Cette chanson de Brel est interprétée par Cantat (chanteur de Noir Désir). Il est rare que j'aime les interprétations des chansons des "grands". Cette fois ci, j'ai trouvé l'interprétation de Bertrand Cantat fabuleuse et le clip noir à souhait. Un peu désolée car je souhaitais mettre "une chanson d'été".
samedi 10 juillet 2010
vendredi 9 juillet 2010
Déguisements de mariage.
Demain je suis de noce, et il fait toujours aussi chaud, j’avais établi mon plan de campagne des tenues de combats et autres festivités alors qu’il faisait horriblement froid, mi-juin, et avais donc pensé mettre à cette occasion, banalement, veste sur robe et même collant (effet bronzé, chez Dim), chapeau et tutti quanti !
Hier en urgence, nous nous sommes réunies, ma garde-robe et moi, et avons convenu que la chaleur imposait un déguisement plus léger. Les déguisements de dadames présentent une panoplie assez stupéfiante afin de pouvoir convenir en toutes circonstances, et nous avons bien des parures qui sont en fait à tout bien les considérer d’un ridicule fini.
Les mariages demandent du doigté, comment sont les familles ? Est-ce en province donc chapeauté ou Paris plus chic urbain (sauf Versailles et assimilé) ? De la graduation de la réception aux supputations des toilettes adverses dépend le choix final.
Cette fois ci, je la joue, presque hispanique, robe courte et sans manche noire, sac minuscule noir, chapeau à voilette noir, escarpins vernis noirs… Afin de lever toute ambiguïté non, je en suis pas d’enterrement et n’ai rien spécialement contre ces noces, je jetterai sur mes épaules une étole noire et dorée et laquerai tous mes ongles en rouge, ma belle mère va encore trouver que je fais danseuse exotique, tant pis d’autant plus que j’ accumulerai les tares en arborant un taux raisonnable de bijoux voyants, vrais et faux, par ailleurs, peu importe. Je rajouterai sans faillir la touche finale, un superbe éventail, ancien, à mourir peint sur soie, noire.
Cet éventail, je le sais, suscitera beaucoup de regards d’envie, à l’église lorsque effondrée par la chaleur, l’assemblée essaiera de ne pas se répandre en une flaque peu ragoutante.
J’emporterai même des claquettes, en cuir, noir, naturellement, Lhom y tient, mais il est peu probable que je puisse les enfiler, il n’y a guère que sur la Côte d’azur où de plus en plus de femmes renoncent passé vingt et une heures à se torturer plus longtemps. Lorsqu’on dépose nos chapeaux et étoles, nous renonçons également aux talons hauts, chaussures pointues, lanières meurtrissantes.
Lhom lui, costume cravate naturellement mais il a affirmé hier à sa sœur, laisser tomber la veste dès l’église si la chaleur l’accable trop.
« Ne t’inquiète pas, je donnerai l’exemple ! »
Là, c’est moi qui suis un peu inquiète, va-t-il être le seul en bras de chemise ? Négligé en quelque sorte ? Stoïque je ne dirai de toute façon rien, il fera mine de ne pas entendre au mieux et commentera dans des chuchotements rugissants le ridicule des homards ruisselants, au pire. Lhom de toute façon est toujours élégant, il est né ainsi, et le contester, impensable.
Et puis l’important n’est ce pas est plus notre présence que notre apparence ?
Heureusement, car d’apparence tous les mariages ont un petit quelque chose en commun.
Un des mes amis a une expression magnifique sur les mariages, alors que sa femme nous raconte avec enthousiasme quelques mariages qui avaient jalonnés leur été, il disait :
« La mariée était en blanc, la belle famille charmante et le diner délicieux ! Ou alors l’inverse je ne sais plus, c’était un mariage. »
Sa femme le fusillait du regard, il y a des choses que l’on peut penser mais que l’on doit taire, sinon la vie en société est rigoureusement impossible. Mais sommes nous en fait si rares à être impossibles, voire presque carrément insortables ?
jeudi 8 juillet 2010
Glaces au Nutella.
De pures recettes gastronomiques Waterloo.Tous les jours en été.
Etant peut être encore plus mère indigne que grand-mère indigne, très souvent avant d’aller faire les courses je demande à mes enfants ce qu’ils souhaitent manger, voire de m'indiquer les plus graves pénuries de la maison.
Depuis quelques jours et avec insistance Hubert me signifiait que le Nutella manquait cruellement à ses petits déjeuners. La liste fut donc établie : Nutella, jus d’orange, biscuits pour faire des cornets de glace.
En début d’été je fais ainsi de petites solides provisions des indispensables. Je ne sais pourquoi mais dès la fin juillet il n’y a jamais plus dans mon super marché de biscuits pour faire des cornets. Pourtant ceux-ci ont plein d ‘avantages, il faut moins de place dans le congélateur pour stocker des kilos de glaces aux divers parfums que des cornettos, c’est aussi non seulement plus économique mais bien meilleur de confectionner ses propres cornets où en un tour de main vous mettez une cuillerée de coulis de framboise sous la menthe du miel liquide sous la vanille et saupoudrez le tout d’amandes concassées…
Nonobstant les alertes Nutella, attention, attention, manger du Nutella tue ! Trop gras et trop sucré. Tiens jamais je ne l’aurais deviné ! J’achète quand même du Nutella ainsi que de la viande aux hormones et antibiotiques, des légumes et fruits aux pesticides, biscuits aux graisses hydrogénées, boissons au Bisphénol et plein d’autres bonnes choses, surement.
Hubert se confectionne donc ses propres glaces, au Nutella, à sa mine gourmande et au niveau du pot c’est le must de l’été. Une cuillerée, généreuse je suppose, de Nutella au fond du biscuit et de la glace au chocolat par-dessus… Il raconte d’une façon tout à fait lyrique le mélange onctueux de la glace fondante sur la crème de chocolat.
photo du blog Caprice et délice (blog de fille)
Valentin a personnalisé la recette, il remplit le fond du cornet de glace vanille, met du Nutella dessus puis rajoute de la glace sur le tout.
Que des bons trucs, ils osent à peine après nous avouer avoir mangé toutes les cerises du petit cerisier, mais pour faire des batailles de noyaux de cerises, il faut des munitions n’est ce pas ?
Le projet est établi, devant la pénurie de noyaux de cerises, nous planterons d’autres cerisiers, à l’automne.
mercredi 7 juillet 2010
Nicodème
Nicomède, 22 mois est mort noyé dans une fosse sceptique dont le couvercle de 15 kg a été probablement déplacé par ses frères âgés de 9, 7 et 5 ans ainsi qu’une de leur cousine dont l’âge n’est pas donné.
Mort accidentelle, juge le procureur La famille est démolie, à vie. Les enfants surement aussi, car même si l’un d’eux a eu l’idée folle de déplacer cette dalle de béton de 15 kg, voire d’y pousser un enfant de deux ans, qu’ils devaient probablement « surveiller » des enfants de cet âge n’ont pas une responsabilité complète de leurs actes.
Les responsables sont les parents et grands parents malheureux, qui arrivant en vacances souhaitaient regarder un match de la coupe du monde de foot. Ils allaient jeter un œil sur les enfants environ toutes les 5 mn.
Nicodème, photo L'Express
Nicomède a-t-il été trop collant, trop bébé, pénible de vouloir suivre les « grands » ? Les grands ont-ils simplement ouvert cette fosse en se disant s’il est grand, il évitera bien ce piège ? Ont ils simplement joué en oubliant le tout petit?
Le procureur a fait savoir qu’il n’en dira pas plus, il a raison, les meurtres d’enfants sont une horreur absolue. Tabous, bien des parents ignorent les pulsions de mort que beaucoup d ‘enfants ont pour leurs cadets.
J’entends souvent : « Oh, il adore sa petite sœur ! »
Oui, il l’aime mais l’instant d’après il la hait, car elle lui a pris, son père, sa mère et de plus depuis qu’il est « grand » on est bien plus impatient voire exigeant avec lui, simplement par fatigue. L’ambivalence des sentiments est courante, les petits refoulant leur haine que ne peuvent accepter leurs parents.
Lorsqu’Alice était ado, une de ses amies, évoquait parfois le crime qu’elle aurait commis à deux ans, elle s’accusait d’avoir étouffé son petit frère de 4 mois avec un oreiller, ce souvenir la rongeait. Je connaissais la maman de cette jeune fille, elle avait effectivement perdu un bébé lorsque Justine avait deux ans. Très ennuyée, mais poussée par la détresse de l’adolescente, je lui avouais le tourment de sa fille, elle devait savoir pour l’aider et cela quoi qu’ait fait Justine. Christine me raconta alors les circonstances de la mort de son bébé, Justine était dans son lit à barreaux dans sa chambre, le bébé dans une autre chambre dans un berceau, ayant succombé à une mort subite du nourrisson. Nous expliquâmes toutes deux l’angoisse profonde de Justine par le fait qu’elle devait inconsciemment souhaiter la mort de son frère et avait peut être imaginé par la suite le passage à l’acte.
Je dus ainsi enfermer Yann en posant un crochet en hauteur sur la porte, soumis tantôt aux câlins dévastateurs de Charlotte, tantôt aux doigts dans les yeux, le jour où je la vis tenter de regarder le bébé en basculant le berceau, j’estimais que mon dernier n’était pas forcément Indiana Jones.
Par la suite je vis Valentin quatre ans, essayer de faire gagner à son petit frère le concours d’apnée dans le bain en lui maintenant la tête qu’il avait mis imprudemment sous l’eau, et cela au moins à deux reprises.
Valentin ainsi que Charlotte sont des amours de personnes humaines parfaitement normales. Charlotte se tuerait pour protéger un enfant et je sais que Valentin mettrait également sa propre vie en danger pour sauver un petit.
Je ne serais pas surprise d’apprendre que les hommes primitifs étaient comme les coucous, tentés de se débarrasser de leurs puinés afin d’avoir plus de chance de survivre par un meilleur accès aux soins et à la nourriture. Les tabous expriment notre désarroi face à ce qui est pour nous inadmissible mais aussi, peut être parfois inévitable. Une meilleure surveillance des enfants rendrait cependant bien des accidents évitables. Nous n’en sommes pas tous capables.
L’été dernier charlotte était au bord de la piscine avec Pierre et Sasha, 4 et 2 ans, elle a demandé à son père, qui lisait sur un transat :
« Tu les gardes, papa, je vais juste chercher le goûter, je fais l’aller retour ! »
Lhom, levant les yeux :
« Oui, oui, ma chérie pas de problème ! »
Alice arriva sur ces entrefaites, et trouva Lhom plongé dans son livre, les deux petits courant autour de la piscine. Lhom avait vu qu’ils « étaient sages » et avait jugé le danger nul, il aurait entendu s’ils étaient tombés pensait-il, sauf que, plongé dans son bouquin, Lhom entend peu ! Mais sa conscience du danger est bien plus basse que nous les trois femmes de la famille, il n’y peut rien.
mardi 6 juillet 2010
Enfants tyrans.
«Les personnels subissent beaucoup de choses, des parents ont été convoqués (et) ne sont jamais venus, mais j'ai aussi des soucis avec mes salariés qui ne sont pas forcément formés»,
Le scandale : du personnel de cantine excédé du comportement turbulent et de l’attitude détestable durant l’année entière de certains enfants à la cantine, obligea les plus turbulents d’entre eux à ramper pour avoir leur repas. Tu nous as traité comme des chiens à ton tour de voir l’effet que cela fait.
photo La Voix du Nord
La plus part des jeunes enfants aujourd’hui n’apprennent plus le respect absolu de tout adulte. A la maison, je dois lutter en permanence pour que les enfants ne considèrent pas comme des esclaves les gens dans leur travail. Je n'ose imaginer d'ailleurs l'état des cantines après le passage des Huns. Peu leurs importent, les autres, esclaves nettoieront, et demain, on recommencera.
Cela commence par le rendez vous chez le médecin, à priori les jeunes estiment que c’est au médecin de les attendre et non à eux d’attendre dans la salle d’attente. Sans imaginer un instant la charge de travail que certain d’entre eux assument.
Dire bonjour et au revoir à la guichetière des péages d’autoroute, à la caissière, est simplement considéré comme décalé, pourtant cette guichetière, cette caissière sont des êtres humains, non ?
Je fus stupéfaite un jour où le téléphone sonna à la maison et j’entendis une voix d’ado au téléphone dire:
« Camille »
Moi : « Pardon ? »
« Camille »
« Excusez moi je ne comprends pas ! »
« Camille »
Un peu agacée
« Désolée, mais que voulez vous ? »
Le jeune, affligé d’une telle connerie
« Je veux parler à Camille »
Moi furax :
“Ah bon, et bien il faut dire : Bonjour madame, je suis désolé de vous déranger, pourrais je parler à Camille s’il vous plait ? »
Camille m’accusa d’être proutprout, mais jamais plus ce gosse mal élevé ne téléphona à la maison, car je ne suis même pas standardiste et même si j’étais standardiste je veux entendre des : bonjour, au revoir, s’il vous plait et merci.
L’apprentissage des mots magiques va de pair avec l’éducation silencieuse, on ne jette pas de papier par terre, on fait aux autres tout simplement ce que l’on aimerait que l’on nous fasse La c’est clair je suis une vieille emmerdeuse, mais lorsque certains de mes petits enfants me demandent du jus d’orange sans mot magique, je coince et si c’est pour abandonner le-dit verre plein sur la table de la cuisine, je coince encore plus.
Je ne suis pas leur bonne, je ne suis la bonne de personne et d’ailleurs en France, les bonnes n’existent plus. Les esclaves non plus.
La punition que fit subir le cuisinier à ces enfants n’est probablement pas la plus exemplaire, ni la plus judicieuse, mais leur espoir est que la leçon porte ses fruits et que ces enfants respectent les adultes, à leur service.
Les défenseurs de ces pauvres enfants qui se comportèrent comme de sales gosses disent, prendre l’air assez con mais gentil :
« Ah, mais, s’ils n’aiment pas les enfants, il ne faut pas travailler avec eux »
On peut aimer les enfants et ne pas supporter d’être traité comme un chien, j’aurais été traitée comme un chien j'aurais cherché à les punir.
L’éducation n’est pas facultative pour la vie en société mais obligatoire, mesurer un mètre et posséder un petit minois ne vous exempte pas de vous comporter en être humain.
lundi 5 juillet 2010
Ripoublique
La Ripoublique est en pleine rilance, rilance terme inventé qui veut dire à la fois relance et rigueur, relance et rigueur ; vous y croyez, vous ? Flop, flop, flop…
Ripoublique terme qui allie ripoux et république, vous y croyez, vous ?
Le ministre des cigares a été viré, le ministre des constructions sans permis a été viré, puisqu’ils virent des sous fifres, j’espère qu’ils vont virer ces pitoyables andouilles qui sont chargés de la com de Christine Lagarde. Pauvre Christine Lagarde quand elle essaie d’être moderne, cool, djeune et proche des gens elle est pathétique. L’exercice auquel elle doit se livrer depuis quelques mois est difficile, tout le monde le sait et on ne lui en tiendrait pas rigueur (mais si, mais si) si elle était honnête avec nous.
Il me semble avoir entendu aussi la semaine dernière qu’en fait 0.5% d’augmentation pour les fonctionnaires équivalait à 3%, Eric Woerth l’a affirmé on doit donc le croire.
On doit toujours croire Eric Woerth, n’est ce pas ? Si Roselyne Bachelot avait un compagnon qui était employé chez Mérieux, personne n’irait soupçonner un conflit d’intérêt n’est ce pas ? Alors pourquoi faire toute cette pagaïe parce que Florence Woerth a été embauchée en novembre 2007 par la plus grande contribuable de France alors que son mari était en place depuis le 18 Mai en tant que ministre du budget. C’est une simple coïncidence, la petite histoire ne dit pas, pour le moment quel était son salaire, ni s’il était normal pour les fonctions occupées, elle ne dit pas non plus quel était son salaire précédent.
Florence Woerth aurait fait de nombreux voyages en Suisse, dans le cadre de ses fonctions, et son mari en tant que trésorier de l’UMP aurait reçu des chèques pour son parti (ses partis?). Petits arrangements entre amis, rien de choquant brave gens, dans notre milieu on sait ce que l’entraide veut dire, en ces temps difficile, l’exemple est donné.
Le jour ou les français voudront savoir qui paie la note lorsque Sarkozy déjeune au Bristol, il sera difficile d’expliquer alors aux français la regueur sans susciter de la rancœur.
samedi 3 juillet 2010
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