lundi 6 janvier 2014

La clope de la com.



NKM, Nathalie Kosciusko Morizet sera ou pas maire de Paris, elle aura malmené bien des codes d'une campagne politique traditionnelle, certes elle arpente les marchés souhaite bonne année aux commerçants et aux badauds tout sourire, décontractée, certes elle parait plus à l'aise que sa concurrente, Anne Hidlago en face à face, mais elle a de gros handicaps.

NKM a de très gros défauts c'est une ravissante jeune femme, brillante, grande bourgeoise, trop bobo, peut être, pas assez populo, elle s'était magnifiquement plantée sur l'opération métro mais elle vient de briser d'un coup de clope, cette image qui lui colle à la peau.




La belle est sortie la nuit, et s'est baladée, comme tout un chacun en janvier lorsqu'on est est crevé.  Cheveux un peu crades au vent, jean et blouson elle s'arrête à la  rencontre de SDF, rencontre fortuite, ils sont polonais, elle parle un peu le polonais et au risque de salir son blouson en cuir elle s'appuie contre un mur et fume une clope, un peu comme si c'était un joint.

Et mine de rien, les gens peuvent râler et la fustiger mais elle vient de casser son image de bourge, trop belle et loin des gens, puisque parfois elle est négligée et fume des joints, dans la rue, enfin on pourrait l'imaginer. L'image de papier glacée est cassée.




La stratégie de Nathalie Kosciusko Morizet  vaut ce qu'elle vaut,  NKM  est plus classe, plus douée, intelligente et  moderne qu'Anne Hidalgo, elle peut s'acoquiner parfois, ressemblant encore plus à Agnès Jaoui mais elle est partie de si loin et la course est bien longue, elle peut courir vite et échouer.  Je n'ai aucune idée de qui remportera le match, je n'estime pas vraiment plus l'une que l'autre, elles sont très proches sur l'échiquier politique, peut être est ce pour cela, que, finalement elle était "la" bonne candidate pour l'UMP



dimanche 5 janvier 2014

Coaching de partiels.

C'est la fin des vacances, parait il, quelles vacances? Les étudiants sont en révision de partiels qui débutent pour Valentin jeudi.

Valentin aura une semaine de vacances dans neufs jours, ses partiels se terminant lundi  en huit au soir. Chaque année les étudiants sont confrontés à ce casse tête, expliquer à toute une famille en vacances, au village en vacances, à la France en vacances que eux, ne sont pas en vacances. De fait, il m'avait demandé de l'aider afin de ne pas trop craquer et pouvoir réviser. Il est évident que le 24 après midi et le 25 il n'a pas travaillé, de même il a fêté la nouvelle année avec des amis, et ne s'est remis à travailler que l'après midi du premier.

Chaque matin je m'assurais qu'il ne se levait pas trop tard et chaque soir ou presque, qu'il ne veille pas trop. Toute la famille était prévenue, on ne rigole pas avec la dernière année de licence, les examens sont difficiles et je ne veux pas avoir sur la conscience l'échec de mon fils car je n'aurais su le protéger des tentations à la maison.

Hubert avait aussi une somme de travail conséquente, sans travailler autant que son aîné, chaque jour, il devait consacrer quelques heures à la lecture d’œuvres recommandées par son prof de français et aux devoirs exigés par tous ses profs. Lorsque j'entends des "gens" dire que de leur temps, les jeunes lycéens bossaient plus, je ne sais pas s'ils savent que beaucoup de lycéens travaillent sérieusement, autant, je crois, que de leurs temps.

Avant Noël, Valentin avait un peu craqué pour la première partie de ses partiels,  n'arrivant pas à se mettre sérieusement à réviser il fuyait en regardant des vidéos où en jouant en ligne.  Il m'a appelé un matin au secours et ensuite, matin, midi et soir, je l'avais au téléphone afin de vérifier avec lui les progrès accomplis. La mise par écrit de ses heures de boulot ainsi que leurs répartition l'oblige davantage à de l'autodiscipline que si ce n'était écrit.

Mes derniers fils savent que je suis avec eux et que je ne les lâcherai pas dans la jungle, ils peuvent me trouver collante et casse pied,  parfois, je sais qu'ils trouvent aussi la situation réconfortante. Il me semble cependant qu'ils acquièrent de ce fait moins vite la maturité de l'âge adulte, mais je suis coincée entre le marteau et l'enclume,  si je prends le risque de leurs échecs, sans m'investir à leurs côtés,  ils risquent de se réfugier encore davantage dans le monde rassurant des jeux vidéos où le réel se dilue et n’existe plus.

Étrangement, Valentin qui est plutôt brillant a tellement peur d'échouer et de se décevoir qu'il se met en danger, inconsciemment,  en ne travaillant pas assez. Ainsi il pourra se justifier son échec par manque de travail ce qui est moins humiliant pour lui que d'échouer malgré un travail acharné. Nous en avons discuté et il cerne le problème mais n'arrive pas toujours à le déjouer.

Le stress et ses conséquences est, chez mes enfants, l'ennemi n°1 du bon déroulement de leurs études, comme pour beaucoup d'étudiants, j'imagine. Le monde du travail leur parait lointain et terrifiant, il n'est pas si lointain, mais hélas, effectivement pas si facile non plus. Beaucoup de jeunes ont peur de devenir adultes, je ne sais pas si ce phénomène est récent ou récurrent, j'aurais tendance à penser qu'il est de plus en plus important actuellement. Lorsque Charlotte était étudiante il paraissait évident qu'elle trouverait du travail rapidement, c'était il y a déjà vingt ans, ou presque.

Quai d'Orsay

 Je vous ai parlé de la BD que Yann a offert à Guillaume, mais pas celle que Charlotte a offert à un de ses frères. Quai d'Orsay que je me suis empressée de lire avant que son propriétaire ne l'emporte à son départ.


                5 bonnes raisons de lire Quai d'Orsay

Quai d'Orsay ou la caricature de l'exercice du pouvoir.   Un livre brillant, incisif qui dénonce les égos surdimensionnés de nos hommes politique, Dominique de Villepin, en est le principal acteur, mais je ne doute pas vraiment que tout autre ministre aurait pu peu ou prou endosser ce rôle, peut être avec moins de prestige cependant.

"Pour couper court au clapotis des rumeurs, disons que cet homme-là n'a pas qu'une ressemblance fortuite avec un certain Dominique de Villepin, du temps qu'il était ministre des Affaires étrangères. Mais la réussite de ces chroniques diplomatiques dépasse, de loin, le banal jeu du récit à clés. Le scénariste, Abel Lanzac (pseudo ?), a fréquenté plusieurs cabinets ministériels. Doté d'un sens de l'observation et du dialogue peu commun, il a tiré de cette expérience en terrain miné une comédie de moeurs, aussi vraisemblable sur le plan psychologique - rivalités, ambitions et courtisanerie à tous les étages - qu'hilarante dans sa ­description du quotidien chaotique de conseillers tourneboulés par la pression et les foucades hyperboliques de leur « grand homme.  Télérama 


Guillaume rêvait de tenter Sciences Po, je suis ravie qu'il ne l'ait pas encore fait, le monde des politiques de ce niveau là, est un monde cruel, cynique, ou la plus grande hypocrisie est nécessaire afin d'y survivre, tout ça pourquoi? Satisfaire un appétit du pouvoir qui n' a plus grand chose à voir avec le service d'état.





samedi 4 janvier 2014

Mes enfants, ces adultes.

 Quatre de mes enfants sont vraiment adultes, le cinquième le devient peu à peu, le sixième est étudiant et le septième lycéen, depuis très longtemps je me demande quels seront les liens qui substitueront entre eux,  adultes,  et à présent, peu à peu se dessinent des histoires qui ne m'appartiennent pas et dont je ne suis pas responsable.

Souvent lorsque les enfants sont petits, les liens entre les enfants passent dès que le moindre problème surgit par la mère, érigée en juge de paix, mère de  justice donnant raison à tel,  ou désapprouvant l'autre. Il est difficile de faire autrement, souvent nous, parents, portons aux nues la scolarité de Xylophène mais rayons celle de Térébenthine, soulignons la sportivité de  Marx et trouvons un peu paresseux Engels. Il nous parait évident qu'un exemple illustré sera plus frappant pour le reste de la tribu, il reste surtout pendant des dizaines d'années l'image de bonne élève qui colle à la peau de Xylophène comme celle de flemmard à Engels...

On devrait peut être apprendre à gérer notre parentalité avec plus de recul, cela nous éviterait à tous de faire ce type d'erreur, nuisible à la cohésion fraternelle, déjà que Marx et Engels se disputent dès qu'ils en ont l'occasion et que Térébenthine se moque des lunettes de Xylophène, notre management est plus que nul. Si nous voulons avoir des enfants qui s'entendent bien je crois que l'idéal est de les valoriser sans les comparer et aussi de leur donner l'occasion de se réconcilier sur notre dos, dès que possible. Trois enfants râlant de l'interdiction de télé, décision injuste, seront solidaires, au moins quelques moments.

L'interférence des parents sans arrêt dans les relations entre les frères et sœurs est usante et souvent inefficace. L'idéal serait de les laisser se débrouiller tant que péril n'est pas en la demeure.

Rassurez vous, j'ai été tout à fait normale sur ce plan là, bien que connaissant la théorie, j'ai été nulle, et ai commis énormément d'erreurs pendant des années. Je le sais, et cela fait une différence, car je le sais, et en fais amende honorable, enfin,plus ou moins, mais mieux j'ai la certitude, que rien n'est figé, même lorsque nos enfants sont adultes. Les parents peuvent souvent, encore changer la donne, en changeant  d'attitude en se fixant alors un nouvel objectif  et tenter d'y arriver.

A la naissance de mon dernier fils, mon aînée avait 20 ans, j'étais désolée à l’idée que mes enfants  ne seraient pas vraiment frères et sœurs, bien qu'ils soient nés de la même mère et même du même père, j'ai alors décidé de  tout mettre en oeuvre pour  qu'ils ne soient pas de parfaits inconnus, ce qui était le risque premier.

 De nos jours fixer des obligations trop nombreuses est voué à l’échec, à la maison le rendez vous, théoriquement incontournable est une fois tous les deux ans, un Noël tous les deux ans. De fait, le tam tam familial sonne bien plus souvent, mais à l'initiative des enfants, nul anniversaire de mariage, ni fête des mères ni rien d'autre n'est programmé. Cependant à l'occasion de Pâques, de baptêmes ou de rien la tribu se réunit, Camille, Alice ou Guillaume font un ram dam et tous ou presque se retrouvent, les absents ont toujours tort et regrettent d'avoir raté l’événement, ou alors font semblant de regretter. Je voulais éviter les réunions de famille trop formelles où les pater et mater familias trônent et délivrent leurs lois, la chose est tentante mais désormais révolue.

Les enfants ont décidé d'accepter que l'un ou l'autre d'entre eux puisse sécher  une réunion sans qu'il ne lui soit  tenu rigueur. Je ne me souviens pas du dernier baptême où ils furent tous réunis. A la maison, les choses paraissent plus faciles, logement et habitudes ont fait leurs nids, en dehors il y a toujours plus d'incertitudes.

Lorsque nous avons eu l'occasion de reprendre notre maison, mon mari et moi avions clairement l'idée d'en faire une maison de famille, maison que je prête aux uns ou aux autres pour y réunir des amis, en nous esquivant,  maison où, ils ont tous, plus ou moins leurs chambres, leurs habitudes, ils y entreposent des affaires, y établissent des règles en dehors de nous, et je trouve cela bien.

L'arrivée des "pièces rapportées" est toujours délicate,  période d'observation, d'adaptation puis d'adoption ou non, période de méfiance parfois d'incompréhension, chacun doit trouver ses marques, la tribu comme le nouveau venu, cela peut prendre des années.



Laisser les enfants seuls entre eux est, je crois, la meilleure méthode pour qu'ils se connaissent, on peut l'improviser discrètement ou le planifier. Souvent, le soir, ici, les jeunes se retrouvent dans la salle à manger après dîner pour jouer à un jeu de société, entre eux, réunion informelle où nous n'allons jamais. Ils peuvent ainsi à loisir, rigoler, papoter et même casser du sucre sur notre dos si nous l'avons mérité.




Camille est le plus" famille" de mes enfants, il suscite réunion, invite tous ses frères et sœurs chez lui,  les derniers y séjournent tous régulièrement,  ses sœurs partent en vacances avec lui (enfin avec eux: Camille, Amélie et Perrine), seul Yann un peu plus en retrait de la famille ne le fait guère. Yann est parti hier en Guyane, Camille l'a accompagné à Charles de Gaulle, où il prenait son avion . Lors que je sais que mes enfants vont les uns chez les autres en vacances, mieux partent ensemble camper où dans un gite, je sais que leurs relations ne passent plus par moi et que les liens  se font sans nous, et cela est bien.






Et la maison? Plus on est nombreux, plus grandes sont les contraintes, le grand luxe n'est pas nécessaire, mais une grande adaptabilité obligatoire, autrefois, les enfants posaient des tentes dans le jardin et c'était bien. Mais, ils doivent pouvoir se sentir libre chez nous. Je me souviens de mon beau père adorant son jardin, je ne peux que le comprendre, furieux de tulipes cassées, de rosiers abîmés.

 A la maison, je suis souvent déçue en retrouvant une branche de rosier cassée, mais suis ravie en me souvenant de la partie de foot qui l'a meurtrie, partie réunissant une dizaine de gars, de l’aîné de mes gendres à un trop jeune petit fils.





Avoir un peu d'argent pour adapter la maison afin de  réunir ses enfants est plus facile, mais n'est pas obligatoire et ne garantit rien, il n'y a pas de corrélation entre le niveau de confort et celui de la joie de se retrouver. Les jeunes préfèrent une maison ouverte, pas trop luxueuse et se fichent du nombre de salle de bains, si ils peuvent se retrouver pour un barbecue à midi, une partie de boules à l'apéro et de tarots en soirée. Le plus difficile pour moi est de savoir m'effacer, je n'y arrive guère et commence tout juste à savoir prendre mes distances et à moins m'impliquer.

Mon attitude évolue peu à peu, j'avais acheté et aménagé une maison pour mes enfants mais en avais fait une maison pour mon homme et moi, les deux ne sont guère compatibles, je m' hérissais au moindre tapis à langer qui "traînait" dans la véranda, et rangeais, parfois sans rien dire, souvent en râlant, les jouets abandonnés dans le salon. Récemment, j'ai pu réévaluer mes objectifs, bizarrement cela se fait depuis que j'ai enfin pu clarifier ma situation avec ma mère, et que j'ai pris des distances avec ma belle mère, je ne suis pas l'une et ne ressemble pas à l'autre, elles ont toutes deux leurs qualités et leurs défauts, moi, je suis différente. On peut changer à tout âge.




Il y a un objectif que je garde cependant en tête, faire en sorte que mes enfants soient solidaires, cela me parait essentiel, une famille solidaire est une famille forte, avoir des frères et sœurs solidaires me parait  être un des plus beau cadeau que je puisse faire à chacun de mes enfants.




Et la musique est pour moi, un accompagnement de la vie, Victoria adore lorsque Valentin joue lors des repas des enfants, concerts que nous apprécions tous. Magie des tribus, magie de la vie.


vendredi 3 janvier 2014

Le cinéma et moi.

Les français vont moins au cinéma, et moi et moi et moi...


Adieu «Intouchables», «Marsupilami» et autres James Bond: faute de grosses locomotives en 2013, et notamment françaises, la fréquentation des salles de cinéma a reculé de 5,3% l’an dernier dans l’hexagone.
C’est la première fois depuis 2009 que les entrées ne franchissent pas la barre des 200 millions, culminant en 2011, année exceptionnelle, avec 217 millions de tickets vendus grâce au succès phénoménal d'«Intouchables».
L’année s’achève à 192,8 millions d’entrées «en-dessous de la moyenne des dix dernières années qui est à 195 millions», souligne à l’AFP le directeur des études, des statistiques et de la prospective au Centre national du cinéma (CNC) Benoît Danard. Libération


Libé ainsi que tous les médias s'en émeut, pas moi, pas moi, vraiment pas moi. J'ai regardé les sorties de cinéma de cette semaine sur Allo ciné  dix sorties cette semaine dont deux films français, une comédie lambda très française que je regarderai volontiers lorsqu'elle passera à la télé, Jamais le premier soir, un film de nanas qui se disent que "le bonheur s'apprend" et éventuellement qu'il ne faut jamais coucher le premier soir, ou l'inverse, cela fait plus de trente ans que ces sempiternelles comédies existent. Ce film est probablement divertissant, peut être amusant, peut être aussi ennuyeux.

Le second film français est un porno  de Lars Von Trier avec Charlotte Gainsbourg, le titre est explicite, Nymphomaniac, l'affiche également, on ne sait jamais les gens sont si distraits.  Ce film ne rencontre pas de succès pour ses premiers jours, outre le fait que cela n'est pas le premier film de ce genre que Charlotte Gainsbourg tourne avec Lars Van Trier, la curiosité est émoussée, le Figaro, ose même parler de débandade, je vous assure, on ne respecte plus rien.  Peu importe, les émoustillés pourront toujours le regarder dans quelques mois légalement et discrètement, chez eux, en attendant ils materont du porno, soft ou pas, sur You Tube ou ailleurs.


                                 


 J'espère que je n'ai pas contribué à financer ces deux non-œuvres par le biais de mes impôts, je crains malheureusement que si, le ciné, français est ne exception culturelle à protéger. Les acteurs sont surpayés, mais ce sont des artistes, alors rien n'est trop beau pour eux, et les médias semblent croire que la piétaille jouit de leurs vies par procuration.  Les médias français ont au moins une génération de retard, mais ils ne le savent pas.

Je ne vais presque plus au cinéma, car:

Les horaires ne me conviennent pas
Il est difficile de sortir de la salle discrètement si cela ne me plait pas
J'ai horreur d'être obligé de resté assise sans pouvoir bouger ni faire de bruit longtemps
Je dispose à la maison d'une grande télé, cool, avec des canapés, environnement propre et confortable
Je hais devoir subir la promiscuité,   en étant pas si bien installée.
Le rapport prix-distraction est trop élevé, la plus part des films devraient être à tarif hyper réduits dès  le départ, pourquoi un seul tarif?

 Qui va encore au ciné? De moins de monde en France et la dérisoire tentative de capter une nouvelle clientèle en vendant les tickets à 4 euros n'y changera rien, les jeunes iront voit les films qui les intéressent, à presque 100% des productions américaines.

A tous ceux qui aiment Woody Allen et le cinéma français, ne vous inquiétez pas, mon mari aussi, j'ai très sale goût, je le crains, pour tout ce qui est musique, livre et cinéma, cela n'engage, à priori, que moi!




jeudi 2 janvier 2014

La famille dont je suis issue.

Parfois je donne l'impression d'être une "super wonder woman" de la réussite familiale, c'est une impression, je vous rassure, pas une réalité.

Il n'y a pas de famille sans conflits, il n'y a pas de familles sans jalousies, envies, angoisses et jugements des autres. Il n'y a pas de famille idéale, il y a juste des familles.

Je suis issue d'une famille dont un psy dirait que son fonctionnement était, en fait, le problème est que cette famille ne fonctionnait pas, il y avait dysfonctionnement majeur. Chez nous, il n'y avait guère de communication entre les parents et les enfants, guère d'empathie entre la mère et ses enfants.


Ma mère m'a terrifié lorsqu'il y a environ quinze ans, elle m'avouait

Lorsque autrefois je vous avais tous autour de moi et que j'étais heureuse, je pensais que vous étiez tous heureux.

Erreur, erreur fatale, deux de mes frères se sont suicidés, jeunes. Je crois que maman est narcissique, nous sommes tous narcissiques, mais ma mère l'est davantage que les autres, elle ne peut juger les choses et les gens que par rapport à son propre vécu.

 Le reste de la fratrie se compose d'une sœur aînée et de mon frère cadet. Ma sœur aînée a cinq ans de plus que moi,  je  ne partage avec elle aucun souvenir d'enfance, pas même de jeux ou de bavardages. Elle me tenait à l'écart, pour je ne sais quelle obscure raison, mais elle avait ses raisons surement, je me demande encore à présent, si je n'ai pas commis, toute petite une horreur que tout le monde m'a caché, cela m'expliquerait bien des choses. Mon dernier frère, de cinq ans mon cadet, était le chouchou de tous et ma sœur aînée  l'a énormément materné, nous nous entendions relativement bien ou mal selon les époques, les relations se sont rompues depuis que je me suis éjectée de ma famille.

Un jour, maman m'a fait mourir de rire, rire jaune, en fait, elle m'avait alors raconté comment elle me projetait adulte. Elle me voyait  femme active, travaillant à l'extérieur se mariant tard et ayant tout au plus un ou deux enfants, cela tout compte fait n'est guère surprenant. Maman  ne me trouvait guère féminine, intelligente mais pas vraiment soumise à l'autorité; n'étant pas très douée pour la couture ou le tricot, je passais ma vie à bouquiner, pas un truc de nana, avouez le! Je me suis mariée à 18 ans, et ai eu sept enfants, je n'ai pas changé de mari, mon mari ne m'a pas répudié, crainte de ma mère, car je ne suis pas "obéissante". Maman est passée à côté de moi, sans s'en rendre compte.  elle m'a maintes fois blessée sans le vouloir, m'offrant des cadeaux plus masculins que féminins, je ne suis pas gnangnan rose et fanfreluche mais je ne suis pas le garçon manqué qu'elle voyait au travers moi au point de m'appeler par un prénom masculin ce qui m'a toujours peiné terriblement.


                  Le gabian déchainé             Les gabians sont les mouettes, à Marseille, de vrais rats des mers.

Il y a dix ans, ma sœur aînée s'est rapprochée géographiquement  de ma mère, j'ai su alors que je devrais me battre pour rester dans la famille, je me suis battue, longtemps, puis alors qu'un xième accrochage a eu lieu,  j'ai mûri  et estimé que maman était très heureuse entre ma sœur et mon frère et que je devais me mettre hors course.

 Cette attitude m'a bien entendu fait souffrir au départ, mais au moins m'a évité bien des emmerdements, je suis différente de ma sœur et de mon frère, et maman manifestement se sent plus à l'aise avec eux qu'avec moi. Ils ont organisé à Pâques dernier, à la date que je souhaitais et fut refusée par ma mère,  son anniversaire, ses 80 ans, sans moi. Ma sœur avait menti sur Facebook, prétextant qu'à cette date maman était absente de chez elle,  ma sœur a toujours menti pour se défendre, je ne lui en veux pas, défense des faibles, elle tente de se débrouiller. La raison officielle de cet anniversaire pour lequel je ne fus, ni conviée, ni même prévenue était que "seuls les  proches étaient invités". je ne suis pas une proche. Étrangement cela m'a libéré.


Si j'avais eu le courage il aurait fallu que je continue à faire semblant , rencontrant et recevant maman en donnant le minimum de prise sur moi, et aussi sur ma famille. Mon courage s'est émoussé, je ne peux plus. Chaque visite de maman était de plus en plus difficile à organiser, chantage affectif, nuits blanches. Maman réussissait même à me coincer à me culpabiliser, lors de fêtes familailes, comme au dernier baptême où elle fut présente chez moi.  J'étais à table coincée entre elle et le prêtre invité, qui me sermonnait gentiment, après que maman se fut plainte doucement de ma dureté, damned! J'en avais les larmes aux yeux, je fermais ma gueule.

A présent que les liens sont rompus, j'espère sincèrement qu'ils sont tous heureux, sans moi. Parfois un de mes fils me reproche cette rupture, je le regrette, je n’empêche pas mes enfants de voir ma famille, mais je ne m'impliquerai plus. Je sortirai un Joker, je les ai tous gardé, je crois que  j'en ai une provision suffisante.

Une des choses amusante mais signifiante, enfin pour moi est que maman parle souvent des familles nombreuses,   et des "saintes mères de famille nombreuse". Je ne dis que rarement, on ne dit jamais, jamais,  mère de famille "nombreuse" mais que j'ai beaucoup d'enfants. Les enfants sont avant leur mère, et , grâce à eux, nous formons une tribu. La mère ne doit pas rester au centre de la famille même si elle en est responsable, les enfants y sont d'abord les acteurs, sans eux, comme sans les parents, pas de famille. Les parents, mère et père les accompagnent et les élèvent, mais ne sont rien sans leurs enfants.


Il  n'y a pas de famille idéale ni de famille formidable, cela relève de l'utopie, ma plus grande force, à présent et non seulement de le savoir mais de l'accepter. Il n'y a aucune éducation parfaite, seulement des éducations moins mauvaises que d'autres. Il y a quelques erreurs fatales à éviter lorsqu'on élève des enfants et aussi quelques trucs à comprendre dans les relations dans une famille,  il y a, je le crains, toujours des blessures des erreurs mais les choses ne sont pas immuables, à condition d'accepter de voir les choses et les gens comme ils sont, même nos enfants ne sont pas parfaits, pire ils savent que nous ne sommes pas parfaits.


mercredi 1 janvier 2014

Pareil qu'hier, bonne année!

J'ai cherché des bonnes nouvelles, j'ai cherché ne voulant pas vous assommer avec les horribles prédictions économiques, que je garde sous le coude, les terribles nouvelles que je pense vraies, bon là, je fais dans le sensationnel,  enfin pas côté éco, ça c'est presque du sûr, style? 2% de votre épargne prélevée pour sauver la zone euro, mais bon, relativisons, 2% ça fait 20 euros pour  1 000,  personne ne dira rien.

Si, par malheur vous détenez des liquidités,  car vous venez de vendre votre maison ou hériter de vos parents, ça risque d'être pire.....




Enfin, je ne veux pas vous agacer, donc j'arrête, on me nommait parfois, dans ma famille ange de malheur, pas drôle, mais ma mère croyait que parce que je voyais les obstacles venir et les signalais, je provoquais ces obstacles que personne n'avait vu venir. Je dois avoir une vue acérée. Je ne pense pas être responsable de cela, mais j'ai mis tant de temps à le comprendre et encore plus à l'accepter.

Ce qui me navre le plus reste la complicité des médias qui pourraient jouer un rôle de régulation extraordinaire, un pouvoir populaire, démocratique, alors qu'ils se contentent de hurler avec les loups puis bêler avec les moutons.

Peut on éviter tous les obstacles? Non, mais on peut s'y préparer. Notre niveau de vie va baisser, globalement, le niveau des salaires et retraites particulièrement, il va nous falloir nous adapter, certaines énergies et matières premières  non renouvelables seront inéluctablement de plus en plus chères, les biens renouvelables, dont la nourriture subiront des tensions, mais les hommes pourront faire face.

Nous sommes à un tournant de notre monde, nos civilisations ont leurs plaques tectoniques qui  se heurtent. L'ère des années glorieuses est finie, et si, elle signifie que les populations pauvres accèdent enfin au minimum vital, eau potable, nourriture, soin...  Comme nous tous j'en serais heureuse, mais en sera t' il ainsi?

A nous tous de jouer! Bon jeu, bonne année et rassurez vous, le pire n'est jamais sûr.