vendredi 22 juin 2012

Le Quine



Les derniers jours  de l'année scolaire sont un peu comme une carte du loto, on remplit peu à peu les cases, et lorsque notre carton est plein on a envie de crier "Quine!"

La case "seconde générale" a été dévoilée pour Hubert dès vendredi soir, avec en prime de bonnes notes, soulagement et joie d'une victoire pas si évidente que cela à gagner.

Lundi, Valentin a appris qu'il passait en seconde année de prépa, ayant validé sa première année de fac (je le précise car tous les parents ne savent pas qu'il a, de nos jours, une équivalence systématique entre les facs et les prépas, un jeune ne réussissant pas de concours souhaité peut continuer son cursus en troisième année de licence).

Valentin et sa classe sont partis en voyage à Paris, raison officielle, assister aux oraux des concours des "parisiennes".  Le  terme" parisienne" est ici, une référence à la suprématie absolue, de certaines écoles parisiennes sur les autres, dans les parisiennes traînent d'ailleurs quelques provinciales. Je ne sais pas si Valentin a eu le courage de se lever encore aux aurores aujourd'hui. Hier déjà ,le départ était à cinq heures, et ignorant s'il a plu ou non pour la fête de la musique à Paris, je ne sais pas non plus si mon fils a traîné jusqu'à pas d'heure courant de concert en concert avec ses amis. Je n'ose envoyer un texto afin d'avoir de ses nouvelles, car de deux choses l'une, ou il dort et je me ferai tuer, ou il ne dort pas et assiste à un oral et, je me ferai tuer. Dans la certitude absolue de l’inopportunité de ce coup de téléphone qui me rassurerait pourtant, je m'abstiens.

Hier, Guillaume m' a appelé pour me dire qu'il a validé sa quatrième année, il n'a pas dû me sentir débordant d'enthousiasme mais plutôt juste heureuse avec lui, je n'étais pas inquiète pour lui, cette année,  depuis l'an dernier, je sais qu'il est sur de bons rails, il lui reste un an avant son diplôme. Guillaume termine ses études en travaillant en alternance, étant presque autonome je le sens plus mûr et plus conscient des enjeux.

Il ne reste plus qu' à cocher la  case "naissance" du bébé d'Alice, petit bout qui tarde à poindre son nez, et  on pourra  alors crier "Quine". Chaque matin je me réveille en regardant si mon téléphone ne signale pas un message en absence, dans la journée je cours à la moindre sonnerie, et ai pitié d'elle.  C'est toujours uen sensation étrange pour une mère d'attendre  en quelque sorte par procuration la naissance d'un de ses petits enfants.

Dans une semaine exactement, je fermerai la carte de cette année, le bébé sera né, les derniers cours terminés et les inscriptions scolaires pour l'année prochaine accomplies. Les nouvelles cartes ne seront distribuées qu'à la rentrée.






3 commentaires:

Mariannette a dit…

bon, je suis contente pour vous Lady
Déjà, s'il réussit à s'inscrire, à quelque chose qui lui plaît
je crierai Quine
j'aime bien ton texte qui explique bien les choses
et me rend optimiste

Ladywaterloo a dit…

J'aimerais que ton fils y arrive, mais peut être, il a besoin de ce temps de maturation, il a peut être été trop sage (gentil, pas en révolte) plus jeune, et a besoin de ce temps avant de sauter dans le bain froid de notre monde sans pitié?

Garde confiance et espoir et dis le lui, la communication est vraiment très importante, même si il râle quand tu parles, dis lui les choses importantes au meilleur moment, il râlera, mais s'en souviendra. Euh, des choses gentilles..... :)

jacqueline a dit…

Le bébé arrivant, je crierai pour toi, non pas quine, mais carton plein...
Un bilan d'année scolaire positif.