lundi 16 décembre 2013

L'arbre de la laïcité

 Les vandales nauséabonds n'hésitent décidément devant rien, ils ont osé couper pour une seconde fois l'arbre de la laïcité à Angers. Pire ces dangereux extrémistes se sont permis de le rebaptiser "arbre à quenelle" Marianne

                                 
                          Acte radical. Gravissime acte terroriste mettant notre République en danger.

Là où, moi, je verrais des blagues de potaches, opposés au gouvernement, mais depuis 1968 y a t-il eu vraiment des jeunes adorant un gouvernement en France? Il me parait normal, à 20 ans, de vouloir chahuter, rigoler, faire des manifs voire la révolution, je suis peut être trop indulgente, mais voir une peste brune dans  ce petit arbre coupé  me parait un peu exagéré.

        Bande A, dangereux terroristes, à Angers


                     Bande B, gentils jeunes, manifestants à Toulouse

Si tout comme moi, vous ne voyez pas trop la différence entre les gestes de la bande A avec ceux de la bande B, je crois que certains vont trouver que nous avons besoin d'un redressement idéologique rapide.


Les officiels sont inquiets

Un nouveau chêne avait été replanté dimanche dernier en présence d’élus locaux, de représentants d’associations laïcistes et de quelques francs-maçons de la région. « Nous le replanterons autant de fois qu’il le faudra », avait-il été déclaré sur un ton solennel. Mais ces gardiens de la République outragée sont à nouveau saisis d’effroi.
Alors qu’il rendait hommage à Nelson Mandela dans la cité éducative des Hauts de Saint Aubin, en compagnie des responsables de l’Éducation, le maire d’Angers a fait part de sa vive émotion : « Ils ont osé ! L’arbre de la Laïcité que je venais de replanter dimanche en compagnie de plusieurs centaines d’Angevins a de nouveau été décapité, dans la nuit du 9 au 10 décembre », a déclaré le maire.
« Le doute n’est donc plus permis sur l’intention symbolique du ou des auteurs, qui mènent une sorte de guérilla « antirépublicaine » à la petite semaine. Quelque chose ne tourne pas rond dans la tête de ces tristes personnes ».


Les  autres, pas trop, ils noteront tout juste la présence de francs maçons dans  cette "cérémonie" symbolique qui n'en reste pas moins pitoyable et une émotion réellement disproportionnée avec ce genre de non-événements, pas plus graves que le vol des décorations de Noël ou la détérioration de quelques poubelles municipales.

La France qu'on se le dise est un havre de paix où de tels désordres sont exceptionnels, et sinon? A Toulouse des quartiers sont en guérillas ouvertes, des faits qui n'ont rien à voir avec les jeunes qui manifestent plus haut, mais ces guérillas là , on n'en parle pas et elles se règlent à coup de kalachs. Alsace infos

Et ne suscite guère d'émotion, aucun symbole républicain n'y est attaqué.

5 commentaires:

FalconHill a dit…

Quelle bande de connards...

koltchak91120 a dit…

Ainsi donc on peut décapiter un arbre. Il faudrait peut-être expliquer à cet édile visiblement ému qu'un arbre ça se tronçonne.

Nanou a dit…

où va-t-on ? que fait-on de notre célèbre douceur angevine ! et pourquoi ne parlent-ils pas de ceux qui ont volé les guirlandes lumineuses du sapin de Noel de mon village ! Tout fout le camp chère Lady !

Vlad unrâleurdeplus a dit…

Merci pour cet article plein de bon sens !

Cyrielle a dit…

Pour continuer dans les incivilités qui abiment chaque jour un peu plus l'image de notre pays :

"(La Nouvelle République) - TOURS - La petite chèvre de l'Ile Balzac a été mangée :
Quatre jeunes ont admis avoir dévoré la chèvre angora de l'Île Balzac, à Tours, qui avait disparu le 2 septembre dernier."

Les coupables sont des jeunes désoeuvrés multi-récidivistes (pas en tant que mangeurs de chèvres, mais en business des cités).

Lorsqu'on est capable de faire les poches des victimes, comme ce fut le cas lors du déraillement de Brétigny, se faire un p'tit méchoui à 4 pour y dévorer une chevrette, fut-elle apprivoisée, fait partie des petits exploits quotidiens qui aident ces minables à s'affirmer en temps que "caïd" dans leur quartier. Pour avoir des états d'âme, encore faudrait-il avoir une âme.