vendredi 29 juillet 2011

Mi figue, mi raisin.

Une météo capricieuse, des imprévus que n'adoucissent  pas les rayons du soleil, et me voilà replongeant dans un de mes cauchemar récurrent. Je suis encore au lycée, l'épreuve du bac est pour bientôt,  il restait quatre ou cinq jours de cours et alors que nul ne s'en souciait, tout le monde paraissant serein et confiant je sais que j'échouerai, parfois je donnais le change à mes amis et à mes profs, mais d'autres fois alors que j'essaie de leur confier à quel point j'ai des lacunes dans presque toutes les matières, ils ne veulent m'écouter.

Cette nuit, je me suis réveillée une fois de plus, angoissée car je savais que j'allais louper mon bac. Pendant bien des années j'ai repassé cette épreuve mythique, échouant avec une régularité décourageante et me demandant ce qui pouvait expliquer un tel acharnement à mon esprit de ressasser ce thème.

Je repasse les épreuves d'autrefois avec mes savoirs d'aujourd'hui, et évalue mes connaissances avec assez de justesse, ni l'histoire, ni la géographie ni même la philosophie vont me permettre de rattraper mes notes déplorables en maths et physiques dont j'ai tout oublié et que, dans mon rêve, je ne travaille pas plus.

 Il y peu, j'ai lu que le bac est l'épreuve "mythique" par excellence chez beaucoup, premier vrai examen il restera quel que soit le niveau d'étude que l'on a le premier souvenir d'une évaluation publique. Beaucoup parait il, partagent  nuitamment avec moi cette hantise, on retourne benoîtement au lycée et on échoue.

Ce rêve signifie que l'on pense rater une épreuve, une marche, que l'on ne se sent pas à la hauteur. Cette nuit, dans mon cauchemar j'essaie d'expliquer aux autres et ils ne peuvent pas me comprendre, j'ai l'impression de les duper et j'ai honte, je me suis réveillée plus écrasée de culpabilité  que jamais. J'ai essayé alors de décortiquer mes soucis, angoisses et petits problèmes,  consciente que  seule la fatigue gonflait exagérément l'importance de ceux ci . Ma tendance hypocondriaque se trouve en pleine forme dès la moindre baisse de tonus, me punissant encore davantage,  en me faisant prendre conscience du côté psy de tout cela.

Comme dans mon rêve, je sais que dans quatre ou cinq jours,  l'épreuve étant  là, une fois dans le bain, puis une fois terminée  je pourrais  ré-évaluer ce qui me fait toujours tant renâcler. Juste après le déjeuner, Lhom m'a envoyé à la sieste et tout de suite,  j'ai dormi et récupéré de cette mauvaise nuit.  Afin de ne pas gâcher davantage de journées je vais essayer de réviser maths et physiques de ma vie présente pour ne plus craindre les épreuves qui m'attendent et préserver la sérénité de mes nuits.

Ce matin, au jardin, je me suis rendue compte qu'Hubert avait une fois de plus oublié de fermer le portillon qui donne  du verger sur le vieux bassin , je l'ai refermé et ai également poussé  le portail qui donne de la cour sur le verger, il était très tôt les enfants n'étaient pas encore levés, tout allait bien.  Mi-figue mi -raisin , juillet se termine après la chaleur et la sécheresse du printemps, la pluie et le froid nous surprennent  mais la fontaine coule encore peu. Je serais d'avis de faire une pétition contre les mesures nous privant de 3° de plus d'ici la fin du siècle, honnêtement chez moi, trois degrés de plus ne seraient pas de trop.

De sous ma couette j'examine par la fenêtre le ciel chargé de nuages qui ne font que passer, il parait que demain revient l'été.

jeudi 28 juillet 2011

De tout ou de rien, en pays de Toulourenc, Saulan.


Et surtout de pas grand chose, quand on est occupé, préoccupé ou peiné est une délicate stratégie obligeant à une ascèse notre esprit. Salutaire exercice.

Nous avions visité Lhom et moi, dernière visite au programme dans la Drôme provençale un château extraordinaire , château de famille, au bout d'une route de bout du monde, où seule l'inconscience nous mena en fourgon, nous eussions croisé un autre fou, on aurait été mal, très mal....



Aulan au sommet de cette escapade, Aulan six habitants à l'année, sa mairie, son église, sa place avec son monument aux morts, et son château. Aulan en pays de Toulourenc, qui signifie "tout ou rien" épatant, non? Où nous entrâmes en ayant l'impression d'entrer un peu comme chez nous, personne pour vous arrêter ou vous  questionner. Un accueil une jeune fille, très jeune charmante et de bonne famille, qui riant encaissa nos billets et nous fit faire la visite, pour nous deux tous seuls, Lhom et moi.

De salons familiaux en salle à manger embaumant le frichtis qui serait servi à midi, de couloir  où les portes ouvertes tentaient de faire sécher les murs suintant d'humidité en chambre d'amis, n'attendant semblait il qu'une venue. Les jeunes artisans du jour, nous parurent de la famille Solenn en haut de son échelle repeignant la tonnelle à la terrasse où notre guide 17ans, arrière petite nièce de Charles de  Suarez d'Aulan répondit à nos questions avec tant de gentillesse que nous avons fait de cette visite, un quelque chose entre visite formelle et moments rafraîchissants dans un château qu'une famille fait revivre.


L'histoire de ces murs au regard des 17 ans de notre guide , sérieuse et appliquée fut  un raccourci de la vie,  de l'éternité de la jeunesse en guise de viatique, Charles d'Aulan  décida à 22 ans de redonner vie à la maison de ses ancêtres. Combat d'une vie où bien des choses renaquirent, Giono salua ce  comte atypique qui truelle en main rebâtissait ce qui menaçait ruine.







Une pietà du XIV siècle fut découverte parmi maints trésors, dans les "oubliés" du château . Sous un escalier, protégé d'une grille un trésor religieux attend la finition de la chapelle. Aulan est le seul château à ma connaissance où une chapelle sera ouverte à la place de la bibliothèque, plus de livres mais des objets pieux en abondance, l'église du minuscule village attenante n'y suffisant pas, la famille a décidé de consacrer une pièce  à Dieu.

Midi sonnait presque, la visite s'achevait, une autre famille attendait à son tour de découvrir  ce château où le temps ne parait pas vraiment avoir prise.

mercredi 27 juillet 2011

Le château de Sauvan.

Nous avons profité de ce mariage en Provence pour nous attarder un peu dans le Lubéron que l'on aime tant et la météo trop froide pour la saison avec un vent à décorner les boeufs nous permettait de vivre et bouger sans se liquéfier sur place.

Nos tours et détours s'arrêtent toujours dans les châteaux ouverts à la visite,  Je ne connaissais pas encore Sauvan, Petit Trianon provençal, merveilleuse demeure conçue pour les fêtes des grands de ce monde, restaurée avec amour par deux frères qui en feront don à la collectivité à leurs morts, n'ayant point de successeurs.



La visite dura je crois à peu près deux heures, tout nous fut montré détaillé et expliqué par notre guide à l'humour ravageur parfois dérangeant retenant ainsi l'oreille des petits et grands visiteurs. Sa faconde méditerranéenne me fit penser à celle d'un bateleur, il nous vendait "son" château" et nous avons tous en tête un "Sauvons Sauvan" inscrit à jamais dans notre mémoire. Il faillit même à réussir à me vendre un peuplier, projet du futur jardin, peuplier marqué à vie "Famille Waterloo" au petit Trianon, cela aurait eu de la gueule!

Notre factotum parlait cérémonieusement des propriétaires, mais son aisance dans le château,  son rapiéçage nocturne des tapis et surtout sa culture immense, connaissant tous les objets amoureusement  sachant leurs beautés  et leurs histoires mirent le doute dans mon esprit, si ce n'est Robert serait ce Jean Claude, le second frère? Peu importe.

Ce château est une merveille, restauré avec un talent immense, de l'argent bien sur mais aussi beaucoup d'amour et un travail acharné.

 La visite passa, nous nous sommes ensuite promené dans les jardins puis avons campé dans la lande voisine de thym et de sarriette avec seuls des petits lapins comme voisins, quelques uns d'entre eux d'ailleurs ont examiné le fourgon et les transats avec curiosité, Lhom ne put résister à la tentation et prit en souvenir un tout petit pied de thym,  déjà replanté dans notre coin aromatique, je ne sais pas s'il est meilleur qu'un plan acheté en jardinerie mais, il restera notre petit bout de garrigue avec ce côté magique de la Provence entre champs de lavande et villages sortis des livres de Magnan.



mardi 26 juillet 2011

Le monde est stone



ai envie de me me coucher et parfois d'oublier de vivre, simplement, cela ne durera pas, enfin je le crois, j'aime et ai tant de raisons de vivre mais parfois, je les oublie, simplement


J'ai la tête qui éclate
J'voudrais seulement dormir
M'étendre sur l'asphalte
Et me laisser mourir
Stone
Le monde est stone
Je cherche le soleil
Au milieu de la nuit
J'sais pas si c'est la Terre
Qui tourne à l'envers
Ou bien si c'est moi
Qui m'fait du cinéma
Qui m'fait mon cinéma

Je cherche le soleil
Au milieu de ma nuit
Stone
Le monde est stone
J'ai plus envie d'me battre
J'ai plus envie d'courir
Comme tous ces automates
Qui bâtissent des empires
Que le vent peut détruire
Comme des châteaux de cartes

Stone
Le monde est stone
Laissez moi me débattre
Venez pas m'secourir
Venez plutôt m'abattre
Pour m'empêcher d'souffrir
J'ai la tête qui éclate
J'voudrais seulement dormir
M'étendre sur l'asphalte
Et me laisser mourir

vendredi 22 juillet 2011

Échappée belle

Je pars quelque jours, pour cause de mariage dans le sud de la France, par chance il  ne fait  pas trop chaud, quelques jours pour retrouver les cigales et les champs de lavande, quelques jours où je n'écrirai pas de billet sur ce blog. A bientôt, mercredi, probablement.


                                        Abbaye de Sénanque, photo tirée de ce blog.

jeudi 21 juillet 2011

SFR? L'enfer!

Le truc de bien avec les ados est que l'on s'emmerde rarement
le truc moins bien, c'est que l'on a pleins d'emmerdes.

Désolée d'être vulgaire :(

Depuis quatre mois, je me bats et paye et paye et paye, comme on pagaie! D’autorisation de prélèvements non reçues en vieux trucs non utilisables de vieilles lignes en service. je paie je paie, et je paie, mais pour avoir la paix!

Illusoire paradis

Chaque mois de prélèvements rejetés, car effectués  sur un mauvais compte et pas avec la nouvelle autorisation, merci de lire les parpiers envoyés et ré-envoyés en énervements qui strident les toits de ma maison , de pardons exprimés aux pauvres employées du Maghreb, utilisées et esclavées à enfin (ouf) le mec européen, à qui on peut raconter notre vraie vie, il sait! Comment  exprimer mon mécontentement  face aux factures payées et  aux services non rendus, stress non compté!

Et mon stress est fort, je demande toutes les cinq minutes pardon aux pauvres employées de cet exclavagiste moderne. SFR, je te hais!




Là j'ai besoin d'amour, simplement, je hais Guillaume sur ce truc là, si vous ne le savez pas, moi et lui, le savons!