitimement, chez lui.

Après un second  essai, raté, auquel je me suis abstenue d'assister, le stress étant trop grand, à mon sens, nous avons décidé, à l'unanimité de séparer à jamais les combattants.

Des horaires sont établis. Lolo (Chimay) aura libre accès à l'extérieur de 14h à 21h, puis de 7h à 9h, le reste du temps il restera confiné dans le dortoir de la petite maison, avec litière, eau et croquettes de bonne qualité à volonté, MAM, sera à l'inverse libre de 9h à 14h , puis après 21h, il est plus noctambule...


Est ce équitable, je ne le sais pas. Mais la vie est elle équitable?

Les échanges de chats sont rocambolesques, circuits différents, sas de sécurité, tu passes par la salle à manger, je passe par la petite maison! Fermes la porte du palier je fermerai la porte de l'entrée.

Evidemment, je ne peux m'empêcher de laisser ma fantaisie courir Et si il y avait outre le chat libanais, un palestinien??? Ou encore un espion du Mossad? Ou pire un délateur....

Sans fantaisie je meure, mais surtout sans elle le monde dans lequel nous vivons me paraîtrait encore plus inhumain, chat alors! Nous serions pas tellement plus civilisé qu'un chat, enfin que des chats devant cohabiter.



                                       Illustration tirée du blog: La Voie Lactée des  Chats

mardi 7 août 2012

36 ans de mariage, pour ça, pour ça!

                                 Photo d'un pacha avec son petit Paul (avec l'autorisation d'Alice, bien sûr)


Aujourd'hui, mon mari et moi avons 36 ans de mariage, quelle folie.

36 ans de mariage, sept enfants et dix petits enfants, quelle folie ou alors quelle connerie, comme on veut! J'étais très jeune et complètement inconsciente, il était à peine plus vieux et pas tellement plus conscient. On a beaucoup rigolé ensemble et on s'est aussi, énormément disputé, on avait en commun au départ, pas grand chose, mais surtout nous ne savions pas vraiment quels seraient nos points communs.

Les enfants, les amours, les emmerdes,les voyages,  les vieilles pierres, les jardins et l'amour... Tout cela nous l'avons découvert peu à peu. De notre mariage aucun boom maker n'aurait parié un kopeck.

La maison a vécu aujourd'hui, une journée ordinaire où moments de calme et de rigolades se sont succédés, ainsi qu'une palette d'émotions toujours très riches. L'été est à la mi-temps, peut être aussi comme nos vies.

lundi 6 août 2012

Chats et chiens d'adoption...



Lorsqu'on a des enfants, on s'expose innocemment à bien des choses, plus tard en vacances on aura aussi des enfants d'adoption, amis et/ou compagnons des nos enfants,  petits enfants, plus tard peut être arrières petits enfants et The Pets, à la maison, les NAC (nouveaux animaux de compagnie) sont bannis, pas de serpent ni de rat, pas de panthère ni d'animaux mystère, en revanche,les autres sont admis, tout au moins tolérés.

Je vous présente Lolo  rebaptisé Chimay  par Guillaume et Martin qui sont mamans d'adoption, leur copain  libanais a confié ce chat, très sympathique à ses potes pour l'été. La maison adopte ainsi Chimay pour un temps. Demain soir Amélie, Camille et Perrine seront de passage avec leurs deux chiens et leur chat, chat que je crois devoir aussi adopter, pour un temps. Et l'éternelle question des cohabitations reprend, les chats vont ils s'entendre, Chimay (ou Lolo, comme vous le sentez)  supportera t-il de partager son nouveau royaume qu'il croit exclusif avec ces affreux intrus...

Victoria nous révèle tous les jours pleins d'invités mystères ainsi elle a aussi adopter un chien dans la salle télé: Cosbee,  Cosbee étant en réalité le chien de sa nounou et temporairement un duvet vert qu'elle traine avec sa ficelle (ci dessous une photo)

                                            Cosbee trônant sur un tabouret avec ses deux acolytes du jour



Cosbee a été adopté il y a deux jours, il se nourrit de croquettes vertes qui lui donnent sa couleur, il a, à mon avis,remplacé  avantageusement la famille d'éléphants miniatures invisibles que Victoria trimbalait avant, nous avions alors en charge une famille complète d'éléphants parents et deux enfants, munis de tout le matériel nécessaire y compris de la  poussette du pleus petit, un jour par chance, ils sont partis en vacances chez leurs grands parents et je crois que le climat leur convient très bien, Victoria ne nous en parle plus.




samedi 4 août 2012

Hallelujah (Cohen)

Parfois mon esprit bugge et bugge encore, sur un fantôme d'un temps depuis si longtemps englouti, et il se heurte à des obstacles qu'il n’avait su ou pu surmonter à l'époque. J'en suis là, encore, je sais que de cette chrysalide infernale et éternelle,  je sortirai, ni grandie, ni différente, mais vivante encore pour souffrir, vivre et aimer.









Hallelujah


J'ai entendu dire qu'il y avait un accord secret
Que David* jouait et qui plaisait au Seigneur
Mais tu ne t'intéresses pas vraiment à la musique, n'est-ce pas
Ça faisait comme ça,
La quarte, la quinte
L'accord mineur tombe et le majeur monte
Le roi perplexe composant hallelujah
..
Hallelujah...

Ta foi était forte mais tu avais besoin de preuves
Tu l'as vue se baigner sur le toit
Sa beauté et le clair de lune t'ont renversé
Elle t'a attaché
à une chaise de cuisine
Elle a brisé ton trône, et t'a coupé les cheveux
Et de tes lèvres elle a tiré l'Hallelujah

Hallelujah...

Vous dites que j'utilise le Nom* en vain
Mais je ne connais même pas le Nom
Mais si je le fait, bon vraiment, qu'est ce que ça peut te faire ?
Il y a un éclat de lumière
Dans chaque mot
Qu'importe que tu entendes
Le saint hallelujah ou le brisé

Hallelujah...

J'ai fait de mon mieux, ce n'était pas beaucoup
Je ne pouvais pas sentir, alors j'ai essayé d'effleurer
J'ai dit la vérité, je ne suis pas venue pour te duper
Et bien que
Tout a mal tourné
Je me tiendrais devant le seigneur de la chanson
Avec rien d'autre à mes lèvres qu'Hallelujah
Hallelujah...

jeudi 2 août 2012

Accident de carotte.

J'ai la détestable habitude, ou pas, de manger systématiquement de tous les légumes que j'épluche: courgettes, choux, oignons, côtes de salades...  et bouts de carottes, en fait, carotte entière, j'adore. Seules les pommes de terres échappent à ma gourmandise, je grignote  aussi les fanes de radis et  même parfois des petits bouts d'aubergines, le pire cependant, de ce que je peux faire. J'adore les carottes et généralement, j'épluche  une première carotte que je me réserve et continue ensuite de peler les autres légumes tout en grignotant tranquillement.

Il y a trois jours, épluchant des carottes pour les râper, je ne pus résister, comme d'habitude de commencer par éplucher une carotte pour consommer sur place, debout au comptoir, enfin, au plan de travail.

J'ouvre une large bouche et croque dedans, je crus mourir, ma mâchoire se disloquait, mes dents tombaient et sous la douleur je faillis défaillir Je suis très  "Linette" et la famille alertée par ma digne mais néanmoins expressive douleur, se mit à rire. J'en fus mortifiée mais pas surprise.





J'ai toujours eu la chance d'avoir un estomac d'autruche et des dents de carnivore en bonne santé, y renoncer est difficile,  vieillir n'est rien si la mécanique suit. Lundi, ma mécanique s'est grippée par un seul malheureux petit bout de carotte, notre dignité et notre moral, souvent ne tiennent qu'à peu de choses!

De la glace sur les ligaments  abîmés, de ma bouche qui acceptait plus ou moins de s'ouvrir et de se refermer, le ridicule de la situation ne m’échappait pas, devais- je aller aux urgences signaler un accident de mâchoire si un seul geste, brutal, la remettait en place définitivement,  il me fallut quelques heures pour me convaincre de l'inutilité du recours au carabin.

Je ne fus pas fière de moi, et tentais plus ou moins d'accepter ce fait, je ne croquerai plus jamais dans une carotte, des glaçons, du saucisson ou quoi que ce soit,  sans réfléchir aux conséquences. Les ligaments se remettent peu à peu, ma fierté aussi mais en revanche accepter que vieillir c'est aussi cela, ne plus pouvoir mordre comme on veut est, pour moi, plus difficile à accepter. Avoir des rides oui, des cheveux blancs aussi, mais le reste...

Dorénavant, je croquerai encore des légumes crus, mais je les couperai ou les grignoterai, n'essaierai pas de les agresser en mordant comme une sauvage, la nature m'oblige à la raison. Vieillir oblige à la raison .


mercredi 1 août 2012

Je n'aime pas le sport.


Entre chaleur et JO, les gars squattent la télé,  j'ai arraché de haute lutte le droit exclusif, j'étais seule, de regarder La Flûte Enchantée, le sport est une plaie moderne, "Panem et circenses", vieille politique qui marche toujours.

Cet été, entre chaleur et air qui ne bouge, tout s'est arrêté et le temps semble suspendre son souffle. Cette année encore, je fais une allergie énorme au taux de sport qui occupe les esprits des hommes, de  la coupe de France de rugby  puis Roland Garros (tennis)  à l'Euro (foot) nous avons eu la chance  d’enchaîner les JO au tour de France...


Mon mari et mes gars sont heureux, je n'en suis pas malheureuse, mais le matin l'agacement me gagne lorsqu' allumant la radio les premiers titres sont pour, le sport, les médailles surtout paraissent essentielles aux journalistes en ce moment. Les hommes ne grandissent donc jamais? Des médailles en or ou en argent  pour ces sportifs, me paraissent sympathiques mais sans aucune importance.




La maison se calfeutre alors un peu plus encore, Alice et moi, laissons les gars beugler dans une touchante unité pour chaque performance des sportifs, Panem circences, peut être le repos des guerriers?