vendredi 20 août 2010

Des graines d'éternité.

Quand le PC rame,  en ce moment je suis plutôt contente cela veut dire qu'il marche, cela lui arrive de plus en plus rarement,  étant donné que notre portable a malencontreusement chu, il y a un mois et que son écran est très spécial rendant toute utilisation impossible, je ne dépends en ce moment que des ces rares instants de grâce ...

Essayant donc de remédier à ce problème je cherche qui a fait quoi chez moi, et ouvre dossier après dossier, découvrant téléchargement après téléchargement. Jamais je ne fais cela, ordinairement je suis pour le respect de la vie internet privée, même chez les jeunes.

Ce que j'ai découvert chez Hubert m'a laissé songeuse, des docus et des docus et encore des docus:

-Lîle des arbres vieillards
-Des graines d'électricité
-Le cri des arbres tueurs
-la super centrale d'Algérie (moins poétique)
-Forêt d'algues
-Graines d'éternité.

Je me suis retirée sans bruit, mon fils est il poète? Est il légal de pirater des graines d'éternité?

En fait je sais, je me me souviens il y a quinze jours environ d'avoir entendu ses cris enthousiastes, protestant contre mon indignation

Hubert tu squattes mon ordi!

Mais Maman c'est merveilleux, on a trouvé des graines de lotus qui vivent des milliers d'années, et sont capables de germer ensuite....



  
                                          


Je regardais alors avec lui  des petits bouts de son docu qui durait je crois environ une heure sur ces graines d'éternité, je ne sais si Hubert sera biologiste poète ou tout autre chose. Je pesterai encore souvent contre mes ados qui pourrissent TOUS mes ordis, mais ne remettant de l'ordre dans mes priorités, je préfère les graines d'éternité et essaierai de patienter, de sacrifier quelques bouts de cartes mémoires et graphiques, je crois que cela le vaut bien.


Et si, un jour je ne publie pas de billet sachez que les graines d'éternité auront gagné sur la technologie périssable.

jeudi 19 août 2010

No made attitude.


Tout change et tout se transforme mais en fait on retrouve  presque toujours le neuf fait de vieux et les mêmes reflexes archaïques commerçants, vendre du rêve.
No made attitude, imaginez, un bout du monde, un tipi , une tourte et  je ne sais quoi, pas un yaourt mais un autre truc  en toile blanche, une tente.. Le tout ramassé en moins de 100m2 sur le croisement de deux petites routes perdues au milieu de nulle part,  mais fréquentées l’été, départ de balade…

Je ne sais quoi penser, réponse pas trop chère à un rêve d’indien ayant grandi ou arnaque ? Peut être souci de plaire et permettre d’accomplir un rêve à la portée de toutes les bourses. Je ne sais quoi penser doit on accomplir ses rêves quitte à les brader ? Sympathique réponse à notre désir d'évasion?

Le tourisme, les vacances qui font cette industrie sont extrêmement révélateurs de ce que nous sommes et aussi de ce que nous avons été. Voir des cadres supérieurs se transformer en fermier l’été, ou encore en Robinson Crusoë est non seulement  très amusant, mais touchant.

Nous ? nous nous transformons en gentleman et lady campagnard, sauf que j’ai peur des vaches suis une maniaque de l’hygiène et ne comprends rien aux accents du canton. Lhom est plus adaptable, question de patrimoine génétique, probablement. Les paysans quand ils le voient, savent que certes, pour faucher, il sait y faire, mais planter des haricots restent une aventure Waterloo, année  après année.

J’ai découvert récemment  « Un lit au pré  »




Expérience authentique de bobo, ayant du fric mais  connaissant ses  limites.  Tout à fait ma no made attitude…  Un lit, du rustique et du confort… Cela cartonne et ne me surprends pas, les recherches de la yourte plantée au croisement de routes  au lit au pré, si simple et si aseptisé sont les mêmes, retour à la nature pour citadin rêvant de vert, plus ou moins luxueux selon ses moyens.

On y retrouve dans tous les cas, le souvenir de la pub Ricoré , illustrant à la perfection l’idéal de vie dans l’inconscient collectif.


mercredi 18 août 2010

Happy birthday, Grand mèèèèère!

De tout temps mon rêve eut été d'être anthropologue, genre l'exploration minutieuse des groupes humains grégaires ou pas, solidaires ou non qui peuplent la France.

Lhom et moi, devenons spectateurs limite voyeurs, souvent rigolards dans bien des situations. Notre explo découverte du Jura fut une mine de pépites fabuleuses. Nous étions passés par le Beaujolais aux pierres dorées et avons fait étape pour déjeuner, au " Restaurant du donjon" à Oingt, superbe et sympa restaurant aux prix sages (sauf pour le beaujolais, bien entendu...) .

Midi vingt, nous étions parmi les premiers clients à squatter la terrasse, et heureux de l'être, déjeuner, calme et velouté dans le doux tintement des couverts et conversations à voix basses de gens "très bien élevés" très cultivés ou qui faisaient semblant de l'être. Monde irréaliste, mais sympa.

Treize heures trente, une tribu arrive, Mamie, soixantaine dynamique, jeune malgré ses rides, ses enfants et petits enfants, trois fils mariés l'un avec une jfbstr (jeune femme bien sous tout rapport (???) ) les deux autres avec des plantes décoratives, l'une anglaise, fine liane diaphane, et l'autre super bombe latine aux jamabes interminables. La seule fille de la "mère", semblait elle aussi, tout à fait jfbstr. Avec eux, leur flopée de jeunes monstres affamés de six ans pour l'ainé à quelques mois pour le cadet complétaient l'assemblée.

La joyeuse grand mère s'installa au centre de la table, présidant ainsi à l'anglaise et clama:

"Qui veut s'asseoir à côté de moi?"


Manque de bol, ses fils n'entendant pas l'appel s'assirent promptement à un bout, son gendre prétexta, le soin d'un jeune enfant se replia discrètement à l'autre bout.


Elle garda le sourire, et déclara:

"Je prends mes petits fils alors! Elliot à ma droite et Octave à ma gauche!"

6 ans et 4 ans ils protestèrent en pure perte, la famille fit bloc:

"Quelle bonne idée, maman!"

"Ce sera un souvenir pour les garçons!"




Le reste de la salle découvrit avec effroi que ces bambins affamés n'étaient point nourris. Cris pleurs, rires des enfants et injonctions des parents montèrent en volume. Ainsi que le choix de l'apéro, hyper important, couvrit le reste des chuchotements des autres pauvres naufragés de la terrasse. Treize heures cinquante:

"Alors du champagne pour tout le monde ou certains veulent du Chivas?"


Un mini plat Blédina, donné à réchauffer fut rapporté en moins de deux minutes par une serveuse effarée, mais très pro qui suggéra.

"un menu enfant pour tous les petits?"


La proposition fut acceptée au soulagement collectif.

La grand mère jugea alors qu'en attendant, elle gratifierait la chair de sa chair d'un merveilleux souvenir; et distribua alors solennellement un cadeau à chaque petit.

""Quelle merveilleuse idée, maman, un tee shirt brodé 60 ans avec des petites étoiles pour Elliot, il est ravi, tu le mets tout de suite, n'est ce pas mon chéri?"


Elliot protesta qu'il voulait garder son tee shirt propre pour plus tard, tous n'eurent pas cette chance!

Elliot profita d'un moment de communion familiale pour tenter une dérobade.

"Mamie, je veux aller m'assoir à coté d'Hugo, pour lui parler"


Sa grand mère accepta volontiers, les mères d'Hugo et Elliot refusèrent avec énergie, prétextant la pagaïe (!) que cela générerait mais surtout envisageant avec angoisse la place vide qu'Elliot laisserait à la droite de sa grand mère....

Elliot fut donc condamné à passer un interminable déjeuner coincé entre sa grand mère et un bébé fille de deux ou trois ans. Les jeunes adultes discutaient en s'interpellant d'un bout à l'autre de la table pour passer par dessus le rempart que leur mère et les enfants formaient au centre.

Nous partîmes le plus vite possible. Lhom aurait aimé rester un peu, pour voir, moi, pas.


La restauratrice lors du règlement du déjeuner, à la reception, lui glissa avec un grand sourire.

"vous partez au bon moment!"

La grande salle à l'intérieur était vide, les lianes fumaient et personne n'y pouvait rien!

Happy birthday Granny!

mardi 17 août 2010

Les maux de nos jours.

Il y a des mots comme ça qui reviennent à propos de tout et n’importe quoi, mots à la mode, ce matin j’en ai retenu trois : populisme, stigmatisation et acharnement.

Acharnement ? Si vous êtes coupables de multiples méfaits et que la justice les médias se saisissant d’un fil déroulent la pelote, vous êtes victime d’un acharnement. C’est vrai dans un tas de registres différents, Lies Hebbadj est victime d’un acharnement du pouvoir l’ayant mis dans son collimateur des « mauvais nouveaux français » de même Eric Woerth est victime d’un acharnement médiatique. Que l’un battait vraiment l’une de ses maitresse non-docile et que l’autre ait vraiment fait une déclaration de revenu au CA « provisoire « de 3000 euros ne rentre pas en ligne de compte. Ils sont victimes d’acharnements idéologiques, le premier victime de la droite et l’autre, par le biais d’un médiapart, de la gauche.




Populisme,
celui là je l’aime bien, car c’est un mot-sac bien commode, mon petit Larousse dit du populisme : doctrine littéraire et artistique qui s’attache à l’expression de la vie et des sentiments des milieux populaires. Plutôt positif, non ? Mais il y a aussi le côté politique qui a des relents anciens nauséabonds aux narines des plus vieux.

Wiki dit cela :

On attribue souvent aujourd'hui la qualification de populisme comme synonyme de démagogie ou d'opportunisme politique, surtout vis-à-vis de mouvements d'opposition. Il faudrait dire plus précisément « démagogie tactique ».
La démagogie tactique est un des piliers de la politique démocratique, la gauche et la droite s’y appuie tout autant. Quand à celui qui néglige les opportunités lui demandant de transiger avec ses principes il ne devient jamais un homme politique de premier plan, et même de troisième zone….

Les narines des plus vieux ont des sensibilités différentes de celles des plus jeunes!

Car le summum reste la discrimination, même positive elle reste discriminatoire, non?

Stigmatisation Quand trois jeunes roumains violent et maltraitent une autostoppeuse, il y a discrimination... On doit dire trois jeunes, non trop discriminant, alors essayons le " trois roumains!" là on tombe carrément dans le stigmatisation d'une population injustement mise à l'index.

On essaie alors "trois hommes violent et maltraitent une autostoppeuse" Halte, tous les hommes sont ils des violeurs violents en puissance? Non, donc on essaie autre chose, j'ai essayé et pas trouvé. Las tous est discriminatoire ou stigmatisation lorsqu'on dit simplement les méfaits, on en oublierait les présomptions d'innocence, non positive donc stigmatisatante

Oublier alors qu'en France environ 400 000 étrangers, sans papiers est alors la seule solution, sinon on sombre dans le populisme qui stigmatise avec acharnement une population, soyons fou, soyons léger, et irresponsable, oublions les maux de nos jours afin de retenir que la démagogie active est la source de la démocratie...

lundi 16 août 2010

Grands parents en ligne de mire....


Parfois je rencontre à ma grande joie, des grands parents aussi indignes que moi et cela me réconforte, j'espère  alors que  les mamies Nova et autres stupirdités  de grand parents ayant perdus leur cervelle aux cours des ans ne sont que fantasmes et rumeurs citadines….

Lhom et moi avons visité le Jura  la semaine dernière, et au cours de cette virée avons rencontré différents type de grands parents assez amusants, bien que peu nombreux, je l’avoue.

La race la plus commune des grands parents se veut éducative. Pauvre lardons qui seront bien heureux de rentrer à l’école. Ceux qui doivent marcher, quelle abomination, en supportant les commentaires débiles de leur grand père : « Tu vois là, c’est la source ! »

Sauf que cela fait deux heures qu’ils marchent pour aller voir cette source et qu’il y a des panneaux tous les 20 mètres, flèche verte indiquant le chemin : 2 km, source de la Loue.  Ils savent lire eux aussi…Non seulement les enfants doivent marcher pour voir un truc plus que nul, de l’eau qui sort en cascade d’une grotte, mais en plus ils doivent supporter :

-Le chandail, tricoté par mamie, moche, qu’ils ne mettent jamais, mais là, maman a dit que c’était obligatoire de le mettre dans le sac sinon cela ferait de la peine à mamie, du coup il se coltine un pull trop grand, qui gratte avec un Batman (trop cool) dessus.
- La casquette enfoncée jusqu’aux yeux, on ne sait jamais le soleil dans le Jura c’est traitre….
-Des chaussettes dans les tennis, les vieux ont pas vus que c’est l’été, et l’été en bermuda les chaussettes dans les tennis ça fait vraiment maternelle, les sandales Decath sont au fond du sac, papie veut qu’il les mette avec des chaussettes, rapport à l’hygiène.

Heureusement il y a les petits gouters, celui de neuf heures et demi et celui de onze heures, c’est sûr les  pantalons seront un peu juste à la rentrée, mais cela fait passer la galère des remarques de mamie :
« Ne ramasse pas les cailloux, ils ne sont pas propres ».
"Tu ne penses pas faire des ricochets dans l’eau ? On n’est pas chez nous, que vont penser les gens?"
" Tu as envie d’aller au petit coin ? " Comme pour les gouters les grands parents pensent qu’ils ont besoin de faire pipi toutes les demi-heures, mamie est bien contente de faire pipi dix fois par jour…

J’ai visité le château de la Joux avec un double en  écho de la guide. Une grand-mère, bonne mémoire immédiate, répétait mot à mot le discours de la guide à un enfant de dix ans qu’elle pensait instruire, gavant. J’ai toujours détesté les vieux, je sais pourquoi.


                                                      Fort de la Joux

Pendant cette même visite, il y avait, aussi, un grand père abominable, donnant des explications off  pour tout, Sarko passait à la guillotine, les anciens gouverneurs de la citadelle mieux logés que leurs troupes également. Très soixante huitard, je le trouvais très vieux pour son âge supposé, contester l’avait fatigué plus que de raison. Je l’imaginais syndicaliste dans son usine,  cela me mit en joie.

Dans une cour du château, des draps blancs noués tombaient d’une fenêtre de l’étage. Restes d’un précédent spectacle pensais je. Que nenni, la guide nous affirma que cette prison avait vu s’enfuir un de ses détenu la nuit précédente.

Le grand père explosa :

« Tu vois, c’est insensé, on nous raconte des petites histoires ou des légendes pour ne pas nous instruire de l’Histoire la vraie ! Laisser dans l’ignorance le peuple arrange les gouvernements. C’est du populisme.»

Je ne pus m’empêcher de sourire, tant cette vérité est peu souvent dénoncée. Je suppose que ce papie indigne pestait devant sa télé tous les soirs à 20 heures….  

 Ce gamin  pourtant se moquait tout autant d’entendre son grand père râleur mais marrant que les autres marmots d’écouter leurs aïeux  « accomplissant   leurs devoirs d’éducateurs » transmission des valeurs et du patrimoine en prime.  Ils se souviendront peut être, plus tard, avec nostalgie de ces vacances avec les vieux de leurs vieux...

samedi 14 août 2010

Enfant prodige? Enfance volée? Jackie Evancho.

C'est juste une petite fille comme les autres, peut être, peut être pas, elle crée un buzz fou, souvenons nous, Mozart a quatre ans lors de son premier concert. Mais combien d'enfants prodiges tiennent les promesses que l'on croit déceler en eux?